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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 19:17
Les rêveries arabes d’Obama, Caroline B. Glick
J’ai souvent, par le passé, taquiné Mme Glick pour le pessimisme de ses analyses, même quand il n’était pas totalement injustifié. Aujourd’hui, je m’en garderai bien. Je partage l’essentiel de ses analyses, et je ne cache pas que le changement radical d’attitude de la Maison Blanche à l’égard d’Israël me paraît dicté par une hostilité ou un parti pris résultant d’une grave erreur d’appréciation de la situation et des rapports de force au Proche-Orient. Il est visible que M. Obama ne perçoit pas du tout la détresse existentielle de l’Etat Juif face au caractère intraitable du refus palestinien de la moindre concession, ou, s’il l’a perçue, qu’il a décidé de passer outre pour des motifs stratégiques supérieurs dont il paraît clair qu’Israël fera les frais, sous peine, en cas de rébellion, d’un lâchage partiel voire total de l’Etat Juif par les Etats-Unis. Caroline Glick a donc raison d’exposer crûment son scandale du cynisme de M. Obama, et d’encourager le gouvernement israélien à tenir tête à ce "nouveau roi venu au pouvoir… et qui n’a pas connu Joseph" (Ex 1, 8). Elle corrobore, dans son style propre, les féroces critiques de Charles Krauthammer [*]. Et quand ces deux-là sont à l’unisson, il y a péril en la demeure. Dieu ait pitié d’Israël ! Je réitère ici à Marcoroz ma profonde appréciation pour la somme de travail et de talent qu’il a investie dans cette longue traduction. (Menahem Macina).

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[*] Voir "Le Mythe des implantations".

Texte anglais original : "Obama's Arabian dreams"


Traduction française : Marcoroz

Note importante : Nous rappelons aux webmestres que la reproduction de nos articles est libre, sous réserve que soient respectées les prescriptions suivantes: mention expresse de l’auteur et/ou du traducteur de l’article, du nom du site, et de l’url de la page reproduite. Toute infraction à ces dispositions nous contraindra à exiger la suppression de l’article reproduit, sans préjudice d’autres mesures en cas de refus de respecter nos conditions. (upjf.org).

[Les mises en exergue typographique de cet article sont miennes. M. Macina.]


Le Président américain Barack Obama se prétend attaché à dire toujours la vérité. Dans les interviews qui ont précédé son voyage en Arabie Saoudite et en Egypte et dans son long discours prononcé jeudi au Caire, il a affirmé que la pièce maîtresse de sa politique proche-orientale était sa volonté de dire aux gens les vérités les plus dures. Dans sa prétendue allocution au monde musulman, Obama a même fait référence, à trois reprises, à la nécessité de dire la vérité.

Malheureusement, pour un discours annoncé comme une manifestation de franchise, cette allocution d’Obama n’aura pas été à la hauteur. Loin d’exprimer des vérités crues, Obama n’a fait preuve que de convenance politique.

Les prétendues vérités adressées par Obama au monde musulman ont pris la forme de déclarations concernant la nécessité de combattre ce que l’on appelle les extrémistes, d’accorder aux femmes l’égalité en droit, d’assurer la liberté de religion et de promouvoir la démocratie. Malheureusement, dans tout ce qu’il a pu dire sur ces questions, il n’y a rien eu de plus que des déclarations abstraites et théoriques, sans application politique.

Obama a parlé de la nécessité de combattre les terroristes musulmans, sans mentionner le fait que leurs infrastructures et leurs soutiens intellectuels, politiques et monétaires provenaient de ces mêmes mosquées, de ces mêmes dirigeants politiques et de ces mêmes régimes saoudien et égyptien, dont il vante la modération et le sens des responsabilités.

Il a parlé de la nécessité d’accorder l’égalité aux femmes, sans faire mention de ces pratiques musulmanes courantes que sont les "crimes d’honneur" et les mutilations génitales féminines. Il a ignoré le fait que partout en terre d’islam, les droits fondamentaux et les droits de l’homme étaient refusés aux femmes. Enfin, il a pondéré ses déclarations en ajoutant, de façon fallacieuse, qu’aux États-Unis, les femmes étaient victimes du même manque d’égalité. En traitant le sujet de la sorte, Obama a fait savoir qu’il se souciait comme d’une guigne de l’oppression des femmes dans le monde musulman.

De même, Obama a parlé de liberté religieuse, tout en fermant les yeux sur l’apartheid religieux en Arabie Saoudite. Il a évoqué les bienfaits de la démocratie, tout en faisant abstraction des problèmes qu’engendre la dictature.

