Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 21:11
Jewish World Review 18 mai 2007 / 1 Sivan, 5767
 

Prélude aux Six jours
 
http://jewishworldreview.com/cols/krauthammer051807.php3
 Adaptation française de Sentinelle 5767

Il n’y a pratiquement jamais eu de plan de paix au Moyen-Orient au cours des 40 années passées – y compris la version saoudienne actuelle – qui n’exigeât pas un retour au statu quo du 4 juin 1967. Pourquoi cette date est-elle si sacrée ? Parce que c’était le jour précédent le déclenchement de la Guerre des Six Jours au cours de laquelle Israël a remporté l’une des plus stupéfiantes victoires du 20ème siècle. Les Arabes ont passé quatre décennies à tenter d’annuler ses conséquences.

En fait, le véritable anniversaire devrait se situer maintenant, trois semaines plus tôt. Le 16 mai 1967, le président égyptien, Gamal Abdel Nasser, donna l’ordre d’évacuation de la péninsule du Sinaï à la force d’interposition de l’ONU qui avait maintenu la paix entre Israël et l’Egypte pendant 10 ans. Les Nations Unies se plièrent, à partir de quoi Nasser imposa un blocus du seul débouché naval d’Israël par le sud, le port d’Eïlat – un acte de guerre délibéré.

Comment l’Egypte en vint à cette provocation téméraire, c’est une histoire bien compliquée (rapportée au jour le jour dans le magistral "Six Days of War" de Michael Oren) faite d’un dessein agressif mêlé d’erreurs de communication et, plus fatidique encore, de désinformation. L’Union Soviétique avait raconté de façon pressante et fausse à ses clients du Moyen-Orient, la Syrie et l’Egypte, que Israël massait des troupes sur la frontière syrienne pour l’attaquer. Israël essaya désespérément d’écarter cette accusation, en invitant à trois reprises l’ambassadeur soviétique en Israël à visiter le front. Il refusa. Les avertissements soviétiques conduisirent à une cascade de manœuvres parmi les Arabes, qui à leur tour conduisirent Nasser, le champion du panarabisme, à une confrontation mortelle avec Israël dans un Sinaï remilitarisé, et un blocus du Sud.

Pourquoi ceci est-il encore important ? Parce que cette période de trois semaines séparant le 16 mai du 5 juin aide à expliquer la réticence d’Israël depuis 40 ans de restituer les fruits de cette guerre – la péninsule du Sinaï, les Hauteurs du Golan, la Rive Occidentale, et Gaza – en échange de garanties de pais en papier. Israël avait des garanties identiques après la guerre de Suez en 1956, après laquelle Israël évacua le Sinaï en échange d’une force d’interposition de l’ONU, et d’assurances des puissances occidentales d’un libre passage à travers le détroit de Tiran.

Tout cela disparut d’un revers de main de Nasser. Pendant ces trois semaines interminables, le Président Lyndon Johnson essaya vraiment de préparer en vitesse une armada de pays pour lever le blocus et assurer l’ouverture au sud d’Israël. Cet effort échoua lamentablement.

Il est difficile de s’exagérer l’état des choses en Israël pendant ces trois semaines. L’Egypte, déjà alliée avec la Syrie, forma un pacte militaire d’urgence avec la Jordanie, l’Irak, l’Algérie, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Tunisie, la Libye, et le Maroc commença d’envoyer des forces pour se joindre à la bataille à venir. Avec des troupes et des blindés massés sur chaque frontière d’Israël, des émissions jubilatoires dans chaque capitale arabe acclamaient la guerre finale imminente pour l’extermination d’Israël. « Nous détruirons Israël et ses habitants », proclamait le chef de l’OLP Ahmed Choukheiry, « et pour les survivants – s’il en reste – les bateaux sont prêts à les expulser ».

Pour Israël, l’attente était insoutenable et démoralisante. L’armée de citoyens d’Israël devait être mobilisée. Alors que ses soldats attendaient sur les divers fronts que le monde secoure la nation dans le péril, la société israélienne était stoppée à l’arrêt, et son économie commençait d’être saignée à mort. Le chef d’Etat Major Général de l’Armée, Itzhak Rabin, qui devait plus tard être salué comme un héros de la guerre, et plus tard encore comme un martyr de la paix, eut une dépression nerveuse. Il était arrivé à un point d’incapacité allant jusqu’à l’incohérence, du fait de la tension insupportable de l’attente, avec la vie de son pays dans la balance, sachant qu’attendre trop longtemps permettrait aux armées de 100 millions d’Arabes de frapper en premier son pays de 3 millions d’habitants.

Nous connaissons la suite de l’Histoire. Rabin récupéra à temps pour conduire Israël à la victoire. Mais nous oublions l’extrême péril où se trouvait Israël. La victoire a dépendu d’une attaque réussie sur les forces aériennes égyptiennes le matin du 5 juin. C’était un pari d’étonnantes proportions. Israël envoya le gros des 200 avions de sa force aérienne pour cette mission, totalement exposée à la DCA et aux missiles anti-aériens. S’ils avaient été détectés, et la force aérienne détruite, le nombre d’avions restant à l’arrière pour défendre le territoire d’Israël – ses villes et ses civils – contre les attaques combinées de 900 avions des forces aériennes arabes était de… 12.

Nous oublions aussi que l’occupation de la Rive Occidentale n’était pas du tout recherchée. Israël supplia le roi Hussein de Jordanie de se tenir en dehors du conflit. Engagé dans un combat féroce contre l’Egypte numériquement supérieure, Israël n’avait aucun désir d’ouvrir un nouveau front à quelques enjambées de la Jérusalem juive, et à quelques kilomètres de Tel Aviv. Mais Nasser déclara personnellement à Hussein que l’Egypte avait détruit la force aérienne et les terrains d’aviation d’Israël, et qu’une victoire totale était à portée de main. Hussein ne put pas résister à la tentation de se joindre à la bataille. Il s’y joignit. Il perdit.

Le monde sera bientôt inondé de rétrospectives du 40ème anniversaire de la guerre – et d’exégèses sur les ères de paix qui nous attendent si Israël voulait seulement en revenir aux lignes du 4 juin 1967. Mais les Israéliens sont prudents. Ils se souviennent de la terreur de ce 4 juin, et de ce mois de mai insupportable quand, alors que Israël n’était pas en possession du moindre territoire occupé, la totalité du monde arabe préparait furieusement l’extinction imminente d’Israël. Et le monde ne faisait rien.
 
Par Gad - Publié dans : Israël et voisins hostiles
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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