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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 06:42

Violences post électorales

C’est la troisième mi-temps.

De violents incidents ont éclaté dimanche dans la soirée, à Lyon et place de la Bastille à Paris, où plusieurs centaines de manifestants anti-Sarkozy se sont rassemblés face aux forces de l'ordre.

Selon plusieurs personnes présentes sur place, les incidents ont éclaté vers 21h30 avec des jets de bouteille auxquels les forces de l'ordre ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. Vers 23h15, la place de la Bastille avait été entièrement vidée par les forces de l'ordre à coups de grenades lacrymogènes, plusieurs charges et tirs de canon à eau.

Un photographe de presse a été blessé au visage par un pavé et a pris en charge par la Croix-Rouge. Plusieurs cameramen et photographes ont été pris à partie par des manifestants les accusant de "collaborer avec Nicolas Sarkozy".

En banlieue, plusieurs villes d'Essonne ont été le théâtre de violences. Des centres aérés et des écoles, des batiments administratifs auraient été visés par des engins incendiaires à Ris-Orangis, Corbeil-Essonnes et Evry.

Dans cette dernière ville, une patrouille de police a essuyé des coups de feu place de la Commune, selon le SGP-FO qui indique également que des inconnus armés de fusils à pompe auraient été aperçus dans la cité de la Grande Borne à Grigny, selon Associated Press.

Les caméras de télévisions ne se sont pas attardées sur ces incidents, préférant donner la priorité aux débats en direct sur les plateaux, là ou l'on s'écharpe fraternellement entre gens de bonne compagnie.

C'est cette même louable préoccupation qui a guidé ces mêmes médias à passer sous silence les centaines de voitures brûlées à l'issue du premier tour. Pourtant, Sarkozy n'était pas encore élu. Et Royal avait encore toutes ses chances.

Violence feutrée au PS

La violence règne aussi au PS au sein duquel les premiers réglements de comptes font leur apparition. Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, ont pris date pour la suite, plaçant le premier secrétaire François Hollande sur la sellette. Les jospinistes réclament "un nouveau dispositif" pour conduire la bataille des législatives. Il faut dire que c'est la troisième élection présidentielle consécutive perdue par le PS.

Ségolène Royal a recueilli entre 46,7 et 47% des voix. C'est un peu moins que Lionel Jospin en 1995, mais dans un contexte autrement plus favorable cette fois, avec une droite au pouvoir depuis cinq ans, remarque l'AFP.

Dominique Strauss-Kahn a porté un jugement cruel et désabusé sur "le fonctionnement du parti depuis cinq ans", en affirmant que le PS "n'avait pas su faire une gauche moderne". Laurent Fabius a pour sa part réclamé une gauche "qui n'hésite pas sur sa stratégie" lors des prochaines législatives, dénoncant implicitement les atermoiements de la candidate du PS. Il faut, a-t-il ajouté, que cette campagne soit menée "collégialement", adressant une critique évidente à Ségolène Royal, accusée à de multiples reprises de faire sa campagne seule, sans se soucier de l'avis des dirigeants du PS.

"La victoire ne peut être que collective, la gauche, c'est le nous, ce n'est pas le "je", a poursuivi M. Fabius. Il a aussi formulé un jugement plutôt critique sur les appels au centre de Mme Royal. "Nous avons peut-être dérouté" les électeurs, a-t-il jugé.

Devant le Bureau national du PS, les jospinistes ont fait valoir que les élections législatives "ne sont pas le 3e tour de la présidentielle". Ils ont ainsi exclu d'emblée que Ségolène Royal puisse porter la campagne prochaine, ce qui va conduire à tenter de la marginaliser.

Même François Hollande, désavoué par sa compagne en direct lors du débat télévisé du 2 mai, a admis : "Si on n'avait pas fait des erreurs, on serait peut-être aujourd'hui en train de célébrer un succès. Il y a forcément là une leçon à tirer".

Mais Ségolène Royal célèbre son échec et se remonte le moral en dînant avec quelques artistes; histoire de perpétuer encore quelques instants ces dous moments euphoriques de la campagne. Son discours de ce soir, prononcé juste après 20 h, laisse entrevoir une combativité intacte et une ferme volonté de continuer à conduire le Parti Socialiste dans de nouvelles aventures.

Rien cependant ne dit que cela sera aussi facile, l'institution PS s'entendant à merveille, comme toute institution, pour broyer les individualités les plus solides.

© Primo, 6 Mai 2007

 
Fête à la Concorde, affrontements à la Bastille, incidents en province
Nicolas Sarkozy entouré entre autres d'Enrico Macias et de Mireille Mathieu, le 6 mai 2007, place de la Concorde
La place de la Concorde à Paris avait retrouvé son calme vers 01H30, après avoir accueilli quelque 30.000 personnes venues fêter la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, qui a provoqué des heurts en région parisienne et en province.
Nicolas Sarkozy a été élu président de la République, battant la socialiste Ségolène Royal avec 53,06 % des voix contre 46,94, selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur.
La place de la Concorde était noire de monde vers 23H00 et quelque 30.000 personnes selon la police se s'étaient pressées devant la scène où se sont succédé des soutiens de M. Sarkozy: Jean-Marie Bigard, la chanteuse Tina Arena, Enrico Macias et Gilbert Montagné.
A l'annonce des résultats, des militants UMP, en majorité des jeunes, ont hurlé de joie, sauté en l'air, applaudi, puis se sont embrassés, à la Concorde.
Si l'ouest de Paris semblait triompher, à l'est en revanche, désarroi et colère étaient visibles.
Les forces de l'ordre ont chargé dimanche soir à coups de grenades lacrymogènes, place de la Bastille à Paris, des manifestants anti-Sarkozy qui leur lançaient pavés et projectiles, a constaté une journaliste de l'AFP. Les forces de l'ordre ont fait usage d'un canon à eau.
Place de la république, une manifestation itinérante, partie de la Bastille s'est finalement dispersée vers 1H30 après de brefs échanges de projectiles. Gare de Lyon quelques vitrines ont été cassées et des scooters et voitures renversés, a constaté une journaliste d el'AFP.
"La France n'a pas compris le message de ce qui s'est passé en octobre novembre 2005" (émeutes), a réagi pour sa part le président d'AC le Feu Mohamed Mechmache, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Le collectif a néanmoins appelé les banlieues à ne pas "répondre par la violence" à la victoire de Nicolas Sarkozy, alors que plus d'une centaine de véhicules ont été brûlés notamment en Seine-saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans le Val-d'Oise.
En province, à Toulouse, environ 2.500 personnes, selon des journalistes, 1.000 à 1.200 selon la police, surtout des jeunes, ont manifesté dimanche soir leur hostilité à Nicolas Sarkozy, tandis que des incidents éclataient dans le centre-ville, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Après s'être rassemblés sur la place du Capitole, où quelques manifestants ont escaladé la façade de l'Hôtel de ville pour y décrocher des drapeaux bleu-blanc-rouge, ils se sont rendus devant le siège de l'UMP, tout proche, qu'ils ont caillassé, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre à l'aide de gaz lacrymogène. Le gros des manifestants se sont dispersés vers 1H30.
A Lyon, plus de 500 personnes ont manifesté dimanche soir au centre-ville leur hostilité à la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy et les forces de l'ordre essuyaient des jets de projectiles, a constaté une journaliste de l'AFP. 25 personnes ont été interpellées, selon la police.
De légers incidents se sont également déroulés sur la Grand Place à Lille et le quartier populaire de Lille-sud après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy: ils se sont soldés par quelques interpellations et une soixantaine de feux de mobilier urbain ou de véhicules.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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