En résumé, Dans son "parler vrai" à l’adresse du monde arabe, après avoir commencé par prétendre mensongèrement que, comme l’Amérique, l’islam cultivait "la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de tout être humain", Obama a été sciemment et fondamentalement malhonnête. Par cette malhonnêteté, il a entrepris de placer le monde musulman sur un pied d’égalité morale avec le monde libre.

De manière analogue, dans ses "vérités" crues à propos d’Israël, Obama a usé de malhonnêteté factuelle et morale pour servir des objectifs politiques.

Au premier abord, Obama a paru reprocher au monde musulman son négationnisme généralisé et son antisémitisme veule. En condamnant le négationnisme et l’antisémitisme, il a semblé confirmer sa déclaration antérieure, selon laquelle les liens de l’Amérique avec Israël étaient "inaltérables".

Malheureusement, une analyse attentive de ses déclarations montre qu’Obama adopte bel et bien le point de vue des Arabes, selon lequel Israël serait un élément étranger — et donc injustifiable — dans le monde arabe. En réalité, loin de dénoncer leur refus d’accepter Israël, Obama le légitime.

L’argument fondamental que les Arabes utilisent contre Israël est que la seule raison de sa création aurait été d’apaiser la mauvaise conscience des Européens après la Shoah. Selon leurs dires, les Juifs n’auraient aucun droit sur la Terre d’Israël du point de vue légal, historique et moral.

Or, cet argument est complètement faux. La communauté internationale a reconnu les droits légaux, historiques et moraux du peuple juif sur la Terre d’Israël bien avant que quiconque ait jamais entendu parler d’Adolf Hitler. En 1922, la Société des Nations avait mandaté la "reconstitution" – et non la création – du foyer national juif sur la Terre d’Israël dans ses frontières historiques sur les deux rives du Jourdain.

Cependant, dans ce qu’il présentait lui-même comme un exemple de parler-vrai, Obama a ignoré cette vérité fondamentale au profit du mensonge arabe. Il a donné du crédit à son mensonge en déclarant, hors de propos, que "l’aspiration à un territoire juif est ancrée dans un passé tragique". Il a ensuite lié de façon explicite la création de l’État d’Israël à la Shoah, en formulant une leçon d’histoire intéressée sur le génocide des Juifs d’Europe.

Pire encore que son aveuglement délibéré vis-à-vis des justifications historiques, légales et morales de la renaissance d’Israël, il y a la manière dont Obama a évoqué Israël même. De façon odieuse et mensongère, Obama a allègrement comparé la manière dont Israël traite les Palestiniens à celle dont les esclavagistes blancs, en Amérique, traitaient leurs esclaves noirs. De même, il a assimilé les terroristes palestiniens à la catégorie, moralement pure, des esclaves. De façon plus ignoble encore, en utilisant le terme de "résistance", euphémisme arabe pour désigner le terrorisme palestinien, Obama a conféré à celui-ci la grandeur morale des révoltes des esclaves et du mouvement des droits civiques.

Cependant, aussi décevante et franchement obscène qu’ait pu être la rhétorique d’Obama, les orientations politiques qu’il a définies sont bien pires encore. Tout en bavassant sur l’idée que l’islam et l’Amérique seraient les deux faces d’une même pièce, Obama a annoncé deux mesures. Tout d’abord, il a déclaré qu’il allait obliger Israël à cesser complètement toute construction pour les Juifs en Judée, en Samarie et dans les parties est, nord-est et sud-est de Jérusalem. Ensuite, il a déclaré qu’il allait s’efforcer de convaincre l’Iran d’échanger son programme d’armement atomique contre un programme d’énergie nucléaire.

Obama a affirmé que la première de ces deux mesures allait permettre la paix et que la seconde allait empêcher l’Iran d’acquérir des armes atomiques. Néanmoins, si l’on y réfléchit, il est clair qu’aucune de ces mesures ne saurait aboutir à l’objectif évoqué. En fait, l’impossibilité d’atteindre, par ces mesures, les objectifs au nom desquels il prétend les avoir adoptées est tellement évidente, qu’il convient de chercher à comprendre quelles peuvent être les véritables raisons de leur adoption.

La politique de l’administration américaine vis-à-vis des constructions juives au cœur d’Israël et dans sa capitale reflète une hostilité considérable à l’égard d’Israël. Non seulement elle fait fi des engagements explicites pris par l’administration Bush vis-à-vis d’Israël, mais elle est en contradiction avec un accord de longue date entre les gouvernements israéliens et américains successifs, consistant à s’abstenir mutuellement de causer du tort à l’autre partie.

