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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 10:06

L’Etat d’Israël reconnaît : Le reportage sur la mort de Al-Dura a été mis en scène, Uzi Barouch


C’est un véritable tremblement de terre qui vient de se produire. Après avoir, durant 7 ans, observé un silence total sur l’accusation dont son armée était l’objet - d’avoir tiré intentionnellement sur un enfant palestinien jusqu’à ce que mort s’ensuive, l’Etat d’Israël vient de se prononcer, en la personne du responsable du service gouvernemental de Presse. Celui-ci affirme officiellement que la scène filmée par le caméraman de France 2 et diffusée dans le monde entier par la chaîne nationale - au grand dam de l’Etat juif et des Juifs du monde entier, ainsi diffamés, diabolisés et mis au pilori de l’opinion publique -, est une forgerie médiatique. La nouvelle réconfortera celles et ceux qui, en Gola, ont lutté contre cette infamie durant des années, le plus souvent seuls et pratiquement sans aucun soutien, même moral, voire en butte à l’hostilité. Par contre, il est à craindre que cette prise de position officielle de l’Etat hébreu ne déclenche un scandale planétaire, surtout dans le monde arabe, voire un incident diplomatique entre Israël et la France, dont la chaîne nationale est ainsi mise en accusation. Je reviendrai sur cet aspect des choses dans un prochain éditorial. (Menahem Macina).

 

http://www.upjf.org/contributeurs-specialises/article-13189-145-7-letat-disrael-laffirme-reportage-mort-al-dura-etait-mise-en-scene-uzi-barouch.html

 

2 octobre 2007

 

Sur le site de Aroutz 7 en hébreu.

 

Titre original :

המדינה מודה: כתבת מותו של א-דורה בוימה     

Ha-medinah modah : katavat moto shel A-Dura bouïmah

 

Traduction française de l’hébreu : Menahem Macina

 


Suite à une démarche de l’organisation juridique "Shourat ha-Din" [1], l’Etat d’Israël le reconnaît officiellement, pour la première fois : « Le reportage sur la mort de Mohammed al-Dura a été mis en scène par la chaîne de télévision française [France 2]. »

 

 

Il s’agit de l’incident "Mohammed Al-Dura", à propos duquel la chaîne de télévision France 2 a diffusé un reportage qui accuse les soldats de l’Etat d’Israël d’avoir tué intentionnellement ce garçon palestinien, déclenchant ainsi, en Israël et dans le monde entier, une série d'émeutes qui se sont soldées par des centaines de morts et de blessés.

 

Jusqu’ici, l’Israël "officiel" n’avait pas répondu, de manière explicite, aux assertions de la chaîne française ; et dans certains cas, Israël avait réagi de manière contradictoire, un représentant officiel reconnaissant, en des termes hésitants, la mort de l’enfant, tandis qu’un autre la niait.

 

Daniel Seaman, directeur du Bureau de Presse israélien

Le contenu du reportage a été et est encore l’objet d’une controverse amère, au point que la chaîne a porté plainte [entre autres] contre Philippe Karsenty, qui l’accusait d’avoir mis en scène le reportage. Dans le cadre de l’appel interjeté en cette affaire, Israël a demandé récemment à la chaîne les rushes bruts filmés, tandis que, de son côté, Karsenty demandait l’appui de "Shourat ha-Din". En février de cette année et à plusieurs reprises depuis, jusqu’à maintenant, "Shourat ha-Din" s’est adressée à Dany Seaman, directeur du service de presse gouvernemental, rattaché au bureau du Premier ministre, pour lui demander de retirer leur accréditation aux journalistes de France 2 en poste en Israël, à moins que la chaîne ne rétracte publiquement l’accusation de "vider une victime de son sang" [2], et l’imputation à l’Etat juif du meurtre du garçon, et ne présente des excuses publiques à Israël. Après de longs reports, Seaman a fait part de sa décision.

 

Le contenu du reportage a été et est encore l’objet d’une controverse amère, au point que la chaîne a porté plainte [entre autres] contre Philippe Karsenty, qui l’accusait d’avoir mis en scène le reportage. Dans le cadre de l’appel interjeté en cette affaire, Israël a demandé récemment à la chaîne les rushes bruts filmés, tandis que, de son côté, Karsenty demandait l’appui de "Shourat ha-Din". En février de cette année et à plusieurs reprises depuis, jusqu’à maintenant, "Shourat ha-Din" s’est adressée à Dany Seaman, directeur du service de presse gouvernemental, rattaché au bureau du Premier ministre, pour lui demander de retirer leur accréditation aux journalistes de France 2 en poste en Israël, à moins que la chaîne ne rétracte publiquement l’accusation de "vider une victime de son sang" [2], et l’imputation à l’Etat juif du meurtre du garçon, et ne présente des excuses publiques à Israël. Après de longs reports, Seaman a fait part de sa décision.

 

Dans sa réponse, sur papier officiel du bureau du Premier ministre, ce service officiel de l’Etat d’Israël rejette, pour la première fois et sans équivoque, l’accusation du meurtre de l’enfant ; elle décrète que les images diffusées dans le monde entier ont été mises en scène, et que l’enfant Mohammed al-Dura n’a pas été tué et ne peut avoir été tué par un tir de soldats de Tsahal, car un tel résultat est contraire aux lois de la physique [= de la balistique].

