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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 23:56
Pendant que les Français ne pensent qu'à leur retraite, l'islamisme avance.
Comment soutenir l'avocat Al-Lahim et sa cliente courageuse, voilà la question.

Arabie Saoudite : Une victime de viol punie pour avoir parlé
Un tribunal double la peine à laquelle avait été condamnée la victime et interdit à son avocat de s’occuper du dossier

(New York, le 17 novembre 2007) - Un tribunal saoudien a doublé la peine de flagellation à laquelle avait été condamnée une victime de viol qui avait parlé publiquement de son cas et des efforts entrepris pour obtenir justice, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le tribunal a également harcelé son avocat, lui interdisant de s’occuper du dossier et lui confisquant sa licence professionnelle.

Un fonctionnaire de la Cour générale de Qatif, qui a prononcé le jugement le 14 novembre, a expliqué que la cour avait aggravé la peine de la femme en raison de « sa tentative d’envenimer la situation et d’influencer l’appareil judiciaire par l’entremise des médias ». La cour a condamné la victime de viol à six mois de prison et à 200 coups de fouet, soit plus du double de la peine prononcée en octobre 2006, après que son verdict antérieur eut été revu par la plus haute cour d’Arabie Saoudite, le Conseil suprême de la Justice.

Human Rights Watch a appelé le Roi Abdallah à annuler immédiatement le verdict, à abandonner toutes les charges à l’encontre de la victime du viol et à ordonner à la cour de mettre un terme à son harcèlement à l’égard de l’avocat de la victime.

« Une jeune femme courageuse risque la flagellation et la prison pour avoir parlé publiquement de ses efforts pour obtenir justice », a déploré Farida Deif, chercheuse à la division Droits des Femmes de Human Rights Watch. « Non seulement ce verdict transmet aux victimes de violence sexuelle un message suggérant qu’elles ne devraient pas porter plainte mais dans les faits, il offre aussi protection et impunité aux auteurs de ces violences. »

[...]

Dans un entretien réalisé en décembre, la victime du viol a décrit à Human Rights Watch la façon dont elle a été traitée au tribunal :

« Lors de la première audience, [les juges] m’ont demandé, ‘quel genre de relations entreteniez-vous avec cette personne ? Pourquoi avez-vous quitté la maison ? Connaissez-vous ces hommes ?’ Ils m’ont demandé de décrire la situation. Ils criaient sur moi. Ils tenaient des propos injurieux. Le juge a refusé d’autoriser la présence de mon mari dans la salle d’audience avec moi. Un juge m’a dit que j’étais une menteuse parce que je ne me souvenais pas bien des dates. Ils n’arrêtaient pas de me demander, ‘Pourquoi avez-vous quitté la maison ? Pourquoi n’avez-vous pas dit à votre mari [où vous alliez] ? »

« En Arabie Saoudite, les victimes de violence sexuelle sont confrontées à d’énormes obstacles dans le système de justice pénale », a expliqué Deif. « Leurs interrogatoires et les audiences au tribunal sont plus susceptibles d’aggraver le traumatisme causé au départ par l’agression que de rendre justice ».

Lors des récentes audiences, sans raison apparente, le Juge al-Muhanna de la Cour de Qatif a également interdit à l’avocat de la victime, Abd al-Rahman al-Lahim, d’être présent dans la salle du tribunal et de représenter la jeune femme à l’avenir. Il lui a également confisqué sa carte d’identité d’avocat, délivrée par le Ministère de la Justice. Al-Lahim devra se présenter à une audience disciplinaire le 5 décembre au Ministère de la Justice, où les sanctions peuvent inclure une suspension de trois ans et la radiation de l’ordre des avocats.

Plus tôt dans l’année, Al-Lahim, qui est l’avocat des droits humains le mieux connu en Arabie Saoudite, avait envisagé d’intenter un procès au Ministère de la Justice pour avoir omis de lui fournir une copie du verdict prononcé à l’encontre de sa cliente afin qu’il puisse préparer un appel. En dépit de nombreuses protestations adressées au tribunal et au ministère, il n’a jamais reçu de copie du dossier ou du verdict.

« La décision d’interdire à l’avocat de la victime de viol de continuer à s’occuper du dossier illustre le peu de respect qu’ont les autorités saoudiennes pour la profession d’avocat ou pour la loi en général », a souligné Sarah Leah Whitson, directrice à la division Moyen-Orient de Human Rights Watch.

[...]
Les procès continuent d’avoir lieu à huis clos.

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12686

http://www.gazetawyborcza.pl/1,75477,4680186.html

Dalas sie zgwalcic? Zaslugujesz na baty i wiezienie

Marta Kazimierczyk


2007-11-17, ostatnia aktualizacja 2007-11-16 16:27

Saudyjski sad skazal na 200 batów i pól roku wiezienia ofiare zbiorowego gwaltu za to, ze w chwili porwania byla sam na sam z obcym mezczyzna   [...]
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voir aussi :

Sur cette vidéo, que je recommande de visionner attentivement, nous les voyons décapiter un homme (vivant) au couteau et abattre de balles de fusil dix autres hommes couchés sur le ventre. Les images datent de l’automne 2004. On voit que certains malfaiteurs ont déjà l’habitude de ce genre de pratiques. La décapitation est réalisée avec une aisance que seul donne l’exercice.

http://precaution.ch/wp/?p=303

D'autres vidéos disponibles pour des sites intéressés (les demander par reply).

