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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 11:18
Environ trois semaines après le début des manifestations de masse en Iran, la presse, d'ailleurs muselée par le verrouillage de l'information exercé par le pouvoir du Guide Suprême, évoque moins fréquemment la situation interne à la Mollachie. Si, du fait de la répression, les formes de la contestation de la légitimité du pouvoir issu des urnes ont dû s'adapter, à cette heure, aucune unité, ne serait-ce que de façade, n'est ressortie de ce bras de fer. La lutte interne concerne désormais moins la rue que les instances réelles ou symboliques qui comptent pour la validité d'un scrutin. Si les Pasdaran, au-delà de quelques insoumissions de personnalités en vue dans les cercles dirigeants, semblent désormais s'aligner sur le Régime, cette fois, ce sont les étudiants et chercheurs (islamiques) de Qom qui portent le flambeau de la contestation et ne reconnaissent toujours pas le pouvoir d'Ahmedinedjad, donc le choix du Guide Suprême Khamenei.  Même si l'on reste entre islamistes "réformateurs" et "radicaux", on ne voit aucune sortie de crise en vue, affirmant une reconnaissance de la légitimité des décisions du Velayat-e-Faqih. Le pouvoir reste donc bancal, instable, appuyé sur les Bassidjis et le recours à la force contre le droit y compris islamique. Est-ce pour faire de Moussawi une sorte de "Mandela" iranien, comme le suppose Iran-Resist.org, afin de poursuivre la mascarade et appuyer l'idée d'une réformabilité du système que ne devrait pas mettre en péril de quelconques sanctions et encore moins une intervention extérieure, sous toutes ses formes? Actuellement, même si assigné à résidence et limité dans ses modalités de prise de parole publique, une telle arrestation de Moussawi, alors érigé en "martyre" de la démocratisation américano-compatible, risquerait de rallumer la mèche et de produire de nouveaux chari-vari. La crise de légitimité de la "République" islamique s'inscrit donc dans la durée. Bonne manière de pousser le monde à l'indécision et à l'inaction, afin de ne pas commettre "d'erreur fatale" augurant de tout "avenir" négociable.  On peut croire, comme l'affirme un journaliste du Maariv, qu'Ahmadinedjad pour son maître Khamenei, mène réellement Obama par le bout du nez... (Lire sur le blog de JSS : http://jss.over-blog.com/article-33465555.html )  
Les divisions se creusent entre dignitaires religieux iraniens
http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=772332&k=6

Par Reuters, publié le 05/07/2009 à 22:09

TEHERAN - Une organisation chiite iranienne réformatrice a jugé dimanche "invalide" le résultat de la présidentielle, malgré sa confirmation par le guide suprême Ali Khamenei, donnant un nouveau signe de la fracture au sommet du pouvoir religieux.

Manifestation dans les rues de Téhéran. Une organisation chiite iranienne réformatrice a jugé dimanche invalide le résultat de la présidentielle, malgré sa confirmation par le guide suprême Ali Khamenei, donnant un nouveau signe de la fracture au sommet du pouvoir religieux. (Reuters)

Manifestation dans les rues de Téhéran. Une organisation chiite iranienne réformatrice a jugé dimanche "invalide" le résultat de la présidentielle, malgré sa confirmation par le guide suprême Ali Khamenei, donnant un nouveau signe de la fracture au sommet du pouvoir religieux. (Reuters)

L'Assemblée des étudiants et chercheurs du séminaire de Qom, ville sainte et coeur de l'apprentissage chiite en Iran, a également appelé les autorités à libérer l'ensemble des Iraniens arrêtés lors des troubles consécutifs au scrutin du 12 juin.

La réélection de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, contestée par l'opposition qui crie à la fraude, a provoqué un mouvement populaire sans précédent depuis la révolution islamique de 1979 et fait apparaître des divisions profondes dans les arcanes du pouvoir.

