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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 11:29

Micheline Calmy-Rey, née le 8 juillet 1945 à Sion (Valais), est une femme politique suisse. Originaire de Chermignon. Elle est conseillère fédérale depuis 2003, présidente pour 2007, membre du Parti socialiste suisse.
Amnésique, chaotique, populiste, gaffeuse, chouchou des médias de gauche
 

Jérusalem en 2005

 

Et très bien disposée envers les pires islamistes du moment, puisqu’elle a bel et bien proposé aux Iraniens, en bonne et due forme, et malgré ses dénégations honteuses, de tenir à Genève un séminaire sur les différentes perceptions de la Shoah: 

 

 

Le dossier de la Weltwoche mérite une visite guidée. Il souligne d’abord que Micheline Calmy-Rey n’a donné aucune explication sur sa proposition faite aux Iraniens. Elle s’est contentée de rappeler ses propres qualités, ses propres convictions sur la Shoah. Comme si quelqu’un avait suggéré qu’elle même allait mettre en doute la réalité de l’extermination nazie. Mais il est et il reste bien évident qu’en proposant aux plus puissants négationnistes du siècle de se réunir en «séminaire», elle leur donnait une occasion qu’ils ne rateraient certainement pas de faire connaître leur point de vue. Et on peut légitimement s’interroger sur sa bonne foi et/ou sur l’opinion qu’elle a de l’intelligence de ses contemporains, en voyant qu’elle nie les claires implications de ces faits sans offrir la moindre excuse ni reconnaître la moindre erreur. Amnésie sélective?

 

On peut craindre aussi que MCR ne reçoive le premier ministre du Hamas en Suisse. En effet, des sources palestiniennes avaient annoncé en avril dernier qu’un accord direct avait été passé dans ce sens avec elle. Cette information n’a pas été confirmée, mais le département de MCR est notoirement bien disposé envers le Hamas et Haniyeh a entre-temps été invité en Suisse par l’organisation Suisse-Palestine, ce qui rend une rencontre avec la cheffe des affaires étrangères plus que probable.

 

Et peut-être voudra-t-elle aussi rencontrer Hugo Chavez, un autre ennemi déclaré des Juifs qui devrait se rendre dans notre pays en juillet à l’invitation de l’université de Fribourg (de piètre mémoire)?

 

Mais la Weltwoche rappelle que le faux pas de MCR n’est que le dernier en date d’une série déjà inquiétante. De toute évidence, MCR s’attache trop à l’aspect publicitaire de ses actes pour leur conférer la substance nécessaire. On peut trouver cela positif: la diplomatie suisse est certainement mieux connue, en Suisse comme à l’étranger, depuis qu’elle s’en sert. Mais le prix à payer s’alourdit et les résultats sont maigres, estiment les enquêteurs de l’hebdomadaire zurichois.

 

Ainsi, l’Initiative de Genève, un plan de paix israélo-palestinien, a été fort bien médiatisée, mais n’a jamais impliqué les réels décideurs, de sorte qu’il n’en reste rien de concret. Comme lassée des lenteurs de ce dossier, MCR s’est tournée vers la Syrie, où elle a fait mener des négociations secrètes, sans nul doute en vue de concocter un autre plan de paix, entre des Syriens et des Israéliens, sans en informer les services américains. Ici aussi, rien de concret, si ce n’est un peu de publicité et l’agacement compréhensible des Américains.

 

La Weltwoche évoque aussi l’affaire de la Chine à l’automne passé. MCR avait présenté un dossier de fond au Conseil fédéral sur les relations avec la Chine qui devait servir de ligne directrice pendant son séjour. Mais ce dossier suscita des critiques et fut renvoyé au DFAE (Département fédéral des affaires étrangères) pour remaniement. Ensuite, à deux reprises, MCR fit mettre le papier révisé à l’ordre du jour et l’en retira avant la séance, mécontente du contenu, si bien qu’elle s’envola vers la Chine sans consensus clair. À peine arrivée à Pékin, MCR se plongea dans des négociations portant sur un accord de principe et voulu le faire entériner immédiatement par le Conseil fédéral réuni en téléconférence. Les collègues renâclèrent, le projet avorta. Fort heureusement, car on s’aperçut plus tard que cet accord prévoyait de rejeter toute activité pouvant conduire à l’indépendance de Taïwan, ce qui aurait engagé la Suisse dans une voie tout à fait inédite et non souhaitée par notre gouvernement.

