Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:21

Réactualisé : du 20/07/2007 au 18/05/2011

 

Découverte que l’Iran serait bien un sanctuaire pour Al Qaeda ; une estimation des renseignements parle de l’existence d’au moins deux Conseils (décisionnaires, principaux centres de decision ; “Etats-Majors”)


BY ELI LAKE - Staff Reporter of the Sun

July 17, 2007  NEW YORK SUN

URL: http://www.nysun.com/article/58507 <http://www.nysun.com/article/58507>


WASHINGTON

L’un des deux conseils suprêmes connus d’Al Qaeda se réunit régulièrement dans l’Est de l’Iran, là où la Communauté du renseignement américain pense que des dizaines de dirigeants de Haut rang du groupe al Qaeda auraient reconstitué une majeure partie de la structure du conglomérat de ses cercles dirigeants.

Ceci fait l’objet  des conclusions partagées par un large consensus, à l'issue du compte-rendu final d’un nouveau rapport d’évaluation nationale des renseignements, intitulée : « La menace terroriste pesant sur le territoire national américain », portant sur l’organisation qui a attaqué le World Trade Center, le 11 septembre 2001. Le rapport d’évaluation, qui traduit (synthétise) l’opinion des agences de renseignements d’Amérique, est actuellement arrivé à terme et ses conclusions non-classifiées peuvent aujourd’hui être partagées par le grand public.

 

Le rapport classifié comprend quatre chapitres principaux, examinant dans quelle mesure Al Qaeda a accru, au cours des dernières années, ses capacités à préparer une nouvelle attaque sur le sol américain ; comment l’organisation a refait le plein dans son renouvellement de cadres dirigeants de haut-rang, les nations à partir desquelles Al Qaeda opère et le statut de ses camps d’entraînement et de ses infrastructures géographiques.

L’estimation selon laquelle l’Iran héberge (accueille) un Conseil suprême des responsables d’Al Qaeda est, bien entendu, susceptible de s’attirer la critique de ceux, à l ‘extérieur (en marge) du Gouvernement qui pourraient douter que l’Iran puisse jouer un rôle réellement significatif dans le soutien direct au terrorisme jihadiste sunnite. Les Musulmans shi’ites d’Iran sont généralement considérés comme « infidèles » par la secte Salafiste  d'obédience Sunnite qui comprend les courants affiliés à Al Qaeda.

Alors qu’on sent bien qu’il y a quelque chose de (politiquement) inconfortable à assurer (soutenir officiellement) qu’une branche  dirigeante d’Al Qaeda opère depuis l'Iran, la Communauté du Renseignement diverge sur la question de savoir jusqu’à quel point cet accueil des leaders d’Al Qaeda doit être considéré comme un choix politique du Régime de Téhéran ou s’il s’agit du résultat d’une suite d’actions clandestines menées par les Forces Quds d’Iran, les unités de planification terroriste qui sont directement reliées au Guide Suprême.

Dans le chapitre du rapport concernant le renouvellement en nouveaux dirigeants de haut niveau, 3 sources du renseignement américain convergent pour dire que la discussion est en cours à propos du rôle du Conseil (de la Shura Majliss), basé dans l’Est de l’Iran, une sorte d’organisation chargée de produire le consensus entre les personnages importants d’Al Qaeda, qui se rencontrent régulièrement pour définir la direction politique du mouvement  et préparer les projets d’attaque.  Le New York Sun fut le premier à faire état, dès octobre (2006) que l’un(e) des Shura Mahjliss (Salons de la Shura) pour Al Qaeda tenait conseil dans les zones sous administration fédérale des tribus au Pakistan, l’une de ces contrées dans laquelle l’Armée Pakistanaise vient de se ré-engager après un cessez-le-feu qui a duré environ un an. Aussi bien Osama Ben Laden que son bras droit, Ayman Al Zawahiri dirigent ces assemblées.

Le second Shura Majliss (Conseil de la Shura) est supposé se réunir dans l’Est de l’Iran, qui se sityue sur l'itinéraire de route établi après l’évacuation d’Al Qaeda d’Afghanistan en 2001. A la suite de cette bataille, un planificateur militaire issu des Forces spéciales Egyptiennes, Saif al-Adel, s’est enfui en Iran. Puis Ayman al-Zawahiri a négocié avec le Commandant en chef de la Force Quds, Ahmad Vahidi, l’aménagement d’un havre de sécurité pour les principaux dirigeants d’Al Qaeda.

Parmi les trois principaux leaders d’Al Qaeda en Iran, on trouve Mr Adel, le Ministre de la propagande de cette organisation, Suleiman Abu Gaith, ainsi que l’homme que plusieurs analystes considèrent comme le dauphin d’Ousama Ben Laden, l’un de ses fils, Saad ben Laden. D’après les connaissances mises à disposition par ces premières estimations émanant du renseignement, les différentes localisations des dirigeants d’Al Qaeda correspondraient à une base militaire près de Téhéran, appelée Lavizab, une des banlieues nord de Téhéran, Chalous, une importante ville sainte du Shiisme, Mashod et une ville frontalière proche de l’Afghanistan, Zabul.

