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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 12:25

 

Fatah : l’Iranian-Connection

 

 

By, FrontPageMagazine.com | June 8, 2007

 

Par Arlene Kushner, FrontPageMagazine.com, 8 juin 2007.

 

Au fur et à mesure que l’intensité des violences intestines (inter-palestiniennes) à Gaza s’aggrave considérablement, le niveau d’alerte en Israël et aux Etats-Unis augmente au sujet de ce qui est en train de se passer là. L’attitude de sagesse qui prévaut depuis maintenant quelques temps consiste à dire que l’approche la plus constructive reste de s’engager à renforcer le Fatah de façon à ce qu’il puisse vaincre le Hamas, qui a fréquemment le dessus (sur le Fatah).

 

Cette façon d’envisager le problème a récemment favorisé, de la part de l’administration américaine, l’envoi d’une allocation de 56 millions de $, destinée à renforcer « les Forces loyales [au Président de l’AP et chef du Fatah] Mahmoud Abbas.». Actuellement, c’est cette même conception qui autorise une demande faite aux Etats-Unis qu’Israël accepte le transfert d’armes, de munition et d’équipement militaire depuis la Jordanie ou l’Egypte, toujours au profit des « Forces loyales d’Abbas ».

 

Selon le Jérusalem Post, « le premier ministre Ehud Olmert a récemment laissé entendre durant des réunions à huis-clos qu’à cause de toute leur corruption et d’un fatras d’autres problèmes, le Fatah  se sent dans l’obligation de dire qu’il a intérêt au dialogue (avec Israël) et reste favorable à une solution pour deux-Etats. Le Hamas, a-t-il fait remarquer, est moins corrompu, mais ne cache absolument pas son désir d’annihiler Israël », a-t-il ajouté avec une insistance particulière.

 

Il serait difficile d’avancer un argument plus tentant pour soutenir Abbas. Olmert – de concert avec le Président Bush et plusieurs autres chefs d’Etat – continue de suivre l’école de pensée selon laquelle « Abbas est ce qu’il y a de mieux (le moins pire) pour nous, de fait, nous ne disposons pas d’autre choix que de continuer avec lui ». Il est flagrant qu’Olmert n’accorde que peu de crédit à ce que le Fatah peut bien dire ; mais, plus crucial, ce qui sous-tend sa position, c’est le malaise qui résulte du fait de savoir que le Fatah n’est pas plus exempt du même désir de détruire Israël, mais que cependant, et contrairement au Hamas, il parvienne encore à le dissimuler.

 

Ceux qui promeuvent cette espérance qu’Abbas et son mouvement, le Fatah, finalement se retourneront pour s’affirmer comme le camp de la modération vivent dans une bulle qu’ils se sont eux-mêmes construite. Le correspondant du (J) Post, Khaled Abu Toameh a récemment créé une sérieuse brèche (lézarde) dans cette bulle (d’illusion). A cette fin, Toameh a souhaité partager (avec le public) quelques informations élémentaires : le Fatah dispose de 20 à 30 000 miliciens dans la bande de Gaza ; en supplément, il faut leur ajouter 40 000 policiers et officiers des services de sécurité appartenant à diverses forces de sécurité, presque toutes loyales à Abbas et au Fatah. Le Hamas, au total, n’est composé que de 15 000 miliciens à Gaza, appartenant soit à l’aile militaire du Hamas, Ezzeddin al-Qassam, soit à sa force exécutive paramilitaire. Non seulement les milices du Hamas sont largement dépassées en nombre par celles du Fatah, mais, de plus, elles sont bien moins entraînées qu’elles.

 

En dépit de cette apparente disparité en nombre absolu, les forces du Fatah n’ont cependant pas vaincu le Hamas à plate couture parce que toutes les composantes du Fatah ne se sont pas engagées dans la bataille. En réalité, plusieurs de ces groupes sont très clairement opposés et expriment une réticence considérable à se battre contre leurs compagnons palestiniens. Un nouvel apport d’armes, de munitions et d’équipement militaire ne changerait strictement rien à cette situation. Mais,  l’Administration Bush continue de faire comme s’il en irait ainsi.

 

Ce n’est pas le seul problème. Comme les choses tournent actuellement, la réticence du Fatah à combattre effectivement le Hamas n’est pas la pierre d’acchoppement qui empêche une victoire des Forces modérées au sein de l’Autorité Palestinienne. Cela dépend aussi de la connexion du Fatah avec l’Iran.

