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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 08:25

 

Difficile de discerner clairement ce qui se trame derrière la visite de l'ennemi déclaré de l'Amérique et d'Israël, Mahmoud Ahmedinedjad, chez ses hôtes majoritairement shi'ites (1er Ministre Al-Maliki) et kurdes (Président Talabani), qui détiennent actuellement le pouvoir en Irak.

- D'une part, on se doute bien que les clés de la sécurité (donc, les autorisations d'aller et venir) dans ce pays restent entre les mains de l'Armée US, à la tête de la Coalition d'une cinquantaine de nations encore présentes.
Ceci, quelle que soit l'indépendance de décision affichée par le gouvernement irakien.

Il est aussi clair, sur ce point sécuritaire déterminant, que, malgré ses dénégations, l'Iran des Mollahs et de la Force Quds (Pasdaran) continue de financer, d'entraîner et d'armer les "insurgés", par les filières pasdaran organisées : cet approvisionnement en hommes aguerris, experts en explosifs et en armes sophistiquées concerne aussi bien les shi'ites affiliés au Jaysh al Mahdi de Moqtada Sadr ou au SIIC d'Al-Akhim, que les Sunnites d'Al Qaeda en Mésopotamie, infiltrés via la Syrie, principale alliée de l'Iran. Ces affirmations reposent autant sur le contenu des dépêches militaires que sur les dernières accusations du N° 2 des forces US, le Général Odierno, faisant écho à celles du chef du renseignement irakien,
Mohammed Abdallah Chahwani, à la veille de cette visite controversée. Ce dernier désignait la main des services secrets iraniens dans l'infiltration ou les difficultés rencontrées sur le terrain par les "Forces du Reveil" ("Fils de l'Irak"). L'escapade iranienne en Irak est notoirement mal ressentie par la population sunnite irakienne, qui craint la perpétuation de sa "mise en quarantaine", à l'écart des choix politiques essentiels de Bagdad. Il est probable que cette visite n'aurait pu se faire avec la même "spontanéité" apparente si celle-ci était, à cette heure, mieux représentée dans les strates supérieures décisionnaires du pays.

Par la menace souterraine ininterrompue et les "gentillesses" d'un échange de "bons procédés" diplomatiques, les Mollahs s'imposent dans le jeu irakien. Leur marge de manoeuvre se situe aussi bien à l'égard du pouvoir de leurs "nouveaux amis" de Bagdad pour les contraindre à des "arrangements" plus favorables, que parce qu'ils continuent de rendre la vie difficile aux Anglos-Américains présents sur place
et aux conseils citoyens, malgré le succès global du "Sursaut".

- D'autre part, la stabilité de ce pays jusqu'alors secoué par les guerres sectaires, passe aussi par la reconnaissance, aux yeux des puissances régionales, que Bagdad prend progressivement son destin en main et n'a pas vocation à se laisser dicter sa conduite politique par Washington, censée lui apporter assistance. Aussi GW Bush s'est-il contenté de réclamer de l'Iran qu'elle "cesse d'exporter la terreur", sans pour autant s'opposer à l'initiative diplomatique de ses protégés.

Dès la fin de la réception du 1er Iranien, le président Talabani (lui-même Kurde et fondateur du Parti Démocratique du Kurdistan) annonçait sa visite à Ankara pour trouver une résolution acceptable entre l'Irak et la Turquie, concernant la question récurrente du PKK. Plus qu'une simple "agitation diplomatique", c'est l'émergence d'une "politique étrangère" irakienne indépendante qui s'ébauche, capable de "concessions" et d'accords limités, notamment concernant les ambitions ou intentions de ses composantes, kurde au Nord et shi'ite au Sud.

Les forces américaines sont là pour un certain temps, disposent de bases militaires amovibles ou plus durables. Ce sont là parmi les grandes questions de campagne, soumises aux résultats du scrutin, en novembre prochain aux Etats-Unis, autant qu'à l'évolution globale sur le terrain moyen-oriental. Elles forment une police et une armée irakiennes de plus en plus performantes et remarquables dans la qualité de leurs interventions, aussi bien contre Al Qaeda en Mésopotamie que contre ceux qu'on appelle désormais les "groupes spéciaux" shi'ites. Ces factions ont ceci de "spécial" qu'elles ne sont plus reconnues officiellement par le Jaysh Al Mahdi de Moqtada Sadr, qui a un avenir politique à jouer en Irak, mais assimilées à des gangs terroristes à vocation criminelle et maffieuse, "hors" du contrôle trop voyant de Sadr. Ce dernier a été contraint d'accepter le renouvellement du "cessez-le-feu", précisément parce que sa capacité de nuisance s'émousse...
Les groupes connectés à l'Iran subissent, depuis plus d'un an, des revers et arrestations quasi-quotidiens, poussant, de son côté, "l'influence iranienne" à trouver d'autres moyens de pression, si elle veut continuer de peser sur le devenir de son voisin...

