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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 16:06
On a largement fait écho aux plaintes victimaires des agents de la guerre psychologique contre Israël, et de leurs "correspondants de guerre", Reuters, AFP, AP, ou comme Patrick de St-Paul, du Figaro, rédigeant ses compte-rendus à la sortie des boîtes tel-aviviennes, "comme si vous y étiez". Il est temps de se fier aux retours du terrain et à ce qu'en disent les journalistes de proximité (S. Juffa, de la Mena) et les recueils de témoignages des commandants de Givati qui s'y trouvaient et savent précisément ce que Tsahal a fait et comment il l'a fait ou pas, avec quel esprit de "pureté des armes", de précision professionnelle distinguant clairement entre membres des milices para-militaires et civils (142 miliciens tués et 23 civils, selon les chiffres recoupés par la Mena, mêmes proportions concernant les blessés). Les premiers jours, les premières heures de combat ont démontré une relative endurance et résistance des hommes d'Haniyeh, mais, au fil du temps, il semble bien qu'ils aient perdu la maîtrise de leurs nerfs ("hystériques et confus", se lançant "naïvement" sur les positions de Tsahal, selon un officier israélien interrogé. Puis refusant étrangement le contact, se contentant de pilonner, plutôt qu'affronter, ensuite) et d'un terrain qu'ils sont censés connaître parfaitement.

La plupart des  "combattants" du Djihad sait où et quand, comment se replier et se cacher derrière femmes et enfants, ou envoyer ceux-ci récupérer les armes des djihadistes passés de vie à trépas, plutôt que de se risquer eux-mêmes, dans leurs actes de lâcheté incomparable qui les couvrira de honte jusqu'au paradis des 72 vierges. A l'inverse de tout esprit militaire, ils protègent leurs tristes vies plutôt que de défendre les leurs : leur défaite n'est pas seulement guerrière (par manque de "moyens" ou d'aguerrissement), mais surtout psychologique, étant donné ce que leur idéologie macabre les autorise à faire pour se sortir des situations intenables ou difficiles...

Israël a tout lieu d'être fier du comportement d'excellence de ses combattants se sacrifiant les uns pour les autres pour en sauver d'autres sous les tirs nourris des "Fous d'Allah", ou refusant, blessés, de quitter le théâtre d'opération avant que la mission ne soit complète. Au contact, les pertes ont été minimes (2 tués dans les premières heures et huit blessés, dont 6 sont encore hospitalisés) même si elles sont déjà de trop, au regard des guets-apens multiples et du terrain miné d'avance qui les attendaient en entrant dans Gaza...

Il semble, à la lumière de ces témoignages, que Khoref Kham ait servi de ban d'essai pour évaluer l'état des forces en présence et le mental au combat des unités d'élite impliquées, ainsi que la coordination inter-armes, suite aux erreurs et fiascos enregistrés dans la conduite de la 2nde guerre du Liban. On dira que le Hamas n'est pas le Hezbollah et que son comportement désordonné, voire paniqué face aux initiatives courageuses de Tsahal, n'est pas à la hauteur de ses prétentions et de ses cris de "victoire" schizophrénique, confondant réthorique sans substance, réalité des faits, pertes tactiques et stratégiques face à des actions ciblées. A noter, du reste, que le même sentiment de triomphe n'a guère trouvé d'écho chez Nasrallah, à Damas ou Téhéran, qui se sont contentés de déplorer la "cruauté" israélienne légendaire en pays arabo-musulmans... Est-ce à dire que les commanditaires sont déçus? Ou déprimés depuis la perte de leur "général en chef", Imad Haniyeh?

Néanmoins, depuis longtemps, le Hamas et le Djihad sont sous la coupe des mêmes formateurs syriens et iraniens que le Hezb., disposent aujourd'hui de moyens militaires bientôt équivalents (en qualité et non en quantité), utilisent les mêmes explosifs ou missiles, rpg, etc. La mission a été levée essentiellement parce que les plus téméraires se sont enfuis vers l'Ouest de Gaza de façon à échapper aux coups de Tsahal. Parmi les plus valeureux du Hamas, beaucoup sont tombés, des caches d'armes ont explosé (entraînant malheureusement, dans leur fracas, des résidents dont les habitations leur servaient de couverture) ou ont été dévoilées par le génie, 70 à 80 (tiens?, des "martyrs"qui se rendent? Comment est-ce possible?) sont désormais dans les geôles israéliennes... Les enseignements de ces cinq jours sont réplicables ailleurs, au nord, à l'est comme au sud, face au même type de guérilla urbaine sous couvert de population dense...

