Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 09:11
Le Kremlin dans le collimateur d’Avigdor Lieberman
Par Yvan Eisenbach pour Guysen International News
Dimanche 31 mai 2009 à 19:58

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman est en déplacement à Moscou, ce lundi 1er juin. Il doit rencontrer le président russe Dimitri Medvedev, le Premier ministre Vladimir Poutine et son homologue russe Sergueï Lavrov. Cette visite a pour objet le programme nucléaire iranien, ainsi que les efforts de paix dans la région. Il s’agit de la première visite du leader russophone d’ « Israël Beitenou » en Russie depuis sa prise de fonction le 31 mars dernier. Les discussions devraient être franches. La Russie avance ses pions dans la région, et ses relations avec l’Iran, la Syrie et le Hamas irritent les Israéliens.

Avigdor Lieberman avait exprimé son mécontentement la semaine passée à propos de la rencontre le 23 mai dernier à Damas entre Sergueï Lavrov et Khaled Mechaal, le chef politique du Hamas en exil. Le diplomate russe avait même déclaré être « certain qu’il est nécessaire » de maintenir des contacts avec l’organisation terroriste au pouvoir dans bande de Gaza. La Russie est aujourd’hui le seul membre du Quartet pour la paix au Proche-Orient (ONU, l’UE, USA et Russie) qui ne boycotte pas le Hamas.

Sergueï Lavrov se trouvait en Syrie pour une réunion des ministres des Affaires étrangères organisée par l’Organisation de la Conférence Islamique, visite au cours de laquelle il a rencontré de nombreux officiels syriens. Le ministère des Affaires étrangères avait fait savoir deux jours auparavant que Moscou « s’efforce de renforcer et de développer le dialogue politique ainsi que la coopération mutuelle avec la Syrie ».
 
Le mécontentement israélien a pour toutefois pour motif principal les relations entre l’Iran d’Ahmadinejad et la Russie, qui souffle tantôt le chaud, tantôt le froid. D’un côté, la Russie s’oppose à toute nucléarisation militaire de l’Iran, et de l’autre, ses liens rapprochés avec le régime des Mollahs vont dans le sens opposé des efforts déployés par la communauté internationale. Israël souhaite vivement que Moscou opte pour une autre politique à l’égard de l’Iran, et que la Russie utilise le levier économique pour infléchir les ambitions de Téhéran.
 
Rappelons en effet que la Russie participe à la construction de la centrale nucléaire de Bushehr, dont la mise en service est prévue cet été ; elle avait été inaugurée en Iran au mois de février dernier, en présence de Sergueï Kirienko, le chef de l’Agence fédérale russe de l’énergie atomique... Rappelons aussi qu’entre 2006 et 2007, la Russie a vendu à l’Iran un millier de systèmes sol-air Tor-M1. Une polémique a même éclaté récemment à propos de la livraison par la Russie de systèmes antiaériens S-300. L’information avait été révélée par des officiels iraniens, et niée en bloc par le Kremlin.
 
Adepte du double langage, la Russie est devenue maître dans l’art de passer des marchés plus que douteux. Au mois de décembre 2008, le directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique, Alexandre Fomine, avait résumé en une seule phrase la nature des relations avec l'Iran : « La coopération militaire russo-iranienne a une influence positive sur la stabilité dans cette région ».
 
Pour la Russie, ce n’est pas l’Iran, soutien actif du Hezbollah et du Hamas, qui déstabilise la région, ce sont plutôt les sunnites qui menacent l’équilibre au Moyen Orient... Moscou garde d’ailleurs un âpre souvenir des combats en Afghanistan dans les années 1980 ; pénible mémoire d’une guerre déclenchée pour contrer l’expansion de l’islam radical en Asie centrale, région alors sous la coupe du Kremlin.
 
Depuis, l’Afghanistan, les Talibans et Al-Qaïda n'ont pas desservi les relations entre l’Iran chiite et à la Russie, toujours désireuse d’avancer ses pions et de recouvrer son influence d’antan dans la région.
 
L’Iran et le Hezbollah empiètent pourtant sur ce que Moscou considère come sa « zone d’influence » naturelle, dans le Caucase notamment. C’est du moins ce qu’a révélé le « Los Angeles Times », précisant que le régime des Mollahs et les terroristes chiites libanais étaient les instigateurs de l'attentat avorté contre l'ambassade israélienne de Bakou en Azerbaïdjan l’an passé. Les commanditaires avaient projeté de faire exploser trois ou quatre voitures piégées devant l'ambassade et de kidnapper l'ambassadeur israélien en poste. L’attaque avait été déjouée par les forces de sécurité d'Azerbaïdjan.
 
Israël n’est pas absent de la région non plus. En septembre 2008, l'Etat juif et la République d'Azerbaïdjan avaient signé un contrat d'armement de plusieurs centaines de millions de dollars. Selon cet accord, signé par le ministère de la Défense israélien et le gouvernement de la République caucasienne frontalière de l’Iran, l'Etat hébreu s'engage à lui fournir des munitions, des mortiers et des moyens de communication.

Quelques mois auparavant, Israël avait déjà signé un accord similaire avec le Kazakhstan, République d’Asie centrale et ancien pays satellite de l’Union soviétique. Par ailleurs, Israël et l’Azerbaïdjan avaient également lancé une coopération dans le domaine des services secrets et des renseignements. Le président de l'Azerbaïdjan avait déclaré vouloir renforcer ses liens avec Israël, dans le but de se prémunir contre « la menace iranienne ».
Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis