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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:00

La suite de notre enquête menée par l'inspecteur Sherlock Aschkel sur les dessous idéologiques de l'archéologie en Israël


 


2. L'affaire d'Abraham : un exemple d'utilisation politique de l'archéologie anti-judaïque israëlienne:


Les tenants de cette archéologie anti-judaïque ont vite attiré l'intérêt des media et des politiciens désireux de démontrer par ce biais l'illégitimité de la présence juive sur une partie ou sur tout Israël.


Abraham Segal fit ainsi un film, sorti sur nos écrans de cinéma en 1996, Abraham, où le réalisateur, membre du mouvement Shalom Arshav, interviewe tour à tour des philologues de l'école biblique et des archéologues de l'Université Hébraïque, pour démontrer d'une part que le lieu du Hevron historique n'est pas assuré, d'autre part, que le personnage d'Abraham n'est qu'un légende, et enfin que le Caveau des patriarches ne contiendrait pas les patriarches, dont l'existence est elle-même remise en question, mais la dépouille mortelle d'un croisé. Le réalisateur conclut son film en déclarant qu'en définitive on se bat à Hevron pour un héritage imaginaire, et qu'il faudrait évacuer à la fois cette ville, mais aussi tous les territoires des implantations pour rétablir la paix.


Quelle que soit l'opinion du réalisateur, on peut regretter qu'il n'ait construit son film que sur le témoignage de chercheurs partageant son idéologie. Choisis parmi les tenants anti-judaïques de l'archéologie, les chercheurs interviewés donnent en effet une image monolithique de la recherche israëlienne, et de plus sapant la légitimité, non seulement de la présence juive dans les territoires palestiniens, mais dans tout Israël. Le film d'Abraham Segal, qui a bénéficié de l'aide automatique à la création filmique en Israël versée par l'état d'Israël, a ainsi servi des arguments pro-palestiniens aux spectateurs français juste avant le déclenchement de la seconde antifadah. Le débat public qui suivait le film lors de sa projection fut houleux, et laissait déjà percevoir dans les réactions haineuses du public à l'encontre d'Israël l'antisémitisme que la seconde intifadah allait achever de révéler.


Avant même la seconde intifadah, les media internationaux servirent encore d'amplificateur à ces idéologies, préparant sans le savoir le nouveau révisionisme historique palestinien.


Pour ne citer qu'un exemple, Der Spiegel publia en 1998 un numéro entier (près de 120 pages) sur une relecture de la sortire d'Egypte d'après les archéologues. Moïse, pouvait-on y lire, était un Egyptien, ainsi que les esclaves dont ils s'était fait le chef. Il n'ya avait donc plus de sortie d'Egypte à proprement parler, ni de peuple hébreu, et encore moins de réalisation de promesse divine. Les fondements historiques de l'implantation du peuple hébreu sur la terre d'Israël disparaissant, toute la légitimité de l'état s'effondrait.


Très curieusement, ces mêmes media ne reprennent pas les découvertes archéologiques confirmant la validité des textes bibliques. Le Spiegel se faisait l'écho des archéologues qui remettaient en question le récit d'un pharaon possèdant une immense écurie. Récemment, en 2002, une équipe d'archéologues britanniques a retrouvé une ville, enfouie dans les limons d'un affluent asséché du Nil. Cette ville avait en son centre une immense statue pharaonique portant le nom de Ramses, soit la ville portant le nom du pharaon dont parlent les midrashim. Des écuries de plus de cinq cent chevaux témoignaient d'une puissance militaire du pharaon exceptionnelle pour l'époque Le Spiegel ne reprit pas l'information, pourtant diffusée par la BBC

Alors que les media européens, trop souvent, trient avec habilité les informations archéologiques, les Palestiniens réécrivent l'histoire d'Israël, tout en effaçant les traces archéologiques hébraïques des sites sous leur contrôle.


Yona Dureau


--
AM ISRAEL HAI,
Amitiés,
Rachel
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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