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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 13:11
Fr 2 et Enderlin n’expliquent pas à la Cour les incohérences et contradictions de l’incident Al-Dura
Je l'ai écrit ici à plusieurs reprises: tous les superlatifs sont épuisés pour qualifier l'excellence des reportages, interviewes et analyses de Véronique Chemla, collaboratrice de Guysen International News. Son compte-rendu, que je reproduis intégralement ci-après, confirme mes appréciations. Je dirai même qu'il atteint un sommet. C'est la quintessence de tout ce qu'il faut savoir, non seulement sur l'affaire, mais surtout sur les démêlés médiatiques et judiciaires qui opposent les accusateurs et les défenseurs de France 2 et de son correspondant permanent en Israël, Charles Enderlin. L'apparat de notes est remarquable et précieux. Je me suis permis d'y insérer quelques références supplémentaires. En conclusion, voici un document qui fera date et que nul, s'il veut se faire une idée complète de l'affaire, et a fortiori, en traiter, ne pourra se passer. Merci à V. Chemla et à Guysen pour cette "somme", dont, bien entendu, je recommande chaudement la diffusion urbi et orbi. (Menahem Macina).

03/03/08

 

Par Véronique Chemla pour Guysen International News
2 mars 2008 22:38
Le 27 février 2008, Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation
des médias Media-Ratings(1) , a listé devant la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris les incohérences, contradictions et invraisemblances relatives au reportage filmé au carrefour de Netzarim
(bande de Gaza) et diffusé au JT de France 2 le 30 septembre 2000.
Ce qui l’amenait à maintenir ses propos initiaux
- « faux reportage » - et à souligner la « mise en scène de la mort
de Mohamed al-Dura ». Ce qui a fortement embarrassé Arlette Chabot, directrice
de l’information de France 2, et Charles Enderlin, correspondant en Israël de la
chaîne publique, démunis d’explications pour contrer les objections de l’appelant.
Reportage sur des débats tendus.


Devant la salle de la 11e chambre de cette Cour, où s’agglutinent des dizaines de
personnes une dame interroge une voisine venue soutenir Charles Enderlin :
« Pourquoi Charles Enderlin a-t-il affirmé n’avoir pas diffusé la scène de l’agonie de
Mohamed al-Dura parce qu’elle était insoutenable, alors qu’il n’y aucune scène
d’agonie dans les rushes qu’il a présentés en novembre 2007 à la Cour (2) ? »
Sa voisine se tait, en souriant avec assurance.
L’audience de plus de six heures devant cette Cour a souvent ressemblé à
cette scène, à la différence que Charles Enderlin et Arlette Chabot furent visiblement
gênés face à la démonstration de Philippe Karsenty. Celui-ci avait interjeté appel du
jugement de la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance de Paris le condamnant
en 2006 (3) pour diffamation à l’égard des intimés car il avait notamment qualifié
d’« imposture médiatique » ces images controversées.
La présidente de la Cour, Laurence Trébucq, s’improvise gendarme pour dégager un
espace dans le hall attenant à la salle d’audience. Elle fait ajouter des chaises dans
cette salle, traite quelques affaires et fait entrer la presse. A Philippe Karsenty, elle
ordonne : « Vous vous tairez quand je vous le dirai ».
Afin d’accueillir la foule compacte qui s’exaspère bruyamment dans le hall, elle décide que l’audience aura lieu dans une salle plus vaste.