"Les plaintes des autres candidats et les preuves fermes de fraude électorale ont été ignorées (...) Les manifestations pacifiques des Iraniens ont été violemment réprimées (...) des dizaines d'Iraniens ont été tués et des centaines illégalement arrêtés", a déclaré cette organisation sur son site internet.

"Le résultat n'est pas valide", était-il encore écrit.

Cette assemblée n'a qu'une influence politique limitée mais sa déclaration constitue un symbole fort de défiance dans la mesure où Qom, ville située à 125 km environ au sud de Téhéran, est le siège du pouvoir religieux.

Cette prise de position intervient au lendemain des appels du camp conservateur à juger les chefs de file de l'opposition.

Les Gardiens de la révolution, corps d'élite du régime, ont affirmé dimanche que les opposants "tentaient de renverser les institutions islamiques".

RÉVOLUTION "NEUTRALISÉE"

"Nous avions anticipé une révolution de velours. Mais elle a été neutralisée grâce à notre vigilance", a déclaré le général Yadollah Javani, cité par l'agence officielle Irna.

Le chef de la police iranienne a affirmé mercredi que 1.032 personnes avaient été arrêtées en marge des manifestations, dont la plupart ont été libérées. Les organisations de défense des droits de l'homme estiment toutefois que 2.000 opposants, étudiants, professeurs ou journalistes sont encore détenus.

Les chiffres sont difficiles à vérifier en raison du contrôle de l'information et de l'interdiction faite aux médias étrangers de couvrir les troubles.

Les autorités iraniennes ont annoncé dimanche la libération d'un journaliste grec du Washington Times, tandis que le secrétaire britannique au Foreign Office David Milliband disait s'attendre à la remise en liberté imminente d'un des deux employés de l'ambassade de Grande-Bretagne encore détenus.

La diplomatie iranienne n'a fait aucun commentaire sur les personnels de la mission britannique, dont l'arrestation a conduit les membres de l'Union européenne à convoquer de façon coordonnée les ambassadeurs d'Iran dans les Vingt-sept.

LÉGITIMITÉ EN QUESTION

Les autorités iraniennes nient toute fraude électorale à l'occasion d'une élection présentée comme la plus "saine" depuis 1979. Malgré la répression et l'officialisation du résultat, l'opposition assure qu'elle n'entend pas abdiquer.

Si certains dignitaires religieux se sont rangé derrière le pouvoir, deux grands ayatollahs - le dissident Hossein Ali Montazeri, architecte de la révolution islamique tombé en disgrâce, et le modéré Yusof Saanei - ont pris fait et cause pour l'opposition.

"Avec tous ces problèmes, comment la légitimité du résultat pourrait-elle être reconnue? Comment le prochain gouvernement pourrait-il être reconnu comme légitime?", a résumé l'assemblée de Qom, reprenant une interrogation déjà formulée par les candidats malheureux Mirhossein Moussavi et Mehdi Karoubi.

"Un gouvernement qui n'a pas le soutien du peuple n'a pas de légitimité (...) Notre lutte va continuer", a ainsi écrit Medhi Karoubi dimanche sur son site internet.

Les deux hommes sont les principales cibles des ultraconservateurs, aux côtés de l'ancien président Mohammad Khatami, et sont considérés comme "une dangereuse opposition au système", selon les termes d'un éditorial du quotidien Kayhan.

Samedi, le rédacteur en chef de ce journal Hossein Shariatmadari, réputé proche de l'ayatollah Ali Khamenei, avait appelé les autorités à juger Mirhossein Moussavi et Mohammad Khatami pour leurs "terribles crimes".

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commentaires

G
Oui, mais quel Iran? Le Del-Iran ou le Bellig-Iran?
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A
Bravo saint Bama, khamenei, tuez lzs tous je reconnaitrai les miens.....<br /> <br /> Le président américain assure que la répression de la contestation des résultats de la présidentielle n'entrave pas sa volonté de démarrer des discussions avec l'Iran.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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