On sait désormais qu'une armée qui sait éviter trop de marges d'erreurs ou les corriger est en situation de balayer les 15 000 hommes du Hamas en assez peu de temps, si telle était la volonté du politique lui en donnant l'ordre. On sait également que la meilleure "arme" et défense du Hamas consiste en des zones sur-peuplées où lever la "main d'oeuvre" pour servir d'abri provisoire à des vierges effarouchées qui préfèrent exposer et envoyer leurs familles à la mort et le crier au journal télévisé ou sur France-Info plutôt que de subir la punition assortie à leurs exactions terroristes sur les populations des villes alentour...

Le "prix médiatique" de ce genre d'opérations, restreintes en volume et dans le temps (à peine un régiment de 2 000 hommes mobilisés face aux 15 000 terroristes qui s'auto-proclament aguerris) reste t-il trop élevé, face à la couardise des islamistes et à leurs coups de vice? Ne valait-il pas mieux engager d'emblée une opération d'envergure plutôt que d'y revenir, de faire jazer, laisser le monde compatir, "abasourdi", avec le malheur d'être un être destiné depuis l'enseignement scolaire de la haine, au meurtre de masse et de civils? Israël, Etat souverain, n'a pas à se justifier de défendre ardemment les siens, lorsque son devoir le lui intime. (à suivre...)

Givati officers: Lessons from Lebanon implemented in Gaza
 

Commanders from infantry brigade back from Gaza operations attest to bravery displayed by soldiers during Warm Winter mission; say they arrested 70-80 Palestinians, collected many weapons

Ron Ben-Yishai

Published:  03.04.08, 15:04 / Israel News

During the Warm Winter operation in the Gaza Strip, the lessons learned from the Second Lebanon War were implemented and soldiers showed tremendous bravery, Givati officers said in a conversation on Tuesday. The military men spoke about complex fighting that accentuated the bravery of their soldiers.

 

At the beginning of the battles, a platoon commander identified a Hamas gunman that threw a grenade and injured some of the troops under his command. The officer approached the militant, managed to dodge a grenade that he threw at him and then threw his own grenade through the window where he was lying in wait and killed him.

 

Southern Front
 
IDF operation in Gaza ends, soldiers leaving Strip  / Hanan Greenberg
 
(Video) First stage of Operation Warm Winter comes to an end, as infantry and armor forces begin to pull out of northern Gaza Strip. 'The troops faced the missions they were tasked with courageously,' military source tells Ynet. Meanwhile, IAF continues to strike in Gaza; Palestinians report two gunmen killed
Full story
 

Officers in the brigade spoke about a combination of complex and sophisticated urban warfare and fighting principles such as commitment to the mission and pushing for contact with the enemy that stood out among the soldiers and commanders. They said soldiers implemented a considerable amount of the lessons learned in the Second Lebanon War.

 

One of the stories that stuck out was of a machine gunner who was moderately wounded after receiving a bullet wound to the hand. Despite his injury, he refused to be evacuated and continued to advance with his company even though he was no longer able to serve as a machine gunner. He was only evacuated after the first phases of the fighting were completed.

 

With regards to the performance of Hamas gunmen in the clashes, the officers said that the militants fought fiercely during the initial stages of the operation.

 

However, after the IDF burst through their formations, many of them retreated and only fired at Givati troops and tanks from the 74th battalion from afar.


Before the incursion into Gaza (Photo: Amir Cohen)

 

In one of the battles, a Givati company commander was injured and began hemorrhaging dangerously large amounts of blood. According to the officers, an armored personnel carrier (APC) set out to evacuate the wounded comrade and, despite running over a number of explosive devices on the way, the driver located the commander and he was swiftly brought to a hospital in stable condition. The commanders described the action as a joint maneuver between infantry and tank forces and the Air Force.

