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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 12:39
Votez donc pour l’homme qui n’existe pas ! (info # 011510/8)
Par Laurent Murawiec à Washington

Mercredi 15 octobre [14:19:00 UTC]
Obama Capitole © Metula News Agency


















S’il l’emporte, Obama fera regretter Jimmy Carter




 

A part Bill Clinton, politicien d’exception, dont l’ambition lui servit d’idéologie, avec une habileté exceptionnelle de permis de séjour en politique, les Démocrates américains ont perdu toutes les élections présidentielles depuis 1968 ; à l’exception de Jimmy Carter, en 1976, qui s’avéra le pire président de l’histoire du pays.

 

Faisons les comptes : Hubert Humphrey fut battu par Richard Nixon en 1968 ; le gauchiste McGovern fut balayé comme un fétu de paille dans la tempête en 1972 par le président sortant ; Carter fut éjecté par l’électorat au profit de Ronald Reagan, en 1980, et Walter Mondale, battu à plates coutures en 1984 ; même le piteux candidat George Bush (senior) l’emporta en 1988 sur Michael Dukakis ; en 2000, George Bush Junior, qui n’était pas la crème des candidats, battit sur le fil le vice-président sortant Al Gore, et en 2004, John Kerry.

 

En quarante ans, les Démocrates ont occupé la Maison Blanche pendant douze ans, et les Républicains pendant vingt-huit, même quand les candidats présentés par le Grand Old Party (Républicain) ne brillaient guère. Voilà qui trace un portrait sans équivoque d’une Amérique contemporaine libérale et conservatrice.

 

Mais voici aussi que le Démocrate Barack Obama semble être en mesure de l’emporter. Certes, le deuxième mandat de George Bush, président à la parole dyslexique, aura été calamiteux. Même la victoire remportée en Irak par le général Petraeus n’aura pas suffi à redresser sa cote en dégringolade désastreuse.

 

Absent, quand les ravages de « Katrina » dévastaient le Sud-est. Mécontentant la base Républicaine en pratiquant une politique molle envers les pays de l’ « Axe du Mal » (Iran, Corée du Nord, Syrie) en politique étrangère. Et une politique incohérente en matière de déficit budgétaire et de dépenses de l’Etat, Bush léguait une planche savonneuse à tout candidat Républicain à sa succession.

 

La crise financière a mis un point final à tout cela. Même si l’histoire devait, à terme, se montrer plus clémente à son égard (comme elle l’est envers Harry Truman, président de 1945 à 1952, qui termina son mandat dans l’impopularité, notamment à cause d’une guerre rejetée par l’électorat en Corée), l’histoire immédiate ne l’est pas, qui se traduit par une montée réactive des Démocrates, comme le montra l’élection intermédiaire de 2006.

 

John McCain n’a, jusqu’à présent, pas fait une campagne très impressionnante, à l’exception de son choix du gouverneur de l’Alaska, Sarah Palin, comme colistière. Il était légèrement en tête quand la crise financière le frappa de plein fouet.

 

Passons outre les balivernes médiatiques : Palin est une décideuse, pourvue de cet art suprême du soldat et du politique que Clausewitz appelle l’Entschlossenheit, l’esprit de décision. Ce qu’elle ne sait pas, notamment en politique étrangère, elle peut l’apprendre ; la vertu de décision ne s’apprend pas. Truman l’avait, Carter pas. Palin la possède, et c’est ce qui fera d’elle, demain ou après-demain, une présidente.

 

Après leurs défaites répétées, les déroutes des candidats du sérail à chaque élection successive, les Démocrates avaient perdu l’espoir. Cette méprisable Amérique, incapable d’apprécier les merveilles de l’ONU, la beauté de l’Etat-nounou, la grandeur du fonctionnariat et de l’étatisme, l’éclat du pacifisme et du multilatéralisme, les rejetait. Il fallait faire autrement et trouver autre chose. Foin des losers genre Kerry ou Gore, il fallait trouver l’homme miracle. Et, Hosanna ! il se présentait, c’était Obama, sénateur de l’Illinois, novice ignorant, mais rock star providentielle. Le parti se donnait à lui comme une adolescente en pâmoison.

 

A y regarder de plus près, l’ami Barack n’est pas exactement ce qu’il paraît. Obama est le candidat cousu sur mesure, produit manufacturé, tissu d’apparences, de faussetés et de mensonges, un homme-caméléon à la biographie fabriquée, dont tous les tours et détours sont ajustés au millimètre, mais faux de fond en comble.