 

L’inféodation du Hamas à l’Iran est un sujet ouvertement discuté et aujourd’hui largement connu de tous. Pour autant que le Fatah soit concerné, le problème est plus complexe ; mais les relations sont bel et bien établies. En mars (2007), le Brigadier Général Shalom Harari, un expert de haut niveau, chercheur au sein de l’Institut pour le Contre-Terrorisme (ICT) du Centre interdisciplinaire d’Herzlyia, a rédigé une note de synthèse pour le Centre des affaires publiques de Jérusalem (JCPA) dans laquelle il écrit : «  il existe une alliance stratégique croissante entre l’Iran et les forces palestiniennes radicales dans les Territoires. L’Iran s’implique autant dans le soutien aux factions islamiques qu’auprès du Fatah. Aujourd’hui, pas moins de 40% des différents groupes combattants du Fatah sont, au même titre,  payés par le Hezbollah et l’Iran ».

 

Corroborant les analyses d’Harari, le Major-Général Yoav Galant, chef du Commandement-Sud de Tsahal, a rédigé une autre note de synthèse pour le JCPA, un mois plus tard, dans laquelle il faisait observer : « Il y a quelques années, les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa du Fatah en Judée-Samarie ont été achetées par l’Iran ». Des points réguliers émanant de différentes sources sécuritaires et du Renseignement ont fourni une confirmation supplémentaire à cette information. Le financement du Fatah par l’Iran ne se fait pas par des canaux directs, mais est réalisé sous la conduite du Hezbollah et parvient principalement par l’entremise des Brigades d’Al Aqsa.

 

Le Gouvernement d’Israël, vivant dans cette bulle inflationniste, maintient que les Brigades d' Al Aqsa, bien qu’étant originellement un sous-produit du Fatah, ne sont plus partie prenante du Fatah et n’obéissent plus directement à Abbas. Cette argutie rend possible de continuer à promouvoir l’idée d’un Fatah comme étant potentiellement modéré, malgré les connexions très radicales des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa. Quoiqu’il en soit, les experts réfutent ce scénario. Selon une source de renseignement qui procure des informations sur le dessous des cartes : « Abbas reste formellement le Commandant en chef des Brigades d’Al Aqsa … Il ne conserve que très peu de rapports avec elles de façon à conforter sa stratégie de déni… Mais, en privé, il soutient les Brigades d’Al Aqsa. L’argent frais américain à l’intention des agences de sécurité de l’Autorité Palestinienne est aussi bien redirigé vers les Brigades d’Al Aqsa. D’ailleurs, Abbas s’est assuré que la plupart des hommes des Brigades d’Al Aqsa sont bien inscrits sur le registre du personnel (de l’AP) ».

 

Le Colonel (de réserve) Jonathan Fighel, qui était précédemment membre des services de renseignements de Tsahal (Aman) et qui est aujourd’hui chercheur de pointe pour l’Institut du Contre-Terrorisme (ICT Herzliya), a exprimé le regret que le Gouvernement israélien maintienne sa position : « Cette information trompeuse [NdT : du « divorce » entre Fatah et Al Aqsa] n’est exposée que dans le seul but de justifier la continuation du Dialogue avec lui (Mahmoud Abbas)… »,  a-t-il déclaré. « Autant que je sache, les Brigades d’Al Aqsa restent bel et bien partie intégrante du Fatah. L’affirmation qu’il s’agit d’une faction particulièrement indisciplinée est vraie. Mais elles appartiennent de plein droit au Fatah et restent parfaitement fidèles à son agenda. Leur violence peut aussi être utilisée par Abbas lui-même à des fins politiques ».

 

Et sa conclusion est la suivante : « On devrait être particulièrement vigilants à l’égard de l’affirmation palestinienne selon laquelle les Brigades d’Al Aqsa sont totalement séparées (indépendantes), ce qui est absolument faux ».

 

Il serait naïf à l’extrême d’endosser l’illusion parfaite qu’Abbas n’est pas averti du soutien iranien procuré à une milice qui lui est fidèle, ou encore qu’il hésiterait à utiliser ces moyens mis à sa disposition pour parvenir à ses propres fins. Les conséquences (de ces observations) sont gigantesques et s'inscrivent en faux contre toute conception selon laquelle il pourrait être un « modéré ». Face à de telles évidences, la décision, sans contestation possible, de continuer de tenir le Fatah à bouts de bras apparaît assurément une très mauvaise idée.