 

The officers said the two soldiers that were killed, Staff Sergeants Doron Asulin and Eran Dan Gur, were killed in the initial stages of fighting after a Hamas cell surprised the two men in houses and alleyways in the Strip.

 

Officers side-by-side with soldiers

Givati Brigade Commander, Colonel Ilan Malka, was with his troops the entire missions and actively participated in the fighting. The regiment commanders also took part in the operation fighting side-by-side with their soldiers.

 

The commanders said they made every effort to avoid hitting "non-combatant civilians" and that these guidelines were given before they even set out.

 

The commanders added however, that there observed several incidents in which Hamas militants sent children to collect weapons from militants killed and injured in action.

 

     
 

 
   
During the fighting, Givati force collected weapons, Qassam launchers, and arrested 70-80 Palestinians.

 

In total, Givati suffered two dead and eight injured in the Warm Winter operation. Six of those wounded are still hospitalized. Most of those lightly injured in the activities contributed to fight with their units.

http://www.menapress.com/   : La vérité

 

 

 

Dans le cas d’Hanya, la schizophrénie est plus aiguë que dans les cas historiques que je viens de citer. Non seulement Tsahal a très paisiblement quitté les positions qu’elle avait occupées dès que tous les objectifs d’"Hiver chaud" eurent été atteints, mais de plus, il n’a pas la moindre raison de se réjouir du déroulement des combats. En fait, pour son organisation, les résultats de cette opération oscillent entre catastrophiques et difficilement réparables.

 

 

 

D’après les chiffres que m’a communiqués Sami El Soudi il y a quelques heures, en provenance directe de l’état major des milices intégristes à Gaza, les trois jours qu’a duré "Hiver chaud" – entrée des troupes vendredi matin, retour ce lundi à l’aube – ont coûté la vie à 142 miliciens armés, 98 appartenant au Hamas et 44 aux autres organisations islamistes, ainsi qu’à 23 civils.

 

 

 

Les chiffres publiés officiellement par le Hamas, proches de ceux des Israéliens, font état, quant à eux, d’un peu plus de 120 personnes tuées lors de ces engagements. Selon Israël, une cinquantaine étaient des miliciens du Hamas, une trentaine étant affiliés au Djihad islamique, aux Comités de la Résistance Islamique etc.

 

 

 

Selon El Soudi, le journaliste habituellement le mieux informé de Palestine, le nombre des blessés hospitalisés s’élève à 382 personnes, réparties dans les mêmes proportions de miliciens et de victimes collatérales que pour les décès.

 

 

 

De plus, les miliciens perdus par les fondamentalistes musulmans se situent globalement parmi l’élite la mieux entraînée et aguerrie dont ils disposaient.

 

 

 

Une résistance plus faible que prévu

 

 

 

Pour prendre la mesure du triomphe d’Hanya, il faut encore rapporter les propos recueillis par Ilan Tsadik auprès des troupes qui regagnaient le territoire israélien : les fantassins de Givati ont jugé l’opposition plus faible que ce à quoi ils s’attendaient et ce pour quoi ils avaient été préparés. Au premier jour de l’intervention, vendredi, Tsahal a perdu deux soldats et rapatrié sept blessés, mais durant les deux jours consécutifs, l’IDF n’a annoncé aucun blessé supplémentaire.

 

 

 

Le caporal Aleph, de Givati, a confié à Ilan Tsadik que "les miliciens étaient hystériques et confus", ajoutant que "samedi ils lançaient encore des combattants contre nos positions, mais qu’ils se faisaient tous cueillir naïvement. Ensuite, ils n’ont plus cherché le contact, se contentant de tirer des obus de mortier à la sauvette, sans nous infliger de dégâts réels".

 

 

 

Le sergent Yod : "On s’attendait à beaucoup plus de résistance lorsque nous avons pénétré dans les ruelles du camp de réfugiés de Djebalya. Dans les faits, on a surtout vu des adolescents qui enflammaient des pneus et qui jetaient des pierres".