Le Sud-Irakien est toujours disputé entre plusieurs factions, plus assimilables à des maffias locales que repérables par leur "programme politique" ou leurs convictions religieuses. La population shi'ite n'est pas dupe de ces enjeux à coups de manipulations, et les sanctionne par une certaine désaffection des lieux de culte, notable parmi la jeunesse, si les traditions perdurent chez les adultes, soucieux de ne pas voir leurs enfants basculer dans le terrorisme ou/et le banditisme. La Région de Najaf et Karbala échappe encore en partie au pouvoir central de Bagdad, qui "calme" donc "la bête" en recevant Ahmadinedjad. Cette instabilité permanente perpétuée à coups d'attentats plus rares mais toujours meurtriers et cette répartition/segmentation des pouvoirs au Sud servent l'influence occulte de l'Iran qui peut encore instrumentaliser, tour à tour, telle ou telle faction, s'adapter, faire preuve de "créativité" dans la recherche du chaos ou la distribution de privilèges. Il ne s'agit plus tant de "combattre l'occupation", que de s'ingérer dans l'économie ouverte ou parallèle, les affaires courantes de ces provinces. Ceci amène Bagdad à chercher des voies de sortie de crise.

L'autre force montante en Irak, est constituée par l'initiative des Conseils du Réveil ("Fils de l'Irak"), largement sunnites, qui se sont retournés, depuis deux ans, contre les "étrangers" d'Al Qaeda, pour les chasser de province en province. Cette reconquête a commencé par les zones tribales sunnites, du Anbar à l'Ouest, consolidant ainsi les voies d'accès d'un des flancs de Bagdad, puis les zones mixtes (shi'ites/Sunnites) Diyala, Sal-ah'Din, aujourd'hui la région Nord de Mossul etc. Leur loyauté et fiabilité grandissantes, leurs succès retentissants contre le terrorisme d'Al Qaeda qui dominait ces zones d'une main de fer, ont conduit à lever certaines restrictions politiques à l'encontre des anciens "fidèles" de l'armée de Saddam Hussein. La représentation sunnite apparaît, peu à peu, plus équilibrée dans les arcanes du pouvoir central et au parlement à Bagdad. Ils sont, d'abord et surtout devenus la clé de voûte de la sécurisation de l'Irak, une force que, dès lors, ne peuvent plus ignorer ou discriminer les autres composantes ethniques, dont le pouvoir serait demeuré extrêment vulnérable sans cet appui et cette adhésion au projet national.  Les Sunnites sont vraisemblablement encouragés et soutenus dans cette voie par l'Arabie Saoudite, les pays du Golfe et la Jordanie, rendus fébriles par la hantise d'une mainmise de l'Iran et de la Syrie sur l'avenir de l'Irak, profitant du chaos engendré par les filières terroristes et ses réseaux domniants dans le "nouvel ordre irakien", pour étendre leur influence et leurs menaces sur l'ensemble de la Région.

De fait, la question brûlante concerne désormais, d'une part, les résolutions politiques à l'interne, qui dépendent étroitement de l'environnement l'extérieur, au regard des attentes et angoisses régionales. Son second volet d'application découlera de la répartition des bénéfices énergétiques régionaux qui permettront à ces différentes obédiences de cohabiter avec de moindres heurts et sans crainte, dans la protection et la sécurité accordées aux minorités de chaque région. Ces recompostions d'alliances éviteraient ainsi toute nouvelle irruption sectariste, alimentée par les groupes terroristes, qui agitent des motivations ethniques et confessionnelles pour mieux embrazer, puis contrôler une zone d'influence potentielle. L'idée d'instances supra-nationales de régulation des différentes sous-questions à traiter dans les mois et années à venir, excluant le recours au terrorisme et favorisant la protection des minorités ou des pays les plus faibles, est à l'ordre du jour, expliquant la configuration générale de ces ballets diplomatiques. Le "modèle européen" issu du "Plan Marshall", quoique très imparfait, pourrait là, servir de référence, pour apporter des conseils techniques et juridiques, consolidant l'expérience naissante au Proche et Moyen-Orient... Des promesses d'extension des accords énergétiques dans les prochaines années entre l'Union Européenne et l'Irak peuvent être un indicateur de tractations de cet acabit, sous de nouvelles formes d'assistance mutuelle et de coopération.

