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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 22:32
L'acte d'infamie d'Avraham Burg

Par Isi Leibler, le 10 juillet 2007

http://www.leibler.com/article/180

Introduction de Naomi Ragen
Adaptation française de Sentinelle 5767 ©

Il nous suffit déjà d'avoir à combattre nos ennemis. Mais quand l'ancien chef de " l'agence juive " commence à agir comme le petit secouriste d'Arafat, il est temps d'abandonner toute forme de respect qui lui est due du fait de ses relations familiales, et de ses réalisations passées. Assez, c'est assez !
Comme le grand philosophe l'a écrit autrefois : " Je connais un bateau sur lequel vous pouvez monter ". M. Burg, maintenant que vous détenez la citoyenneté française, pourquoi ne pas essayer de vivre à Paris ? Je vous conseille en particulier de vagabonder autour des Champs Elysées un samedi soir avec votre kippa.

Naomi

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L'acte d'infamie d'Avraham Burg

Par Isi Leibler, le 10 juillet 2007

http://www.leibler.com/article/180
Adaptation française de Sentinelle 5767 ©

A pratiquement toutes les périodes de l'histoire juive, des juifs renégats ont émergé comme disséminateurs efficaces de la haine contre leurs parents. Au Moyen-Âge, nombre de juifs convertis au christianisme sont devenus les promoteurs les plus efficaces de l'antisémitisme, adeptes de la distorsion des textes juifs, de façon à diaboliser les juifs, qu'ils dépeignaient comme les émissaires de Satan. Mais leur impact s'étendait rarement au-delà de la région dans laquelle ils vivaient, ou à la circulation limitée de manuscrits ou de tracts qu'ils produisaient.

Dans l'environnement mondial actuel de communication instantanée via les media et Internet, les détracteurs contemporains du Peuple juif, ou de son substitut, Israël, peuvent obtenir une visibilité mondiale instantanée.

C'est pourquoi nous ignorons les éclats diffamatoires des ennemis juifs contemporains à notre propre péril. Nous ne devons garder aucune illusion : dans les décennies passées, des renégats juifs ont été des facteurs de contribution majeure dans la délégitimation croissante d'Israël. Des antisémites, obligés d'opérer dans le placard depuis l'Holocauste, se sont sentis enhardis, revenant à leurs efforts agressifs traditionnels pour transformer les Juifs en parias.

Dans ce contexte, les éclats intempestifs exprimés par Avrum (pour Abraham) Burg dans des entretiens liés à son livre "Defeating Hitler" (Vaincre Hitler), mettant régulièrement dans le même sac les Israéliens et la nazis, devraient selon toutes références être qualifiés d'actes d'infamie.

Burg est tout sauf un penseur profond. Ses attaques rudimentaires ne sont que le rabâchage de tracts standards, appuyés sur de clichés, bidonnés par ceux qui cherchent à délégitimer l'Etat juif. Mais du fait de ses anciennes responsabilités, la diffamation d'Israël par burg deviendra sans doute une arme cruciale pour les antisémites et tous ceux qui cherchent la disparition de l'Etat juif.

L'éclat actuel de Burg est une extension d'un précédent diffamant Israël, écrit en en septembre 2000, qui fut largement distribué à travers le monde. Déjà alors, Burg avait décrit l'Etat sioniste comme une entité fondée sur " un échafaudage de corruption, et sur des fondements d'oppression et d'injustice ".

Il donnait aussi des justifications aux islamikazes à la bombes - " Ils s'expédient a Allah dans nos cours de récréation parce que leur propre vie est une torture ".

Dans son long entretien avec le journaliste du Haaretz Ari Shavit, Burg a continué sans vergogne de diffamer Israël et le sionisme. Il a décrit Israël comme une entité malade, morte spirituellement, un Etat raciste en  faillite. Il voyait une Knesset dans le futur faisant passer des lois interdisant les relations sexuelles entre les juifs et les Arabes. Il a de façon répétée fait paraître comme par magie, des analogies dénaturées de crimes commis par des Israéliens et des nazis.

Le concept que la démocratie juive est de la " nitroglycérine ". Burg a dénoncé la " Loi du Retour " (" une image en miroir de Hitler "), et a apparemment adopté un Etat binational. Dans une observation plus récente, grâce à laquelle les antisémites du monde entier vont probablement exulter, il a exprimé sa détermination à combattre " les manipulations du Lobby israélien qui encourage une double allégeance ".

La proposition de Burg pour les Israéliens est de suivre son exemple en devenant des citoyens du monde, en obtenant un second passeport. Il a adopté la nationalité française et proclame fièrement qu'il a voyagé à Paris spécialement pour déposer son bulletin de vote lors des élections présidentielles  contre Nicolas Sarkosy, qui " représente une menace majeure à la paix mondiale ". Savourant son universalisme, Burg nous informe aussi que contrairement à Israël, l'Europe représente le véritable environnement juif.