Qui plus est, le fait que l’administration américaine ne puisse pas s’empêcher d’attaquer Israël sur les constructions juives à Jérusalem, en Judée et en Samarie tout en ne trouvant rien à redire au projet du Hezbollah de prendre le pouvoir au Liban la semaine prochaine, ni au consensus génocidaire du Hamas, ni à l’implication du Fatah dans le terrorisme, ni aux liens entre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie, ne peut qu’être lourd de conséquences pour les perspectives de paix dans la région.

Comme l’a exprimé clairement Mahmoud Abbas, le chef du Fatah, dans une interview accordée au Washington Post la semaine dernière, à la lumière de l’hostilité de l’administration américaine envers Israël, l’Autorité palestinienne n’estime plus nécessaire de faire la moindre concession d’aucune sorte à Israël.

  • Elle n’a nul besoin d’accepter de reconnaître Israël comme un État juif.
  • Elle n’a nul besoin de revenir sur son exigence de voir Israël commettre un suicide démographique en acceptant d’accorder la pleine citoyenneté à des millions d’Arabes étrangers et hostiles.
  • Elle n’a pas besoin non plus de réduire ses exigences territoriales, selon lesquelles Israël devrait être contenu dans des frontières indéfendables.

En résumé, en s’en prenant à Israël et en prétendant qu’Israël est responsable de l’absence de paix, l’administration américaine encourage les Palestiniens et l’ensemble du monde arabe à continuer de rejeter Israël et de refuser de faire la paix avec l’État juif.

Il semble que le gouvernement de Netanyahu craigne qu’Obama et ses conseillers n’aient monté en épingle la question des implantations que pour chercher à le renverser, afin de le remplacer par le parti Kadima, plus malléable. Des sources gouvernementales font remarquer que le chef de cabinet de la Maison Blanche, Rahm Emmanuel, lorsqu’il était conseiller du président Bill Clinton, avait joué un rôle de premier plan dans la déstabilisation du premier gouvernement de Netanyahu en 1999. Elles font remarquer également que Rahm Emmanuel s’efforce actuellement, conjointement avec des Israéliens de gauche, liés au parti Kadima, et des Juifs américains liés au parti démocrate, de discréditer le gouvernement israélien.

S’il ne fait aucun doute que l’administration Obama préférerait voir un gouvernement de gauche à Jérusalem, il est cependant peu probable que ce soit là le principal objectif des attaques de la Maison blanche contre Israël. C’est en premier lieu parce qu’aujourd’hui, il y a peu de risque que les partenaires de la coalition abandonnent Netanyahu.

Par ailleurs, les Américains n’ont aucune raison de croire que les perspectives d’un accord de paix s’amélioreraient avec un gouvernement de gauche à Jérusalem. En effet, malgré tous ses efforts, le gouvernement Kadima n’a pas été capable de faire la paix avec les Palestiniens, pas davantage que le gouvernement travailliste qui l’avait précédé. Ce que les Palestiniens n’ont jamais cessé de montrer depuis l’échec du sommet de Camp David en 2000, c’est qu’ils n’accepteront jamais aucune offre qu’Israël pourrait leur proposer.

L’objectif de l’administration américaine, en s’en prenant à Israël, n’est donc ni d’avancer vers la paix, ni de faire tomber le gouvernement Netanyahu. Mais alors, comment expliquer une telle attitude ?

La seule explication vraisemblable, c’est que l’administration américaine compte abandonner l’État juif, jusqu’ici son allié, au profit de liens plus chaleureux avec les Arabes. Elle a choisi d’attaquer Israël sur la question des constructions juives parce qu’elle considère qu’en se focalisant sur cette question, elle minimisera le prix qu’elle sera obligée de payer chez elle pour avoir brisé l’alliance entre les États-Unis et Israël. En faisant croire qu’il ne fait pression sur Israël que pour permettre une solution pacifique, la "solution des deux États", Obama escompte parvenir à conserver sa base électorale chez les Juifs américains, qui ne s’apercevront pas de l’hostilité que dissimule sa position "pro-paix".

La politique d’Obama vis-à-vis de l’Iran est le complément logique de sa politique à l’égard d’Israël. De même qu’il n’a aucune chance de faire progresser la paix au Proche-Orient en s’attaquant à Israël, ce n’est pas en proposant l’énergie nucléaire aux mollahs qu’il empêchera l’Iran d’acquérir un armement atomique. Le marché qu’Obama propose aujourd’hui à l’Iran est déjà sur la table depuis 2003, quand le programme nucléaire iranien a été dévoilé pour la première fois. Depuis six ans, les Iraniens l’ont toujours rejeté. La semaine dernière encore, ils ont annoncé une nouvelle fois qu’ils le rejetaient.