 

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Arlène Kushner, native des Etats-Unis est auteur(e) et  écrivain d’investigation à Jérusalem. Le coulisses de l’UNRWA est pour elle un sujet fréquent d’investigation. Elle a rédigé des rapports décisifs sur ce thème pour le Centre de Recherche sur  la politique Proche-Orientale, et a écrit des articles portant sur l’UNRWA pour Azure Magazine, le Jérusalem Post et Front Page Magazine.


UPDATE : le site résistant iranien, iran-resist.org nous fait l'amitié de reprendre les principaux éléments de notre traduction : 
Iran : Des réseaux de grande qualité en Palestine
11.06.2007

Un article publié par Front Page magazine a signalé un fait intéressant montrant le haut niveau des réseaux dont dispose le régime des mollahs en Palestine et qui en fait l’arbitre de toutes les futures évolutions de cette région.

Arlène Kushner, l’auteur de l’article, révèle que le Fatah dispose de 20 à 30,000 miliciens dans la bande de Gaza auxquels il faut ajouter 40,000 policiers et officiers appartenant à diverses forces de sécurité, presque toutes loyales à Abbas et au Fatah.

Le Hamas, au total, n’est composé que de 15,000 miliciens à Gaza, appartenant soit à l’aile militaire du Hamas, Ezzeddin al-Qassam, soit à sa force exécutive paramilitaire. Non seulement les milices du Hamas sont largement dépassées en nombre par celles du Fatah, mais, de plus, elles sont bien moins entraînées qu’elles.

Mais en dépit de cette apparente disparité en nombre absolu, les forces du Fatah n’arrivent pas à vaincre le Hamas car bon nombre des miliciens du Fatah ne s’engagent pas dans les affrontements. L’auteur attribue cette anomalie aux liens entre les mollahs et le Fatah.

On se souvient tous de l’affaire Karine A et des armes envoyées par les mollahs à l’Autorité Palestinienne alors sous le commandement d’Arafat... l’article de FPM affirme que les mollahs ont depuis quelques années pris le contrôle des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa et qu’ils contrôlent ainsi 40% des différents groupes combattants du Fatah.

Selon les informations réunies par cette journaliste, ces combattants du Fatah sont payés par l’intermédiaire du Hezbollah qui est d’ailleurs l’organisme chargé de distribuer les budgets alloués par Téhéran.

Cette situation est parfaite pour les mollahs qui arrivent à contrôler le niveau du chaos en contrôlant les deux camps : les perturbateurs comme ceux qui sont chargés de les mater.

En plus, la passivité des membres des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa nourrit les polémiques quant aux divisions internes du Fatah et perturbe une bonne lecture de la situation où les Israéliens et autres acteurs de la scène internationale se perdent dans de stériles spéculations sur l’existence de courants durs ou modérés... En fait, les mollahs appliquent leur propres modèles de fausses divisions internes chez leurs alliés régionaux.

On en arrive à des situations absurdes où Israël et les Etats-Unis font des choix contestables en soutenant tel courant réputé modéré alors qu’il s’agit d’une illusion née d’une confusion délibérée.

L’accumulation de toutes ces caractéristiques fait la force des réseaux tissés par le régime des mollahs en Palestine ou au Liban. Enfin précisons que les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa sont sunnites, tout comme le Hamas, et cette approche très pragmatique des mollahs n’a pas d’objectifs religieux mais uniquement des objectifs territoriaux.

C’est d’ailleurs pourquoi le régime des mollahs revendique un rôle régional !

WWW.IRAN-RESIST.ORG

Pour en savoir + sur ce rôle en Palestine :
-  Iran : La définition de l’arbitrage selon les mollahs
-  (16 Mai 2007)

| Mots Clefs | Zone géopolitique / Sphère d’influence : Palestine |

WWW.IRAN-RESIST.ORG

Pour en savoir + sur ce rôle au Liban :
-  Liban : Une généralisation du conflit selon le modèle irakien
-  (09 Juin 2007)

Pour en savoir + sur ce rôle en Irak :
-  Iran : En Irak, les mollahs jouent un jeu dangereux
-  (31 Mai 2007)


 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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