Le refus d’entendre comme témoin un
expert balistique

Là, Arlette Chabot, directrice de l’information
de France 2, se place discrètement parmi le
public, puis rejoint Charles Enderlin et un
responsable de France 2 dans les bancs où
se sont placés les intimés. Le cameraman
palestinien Talal Abou Rahma, qui a filmé les
images controversées, demeure absent des
audiences.
Dans le banc derrière celui des avocats de
l’appelant, est assis le Dr Richard Prasquier,
président du CRIF (Conseil représentatif des
institutions juives de France). Il avait
demandé le 14 août 2007 à France 2 de rendre publics les rushes tournés
le 30 septembre 2000 par Talal Abou Rahma. Le 15 janvier 2008, il s’est exprimé
en faveur de la création d'une commission d'enquête technique composée de
spécialistes - en balistique, de la médecine légale, des images, etc. - pour analyser
ce reportage contesté (4). Sur le chemin menant à cette salle, une spectatrice lui
déclarait que « ces images ont attisé l’antisémitisme » et évoque « l’agression
antisémite dont [son] fils a été victime : « Moi, je peux [faire face]. Mais un enfant ! »
Patrick Klugman, membre du comité directeur du CRIF et vice-président de SOS-Racisme, s’assied du côté de France 2 en expliquant que cela ne revêt aucune signification.
Cette fois-ci, Charles Enderlin répond aux questions posées par les journalistes. L’une
d’elles est accueillie fraîchement par les intimés qui ne semblent pas avoir apprécié
son article sur l’audience de visionnage de ces rushes émaillés de saynètes de guerre.
Cette journaliste se défend : « J’ai fait mon travail de journaliste ». « Alors faîtes votre
travail de journaliste ! », lui intime Arlette Chabot. « C’est ce que je fais ! » lui répond
cette journaliste qui soulève des questions pertinentes auprès de Charles Enderlin.
Celui-ci l’informe qu’il va présenter des images des mêmes scènes, mais prises sous
un angle différent, ce qui démontrera la réalité des blessures des Palestiniens.
La Présidente Laurence Trébucq présente ses « excuses pour n’avoir pas » prévu
la tenue de l’audience dans une salle suffisamment grande pour accueillir tant de
spectateurs. Puis, elle rappelle au public les consignes à respecter, à peine
d’expulsion de la personne troublant la sérénité des débats, voire celle de tout le
public. Un rappel qu’elle répètera quand les partisans de l’une ou l’autre partie
exprimeront leur soutien. L’audience demeurera très attentive, malgré la longueur
inattendue de l’audience.
Philippe Karsenty et son avocat demandent que soit entendu, « dans le respect du
contradictoire », l’expert balistique Jean-Claude Schlinger, missionné par l’appelant et
auteur d’un rapport exonérant Israël de la responsabilité des tirs qui, selon
Charles Enderlin et son cameraman, auraient le 30 septembre 2000 tué Mohamed et
blessé Jamal al-Dura (5).
Jean-Claude Schlinger a étudié des images de France 2, d’agences de presse et de
médias - Associated Press, Reuters, BBC - disponibles « dans les mois ayant suivi
l’incident du 30 septembre 2000 ».
Dans son rapport, il conclut : « Il est sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en
scène » (6).
Une demande considérée comme tardive par les intimés et inutile par le représentant du
ministère public, l’avocat général Antoine Bartoli, car ce rapport a été communiqué aux
parties et aux juges. Après une pause, la Cour rejette cette requête.

Le visionnage de la présentation
PowerPoint de Philippe Karsenty

Philippe Karsenty et l’un de ses deux
avocats, Me Patrick Maisonneuve, sollicitent
de la Cour l’autorisation de visionner un
document pour « compléter l’information sur la
scène objet de la discussion ».
« Je ne veux pas donner l’impression de fuir la
vérité », assure Me Francis Szpiner.
L’avocat général Antoine Bartoli s’en « rapporte
à la Cour ».
La Cour « est favorable à cette demande
concernant une présentation qu’elle va
découvrir : pour des raisons techniques, elle n’a pu en voir le contenu d’une durée
d’environ 30 minutes.
La présidente Laurence Trébucq fixe le programme de l’audience : visionnage de cette
présentation de Philippe Karsenty et du CD-Rom des parties civiles, puis les plaidoiries
et les réquisitions de l’avocat général. Elle réitère les règles : Philippe Karsenty et
Charles Enderlin s’arrêteront « de parler quand la Cour dira Stop ! »
Sur le côté gauche de la salle, Philippe Karsenty se place près de son moniteur, pour
être quasi face à la Cour, et presque de dos au public. Quittant leurs bancs, les
intimés et leurs avocats s’agglutinent à quelques mètres face à l’écran, de profil par
rapport à la Cour.