Dans ce cadre, qui pourrait devenir plus contraignant pour Téhéran (mais aussi Damas), jusqu'alors partiellement maîtres du jeu, le puissant voisin iranien a tout intérêt à miser sur plusieurs tableaux :

- laisser entendre qu'il peut mettre la "pédale douce" au sujet des menaces constantes d'intrusions terroristes, maffieuses déstabilisatrices pour le nouveau pouvoir à Bagdad. Il répondrait ainsi indirectement à l'admonestation de GW Bush, tout en obtenant, en direct, des gouvernants irakiens, des concessions ou "compensations" d'ordre économique et notamment pétrolier. Il s'agit de
rechercher, alors que le pays est toujours fragile (au Sud et au Nord), les meilleurs arrangements à un "prix défiant toute concurrence", à l'heure où l'économie irakienne reste balbutiante.

- profiter, pour cela, d'une influence encore substantielle dans les cercles du pouvoir, notamment du côté de certains shi'ites - tel que ce fut longtemps le cas, par l'entremise de l'ancien Ministre de la Défense Ali Alawi, neveu de l'intriguant Ahmed Chalabi- (et Kurdes) irakiens, puisqu'il n'est pas parvenu à les inféoder autant qu'il pouvait l'espérer. Le "retrait" américain, qui devait découler du "bourbier", se fait attendre et n'a plus de raison valable d'être précipité, contre tous les cris d'orfraie des "pacifistes" de la 25 è heure. Il est aussi préférable d'anticiper un éventuel retour aux affaires plus marqué de la minorité sunnite, hostile à l'Iran, par un retournement progressif d'alliances américaine et kurde. Des arrangements entre Sunnites et Kurdes ne sont pas à exclure et sont, à l'avenir, susceptibles de modifier l'équilibre actuel, qui, pour l'instant, favorise et appuie la majorité (60%) shi'ite, traditionnellement ou par affinités culturelles, plus conciliante envers Téhéran.

- trouver des voies lui permettant de rompe avec l'isolement diplomatique qui lui est imposé par de nouveaux trains de sanction, conséquence de son programme nucléaire à visée militaire expansionniste, décrit comme particulièrement "préoccupant" par l'AIEA. Le rôle d'acteur régional incontournable capable de s'impliquer dans la stabilisation de l'Irak, au même titre que la Turquie, l'Arabie Saoudite, les pays du Golfe ou la Jordanie, apparaît difficile à rejeter, y compris par les Etats-Unis, quelles que soient toutes les autres réserves qui pourraient légitimement être émises.

- Mais cette implication "plus constructive" et moins "nuisible" peut aussi avoir des conséquences fâcheuses sur le protectorat russe et chinois au Conseil de Sécurité de l'ONU, craignant, là encore, une sortie de tutelle, essentielle à la politique anti-américaine des deux grandes-puissances d'Orient et d'extrême-Orient...

Au-delà de la rhétorique provocatrice d'Ahmedinedjad, lors de ses discours à Bagdad et de la répugnance affichée par GW Bush à son encontre, c'est sans doute ainsi que l'on pourrait interpréter la relative "discrétion", voire "le laisser-faire" des milieux militaires et politico-diplomatiques US durant cette escapade.

D'abord, ces différents cercles US n'ont pas nécessairement besoin d'être d'accord sur une ligne consensuelle à suivre. En période électorale, l'Administration Bush ne travaille plus tant qu'à consolider les acquis de son bilan. Elle prépare, désormais, le terrain pour ses successeurs, de façon à leur confier une gestion à peu près "saine" de la question irakienne et de son volet complémentaire : l'attitude à maintenir à l'encontre des Mollahs iraniens. Dans cette perspective, la stabilité politique de l'Irak et son avenir dans la Région sont la pierre de touche de la stratégie future des USA dans la Région.

Les ambitions hégémoniques de l'Iran sont doublement minimisées -ce qui est très loin de les rendre inoffensives-, sur le plan sécuritaire en Irak et sur le plan économique et militaire, par le train de sanctions liées aux inspections et résolutions de l'ONU, même si elles demeurent insuffisantes.