 

Autre affaire précipitée: il y a quelques semaines, son département fit savoir aux médias qu’il allait proposer d’accueillir 500 réfugiés irakiens. Devant le Conseil fédéral, il justifia ce choix par le fait que tous les pays d’Europe occidentale auraient d’ores et déjà accepté ce projet et que la Suisse devait simplement faire sa part. Or c’était inexact. Aucun pays n’avait accepté de tels transferts. Seule la Suède s’était déclarée prête à étudier la question, ce qui équivaut à un refus poli. MCR était-elle mal informée? Ou a-t-elle proposé cette action, la sachant très probablement condamnée, pour son côté humanitaire toujours apprécié des médias?

 

Pour souligner son souci de plaire par la petite touche de trop, on peut aussi rappeler ses fameuses chaussures rouges (à croix blanche), lors du franchissement de la frontière entre les deux Corées, en 2003:

 

Neutralité souriantes avec les dictatures communistes

 

MCR laissera de mauvais souvenirs surtout en ce qui concerne les relations avec les autorités américaines. Après qu’elle ait mis son monde sur les dents, en janvier 2003, pour exiger de rencontrer Colin Powell à Davos puis lui rappeler pendant une demi-heure qu’il devait veiller à ne rien déranger en Irak sous prétexte d’y désarmer un tyran, les relations avec les États-Unis étaient déjà fraîches. Mais, quatre ans plus tard, MCR, qui avait obtenu une rencontre avec Condoleeza Rice à Washington, la première rencontre de ce niveau depuis lors, remit les deux pieds dans le plat: au lieu de s’en tenir à l’ordre du jour fignolé par ses collaborateurs, elle consacra les trois quarts de son temps de parole aux conditions de détention de Guantanamo. Au sortir de ce pensum, Rice aurait déclaré qu’elle ne rencontrerait plus jamais «cette femme».

 

Mais tout cela lui vaut une excellente presse de gauche, donc anti-américaine, laquelle est dominante en Suisse (comme l’a établi l’Office fédéral de la statistique). Et cela s’inscrit parfaitement dans la «politique» de son département, qui se transforme discrètement en une sorte d’ONG financée par l’État. Le DFAE se remplit ainsi de spécialistes des conflits et de la formation de sociétés civiles. Animés de beaucoup de bonnes intentions et souvent aussi de grandes ambitions, ces gens se penchent en priorité sur les foyers de conflit intéressants pour la bonne réputation de leur employeur et le prestige de leur CV. Et comme aucun conflit n’est mieux médiatisé que celui du Moyen-Orient, c’est là, et tout particulièrement dans les territoires palestiniens, que la Suisse de MCR fournit ses plus gros efforts.

 

Ainsi, la DDC (Direction du développement et de la coopération) leur a consacré 23,5 millions de francs d’investissement en 2005. Mais, selon un journaliste qui a accompagné un voyage organisé par cet organe dans les territoires palestiniens à l’occasion du 40e anniversaire de la guerre des Six Jours, cet argent est surtout englouti dans des tâches de mise en valeur du point de vue palestinien du problème. Cette appréciation n’est pas un cas isolé: la DDC est critiquée pour le choix des organismes palestiniens qu’elle soutient, dont plusieurs consacrent des moyens considérables à la propagande anti-israélienne.

 

Le papier de la Weltwoche évoque aussi les témoignages des collaborateurs de MCR pour en dresser un portrait psychologique de cheffe autoritaire («la Madame» «Je veux»), chaotique (imprévisible, change tout à la dernière minute), inconstante (suit l’humeur de l’opinion publique), crainte (plus encore que Flavio Cotti, qui a occupé son poste actuel de 1994 à 1999) et malaimée (oblige les gens à orbiter autour d’elle). MCR paraît donc continuer de mériter le surnom de Cruella qu’elle a conquis à Genève. Mais à son poste de conseillère fédérale, elle semble en passe de devenir plutôt une Calamity Rey.

 
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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