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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 00:26


http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/3/10/module_2058.php
L'histoire des juifs d'Iran
De Cyrus le Grand à Ahmadinejad (41 mn)
Menashe Amir, Journaliste pour la radio Kol Israël
Akadem - Israël, janvier 2007

Les origines de la communauté
Les origines de la communauté
Les origines de la communautéL'influence de la culture iranienne  ( 09m 53s )
L'Iran et l'Etat d'Israël
Sous le règne de Reza Shah Pahlavi  ( 07m 44s )
La dictature de l'Ayatollah Khomeiny
Des juifs protégés mais discriminés  ( 10m 13s )
La présidence de Mahmoud Ahmadinejad
Une population iranienne divisée  ( 07m 40s )

Des Israéliens et l’Iran (info # 012206/9)
© Metula News Agency

Lundi 22 juin [17:26:00 UTC]
sans
Par Etienne Duranier

                       

Le Président israélien, M. Shimon Pérès, s’est démarqué des leaders politiques du monde occidental en soutenant sans réserve les opposants iraniens. M. Pérès, lauréat du Prix Nobel de la Paix, a invité à "laisser les jeunes gens faire entendre leur voix pour la paix, et les femmes iraniennes à faire connaître leur soif pour l’égalité".

 

Il a également exprimé le vœu que, si les protestations se poursuivaient, "le misérable gouvernement disparaîtrait".

 

En Iran, par ces jours troublés, un autre Israélien joue un rôle autrement plus central que le président de l’Etat hébreu. Pour beaucoup d’Israéliens et de lecteurs de la Ména, le nom de Ménashé Amir est probablement totalement inconnu. A Téhéran, cependant, il est l’une des sources respectées des rares informations fiables.

 

Amir, qui est, de surplus, parfaitement francophone, est journaliste au service persan de la radio d’Etat Kol Israël, la Voix d’Israël, à Jérusalem.

 

Il a toujours été très écouté, mais, en ces temps où les ayatollahs s’emploient à priver leurs concitoyens de nouvelles, et à empêcher que le monde ne connaisse les détails de la répression qu’ils imposent, Ménashé Amir est devenu incontournable.

 

Des sources indépendantes font état de sept millions d’auditeurs pour Kol Israël en République Islamique. C’est un Iranien sur dix. C’est aussi presque autant d’auditeurs qu’il y a d’habitants en Israël.

 

Amir est, de très loin, le journaliste israélien le plus populaire, loin devant les grandes stars des télés nationales.

 

Pourtant, il prépare ses programmes dans des conditions quasi spartiates, et se contenterait volontiers du dixième du salaire des vedettes cathodiques.

 

Les secrets d’Amir ? Etre toujours très bien informé. Il est aidé en cela par son public, qui lui envoie des courriers électroniques, des SMS et qui l’appelle au téléphone. Cela m’a toujours surpris : en dépit des contraintes et des risques encourus par les participants, ce confrère n’a jamais cessé d’organiser des débats téléphoniques entre des intervenants évoluant en Iran.

 




Ménashé Amir, l’Israélien que 7 millions d’Iraniens écoutent chaque jour

 

De plus, Ménashé Amir s’est toujours refusé à mélanger la propagande, la stigmatisation trop caricaturale de la dictature théocratique, et l’information.

 

Des habitants de Téhéran, auxquels d’autres collègues demandaient pourquoi ils suivaient les émissions d’Amir avec tant d’assiduité, ont tous fait la même réponse : "il est crédible. Contrairement aux media du pouvoir, nous savons qu’il dit la vérité".

 

Un autre journaliste israélien, Gidéon Kutz, se fait remarquer dans la crise actuelle. Travaillant pour l’une des grandes chaînes de télévision, il se trouve actuellement à Téhéran, à la faveur d’un passeport européen dont il dispose.

 

Il filme les émeutes depuis sa chambre d’hôtel et envoie les images directement à Jérusalem ; mais quand les Basij, qui surveillent étroitement les étrangers le repèrent, il se réfugie dans les caves de l’établissement avec son matériel, en espérant que les miliciens se fatiguent à le traquer.

 

Jusqu’à hier, la chance lui a souri. Mais si les policiers du régime, omniprésents, découvraient son identité réelle et savaient qu’il diffuse pluri-quotidiennement en hébreu depuis Téhéran, personne ne pourrait lui venir en aide.

 

Kutz, quant à lui, est persuadé que les dictateurs savent qui il est, et qu’ils s’en servent pour faire passer des messages politiques à Jérusalem.

 

Et ce confrère assez extraordinaire ne se contente pas de rester dans sa chambre ; l’autre jour, traversant la cohue, il est allé assister à l’office du vendredi soir dans la grande synagogue de Téhéran, où se serraient 500 fidèles.

 

Exercice périlleux s’il en est, la communauté comptant un certain nombre d’agents du régime, toujours capables de vous envoyer à la potence, au cas où vous exprimeriez la moindre empathie à l’égard d’Israël.

 

Dans la ville de Shiraz, 13 coreligionnaires ont été condamnés pour espionnage au profit de l’Etat hébreu sans avoir quoi que ce soit à se reprocher. Leurs condamnations à mort ont finalement été commuées en de lourdes peines de prison, au prix d’une autocritique médiatisée.