Concernant sa capacité de nuisance au Proche-Orient, le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Liban restent des menaces patentes, mais sont tenus en respect par l'état des forces en présence, à l'interne comme aux frontières, sur terre (présence symbolique de la FINUL, plus concrète avec l'arrivée d'une flotille américaine, armée libanaise) et sur mer (navires US, israéliens). La Syrie qui contrôle et instrumentalise les groupes terroristes à sa guise, est sous pression dans l'affaire libanaise : elle est menacée de Tribunal international, des élections présidentielles au Liban pourraient lui faire perdre un peu plus de son influence. Elle semble peu à même de se lancer dans une aventure guerrière directe contre Israël, si ce n'est pour obtenir rapidement un traité et des garanties pour la survie de son Régime, dans une sorte de sursaut désespéré manifestant qu'il pèse encore sur le plan régional ou pour échapper à ce fameux tribunal international qui ne verra le jour qu'à l'issue du bras-de-fer libanais.

Récemment, le superviseur et coordinateur du terrorisme proche-oriental, Imad Mughniyeh, qui était aussi celui des milices shi'ites en Irak, l'envoyé très spécial des Brigades Quds iraniennes et le "chaperon" d'Al Qaeda dans la Région, vient de connaître une mort subite, dans des circonstances qui restent à élucider. Son élimination a donné cours à autant de "certitudes" (sur le rôle du Mossad) que d'accusations mutuelles à ce sujet. Cette perte de la "cheville ouvrière" de la déstabilisation régionale a constitué, sinon un véritable "tremblement de terre", du moins révélé de sérieuses lézardes dans ces alliances régionales (axe Syrie-Iran-Hezbollah), leur confiance en elles-mêmes, leur sentiment de cohésion et d'impunité relatives.

Ces revers, mis bout à bout, pèsent lourdement sur le contexte "électoral" en Iran, qui pourrait se solder par une abstention massive, en même temps que par le remplacement ou le "métissage" au pouvoir d'Ahmedinedjad, avec d'autres factions mollachiques d'apparence plus "modérée". Ils seront, quoiqu'on imagine en Occident, sous supervision des mêmes cercles rapprochés de Khamenei et Rasfandjani, qui dirigent en sous-main le destin iranien, quelle que soit la "marionnette" qu'ils agitent pour rassurer (hier Khatami), ou affoler (aujourd'hui Ahmedinedjad) les chancelleries.

Pour survivre politiquement, les "Radicaux" d'Ahmedinedjad ont besoin d'appels d'air, tels que cette visite à Bagdad. Ils ne sont, actuellement, peut-être plus aussi utiles, sur le plan politique, toujours, à la perpétuation du Régime mollachique. Néanmoins, ils "excellent" (de zèle) dans l'application de la terreur qu'ils imposent, par Pasdaran ("Gardiens de la Révolution") et bassidjis (milices du Guide suprême) sur la société civile iranienne. Celle-ci, à cette heure, reste dépourvue de moyens réels de contestation. Les rares manifestations de colère sont souvent vite réprimées. La voie de l'abstention est encore celle qui permet le plus clairement de s'exprimer en silence, étant donnée l'offre politique sous contrôle du pouvoir central mollachique, des services de police et de renseignements. Le "prestige" des Pasdarans-Bassidjis (la crainte ou/et le mépris qu'ils inspirent) est fonction de leur férocité de tous les jours, mais aussi des "réussites" de leurs services extérieurs (Force Quds) à semer la terreur, là où les Mollahs en ont un besoin vital pour leur propre sauvegarde. C'est aussi le cas à l'encontre de minorités d'Iran qui ont des liens traditionnels avec leurs homologues
aux frontières de "l'empire mollachique", devenues plus fébriles et sujettes à l'agitation, au fil des événements de ces dernières années.

Le "toiseur" Ahmedinedjad a donc perdu "un peu" de sa superbe et de sa dangerosité effective en matière de filières terroristes, même s'il ne se prive pas de tenir le verbe haut contre les ennemis jurés de la Révolution islamique, en brandissant ses "hochets" favoris : nucléaire, balistique, spatial. Il a, jusqu'à présent, été l'instrument le plus efficace de l'effort de militarisation nucléaire iranien, en même temps que du quadrillage des moindres soubressauts de libéralisation de la société perse. Un relatif desserrement de cet étau permanent depuis son avènement pourrait apporter un relatif "soulagement" et conditionner une "adhésion" minimale, quoique évidemment forcée à un projet de "dupes" du courant réformateur. Mais celui-ci aurait également perdu de son crédit en étant d'aucun recours face à l'usage de la rigueur religieuse, et parce que n'apportant souvent que des erzatz de libéralisation, lors de son précédent passage au pouvoir...