« Talal Abu Rahma, supermenteur » (Philippe Karsenty)
Philippe Karsenty mentionne la présence de dix secondes de rushes de France 2, non
diffusés par cette dernière, mais par la BBC.
« Ces rushes n’ont jamais été donnés à la BBC », assure Arlette Chabot. Ce que
répète en exultant Me Francis Szpiner, avocat de France 2 et de Charles Enderlin.
« J’ai acquis ces archives auprès de la BBC. Je peux vous apporter la facture », affirme
Philippe Karsenty. La Présidente rappelle qu’il ne peut pas présenter de « pièces
supplémentaires ».
Vite, Arlette Chabot se ravise : « Je me demande si Charles Enderlin ne les a pas utilisés
dans un autre sujet… »
Philippe Karsenty désigne le time code (7) de la BBC qui authentifie ces images
cruciales, postérieures à celles où Charles Enderlin (8) annonce l’enfant mort et dans
lesquelles l’enfant bouge. Philippe Karsenty commente un document d’une douzaine de
Questions/Réponses illustrées de manière didactique et vivante par des cartes, des
photos, le reportage incriminé, des rushes d’agences de presse présentes au carrefour
de Netzarim, des saynètes de guerre simulée(10), des interviews par Canal + ou
Esther Schapira (9) de protagonistes, en particulier Talal Abu Rahma, qui se
contredisent avec aplomb, etc.
Exemples. Combien de minutes de l’incident al-Dura Talal Abu Rahma a-t-il filmé ?
En 2000, ce cameraman affirmait sous serment avoir filmé 27 minutes, puis en 2001
il réduisait cette duré à six minutes. A Esther Schapira, Charles Enderlin parlait
d’« environ 30 minutes ». Cet incident dure moins d’une minute dans les rushes de
France 2 visionnés en 2007 devant la Cour d’appel de Paris(11).
Combien de cameramen étaient présents au carrefour de Netzarim ? Talal Abu
Rahma évoquait « 20, 25 à 30 cameramen ». Lors de l’audience, ce nombre est fixé
par France 2 à « au moins quatre cameramen, dont Talal Abu Rahma » et ceux de
Reuters et d’AP (Associated Press).
Que tournaient Reuters et AP au même endroit ? Des saynètes de guerre, mais
pas l’incident al-Dura. En tout cas, aucun film de ces cameramen sur les al-Dura n’est
visible pour diverses raisons selon leurs auteurs : film « brûlé », film raté au
développement, etc.
Combien d’impacts résultent du tir nourri visant les al-Dura ? En 2001, Talal Abu
Rahma déclarait : « Les balles pleuvaient autour de nous comme de la pluie ». Et ce,
pendant « 45 minutes ». Sur le mur derrière les al-Dura, il n’y a que huit traces pouvant
être des impacts de projectiles. Soit un tir toutes les cinq à six minutes.
Où sont les balles censées avoir blessé le père et tué l’enfant(12)? Talal Abu Rahma a
indiqué qu’un général palestinien les détient. A la suite des dénégations de ce
dernier, il s’est emberlificoté dans ses explications en affirmant que « France 2 a
récupéré les balles dans le mur », puis a concédé en souriant les détenir :
« Nous avons nos secrets… »
Pourquoi Talal Abu Rahma n’a-t-il pas filmé l’évacuation par ambulance de
Mohamed al-Dura mort, lui a qui en filmé plusieurs auparavant ? « Il n’avait plus de
batterie dans sa caméra », avance Charles Enderlin. « C’est faux. Il lui restait la
moitié de sa cassette et de la batterie comme il l’a affirmé à Esther Schapira »,
assène Philippe Karsenty.
Pourquoi Charles Enderlin fait-il confiance à Talal Abu Rahma ? Interviewé par
Esther Schapira, il évoque la « désinformation israélienne » qu’il distingue des
« Palestiniens qui sont des cameramen journalistes professionnels ». Il défend son
cameraman : « Talal a la carte de presse israélienne, un laissez-passer israélien.
Quand nous voulons savoir si un cameraman appartient à une organisation, a maille
à partir avec Israël, on vérifie auprès du Shin Bet, le service intérieur de
renseignement israélien ».
Philippe Karsenty réplique vivement en citant Daniel Seaman (13), directeur du
bureau de presse gouvernemental (GPO) qui dépend du Premier ministre israélien,
qualifiant Talal Abu Rahma de « menteur ».
Lapidaire, il résume : « Arlette Chabot fait confiance à Charles Enderlin qui fait
confiance à son cameraman super menteur ».
Guysen a révélé le 2 mars 2008 que Talal Abu Rahma, cameraman palestinien de
France 2, n’a plus de carte de presse israélienne depuis 2002.