En 2003, l’Iran a offert de troquer les dirigeants d’Al Qaeda présents sur son sol contre des membres d’un groupe d’opposition inscrit sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères, appartenant aux Moudjahideen du Peuple.

Ce troc est tombé à l’eau après que des signes aient été interceptés prouvant, selon les responsables du Renseignement américain, que Mr Adel était, au même moment, en contact avec une cellule d’Al Qaeda en Arabie Saoudite.

Parmi les conséquences immédiates de ce marché avorté, la branche iranienne d’Al Qaeda s’est mise à coopérer étroitement (avec le Régime mollachique) à l’établissement du groupe en Iraq. Celui qui deviendra l’Emir (et fondateur) d’Al Qaeda en Iraq, Abu Musab al-Zarqawi, démultipliait alors les rendez-vous avec Adel, à partir de 2001. Durant la seule dernière année, l’Etat-Major de la Coalition en Irak a intercepté au moins 10 messagers porteurs des instructions du Shura Majliss établi en Iran. En supplément de la saisie de ces informations, deux hauts dirigeants d’Al Qaeda capturés en 2006 ont fourni des renseignements détaillés sur le fonctionnement de ce Majliss Shura en Iran.

“Nous savons qu’il existait principalement deux centres de gravité qui structurent Al Qaeda. Après la chute des Taliban, l’un a été transféré au Pakistan, l’autre s’est enfui vers l’Iran », a précisé hier lors d’une interview, Roger Cressey, ancien adjoint de Richard Clarke, l’une des éminences (« Tsar » : coordinateur, "cerveau") de l’antiterrorisme. « La question récurrente de ces dernières années a constamment été la même : « quelles sont les capacités opérationnelles dont dispose chacun de ces centres ? ».

Un membre important du Conseil pour les relations extérieures (CFR) et expert de l’Iran, Vali Nasr, a déclaré qu’il ne savait pas que le Shura Majliss s’était reconstitué dans l’Est de l’Iran, mais il a, par contre, insisté sur le fait que ses correspondants en Iran ont pleinement confirmé les récents rapports des renseignements de l’OTAN attestant que l’Iran avait entrepris d’acheminer des cargaisons d’armes aux anciens hôtes afghans d’Al Qaeda, les Taliban d’Afghanistan.

Cependant, Mr Nasr a tenté d’expliquer que la récente entente avec Al Qaeda pouvait n’être qu’une ruse sortie de la realpolitik iranienne. : « l’Iran et Al Qaeda n’ont même pas besoin de se ressembler (ou de se confondre) pour avoir des intérêts en commun », a-t-il déclaré. « Ils peuvent même se haïr l’un l’autre, ils peuvent bien s’entretuer, leurs objectifs ultimes peuvent bien être parfaitement antinomiques, mais dans le court terme, l’Iran dispose toujours des moyens de lancer Al Qaeda contre les Etats-Unis. »

Mr Cressey, sur ce point, précise encore que la nature des relations entre le Régime iranien et Al Qaeda repose sur la tolérance (coopération), à l’opposé de toute tentative d’en prendre la direction et le contrôle.

Puis il ajoute : “Je pense que les Iraniens (Mollahs) donnent à ces types suffisamment de marge de manœuvre pour avoir leur mot à dire (être une force de nuisance et d’appoint) dans le grand jeu des relations américano-iraniennes »

Un responsable des Services de Renseignements en accord avec la vision selon laquelle la politique iranienne a choisi de coopérer avec Al Qaeda conteste l’autre version, tenue par la CIA et le Département d’Etat, selon laquelle la Force Quds opérerait de façon relativement autonome et clandestine à l’égard du pouvoir : « Il est tout simplement impossible de croire que ce que fait la Force Quds concernant Al Qaeda puisse ne pas correspondre aux décisions arrêtées par le Gouvernement lui-même », a déclaré ce responsable qui ne souhaite pas sortir de l’anonymat. « C’est à peu près la même chose que de prétendre que la direction des opérations de la CIA ne tient pas réellement compte des principales orientations de la politique américaine ».


La même source suggère que plusieurs rapports des services de renseignement démontrent que l’actuel chef de la Force Quds, le Général Qassem Sulamani a rencontré Saad Ben Laden, Mr Adel et Abu Ghait.

Le lien entre l’Iran et Al Qaeda n’a rien d’une nouveauté, dans bien des cas. La conclusion du rapport de la commission bipartisane sur le 11 septemebre 2001, par exemple, est sans appel : « Il existe des preuves irréfutables selon lesquelles l’Iran a facilité les déplacements de membres d’al Qaeda à l’intérieur et à l’extérieur de l’Afghanistan, avant le 11/09, et que l’on retrouve parmi eux quelqu’uns uns des futurs acteurs des détournements d’avion du 11/09. »

Selon la Commission, un coordinateur majeur d’Al Qaeda, Ramzi Ben Shibh a déclaré que 8 des kamikazes du 11 septembre sont, chaque fois, passés par l’Iran pour aller et revenir d’Afghanistan.

En 2005, le Sous-secrétaire d’Etat Nicholas Burns et l’ambassadeur d’alors chargé du contre-terrorisme, Cofer Black, ont tour à tour révélé que l’Amérique est persuadée que les principaux leaders d’Al Qaeda résident en Iran.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis