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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 19:15

Deux Palestines - Y a-t-il preneur ?
par Daniel Pipes

 
 
19 juin 2007

The
New York Sun

Version originale anglaise: Two Palestines, Anyone?

Adaptation française :
Alain Jean-Mairet
 
La victoire du Hamas sur le Fatah, à Gaza, le 14 juin dernier, est d'une grande portée pour les Palestiniens, pour le mouvement islamiste et pour les États-Unis. Elle est relativement moins importante pour Israël.

Des hommes armés du Hamas prennent le contrôle de Gaza (AFP).
 
Les tensions entre le Hamas et le Fatah vont probablement durer et, avec elles, la séparation entre la Cisjordanie et Gaza. L'émergence de deux entités rivales, le «Hamastan» et la «Fatahstine», marque le point culminant de dissensions longtemps réprimées. Observant les tendances à la scission des deux régions en 2001, Jonathan Schanzer prédisait qu'il «ne serait, somme toute, pas surprenant» que l'Autorité palestinienne (AP) se divise géographiquement. Divers événements ultérieurs allaient intensifier cet aspect des choses :
  • L'anarchie palestinienne, qui débuta au début de 2004, a généré une multitude de chefs de clans et autres seigneurs de guerre.
  • La mort de Yasser Arafat, en novembre 2004, a éliminé de la scène le personnage éminemment malsain qui, seul, pouvait maintenir la cohésion entre les deux régions.
  • Le retrait d'Israël de Gaza, à l’été 2005, a privé Gaza de son principal élément stabilisateur.
  • La victoire du Hamas aux élections de l'AP, en janvier 2006, lui a fourni une base solide d'où défier le Fatah.
 Un homme armé du Hamas exprime sa "considération" envers Arafat et Abbas (AFP).

En admettant que le Fatah reste au pouvoir en Cisjordanie (où il est en train d'
arrêter 1500 membres du Hamas), deux factions rivales ont maintenant remplacé l'Autorité palestinienne unique. Du fait que le nationalisme palestinien est un expédient et que ses origines sont récentes (elles remontent à 1920 précisément), ce virage peut revêtir une grande importance. Comme je l'ai relevé, le palestinisme est si superficiel qu'il pourrait «disparaître aussi rapidement qu'il est apparu». Parmi les autres affiliations possibles, citons le panislamisme, le nationalisme panarabe, l'Égypte, la Jordanie, ou encore les tribus et les clans.
Au plan international, le fait que le Fatah et le Hamas commettent des crimes de guerres l'un contre l'autre compromet l'un des mythes suprêmes de la politique moderne, celui de la victimisation palestinienne. En outre, les deux «Palestines», en se disputant certaines prérogatives (tel le siège de l'OLP aux Nations unies), mettent à mal un deuxième mythe, celui d'un État palestinien. «Les Palestiniens ont évité de justesse de planter le dernier clou dans le cercueil de la cause palestinienne», observe le ministre saoudien des affaires étrangères, Saud al-Faisal. Un journaliste palestinien remarque, sur un mode sarcastique, que «la solution à deux Etats a enfin fonctionné».
En revanche, le mouvement islamiste progresse. En créant une place forte dans la bande de Gaza, il obtient, au cœur même du Moyen-Orient, une tête de pont par où infiltrer l'Égypte, Israël et la Cisjordanie. Le triomphe du Hamas fournit aussi un élan psychologique aux islamistes du monde entier. De même, il constitue un signe de la défaite de l'Occident dans la «guerre contre la terreur», mettant brutalement en évidence la politique à courte vue et irresponsable d'Ariel Sharon, qui s’est traduite par le retrait unilatéral de Gaza, ainsi que la précipitation avec laquelle l'administration Bush a poussé à organiser des élections.
 
Un homme armé du Hamas se détend dans un local du Fatah.

Quant à Israël, il affronte la même menace existentielle qu'auparavant. Il profite de la quasi-isolation du Hamas par rapport à l'Occident, de la
scission du mouvement palestinien et du fait de n'avoir qu'une adresse à gérer dans Gaza. Il gagne aussi à y avoir un ennemi qui affiche ouvertement son intention d'éliminer l'État juif, au lieu de dissimuler cet objectif, comme le fait le Fatah (le Fatah dialogue avec Jérusalem tout en tuant des Israéliens, le Hamas tue des Israéliens sans négocier; le Fatah n'est pas modéré, mais rusé, tandis que le Hamas est idéologisé). Mais Israël y perd en ceci que la ferveur, la discipline et la constance austère de l'islam totalitaire vient remplacer les micmacs arafatiens incohérents du Fatah.
Les différences qui séparent le Fatah du Hamas portent sur des aspects personnels, sur la démarche et les tactiques. Mais ils ont en commun leurs alliés et leurs objectifs. Téhéran arme aussi bien le Hamas que le Fatah. Les terroristes "modérés" du Fatah et les méchants terroristes du Hamas inculquent à leurs enfants la même foi barbare dans le même «martyre». Tous deux souhaitent l'élimination de l'État juif. Aucun des deux ne mentionne l'Israël actuel, ni même Tel-Aviv, sur ses cartes de géographie.
Ce message vous est adressé par l'Occident, il est payé par vos impôts
pour soutenir uniquement les plus aimables des terroristes haïsseurs de Juifs.
 
L’acceptation par le Fatah de jouer un jeu diplomatique frauduleux a su charmer les esprits occidentaux – et israéliens – confus et crédules, et les inciter à faire fond sur elle. La dernière sottise en date a été la décision de Washington de faire confiance à Keith Dayton et d'envoyer au Fatah pour 59 millions de dollars d'équipements militaires, destinés à combattre le Hamas – une politique dont toute l'absurdité a éclaté lorsque le Hamas s'est emparé de ces armes pour son propre usage.
Un de ces jours, peut-être que les idiots savants «experts de la paix» remarqueront enfin la série de désastres qui jalonne leur parcours. Alors, au lieu de s'entêter à ramener le Fatah à la table de négociations, ils pourraient commencer à se concentrer sur un changement de l'attitude des quelque 80% des Palestiniens qui continuent de cultiver l'espoir d'annuler le résultat de la guerre de 1948-1949 en triomphant du sionisme et en édifiant un 22e état arabe sur le cadavre d'Israël.
Ehud Barak, le nouveau ministre israélien de la défense, se préparerait à attaquer le Hamas dans les semaines qui viennent. Mais si Jérusalem continue de maintenir à flot un Fatah corrompu et irrédentiste (que le premier ministre Ehud Olmert vient juste de qualifier de «partenaire»), elle renforcera surtout les chances du Hamastan de s'approprier la Cisjordanie.
 
Daniel Pipes
 
© The New York Sun

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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