« Charles Enderlin se trompe et nous trompe » (Philippe Karsenty)
Qui est prévenu et qui est partie civile ? Qui est sur la défensive et qui poursuit ?
Même la présidente Laurence Trébucq s’y perd. Et pourtant, cette qualité traduit aussi
un rapport de force patent et induit des obligations en termes de charge de la preuve.
Sans explications convaincantes, les parties civiles pinaillent sur des éléments
marginaux de la démonstration – nombre d’enfants de Jamal al-Dura -, sans ébranler
la pertinence de l’argumentation de Philippe Karsenty. Elles s’engouffrent dans les
minuscules failles ou supposées telles pour stigmatiser l’impudent qui, sans carte de
presse, se permet de critiquer Charles Enderlin et Talal Abu Rahma, titulaires, eux,
du précieux Sésame (14).
Philippe Karsenty s’étonne que Jamal al-Dura
soit plâtré à des endroits exempts la veille
d’impacts de balles ou de traces de sang,
et que du sang soit visible sur son plâtre.
Il informe la Cour que Jamal al-Dura
avait été attaqué en 1992 à coups de hache
par des Palestiniens qui l’accusaient de
collaborer avec Israël. Soigné à Gaza,
ce dernier avait bénéficié, grâce à son
employeur israélien, d’une opération dans un hôpital israélien en 1994. A l’appui de ses
dires, Philippe Karsenty cite le dossier médical de Jamal al-Dura.
« Même les Palestiniens ont droit au respect de leur vie privée. Comment vous
êtes-vous procuré ce dossier médical ? », s’offusque Me Francis Szpiner.
« Je l’ai reçu par La Poste », réplique Philippe Karsenty. Rires dans la salle.
Philippe Karsenty fait part du refus de CNN de diffuser la première ces images pour
ne pas les authentifier. « Avez-vous une attestation de CNN le prouvant ? »,
interroge Me Francis Szpiner. L’appelant n’en a pas, mais présente sa source :
Ton rêve est mon cauchemar
, un livre d’Elisabeth Schemla (15). « C’est l’homme qui
a vu l’homme qui a vu l’ours… », persifle Me Francis Szpiner.
Quant aux témoignages de cameramen palestiniens présentés par les intimés,
la graphologue missionnée par Philippe Karsenty conclut qu’ils sont écrits par… Talal
Abu Rahma. Ce qui incite l’appelant à évoquer d’autres « faux ».