Là encore, pour comprendre quel est le véritable objectif du président américain, c’est du côté des États-Unis qu’il faut chercher les réponses. Sachant qu’avec une telle politique, Obama n’a aucune chance d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, il est évident qu’en réalité, il a accepté la perspective d’un Iran nucléarisé. Sous cet éclairage, l’explication la plus cohérente de sa politique de dialogue avec l’Iran est qu’il désire éviter d’être critiqué lorsque ce pays fera son apparition comme puissance nucléaire dans les mois à venir.

Pour savoir à quoi s’en tenir avec l’administration Obama, il est impératif que le gouvernement Netanyahu et le public comprennent quels sont les véritables objectifs de sa politique actuelle. Heureusement, comme les sondages le montrent encore et toujours, dans leur écrasante majorité, les Israéliens se rendent compte que la Maison blanche est profondément hostile à Israël. Les statistiques montrent aussi que l’opinion publique approuve la façon dont Netanyahu gère les relations avec Washington.

Pour aller de l’avant, le gouvernement [israélien] doit entretenir cette prise de conscience et ce soutien du public. Par ses discours comme par ses actes, Obama n’a pas seulement montré qu’il n’était pas un ami d’Israël. Il a aussi montré que rien de ce qu’Israël pourrait faire ne le ferait jamais changer d’avis.


Caroline Glick


© Jewish World Review

 

Mis en ligne le 7 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
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commentaires

G
Qu'est-ce que "la paix", selon Gehem? La moitié des territoires aux mains du Hamas et l'autre en train de tenter de disqualifier le Hamas? Lorsqueles Palestiniens l'auront trouvée entre eux, seront capables d'édifier des institutions fiables, on en reparlera. En attendant, ce ne sont pas les quelques implantations qui font dire à un pourcentage important de Palestiniens qu'il faut éradiquer Israël en totalité, à tout le moins ne pas reconnaître ce pays comme Etat Juif.
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G
L'article ci-dessus est tout aussi, sinon plus malhonnête par partie que ce dont on accuse Obama.<br /> <br /> Les Américains ont libéré l'Europe mais au passage, ont créer les conditions pour satisfaire leurs propres intérêts; est-ce que ça diminue pour autant l'importance de leur acte ? non. Qu'Obama puisse ou non jouer de la politique, est-ce que c'est pour autant qu'il n'a pas raison de rappeler ce fait prouvé que sont les conditions de vie des Palestiniens ? Non. <br /> Les pseudo-engagements de Bush dont l'article parle; ne voyez-vous pas le débat aux States sur le fait que ces engagements n'ont jamais aboutit, c-à-d qu'il y a des discussions dessus mais aucun engagement de la sorte n'a été pris. Sans preuve, ça devient malhonnête.<br /> <br /> For God's sake, on est 21è s., et vous trouvez encore normal qu'il y ait des mouvements de colonisation aussi évidents ?<br /> <br /> causer du tort: ça c'est du grand n'importe quoi. En gros vous dites, que regrettez que les USA ne puissent ne se soucier que des Israéliens en faisant fi du sort des palestiniens; en somme, cette partialité là-même qui explique pourquoi les choses n'avançaient pas jusque-là. Well, Change has come to America; vous reconnaissez qu'Israel se satisfait dans cette situation, et vous avez peur donc qu'il y ait la Paix. <br /> <br /> le blabla sur la SDN; Obama l'a clairement dit bande de sourds; de même qu'Israel et le peuple juif a droit a une terre et de la sécurité, de même les palestiniens ont le droit aux mêmes aspirations. C'est pas compliqué pourtant à comprendre. Pourquoi les israeliens devraient-ils valoir plus que les palestiniens ? (et arrange-toi pour que la réponse ne retombe pas sur l'histoire du massacre de la WW2 sur lequel tu critiques Obama).<br /> <br /> L'argument n'est pas faux. Il n'invente rien en disant cela, c'était de notoriété publique. D'ailleurs, chaque personnalité politique qui arrive en Israel se trouve obligé (ou pas) de faire un pèlerinnage dans les monuments qui rappele ce souvenir et de laisser des messages de paix liés directement à cette tragédie. Même le pape le fait. C'est donc très MALHONNETE de blâmer cela sur Obama.<br /> <br /> Je perds mon temps. Vous avez juste peur de la paix et de l'impartialité retrouvé des USA mais c'est la seule manière d'aller vers la paix. Israel n'espionnait-il pas les USA, ne les emmenait-il pas à ne poursuivre que leurs intérêts au détriment de ceux même des USA ?
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A
Trés bon texte, trés bonne traduction<br /> Trés mauvaise politique U.S
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J
Un bon éléctrochoc pour ceux qui rêvent encore !<br /> Le parlé vrai à du bon , parfois .
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

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