La plupart des Israéliens, selon les divagations de Burg, sont simplement des images primitives  des diffamations ordinaires dirigées contre nous par nos ennemis. Mais aussi tentant qu'il puisse être de l'ignorer, et d'e jeter ses éclats dans la corbeille à ordures qui est leur vraie destination, nous ne pouvons pas nous permettre de la faire parce que les antécédents de Burg nous garantissent  que nos ennemis vont l'exploiter comme un véhicule de prix pour diaboliser et délégitimer l'Etat juif.

Ses dires renforceront et donneront aussi  de la respectabilité à tous les Juifs renégats qui font la promotion de campagnes anti-Israël, y compris celles impliquées dans le récent boycott universitaire et syndical de Grande Bretagne contre Israël.

Mais Burg n'est pas un simple écrivaillon post-sioniste. C'est aussi le jeune descendant de l'une des familles religieuses sionistes les plus distinguées, dont la vie entière était dédiée à la protection sociale d'Israël et du Peuple juif. Le vieux père révéré du Burg, joseph, était un réfugié de l'Allemagne nazie qui devint membre de la Knesset à sa fondation, et s'éleva à la direction du Parti National Religieux (PNR). Sa mère, Rivka,perdit la majorité de sa famille pendant le massacre arabe des Juifs à Hébron en 1929. Avrum a rejoint " Shalom Archav " (La paix maintenant) et devint rapidement " l'oncle Tom religieux et le caniche " de l'establishment laïc de Gauche. Cela lui a permis d'être élu comme membre travailliste de la Knesset de 1988 à 1995, quand il démissionna de la Knesset pour devenir président de l'Agence Juive, et de l'Organisation Sioniste Mondiale. En 1999, il retourna à la Knesset dont l devint le président. En 2001, Burg ne parvint pas à être élu président du Parti travailliste, quand on montra que davantage de Druzes votaient pour lui qu'il n' y en avait d'inscrits au Parti. Burg, piteusement, se retira alors de la politique.

Avant d'acquérir son diplôme à part entière de post-sioniste radical, Burg se vanta à plusieurs reprises devant moi qu'il deviendrait Premier Ministre. Son mandat à l'Agence Juive avait été, pour le dire modérément, effervescent. Pendant cette période,  sa relation durable avec l'ancien Président du Congrès Juif Mondial (CJM), Israël Singer, aujourd'hui en disgrâce, était devenue plus intime, et un projet pour que Burg succède à Singer au poste de Secrétaire Général du CJM ne fut rejetée que quand elle fut prématurément dévoilée. L'une des dernières initiatives de Burg avant d'adopter la nationalité française a été sa participation à une association d'affaires ratée, dirigeant un consortium pour acheter une compagnie engagée dans la fabrication d'armements. Le " contrôleur de l'Etat et la police sont intervenus, et la vente fut annulée, au milieu de nombreux reportages de presse, alléguant que Burg avait manqué de peu d'être inculpé de pratiques commerciales sans scrupules.

L'acte publique le plus récent de Burg a été son action sans succès en justice, largement publiée, contre l'Agence juive, qui refusa de lui payer 200.000 Shekels Israéliens (environ 40.000 $, Ndt) par an, et de lui fournir une voiture de prestige avec chauffeur pour le reste de ses jours - en plus d'avantages similaires reçus comme ancien président de la Knesset.  On peut s'interroger sur ce qui a motivé Burg à promouvoir des diffamations aussi infâmes contre son Peuple. Attribuer son comportement à un complexe d'oedipe freudien - le dernier acte de révolte et de rejet de ses parents sionistes orthodoxes - peut être une explication partielle. Cependant, il est plus probable qu'après avoir échoué aussi bien comme politicien que comme homme d'affaires, il a simplement cherché à se créer un nouveau rôle.

Dans celui-ci, il va probablement réussir. Avrum Burg, l'ancien président de l'Agence Juive et président de la Knesset, qui a adopté sans vergogne la citoyenneté française et veut diffamer et délégitimer publiquement son propre pays, ne sera même plus simplement  le chéri des post-sionistes israéliens. Il adoptera le rôle d'une icône pour l'establishment anti-israélien mondial et tous les antisémites. Il sera surchargé d'invitations à discourir et, avec ou sans sa kippa psychédélique, il mangera dans les bons restaurants, et obtiendra des cachets de star à des réceptions et cocktails parrainés par ceux qui cherchent à mettre fin à l'Etat juif.

Peu d'israéliens verseront une larme si Avrum Burg s'installe vraiment de façon permanente en France.


L'auteur préside le Comité des relations Diaspora - Israël du " Jerusalem Center for Public Affairs " [Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, dirigé par Dore Gold, ancien ambassadeur d'Israël à l'ONU, et parrainé par la fondation de la famille Wechsler, Ndt].

Isi Leibler est un dirigeant juif international chevronné.

ileibler@netvision.net.il
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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