Véronique Chemla

________________________________________________

(1) www.m-r.fr/.  
(2) Véronique Chemla, le 15 novembre 2007
Mohamed al-Dura est vivant à la fin des rushes de France 2 !
(3) Le 22 novembre 2004. M-R.fr publiait "France 2 : Arlette Chabot et Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions immédiatement", un des deux textes aux passages jugés diffamatoires. Le 19 octobre 2006, Philippe Karsenty a été condamné par la XVIIe chambre du TGI de Paris pour diffamation à une amende de 1 000 euros, à verser à chaque partie civile un euro de dommages intérêts et à la chaîne publique et à son journaliste ensemble 3 000 euros au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale (frais de justice). Véronique Chemla, le 19 septembre 2006
La justice française se prononcera sur les images controversées de la mort de Mohamed al-Dura
(4) Sur RCJ, il avait poursuivi : ''Ces professionnels doivent enquêter sur les documents primitifs - le master - pour avoir des images de meilleure qualité afin d'éclaircir ce qui s'est passé. Ce qui ne s'est jamais fait auparavant. Ces images de la mort de Mohamed al-Dura, telles qu'elles ont été présentées par Charles Enderlin, annoncées par des chaînes, refusées par CNN, sont très graves. Elles ont tué, car elles ont créé des vocations de terroristes. C'est faux de dire : ''Maintenant, cette affaire, c'est du passé''. Les [images] de France 2 sont extrêmement troublantes. J'ai été très troublé''. (GIN, 15 janvier 2008).
(5) Sur des images filmées par Talal Abu Rahma, Charles Enderlin avait dit lors du reportage diffusé au JT le 30 septembre 2000 : « Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé’’.
(6) Jean-Claude Schlinger est expert en Armes et Munitions près la Cour d’Appel de Paris et agréé par la Cour de Cassation. Son rapport est publié intégralement [en pdf.], voir ici. Véronique Chemla, "Un expert balistique estime «sérieuse» la possibilité d’une «mise en scène» de la «mort» de Mohamed al-Dura", 27 février 2008.
(7) Le time code est un indicateur temporel affiché sur l’image.
(8) Charles Enderlin se trouvait à Ramallah pendant que Talal Abu Rahma se trouvait au carrefour de Netzarim.
(9) Esther Schapira a réalisé, pour la chaîne allemande AR, le documentaire Qui a tué Mohamed al Dura ? (2001-2002), disponible en DVD. [Désormais accessible, en vidéo et en transcription. Voir
(10) Evacuations par ambulances de Palestiniens simulant des blessures, Palestiniens passant calmement devant le poste militaire israélien, etc.
(11)Talal Abu Rahma a déclaré le 3 octobre 2000, sous la foi du serment, au Centre palestinien des droits de l’homme : ''J’ai filmé approximativement 27 minutes de l’incident [al-Dura] qui a duré 45 minutes". En septembre 2001, il répond à la réalisatrice Esther Schapira : « J’ai filmé environ six minutes de la scène des al-Dura. Six minutes sur 45 minutes de tirs sur l’enfant ». J’ai fourni six minutes de la scène des al-Doura. J’ai filmé du début des tirs jusqu’à la fin ». Dans les rushes de France 2 visionnés par la Cour d’appel de Paris le 14 novembre 2007, la scène des al-Dura dure moins d’une minute.
(12) Jamal al-Dura se plaint « de balles qui lui ont arraché les muscles et pulvérisé l’os ».
(13) Le 2 mars 2008, Daniel Seaman a déclaré à GIN-Paris : « Charles Enderlin n’a pas respecté le minimum de critères professionnels journalistiques de vérification, avant d’accuser Israël d’avoir tué Mohamed al-Dura. Il y a suffisamment de preuves de sources indépendantes prouvant l’incident al-Dura a été mis en scène pour les caméras. L’Etat d’Israël respecte énormément les médias. De nombreux médias du monde arabe travaillent librement en Israël. Les autoriser à travailler librement en Israël n’implique pas que nous soyons d’accord avec leurs positions. Comme toute démocratie, Israël assure une liberté absolue à la presse et ne retire pas aisément les accréditations de presse aux journalistes. Ceci est particulièrement vrai pour les journalistes travaillant pour la respectée France 2. Charles Enderlin est pleinement conscient de cela et se cache derrière cela pour tenter de distraire l’attention de son manquement professionnel. Le fait que Charles Enderlin dispose toujours de son accréditation presse de l’Etat d’Israël atteste de la force et de la tolérance de la démocratie israélienne, et non de l’intégrité du reportage de Charles Enderlin ce [30 septembre 2000]. La question n’est pas ’’Pourquoi Charles Enderlin a-t-il encore de son accréditif presse de l’Etat d’Israël ?’’, mais plutôt pourquoi France 2 l’emploie-t-elle encore ?»
