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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 10:00
  • Plusieurs articles résumés de la presse américaine sur la situation en Iran nous offrent quelques cadres d'analyse. Il faut sans doute lire toutes ces parutions avec beaucoup de prudence. Mais elles confirment que le véritable changement de cap et la fissure profonde qui s'inscrit dans la société et, surtout, principalement dans la classe dirigeante iranienne, est très loin des espérances des opposants iraniens en exil. La question essentielle reste :  qui détient encore les leviers du pouvoir en Iran et de quel type de pouvoir islamique s'agit-il?
  • De fait, un coup d'Etat est tenté via la censure imposée par le Guide Suprême Ali Khamenei, avec l'aide des Gardiens de la Révolution pour ériger leur Kaiser Ahmedinedjad en dernier rempart d'un état militaire et policier qui n'aurait plus de mollachique que le sommet de sa pyramide. En arrière-fond, il faut revenir à l'impopularité relative de Khamenei au sein même de l'appareil dirigeant de la Mollachie, qui s'est traduite par l'assassinat du fils de l'Ayatollah Khomeiny, sans doute sur ordre du nouveau Guide Suprême, alors qu'une large partie de l'establishment issu de la révolution islamique voyait dans le défunt le successeur naturel de son père. Depuis, plusieurs tentatives ont eu lieu pour faire avancer une autre classe dominante, dite "réformatrice" (issue majoritairement des services de renseignements et de la connaissance relative de l'Occident), sur la base des valeurs fondatrices de cette révolution. Actuellement, Moussawi est soutenu par Hachemi Rasfandjani, qui s'est replié à Qom, pour compter ses troupes et l'adhésion dont il dispose au sein de l'assemblée des Mollahs. L'objectif en est fort simple : savoir s'il a les moyens de destituer le Guide Suprême pour en proposer un autre, à sa botte.

  • En réaction, Ali Khamenei espère bien imposer une répression policière d'une ampleur telle qu'il ne sera pas très loin d'en obtenir le pouvoir absolu. Mais de même que le Shah dans les dernières années de son règne, il aura alors perdu le soutien de la rue et des classes moyennes, au profit d'une élite issue des Pasdaran. La "révolution islamique" aurait donc, à ce point, accompli un tour complet sur elle-même et reviendrait à imiter les conditions mêmes qui l'ont rendues possible, par la mobilisation et la manipulation de masse au profit d'une oligarchie religieuse et militaire.

  • Ceci nous éloigne de toute vision angélique voyant une véritable libéralisation s'instituer progressivement, même si elle ne peut qu'avancer masquée derrière des personnalités aussi peu recommandables que les cerveaux terroristes que sont Rasfandjani ou encore le tortionnaire Moussawi. Une fois au pouvoir, ceux-ci utiliseraient les mêmes moyens pour s'y maintenir, avec, peut-être un appui populaire des classes lettrées des grandes villes, à qui ils offriraient de micro-changements pour préserver le dispositif d'ensemble. Ils semblent simplement tomber face à plus déterminés et armés qu'eux. Cela dit, c'est la légitimité même de l'héritage de la Révolution islamique de 1979 qui est en cause, dans les déchirements de ces héritiers : plus militaristes et radicaux d'un côté, ou se servant des oripeaux de la république et de l'aspiration à plus de libertés, de l'autre...



  • Tehran Drama - Editorial
    Americans instinctively sympathize with those struggling for freedom; their triumph promises a new regime both more democratic and friendlier to us. Yet, unless the U.S. is prepared to risk direct intervention, it has no ready means to ensure their victory. The U.S. has few ways to help the opposition - and it may have to deal with whoever wins the current struggle. But, however the crisis ends, it may require rethinking of the administration's Iran strategy. There is a connection between the regime's internal character and its external conduct. (Washington Post)
        See also Death of the Islamic Republic in Five Acts - Daniel Brumberg
    Every revolution ends up devouring its children. In this case, the menu includes many grandchildren as well. In the coming days we will probably see a systematic purge of anyone who opposes Iran's new Caesar. The writer is acting director of the U.S. Institute of Peace's Muslim World Initiative and associate professor at Georgetown University. (Washington Post)

  • Iran's Hidden Revolution - Danielle Pletka and Ali Alfoneh
    Just after Iran's rigged elections last week, it looked as if a new revolution was in the offing. Five days later, the uprising is little more than a symbolic protest, crushed by the elite Iranian Revolutionary Guard Corps. The real revolution is that the guard has effected a silent coup d'etat. Iran has evolved from a theocratic state to a military dictatorship. Fourteen of the 21 cabinet ministers appointed by former Revolutionary Guard officer Ahmadinejad are former members of the guard or its associated paramilitary, the Basij. Provincial governors, press commissars, film directors, intelligence officers and business leaders are increasingly former members of the guard. Danielle Pletka is the vice president for foreign and defense policy studies at the American Enterprise Institute. Ali Alfoneh is a visiting fellow at the institute. (New York Times)
        See also Khamenei on the Ropes? - Robert Baer
    Iran is not a theocracy. It is a military dictatorship headed by Supreme Leader Ayatollah Khamenei and advised by a coterie of generals from the Islamic Revolutionary Guard Corps and the Army, as well as hard-liners in the secret police. Ahmadinejad is little more than the spokesman for this group. Former president Rafsanjani is rumored to be in the holy city of Qum plotting against Khamenei, seeing if he has enough votes in the 86-member Assembly of Experts to remove Khamenei. (New Republic)
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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