 

Gidéon Kutz a réussi l’exploit d’envoyer l’interview, en hébreu, d’un membre du consistoire local, dont on avait pris soin de brouiller le visage. Il disait que tout le monde en Iran sait que Mousavi a remporté les élections, et que les gens espèrent, mais sans beaucoup y croire, que les dirigeants haïs quittent le pouvoir.

 

Il y a encore 25 000 Juifs en Perse, qui, comme ne manque jamais de le souligner Ménashé Amir, constituent, depuis plus de 2 700 ans, la plus ancienne communauté diasporique de la nation d’Israël.

 

Quant à Kutz, il se dit surpris par la volonté des Iraniens qu’il a rencontrés de renouer des contacts solides avec l’Ouest, et, spécialement, avec Israël.

 

Ici, à Métula, on est à fond pour, même si on n’a pas encore compris si c’est Mousavi qui dirige la protestation ou le contraire. Même si – parce que nous avons la mémoire probablement un peu plus longue que la moyenne des humanoïdes -, nous n’oublions pas que Mir Hossein Mousavi est l’un des fondateurs de ce régime diabolique, et qu’il a dirigé la répression contre la gauche, qui, il y a une trentaine d’années, s’était terminée en bain de sang.

 

Shimon Pérès excepté, les ministres et la classe politique font profil bas sur les manifestations en Perse. Cela ressemble à ce qui se fait dans les capitales européennes, où l’on condamne du bout de la langue pour ne pas être traités de complices par les ayatollahs. La belle affaire !

 

Serait-ce que nous nous demandons ce qu’il adviendrait, si, par hasard, Mousavi bousculait les ayatollahs mais continuait la fabrication de la bombe ? Comment Israël pourrait-il alors bombarder des cibles en Iran ? Une opération contre ceux qui auraient fait tomber Ahmadinejad et Khameneï ? Vous y pensez sérieusement ?

 

Profil
Menashé Amir, la voix de Jérusalem en farsi, vilipendée par le Guide
LE MONDE | 23.06.09 | 15h42  •  Mis à jour le 23.06.09 | 15h42

JÉRUSALEM CORRESPONDANCE

S'il y a quelqu'un en Israël qui suit le développement de la contestation iranienne à la loupe, c'est Menashé Amir. Agé de 69 ans, ce petit homme affable travaille depuis cinquante ans pour les programmes en farsi de la radio publique israélienne. Son émission diffusée en ondes courtes, mélange d'informations et de libre antenne, a atteint un tel niveau de renommée en Iran que l'ayatollah Ali Khamenei y a fait référence dans son prêche du vendredi 19 juin, vilipendant "la radio sioniste (...) qui tente de modifier le sens de l'élection".


Menashé Amir a pris cette attaque comme un honneur. Il y voit la reconnaissance du modeste contre-pouvoir qu'il exerce dans un paysage médiatique cadenassé. "Les autorités tentent à intervalles réguliers de brouiller nos transmissions, explique-t-il dans le petit studio de Jérusalem où il officie. Mais les Iraniens sont des gens intelligents qui trouvent toujours le moyen de nous écouter."

Ces auditeurs obstinés seraient entre deux et six millions, selon M. Amir. Une évaluation établie à partir des infos et des anecdotes qu'il recueille du terrain. "L'épouse de l'ayatollah Khomeyni a révélé que son mari nous écoutait fidèlement, dit-il. A l'époque où Itzhak Shamir était premier ministre en Israël, la radio s'était mise en grève pendant deux mois et une blague avait fait le tour de Téhéran. Elle disait que Khomeyni avait proposé à Shamir de payer les salaires des employés de façon à ce qu'ils reprennent leurs émissions."

Une chose est sûre : depuis le début du bras de fer entre réformateurs et conservateurs en Iran, l'audience du programme en farsi est montée en flèche. L'antenne est désormais ouverte aux auditeurs tous les soirs au lieu d'une fois par semaine.

Dimanche, en l'espace d'une heure et demie, sept appels sont arrivés d'Iran. "Il y a des morts partout. Les manifestants tombent comme des mouches", assurait un auditeur. "La plupart des gens qui nous appellent, nous supplient de leur venir en aide, affirme "la voix de Jérusalem". Les peuples iraniens et israéliens sont des alliés naturels. Déjà, à l'époque de l'offensive américaine en Irak, beaucoup demandaient à George Bush (alors président des Etats-Unis) de venir renverser le régime islamique."

GRAINES RÉVOLUTIONNAIRES

Parallèlement à son travail de journaliste radio, M. Amir assure la rédaction du site Internet en farsi du ministère des affaires étrangères israélien. Quand on lui demande si les experts ès Iran de l'armée et des renseignements lui soufflent quelques consignes, il réplique, offusqué : "Je ne reçois pas de conseil, c'est moi qui en donne." Sa dernière prédiction en date, sur la victoire de Mahmoud Ahmadinejad, s'est révélée exacte. "Il ne s'agit pas d'élections mais de sélections, dit-il. Les fraudes étaient prévisibles. Ahmadinejad a été choisi pour doter le pays de l'arme nucléaire."

Depuis que l'avenir de l'Iran se joue dans la rue, cependant, l'oracle de Jérusalem préfère se taire. Guerre civile ? Ecrasement du soulèvement, marche arrière des réformistes ? Il ne se prononce pas. "Tout ce que je peux dire, c'est que les graines de la prochaine révolution ont été plantées."

Benjamin Barthe

 

 

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commentaires

A
Il y a sur Akadem une superbe conférence de Menasché Amir
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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