(14) Ibid.
(15) Ce livre a été publié par Flammarion en 2001. Entretien exclusif avec Charles Enderlin par Elisabeth Schemla, 1er octobre 2002.
(16) Un Palestinien tire avec son arme à feu au travers d’un trou comme s’il s’était engagé dans un échange de tirs avec des soldats israéliens. Les images antérieures montrent la mise en scène : entouré de Palestiniens nonchalants, ce Palestinien tire dans… une pièce vide. Un Palestinien déambule calmement devant le poste israélien sans crainte d’être touché par des tirs, etc.
(17) Véronique Chemla, "Une manifestation calme pour remettre le Prix de la Désinformation à Charles Enderlin et France 2", 3 octobre 2002.
(18) Ce 27 février 2008, des médias anglo-saxons, français, arabes et israéliens sont représentés. Peu de médias français ont publié des comptes-rendus de l’audience instructive de visionnage des rushes de France 2. Voir ici, et ici.
(19) Véronique Chemla, "France 2 a accepté de remettre ses rushes de l’incident al-Dura à la Cour d’appel de Paris", 9 octobre 2007.
(20) Après avoir rappelé les rétentions d’informations, notamment des Palestiniens, le colonel Shlomi Am-Shalom, porte-parole adjoint de Tsahal, écrit le 10 septembre 2007 : « Nous sommes bien conscients des tentatives de mises en scène médiatisées et comme un doute s’est insinué à cet égard envers le dit reportage ».
(21) Nicolas Ciarapica, directeur de publication des sites Internet Blogdei/Bethel, a mis en ligne le 24 février 2006 la 2e partie de l’article Le grand ras-le-bol des Français juifs écrit par Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Mena, dont des passages ont été jugés diffamatoires par la XVIIe chambre du TGI de Paris. Ce protestant évangélique ami d'Israël a été condamné, le 12 février 2008 pour diffamation raciale à l'égard de Charles Enderlin, à une amende de 1 000 euros avec sursis, et à verser un euro de dommages et intérêts et 1 000 euros au titre des frais de justice, à Charles Enderlin. Il devra publier le jugement sur ses sites pendant deux mois. Véronique Chemla, le 12 janvier 2008,
Charles Enderlin poursuit un chrétien ami d’Israël dans l’affaire al-Dura,
(22) « Aaron Hauptman publia, le 12 novembre 2000, dans le courrier des lecteurs du quotidien Haaretz, une violente critique des théories formulées de façon indépendante par Yossef Doriel. Celui-ci assigna Aaron Hauptman en justice pour diffamation à son égard. Le tribunal de Tel-Aviv relaxa Aaron Hauptman. Il qualifia l’enquête de Yossef Doriel de « non professionnelle et non objective ». « Le travail de la commission d’enquête de Tsahal relative à l’Affaire al-Dura n’a pas été envisagé » par ce tribunal. Yossef Duriel interjeta appel et la Cour du district de Tel-Aviv a fait droit à sa demande et a récemment réformé le jugement de première instance. (Sources : Mena et GIN, "Enderlin à nouveau pris par la Ména en flag de contrevérité", 19 juin 2006).
(23) Me Francis Szpiner est aussi l’avocat de la famille d’Ilan Halimi (z’’l), kidnappé, torturé et tué en février 2006 par le gang des Barbares, dont le chef est Youssef Fofana.
(24) Robert Faurisson nie l’existence des chambres à gaz des camps nazis d’extermination lors de la Seconde Guerre mondiale et la Shoah. Il a été condamné par la justice pour contestation de crimes contre l’humanité. Le 4 juillet 2007, la Cour d’appel de Paris a confirmé sa condamnation pour avoir tenu des propos négationnistes en février 2005 sur la chaîne iranienne Sahar 1.
(25) Dans son livre 11 septembre 2001 : L’effroyable imposture (2002), Thierry Meyssan nie que deux avions se soient écrasés sur les Twin Towers (New York) et qu’un avion [ait été lancé] sur le Pentagone, dans le cadre d’un attentat terroriste islamiste. Il diffuse une théorie du complot américain.
(26) Antoine Bartoli s’était prononcé contre la communication des rushes par France 2 et Charles Enderlin. Véronique Chemla, le 19 septembre 2007,
La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura.