 

Après quoi, le directeur du bureau de Presse énumère, un à un, l’enchaînement des faits qui ont découlé du reportage mis en scène, et détaille les nombreux incidents et pertes en vies humaines qui ont été la conséquence de sa diffusion (et entre autres, le meurtre du journaliste Daniel Pearl, les émeutes d’octobre 2000, et les nombreux attentats-suicide).

 

A l’organisation ["Shourat ha-Din"], on souligne

 

« Durant 7 ans, l’Etat d’Israël s’est abstenu de faire une semblable déclaration et a, en fait, évité de s’occuper de cette affaire, en raison de la position du ministère des Affaires étrangères, qui estimait préférable de ne pas soulever une polémique internationale à ce sujet. Parallèlement à la position du ministère des Affaires étrangères, durant toutes ces années, le "mythe al-Doura" a fait florès dans le monde entier, sans que rien n’y fasse obstacle, et sans que l’on prête attention à la politique de l’autruche du ministère des Affaires étrangères, qui a causé un tort immense à l’Etat d’Israël, aux communautés juives du monde entier, et à toute l’entrprise sioniste, comme décrit dans la lettre du directeur général du Service gouvernemental de Presse.

 

La plainte en diffamation de France 2 et Charles Enderlin à l’encontre de Philippe Karsenty, qui a remis l’affaire en course, a été retenue par le tribunal français, qui s’est basé sur le fait que l’Etat d’Israël n’a jamais affirmé que la scène diffusée dans le monde entier était, en fait, montée de toutes pièces, et qu’il n’en a jamais été fait état dans un document officiel israélien. »

 

De même, dit-on à "Shourat ha-Din" :

 

« le gouvernement israélien n’a jamais affirmé que l’enfant n’avait pas été tué, ni ne pouvait avoir été tué par un tir des soldats de Tsahal. Autrement dit, le tribunal français a décidé que le silence de l’Etat d’Israël pendant 7 ans équivalait à un aveu. »

 

Ce sont uniquement la démarche effectuée par "Shourat ha-Din" et sa demande que soit retirée leur carte de journalistes aux membres de l’équipe de France 2 en Israël, qui ont amené le gouvernement, après 7 ans de négligence très grave, à déclarer fermement ce qui est clair pour tout homme sensé dans le monde entier : les Palestiniens ne répugnent pas à la fabrication d’"informations" de presse (Pallywood) [3].

 

"Shourat ha-Din" a l’intention de continuer à agir pour faire émerger la vérité et, entre autres, former un pourvoi devant la Haute cour de justice, pour que l’on retire les cartes de presse et autres accréditations auprès du Bureau gouvernemental de presse, à tous les membres de l’équipe de France 2 en Israël – correspondants de presse, caméramans, producteurs, etc. – tant que la chaîne n’aura pas reconnu publiquement que le reportage sur l’affaire al-Dura a été mis en scène et réalisé de manière tendancieuse.

 

De plus, "Shourat ha-Din" envisage d’exiger des dommages et intérêts pour les torts et leurs effets cumulés, causés par le reportage, et, en particulier, pour la série d’attentats et d’émeutes qu’il a déclenchés.

 

Pour sa part, la Présidente de "Shourat ha-Din", Nitsana Darshan-Leitner, a déclaré :

 

« Cette version moderne de l’accusation de "vider une victime de son sang", dont est responsable France 2, a causé la mort de centaines d’Arabes et de Juifs et allumé le feu de la haine, à seule fin de faire de l’audience et de satisfaire à des normes journalistiques médiocres. Nous exigerons que les responsables de ce méfait paient pour ce qu’ils ont commis. »

 

 

Uzi Barouch

 

© Aroutz 7

 

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Notes du traducteur

 

[1] Shourat ha-Din (voir son site) est une organisation israélienne de droits civiques. Elle se présente comme un bureau de juristes israéliens, enregistré comme une organisation à but non lucratif, qui assure une représentation légale dans le cadre d'affaires judiciaires menées auprès des tribunaux israéliens américains et européens, en lien avec le conflit israélo-palestinien. Cette organisation, qui comprend de nombreux juristes, est financée par des particuliers et des fondations en Israël, aux Etats-Unis et en Europe. Elle fournit, entre autres, une aide juridique aux Palestiniens accusés de collaborer avec les Israéliens, traque les financements et tout soutien matériel, supposés fournis par la Syrie, l'Iran, l'Irak, l'Union Européenne, aux militants palestiniens.

 

[2] L’expression hébraïque est ‘alilat dam, mot à mot, 'accusation de sang'. Elle est souvent traduite, de manière restrictive, par "crime rituel", conformément aux horribles accusations des antisémites qui affirmaient que les Juifs immolaient des non-Juifs, surtout des enfants, pour les vider de leur sang et l’intégrer à leurs aliments, par exemple aux matsot de Pesah. Plus généralement, l’expression connote le fait d’être accusé de verser le sang humain, intentionnellement, voire… avec un plaisir sadique. On peut évidemment, critiquer ma tentative de traduction de l'intraduisible ‘alilat dam par "accusation de vider une victime de son sang" ; il reste que je la crois plus adéquate que celle de "crime rituel", totalement irrelevante dans la plupart des contextes modernes. 

 

[3] Pallywood : Expression créée par le professeur américain Richard Landes (voir son site). Il s’agit d’une contraction des mots 'Palestine' et 'Hollywood', pour signifier ironiquement que maints reportages palestiniens sont mis en scène, de manière parfois grandiose, comme dans des films hollywoodiens.

Mis en ligne le 2 octobre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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