 

 

 

L’armée israélienne a réalisé tous ses objectifs

 

 

 

Il est clair que l’un des objectifs d’"Hiver chaud" était de tester le niveau de résistance des miliciens islamistes en vue d’opérations à venir, et que les conclusions qui en sont tirées devraient plutôt inquiéter le gouvernement autoproclamé du califat.

 

 

 

D’autre part, les combattants hébreux au sol et l’aviation ont détruit des centaines de roquettes prêtes à l’emploi, dans des caches ou sur des camions ; ils ont démoli des dizaines de positions, de casernes et de centres d’entraînement des milices, ainsi que des postes de commandement et trois "ministères" investis par le Hamas. Et, ce qu’il y a de plus important, à l’opposé symétrique du contenu des discours de victoire des leaders intégristes, l’armée israélienne a fait comprendre à leurs combattants qu’ils n’étaient pas de taille à s’opposer à elle, et, qu’en cas d’opération d’envergure, leurs chances de s’en sortir sont minimes.

 

 

 

Côté israélien, Tsahal a effectué les missions qui lui étaient dévolues dans un ordre exemplaire, limitant les pertes et les dégâts au minimum. La coordination entre les actions terrestres et aériennes fut excellente, de même que l’identification et l’interception des cibles mouvantes : véhicules des lanceurs de roquettes, camions, automobiles des chefs des milices etc.

 

 

 

Le ratio des victimes collatérales, dans un environnement de combat urbain, est plus que raisonnable. Ce qui met en relief l’efficacité de la propagande de victimisation des islamistes, qui ont réussi, avec l’assistance de reporters non palestiniens peu scrupuleux, à faire croire à des concepts de massacres de civils, voire de génocide.

 

 

 

Les doutes subsistent quant au choix opérationnels

 

 

 

"Hiver chaud" a-t-il été un galop d’essai enrichissant pour l’armée et le gouvernement israéliens ? Peut-être, mais il n’a pas contribué décisivement à atteindre les deux objectifs stratégiques de la confrontation au Sud : chronologiquement, verrouiller la frontière entre Gaza et l’Egypte et destituer le Hamas.

 

 

 

Même la fausse finalité, dont la mention par des politiciens israéliens me fait douter de leur sagacité, la réduction conséquente du nombre des roquettes tirées par les terroristes sur nos concitoyens, n’a pas été réalisée. Je suis, à ce sujet, persuadé que des nouveaux lanceurs de Qassam et de Grad ont déjà réinvesti les positions délaissées ce matin par Tsahal à Djebalya et à Sadjaya.

 

 

 

Ils sont vraisemblablement moins expérimentés que leurs prédécesseurs, plus fébriles et moins largement dotés, mais au moment d’écrire cette analyse, ils ont déjà lancé 14 roquettes sur le Néguev occidental et deux Katiouchas, qui ont fait des dommages à Ashkelon.

 

 

 

Les chars du 9ème bataillon blindé se sont alignés, comme à la parade, du bon côté de la frontière, mais les 130 000 habitants d’Ashkelon et les 17 000 qui restent à Sderot se sentent abandonnés, impuissants, incompris par leur gouvernement, non protégés par leur armée.

 

 

 

D’un point de vue sécuritaire, dans le reste du pays, je ne pense pas non plus qu’"Hiver chaud" ait eu des retombées favorables. Dans les territoires de Cisjordanie, dans toutes les villes palestiniennes, des émeutes ont opposé – et opposent encore – des adolescents aux forces de l’ordre. Il y a même eu des désordres dans les agglomérations arabes israéliennes ; à Jérusalem-est, deux gardes municipaux ont failli être lynchés.

 

 

 

Les relations entre Israël et les Etats arabes avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques se sont tendues sous la pression de la rue arabe. Le monde civilisé, trop facilement abusé par la propagande victimaire des terroristes islamiques, a adopté l’idée que la réaction d’Israël aux tirs de roquettes contre ses villes est "disproportionnée". Il n’est que de lire les réactions des lecteurs sur les media électroniques français pour observer la haine pithiatique dont nous sommes, totalement injustement, l’objet.   

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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