(27) Le 12 octobre 2000, Yossi Avrahami (z’’l) et Vadim Nurzhitz (z’’l), deux soldats israéliens, qui s’étaient égarés à Ramallah, ont été sauvagement tués dans un commissariat de Ramallah (Cisjordanie) et leurs dépouilles, mutilées par une foule palestinienne voulant venger la mort de Mohamed al-Dura; voir la vidéo sur YouTube. Une équipe de la chaîne de télévision italienne Retequattro (Mediaset) a filmé ces faits. Ses images ont été diffusées dans le monde, suscitant l’horreur devant cette barbarie. L’Autorité palestinienne a été mécontente de cette mauvaise image donnée d’elle. Par crainte de représailles, « toutes les télévisions italiennes présentes à Jérusalem, Gaza et la Cisjordanie, ont plié bagage. A l'origine de ce branle-bas de combat : les images exclusives du lynchage des soldats israéliens à Ramallah, tournées par une équipe de Retequattro (Mediaset), et la lettre de Riccardo Cristiano, l'un des deux correspondants de la RAI à Jérusalem, adressée à l'Autorité palestinienne. Dans celle-ci, le journaliste, s'adressant à ses “chers amis de Palestine” indiquait, à propos des images de Ramallah. « C'est une chaîne privée italienne en concurrence avec nous (et non la chaîne de télévision officielle italienne) qui a filmé les événements. Par la suite, la télévision israélienne a transmis les images en les attribuant à une chaîne italienne, créant ainsi l'impression dans le public qu'il s'agissait de la RAI. Je veux souligner auprès de vous que ce n'est pas le cas parce que nous, nous avons toujours respecté (et continuerons de le faire) les procédures journalistiques prévues par l'Autorité nationale palestinienne pour le travail en Palestine et nous, nous sommes crédibles dans notre travail ». Craignant des représailles contre les journalistes, notamment Anna Migotto, auteur des images de Ramallah, Mediaset sonne le rappel de ses équipes (ce genre de document rend les Palestiniens furieux : non seulement il donne une mauvaise image d'eux, mais permet aux Israéliens d'identifier les coupables). Au siège de la RAI, on jure ne pas être au courant de la lettre de Cristiano, lequel est aussitôt convoqué à Rome. La télévision publique assure que le comportement du journaliste “est étranger à la manière dont la Rai conçoit le rôle de l'information” mais repousse les accusations de délation ». Eric Jozsef, L'Italie replie ses caméras, Libération, 21-22 octobre 2000.
(28) « Depuis le début de la deuxième Intifada, une grande partie de la presse [de l’Autorité palestinienne] s’est mise au service de la cause palestinienne. Après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, l’Autorité palestinienne, de crainte de voir son image ternie, a multiplié les pressions sur les journalistes pour les empêcher de couvrir des mouvements de soutien à Oussama ben Laden ». RSF, Rapport annuel 2002 - Censure et autocensure : des journalistes toujours sous la botte des dictateurs au Maghreb et au Moyen-Orient.
(29) Gérard Huber. Contre-expertise d’une mise en scène. Editions Raphaël. Paris, 2003. 242 pages. ISBN : 2-87781-066-6 [épuisé: l'auteur a mis en ligne une version pdf du livre sur son site. Note d'upjf.org]. Interview de Gérard Huber, par Véronique Chemla.
(30) A l'Assemblée nationale (Paris), Roland Blum, député (UMP), a déposé le 8 novembre 2004 une question écrite à Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Communication, '' relative à des images ... dont l'authenticité ainsi que l'interprétation sont contestées. Il s'agit du reportage, fait par un reporter palestinien de [France 2], qui se serait ensuite rétracté, et du correspondant permanent de la chaîne en Israël, censé montrer l'assassinat d'un enfant palestinien par des militaires israéliens, sous le regard du père ». M. Blum lui demande de « bien vouloir lui préciser si les faits qui ont été rapportés par la chaîne publique sont exacts, et dans le cas contraire, de lui faire connaître les résultats de l'enquête qu'il n'aura pas manquée de prescrire ''. GIN, 21 novembre 2004.
(31) Charles Enderlin a déclaré à Télérama : «J'ai coupé l'agonie de l'enfant. C'était insupportable... Cela n'aurait rien apporté de plus».
(32) La mort de Mohamed al-Dura tué par des tirs israéliens.
(33) Le journaliste juif américain Daniel Pearl (z’’l) a été égorgé avec sur le fond de l’image de la vidéo de son exécution, celle de Mohamed al-Dura.

 

© Guysen International News 

 

 

Mis en ligne le 03 mars 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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