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Avertissement :
concernant ces dernières recommandations de visionner attentivement l'exécution d'un otage au couteau, je suis en train de lire l'ouvrage suivant de Michela Marzano, qui, à mon avis, vaut le détour (je n'ai pas parlé de "vau-tour"), parce qu'il pose au moins la question de la façon dont on se place face à ce genre d'images, quels effets d'insensibilisation ils sont susceptibles de produire sur des publics même avertis, quelle information objective elles délivrent ou pas, etc.
 
Je ne sais pas, en fin de compte, qui est "gagnant" de celui qui "comprendrait enfin" parce qu'il voit ce que font les Terroristes ou des terroristes eux-mêmes, qui ont fait de leurs exactions un récit vidéo légendaire participant de tous les aspects les plus "gore" de notre propre civilisation, dont les défenses immunitaires sont attaquées de l'extérieur comme de l'intérieur...
 
Je crois en tout cas que la question mérite d'être posée, sans "sensiblerie" inutile...
 

 
 
"L'horreur-réalité" en question[29/09/07]
Philosophie
Couverture ouvrage
La mort spectacle. Enquête sur "l'horreur réalité"
Michela Marzano
Éditeur : Gallimard
75 pages / 5,50 € sur
 
Résumé :Michela Marzano analyse les mécanismes de ce qu'elle nomme "l'horreur réalité" à l'oeuvre dans les snuff movies et dans les vidéos d'exécution diffusées sur Internet, reposant sur l'humiliation et la violence exercées à l'encontre des victimes livrées à leur bourreau. Dénonçant la passivité face à ces images diffusées largement, elle insiste à déchiffrer ces images et à comprendre qu'elles ne peuvent avoir aucune valeur informative.
 
Charles Comman

L'horreur rendue visible


La mort spectacle. C'est ainsi que la philosophe Michela Marzano a intitulé son livre-enquête. Titre pour le moins trompeur. Il laisse croire que l'ouvrage est, en gros, une étude historique sur la mort rendue spectacle par nos aïeux. Et on pense tout de suite aux jeux du cirque de la Rome Antique et aux exécutions organisées sur la place publique à l'époque du Moyen-âge.

 

Mais La mort spectacle ne répond pas à cette espérance, et le lecteur a de quoi se sentir un peu floué une fois qu'il a parcouru les 77 pages. En effet, l'analyse historique est réduite à la portion congrue, trois ou quatre pages tout au plus. Michela Marzano confirme que la barbarie a toujours existé et rappelle, en citant Montaigne, que « la Nature a donné à l'Homme un penchant à l'inhumanité ». Rien de bien surprenant en somme.

 

C'est le sous-titre, « Enquête sur l'horreur-réalité », auquel il faut prêter attention, car à l'évidence, il donne tout son sens à la réflexion de l'auteure. La mort spectacle, ainsi qu'il nous l'est démontré, perdure aujourd'hui sous une forme très différente ; le concept d'horreur-réalité fait bien évidemment référence à celui de téléréalité et serait, en quelque sorte une version extrême et morbide du spectacle audiovisuel.

 

Marzano se penche sur la dimension individuelle et donc psychologique de l'horreur-réalité, aussi bien la souffrance des victimes livrées à leur bourreau que le sadisme des réalisateurs et des metteurs en scène dont l'art consiste à fabriquer un film autour de véritables humiliations, égorgements ou décapitations. Mais l'horreur-réalité comprend aussi la dimension compulsionnelle du voyeur - lorsque certains d'entre nous se gavent d'horreur grâce à la télévision ou internet.

 

Dans ces vidéos, tous les ingrédients d'une fiction sont réunis, sauf, bien entendu, qu'il ne s'agit pas de fiction. Les snuff movies, films clandestins contenant des images de véritables sévices et qui d'après la rumeur, circulaient sous le manteau dans les années 70, existent bel et bien, à notre époque. Mieux, ils circulent librement et peuvent être visionnés gratuitement. La logique est chaque fois la même : les groupes terroristes islamistes filment les meurtres de leurs otages occidentaux et au nom du droit à l'information, des chaînes de télévision ou des sites internet n'hésitent pas à diffuser ces vidéos absolument insoutenables.


 

Des images morbides sans valeur informative

 

La mort spectacle nous alerte sur les dangers qui guettent une société dont un des passe-temps consiste à se délecter d'images cruelles ou, en tout cas, à les regarder de manière impassible au journal télévisé, pendant le dîner familial. Michela Marzano a dès lors raison de dénoncer les dérives du droit à l'information qui conduisent parfois le professionnel de l'audiovisuel, involontairement sans doute, à alimenter la propagande ou à flatter le plaisir morbide du téléspectateur.

 

En conclusion, l'auteure entrevoit une issue au problème de l'horreur-réalité. Lesdits professionnels devraient prendre leur responsabilité et « aider le public à déchiffrer ce genre d'images et à lui expliquer qu'elles n'ont aucun contenu d'information ». Michela Marzano a au moins eu le mérite d'aborder la question de la solution.


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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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