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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 09:51

21:0  

Israël : des députés de Kadima souhaitent la démission du Premier ministre Ehud Olmert

Après les sévères critiques dont le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, fait l’objet dans un rapport de la commission d’enquête gouvernementale sur les ratés de la guerre du Liban de l’été dernier, une majorité de députés de son parti Kadima veut le voir démissionner. « Les conclusions sévères et sans appel de la commission, ne laissent pas le choix à Ehud Olmert », a déclaré la députée Marina Solodkin.

Le ministre Eytan Cabel, également secrétaire général du parti travailliste, a annoncé ce mardi qu’il quittait le gouvernement. « A la suite de la publication de ce rapport, je ne peux pas rester dans un gouvernement dirigé par Ehud Olmert », a-t-il déclaré, en précisant que ce dernier avait « perdu la confiance de la population ».

Face à ces critiques, le Premier ministre a déclaré devant les membres de son parti qu’il ne « serait pas opportun que je démissionne et je n’ai pas l’intention de le faire ».

Une grande manifestation appelant à la démission du Premier ministre et du ministre de la Défense Amir Peretz est prévue jeudi à Tel Aviv.


 

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Winograd : un cauchemar qui dure (info # 010105/7)
Par Stéphane Juffa
Ami Ayalon

© Metula News Agency













Ami Ayalon - candidat contre Ehoud Barak au remplacement d’Amir Peretz à la tête des travaillistes




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Des matins comme celui-ci, on aimerait se rincer le visage à l’eau très froide pour renvoyer les personnages de son dernier cauchemar au pays des mauvais rêves et remettre pied dans la réalité. Mais l’eau coule, on rince, on lave, on frotte même, et les démons s’incrustent, jusqu’à ce que l’on réalise qu’on va bientôt manquer d’eau. C’est un matin où Israël se réveille, pour constater que ses institutions démocratiques sont habitées par des fantômes hideux, égoïstes, stupides et corrompus, et qu’elle ne dispose d’aucune réserve pour les remplacer.

 

Car c’est là que se situe l’aspect le plus navrant de cette histoire : Dan Haloutz, l’ex-chef d’état major, est parti de son plein gré ; Amir Peretz va se traîner, au pire, jusqu’aux primaires du parti travailliste, le 28 courant. Le 29, un nouveau ministre de la Défense sera désigné ; quant à Ehoud Olmert, s’il résiste à la formidable marée humaine qui exige de lui qu’il cède sa place, il pourrait agoniser sur le trône du commandeur jusqu’en août. Mois durant lequel la Commission Winograd remettra l’entièreté de son rapport. C’est l’endroit de l’article où il faut peut-être préciser que le rapport dont le juge à la retraite - et président de la commission qui porte son nom – Eliahou Winograd a rendu public un résumé, hier, ne concerne que les cinq premiers jours de la seconde guerre du Liban. Et si vous vous en souvenez, nous avions écrit que la période initiale du conflit fut la moins mal gérée, côté israélien. Le rapport sur les 28 jours suivants sera encore pire, si c’est seulement possible.

 

Question : Peretz et Olmert doivent s’en aller - Peretz et Olmert s’en iront ! - mais par qui les remplacer ? Olmert se raccroche au soutien exprimé du président américain, qui préfère un dead man walking à Jérusalem, qui ne fait pas d’étincelles et qui ne peut refuser ce qu’on lui demande. Olmert peut compter – très temporairement – sur une majorité de députés à la Knesset, élus dans une conjoncture très particulière – le retrait forcé de Sharon – et qui savent qu’ils ne retrouveront pas leur cher siège en cas d’une nouvelle consultation.

 

Et Olmert dispose fortuitement d’un argument sensé : si Israël se lance maintenant dans un processus d’élections anticipées, il n’y aura personne pour mettre en pratique les recommandations urgentes du rapport Winograd. Le pays souffrirait effectivement d’une période de stagnation – très hasardeuse sur le plan sécuritaire – de six à sept mois dans l’application des réformes. Alors, et pour autant qu’il n’y ait pas de décision cardinale à prendre, du genre qui nécessite la confiance du peuple et de la troupe, Olmert pourrait bien faire encore un semestre. D’autant qu’il pourrait faire appel, le 29 mai, à Ehoud Barak pour occuper les fonctions de ministre aux Armées. Avec Barak à la Kiria (le Q.G de Tsahal à Tel-Aviv, qui est également le siège du ministère de la Défense) et Gaby Ashkenazi comme chef d’état major, la sécurité du pays serait effectivement dans de bonnes mains, avec ou sans Olmert.

 

Voici pour les emplâtres, mais après ? Winograd met en cause l’ensemble du gouvernement pour "les défaillances sévères" dans le processus de décisions durant la dernière guerre, pas seulement Olmert et Peretz. Aux autres ministres, la commission reproche de n’avoir pas joué leur rôle de garde-fous, de n’avoir pas posé les questions qui s’imposaient, en gros, d’avoir été les témoins d’une chaîne de décisions visiblement boiteuse, et de s’être tus, d’avoir laissé faire. Parmi les ministres visés par la critique, Tsipi Livni – l’actuelle ministre des Affaires Etrangères et vice-premier ministre -, et Shimon Pérès, qui se sent à nouveau pousser des ailes d’homme providentiel pour échapper à la maison de repos.

 

Livni… notre Ségolène à nous ! Grands sourires devant les caméras et pas grand-chose à dire. Comme si on pouvait élire à la fonction suprême une marque de rouge à lèvres. Tsipi Livni – dont l’avantage assez rare en ce moment politique consiste à n’être visée par aucune enquête policière – a encore à prouver qu’elle possède les épaules d’une première ministrable. Autre option, l’option par défaut : Bibi Netannyahou. C’est lui qui pointe en tête dans les sondages, mais c’est lui, également, et l’électorat s’en souvient parfaitement, qui avait instrumentalisé le comité central du Likoud pour empêcher inlassablement Ariel Sharon de travailler. Et le comité central du parti de feu et regretté Menahem Begin, c’est le foyer de toutes les corruptions qui consument actuellement la maison d’Israël. C’est l’âtre du chacun à un prix, des emplois fictifs, du fricotage avec le crime organisé et des fondations qui servent à enrichir les ministres.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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