Dans ce contexte incertain pour l'Iran, l'Irak voisin peut jouer le rôle de "devanture" en miroir face à une société rétrograde, comme l'était autrefois l'Allemagne de l'Ouest, en lisière de la RDA communiste. Il s'établirait une sorte de jeu permanent de la carotte et du bâton manié de main de maître par l'administration américaine. L'objectif serait de provoquer indirectement, a minima, des "réformes" adaptatives d'appareil, du fait des contraintes internationales. Une situation qui pourrait susciter la soif de liberté dans la population iranienne en même temps que des dificultés plus grandes de contrôle aux affidés du Régime, là où ils laissent apparaître des signes de faiblesse, qu'ils surcompensent par toujours plus de répression et d'exécutions sommaires.

Concernant le potentiel nucléaire iranien, certains (Debkafiles) prédisent déjà que les Occidentaux pourraient être tentés de chercher une solution médiane au problème, qui obtienne l'aval des Russes, et pourquoi pas des Chinois. Ils pourraient proposer aux Ayatollahs une issue à la nord-coréenne : à savoir un "gel" suivi de contrôles effectifs de leurs infrastructures et de leurs recherches dans les domaines de l'enrichissement, de la balistique et du programme spatial, contre une possibilité de désserrer progressivement "l'étau" des sanctions internationales. Il s'agit d'une solution largement insatisfaisante, dans la mesure où elle n'envisagerait plus nécessairement, le démantèlement pur et simple de ces infrastructures. Elle est d'autant plus incertaine que, de l'autre côté, les Mollahs s'exposeraient à perdre la maîtrise de leur atout-maître dans la gestion de la terreur régionale et deviendraient, de ce fait, plus rapidement sujets à un éventuel renversement de régime...

A cette heure, ils conservent bien des cartes dans leur manche, capables de faire glisser la région vers le chaos, plutôt de prêter le flanc à leur propre destitution...



Iran may be biggest threat to Iraq: U.S. general
 
   
 
By Andrew Gray
Reuters
Tuesday, March 4, 2008; 2:37 PM

 

 

WASHINGTON (Reuters) - Iran may pose the greatest long-term threat to Iraq's stability, a U.S. general said on Tuesday, the day after Iran's president wrapped up a visit to Baghdad.

Army Lt. Gen Ray Odierno, who recently ended a 15-month assignment as the No. 2 U.S. commander in Iraq, said Iran continued to train extremist militia groups in Iraq.

Odierno also said he was not surprised Iranian President Mahmoud Ahmadinejad was able to move around without security problems during his two-day visit to Baghdad as the groups that often target high-profile visitors are Iranian-backed.

"Over the last 12 months, every time a visitor would come from the United States, we'd either foil a rocket attack or the rocket attack happened. And guess what? That's because it was being done by Iranian surrogates," Odierno said.

"And when the government of Iraq holds a meeting, there tends to be rocket attacks. Why's that? Because it's done by Iranian surrogates," he told reporters at the Pentagon.

The U.S. military has repeatedly accused Iran of training, supplying and funding Shi'ite militias in Iraq. Iran has denied the accusations.

Ahmadinejad's visit was the first to Iraq by an Iranian president since the two countries fought an eight-year war in the 1980s in which 1 million people were killed.

Iraq's Shi'ite-led government has sought good relations with Iran, another Shi'ite majority country.

But Odierno said he believed Iran wanted Iraq to have only a weak government.

Despite a substantial drop in violence since last summer, U.S. forces in Iraq still face many challenges, including the threat from Sunni insurgent group al Qaeda in Iraq.

Odierno singled out Iran as a factor of particular concern.

Asked if he saw Iran as the greatest long-term threat to Iraq's stability, he said: "If you ask me what I worry about most, I do. I do worry about that as a long-term threat."

Odierno said he had mentioned Iran in discussions with President George W. Bush at the White House on Monday.

He said the United States had "pretty clear" evidence that Iran was still training Shi'ite "special groups."

He also said U.S. forces in Iraq continued to find many deadly armor-piercing munitions which the U.S. military says come from Iran, but he could not tell whether Iran had slowed the flow of those weapons.

Adm. William Fallon, the top U.S. commander for the Middle East, said the United States expected Iraqi leaders to convey to Ahmadinejad "the necessity of stopping this lethal flow of equipment."

"We are working with our commanders to try to cut off this Iranian influence," Fallon told the U.S. Senate Committee on Armed Services.

(Additional reporting by Richard Cowan; Editing by Eric Walsh)

 



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Odierno: Iran Supporting Iraq Militias

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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