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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 15:55
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Pourquoi les Israéliens sont-ils les surdoués de la sécurité ?
Pourquoi les Israéliens sont-ils les surdoués de la sécurité ?

Israël jouit de la réputation d'expert en sécurité informatique. Une politique R&D dynamique et le rôle formateur de l'armée expliquent ce succès.

L'industrie israélienne n'a plus grand-chose à prouver en matière de succès logiciel, et particulièrement dans le domaine de la sécurité. D'anciennes start up, telles Check Point Software, Aladdin Knowledge Systems ou encore Finjan Software sont devenues, dès les années 90, des acteurs majeurs sur ce marché. Aujourd'hui encore, de nombreuses start up israéliennes sont acquises par des groupes d'envergure internationale (comme Secured Dimensions, spécialiste de la protection de code source.Net, racheté en 2007 par Microsoft) ou des entreprises cherchant à acquérir une technologie complémentaire (comme Portauthority, spécialisé dans la protection contre les fuites de données, racheté par Websense en 2006).
 
Il est tentant d'expliquer un tel succès sous l'angle purement militaire. Avec une conscription obligatoire de trois ans – le double pour les développeurs qui souhaitent se former dans l'armée – et un fort besoin de défense, il est parfaitement imaginable que Tsahal, l'armée israélienne, soit le meilleur centre de recherche et développement en matière de sécurité. Et qu'après la libération des appelés, cette expertise bénéficie ensuite au secteur civil. Mais bien qu'exacte, l'explication serait un raccourci un peu rapide. Une industrie militaire quelle qu'elle soit n'assure pas à elle seule le succès dans les affaires. Elle n'est pas le seul ingrédient dans l'alchimie des technologies de l'information d'Israël.
 
Le plus fort ratio d'ingénieurs au monde
 
Le pays a su avant tout réunir les conditions nécessaires à l'apparition d'une véritable industrie dans ce domaine. A commencer par l'éducation : Israël dispose d'excellentes universités qui rayonnent largement à travers le (petit) territoire. Ce dernier a ainsi le plus fort ratio d'ingénieurs et de scientifiques au monde. Et, avec 7 % du PNB consacré à l'éducation (chiffres 2003), il figure parmi les pays allouant le plus de ressources à l'éducation. Les relations entre industrie et université, nombreuses et encouragées, donnent lieu à la création de parcs technologiques communs. Enfin, parmi la vague d'immigrants russes arrivés dans les années 90, se trouvaient des ingénieurs et scientifiques particulièrement compétents, et déjà formés.
 
L'Etat soutient également activement l'innovation. Dès les années 60, des programmes – certains militaires, d'autres conduits sous l'égide du ministère des Finances – ont aidé à la formation de générations d'informaticiens. Et, pour soutenir la création d'entreprise, le gouvernement a lancé dans les années 90 un programme d'aide au financement des start up dans le domaine des technologies de l'information et des biotechnologies. Aujourd'hui, l'OCS (Office of the Chief Scientist) distribue 400 millions de dollars par an à des start up en amorçage (30 à 60 % de leur coût de développement), et en récupère 100 millions sous forme de royalties. En comparaison, le capital social d'Oséo en France s'élevait en 2006 à environ 377 millions d'euros.
 
Israël s'est également doté d'un efficace écosystème d'investisseurs prêts à financer les jeunes pousses en amorçage ou à soutenir leur croissance. Près de 60 fonds opèrent dans le pays, pour une capitalisation de plusieurs milliards de dollars et des retours entre 40 et 50 % par an. Enfin, selon l'Israel Export Institute, plus de 30 % des start up actuelles sont fondées par des « serial entrepreneurs », des chefs d'entreprise aguerris aux business plans et au développement d'entreprise. En outre, face à un trop petit marché local, les start up israéliennes adoptent d'emblée une stratégie tournée vers l'international, et ouvrent très rapidement des bureaux, aux Etats-Unis notamment.
 
L'armée, enfin, joue bien entendu un rôle essentiel dans la spécialisation sécuritaire. Le Mamram, l'unité spécialisée dans les services des technologies de l'information (dont la protection des communications et des systèmes) forme chaque année 300 spécialistes par le biais de son école interne (School for Computer Professions). Ses diplômés sont particulièrement recherchés dans l'industrie, y compris à l'étranger.
 
Des réseaux d'anciens nés au sein de l'armée
 
Le rôle de Tsahal va même au-delà de la simple formation technique : elle agit comme un instrument de brassage où naissent des liens étroits entre les jeunes ingénieurs prometteurs. Une fois l'armée quittée, ces liens persistent durant toute leur carrière. L'armée contribue ainsi à créer un très efficace « réseau d'anciens ». Un ingénieur formé dans les rangs du Mamram aura certainement moins de difficultés à recruter ses premiers experts, et bénéficiera des conseils d'entrepreneurs plus aguerris étant passés par la même unité, et probablement de leurs connexions dans le monde du capital risque. De nombreuses start up dans la sécurité sont d'ailleurs cofondées par d'anciens ingénieurs s'étant rencontrés dans les rangs de l'armée.
 
Sans négliger pour autant la qualité de la formation technique, c'est sans aucun doute ce lien social que Tsahal contribue à créer et à entretenir qui sert le mieux les start up israéliennes. Le réseau facilite grandement le passage à l'acte, de la bonne idée d'un ingénieur à une entreprise bien dirigée, conseillée et dotée d'assez de financement pour survivre à sa période de recherche et développement.
 
 
Chiffres clés
 
● Près de 4 Md$ d'exportation
● L'industrie israélienne du logiciel exportait au début des années 90 pour 90 M$, pour 2,6 Md$ en 2000, pour atteindre 3,6 Md$ en 2006.
● 3 000 sociétés high-tech
● Israël a la plus forte concentration de sociétés technologiques au monde après la Silicon Valley aux Etats-Unis.
● 145 ingénieurs ou scientifiques pour 10 000 habitants
● L'un des plus hauts taux d'ingénieurs ou scientifiques dans la population active. (entre 60 et 100 pour 10 000 dans les pays industrialisés).
● 30 % des créateurs de start up IT
● Ces “ serial entrepreneurs ” ont déjà créé plusieurs autres entreprises.
● 23 start up israéliennes de la sécurité à la rencontre des grands comptes français
● Et ceci lors des dernières Rencontres économiques franco-israéliennes sous l'égide de la Chambre de commerce de Paris en novembre 2007.
01informatique
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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