 

C’est ce qu’on appelle ici, au music-hall et au cabaret, un impersonator, un imitateur, un faux-semblant. C’est un complet veston parfait qui masque un homme contrefait. Bien entendu, pour mettre en-avant un candidat factice, encore fallait-il que ses apparences fussent respectées et que les couches de maquillage et de déguisement ne fussent jamais grattées. C’est à cela que sert la presse, parbleu ! à forcer le monde réel à ressembler à l’univers fictif de la gent médiatique, hollywoodienne, fonctionnariale et intellectuelle.

 

Les squelettes qui encombrent tous les placards d’Obama n’ont jamais été dérangés ni examinés par la presse dite Mainstream, c’est-à-dire la presse « honorable ». Alors qu’un comportement systématique et permanent de coopération avec l’extrême-gauche raciste, violente et fraudeuse, avec les plus extrêmes représentants du Black Power, apôtres d’un fascisme noir, a été démontré par des enquêtes répétées, la grande presse, les networks de télévision sont restés d’un silence de plomb.

 

Sa carrière politique a-t-elle été lancée par le terroriste non repenti Bill Ayers, du Weather Underground, équivalent américain d’Action directe ? Obama ment sans vergogne. A propos d’Ayers : « c’est un type qui habite dans ma rue », alors que l’autre l’a fait entrer au conseil d’une fondation où il siège, et qui finance toutes sortes d’organisations louches mais situées à l’extrême-gauche, dont ACORN, aujourd’hui inculpée de fraude électorale dans dix Etats de l’Union.

 

La presse ne pipe mot. Alors que sa carrière politique a été couvée et promue par la sordide organisation Démocrate de Chicago, machine à tricher et à voler, qui fait pâlir la Corse, Marseille et Naples réunies, qu’il y a été financé par l’escroc syrien Antoine Rezko, actuellement pensionnaire des prisons fédérales, on n’en trouve pas un mot dans les media.

 

« Oh ! j’ai fait une bêtise » rétorque-t-il, et d’être pris au mot par la presse débonnaire à son égard. Son aptitude étonnante à la grimpette politique, assaisonnée d’une arrogance mégalomaniaque, d’un opportunisme dénué du moindre scrupule, n’est ni remarquée ni analysée : Obama est un saint, un sauveur, il ne saurait mal faire. C’est ce qui lui permet de critiquer, avec hauteur, quiconque le critique : « C’est une diversion ! » s’exclame, méprisant, sainte Nitouche, que nul ne saurait contredire. La question ne sera pas posée, et surtout, ne trouvera aucune réponse. Bravo l’artiste, mais avec la complicité des media, nécessaire pour créer une telle immunité sans précédent dans les annales électorales.

 

Les media truquent les sondages, comme la chaîne d’info télévisée en continu MSNBC, qui organise un vote, en guise de sondage, dont 80 pourcent des « électeurs » sont domiciliés à l’étranger. Ce qui a permis à la MSNBC de donner Obama grand vainqueur.

 

Le Washington Post et ABC-TV procèdent à un sondage où 38 pourcent des sondés sont Démocrates et 28% Républicains, et où la majorité des « indépendants » sont pro-Démocrates ; surprise, surprise, Obama en sont vainqueur.

 

De même, les networks de télévision procèdent par montage pour présenter un Obama clair, clairvoyant, décidé, alors qu’il bafouille et hésite quand le téléprompteur lui manque, ou qu’il n’est pas en situation de réciter les talking points (les paragraphes pondus par son équipe). Ce qui donne des discours et des réponses pleins de « mots codes » et vides de contenu ; comme il a remarquablement assimilé l’art tout washingtonien de réciter les dossiers, un peu à la façon énarque, il peut prétendre savoir de quoi il parle, alors qu’en matière de politique étrangère, il a l’ignorance crasse du novice.

 

On me dira : vous exagérez ! Il est brillant diplômé de Harvard ! A quoi je ferai remarquer qu’un universitaire décrit comme de grande classe devrait avoir écrit quelques articles de grande revue de droit qui auront fait date. Ici, rien, le désert.

 

Il y a plutôt jactance et magouille. Mais on lui a tissé une pseudo-biographie dont toute aspérité gênante a été lissée. C’est l’homme qui n’existe pas qui demande leurs suffrages aux Américains. Qu’on se souvienne des présidentielles de 2000 – Bush avait été un étudiant pas très assidu, quoique diplômé de la prestigieuse université de Yale ; mais il avait été bambocheur et buveur – la grande presse faisait florès du moindre verre de whisky jamais avalé. Aujourd’hui, elle passe au microscope le moindre pas de la famille Palin, et s’acharne à trouver tous les poux du monde dans la tête du gouverneur de l’Alaska. Les media se sont transformées en une machine à faire élire Obama, qui est donc à la fois le candidat du Parti Démocrate et du Parti de la presse [1].

 

Le déchaînement effréné de ce monde médiatique à l’égard des candidats Républicains fait partie de la stratégie qui doit assurer la victoire du candidat factice. La moindre attaque portée contre lui est dénoncée comme « raciste » - on ne peut critiquer le candidat noir, n’est-ce pas ? Toute référence à son passé fétide est instantanément récusée – « les Républicains détournent l’attention en se livrant à des attaques personnelles », ce qui permet, avec une presse complice, d’évacuer les questions contrariantes.

 

Obama est une image, plagiée, de John Kennedy, mais dénuée de contenu. On dépeint un homme qui n’existe pas afin que tous puissent projeter leurs désirs en lui. Obama ! Obama ! L’air chaud parfumé à l’euphorisant qui émane de lui a un parfum de poudre de perlimpinpin. Il propose « des réductions d’impôts pour 95% des Américains ». On s’extasie – sans savoir ni se rappeler que 40% desdits Américains ne paient pas d’impôts ! Certes, tous les candidats appuient trop, exagèrent, mentent un peu ou même plus. Mais le candidat de la réalité virtuelle bat tous les records, puisque cet avatar n’est comptable de rien, pas même de son passé.

 

Ce qu’il y a de contenu réel chez lui est inscrit dans les fréquentations qui ont fait sa carrière : le pasteur raciste et ségrégationniste noir Jeremiah Wright (qui accuse le gouvernement américain d’avoir inventé le SIDA pour exterminer les Noirs), le terroriste Ayers, les tricheurs de Chicago, les fraudeurs d’ACORN. Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es. S’il l’emporte, Obama fera regretter Jimmy Carter. C’est bien lui qui a annoncé son intention de rencontrer « sans conditions préalables » Ahmadinejad, Kim Jong-Il et Hugo Chavez…

 

A l’intérieur, ce serait le grand retour de l’Etat-nounou, au grand dam de l’entreprise ; de l’Etat fédéral, qui met son nez partout, usurpe les prérogatives des Etats et des collectivités locales, et taxe, taxe, taxe.

Mais face au caméléon, McCain, avec toute son épaisseur humaine, n’aurait-il pas dû l’emporter ?

 

Sa campagne a été sérieuse mais terne ; il a fait une embardée désastreuse quand la crise financière a éclaté, n’a jamais volé dans les plumes du petit concurrent, au cours des débats télévisés. Notamment, McCain n’a pas fait des squelettes d’Obama une affaire d’Etat, au nom d’un sens de l’honneur et de la retenue, qui sont louables quoique mal placés.

 

Il a eu peur d’être traité de « raciste » - ce qui n’a pas empêché les proches d’Obama de l’abreuver d’insultes mensongères en ce sens -.

 

McCain, quand il était le Républicain rebelle, jouissait des faveurs de la grande presse, puisqu’il s’opposait souvent à son propre parti. Depuis qu’il manifeste avec éclat son soutien à la guerre d’Irak, et surtout, depuis qu’il est le candidat Républicain, la presse s’est découverte McCainophobe… mais il ne semble pas se résigner à la perte de cette audience privilégiée.

 

C’est de là que provient la timidité de certaines de ses positions. Son électorat est furieux, il lui sert des platitudes. L’électorat conservateur attend de l’offensive, il reçoit de l’eau tiède. Voilà qui n’est pas mobilisateur. Pour être élu, McCain a besoin de se démarquer – ce qui lui est loisible, vu son parcours d’électron libre – des erreurs Républicaines et de celles de Bush, de se signaler par l’audace dans la proposition, ce qu’il n’a pas fait, et de frapper fort, ce qu’il a soigneusement évité.

 

Les jeux ne sont pas faits – trois semaines, c’est long, surtout dans cette longue campagne caractérisée par d’incessants retournements. Mais l’Amérique n’est pas loin de ce qui serait une catastrophe pire que l’avènement de Jimmy Carter. Je reviendrai bientôt sur ce que serait la politique obamienne.

 

 

Note :

 

[1] Notons que quand le colistier d’Obama, le sénateur Joseph Biden, tout président de la Commission des affaires étrangères du Sénat qu’il soit, fait, au cours de son débat télévisé avec Sarah Palin, les gaffes les plus monumentales. Comme d’affirmer tout de go « quand avec les Français nous avons éjecté le Hezbollah du Liban » (en 2006)…

 

Ou, parlant de la crise financière, il affirme sans crier gare : « En 1929 le président Roosevelt a fait une intervention télévisée… », confondant le krach de Wall Street de 1929 et l’élection de Roosevelt en Novembre 1931, et oubliant, au même moment, que la télévision, en 1929, n’existait pas.

 

Eh ! bien, au lieu de se gausser de lui, comme ils l’auraient fait à la moindre incartade de Pali, les journalistes n’en disent rien !

 

 

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Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

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