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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 07:39
WWW.JPOST.COM

Carter versus Obama. Deux présidents américains dont les actions et inactions ont des conséquences désastreuses sur la géopolitique mondiale.


PHOTO: JPOST

Dans mon enfance, j'ai eu le privilège de nouer un lien d'amitié avec mon idole de l'époque, le célèbre caricaturiste Kariel Gardosh, plus connu sous le nom de Dosh. Au cours de l'une de nos discussions passionnées, je lui avais demandé quelle était sa caricature politique préférée. Pour me répondre, m'a-t-il dit, un petit voyage dans l'histoire s'impose. Retour en décembre 1956, environ un mois après la campagne du Sinaï et l'invasion soviétique en Hongrie. Dosh n'avait alors pas pu s'empêcher de remarquer qu'au lieu de s'indigner de la violation des droits de l'homme joyeusement perpétrée par l'artillerie lourde en Europe centrale, la communauté internationale était bien plus occupée à critiquer le droit à l'autodéfense et à l'autodetermination du jeune Etat d'Israël.

Si l'hypocrisie n'avait rien de surprenant, elle n'en demeurait pas moins honteuse. Dosh a alors décidé de regrouper les deux événements en un seul croquis : en arrière-plan, une maison en feu aux insignes de la Hongrie et au premier plan, le secrétaire général de l'ONU, Dag Hammarskjold, en uniforme de pompier. L'homme brandissait un tuyau, propriété de l'ONU, et arrosait, non pas la bâtisse en péril, mais un petit personnage symbole d'Israël - coiffé du typique bob des kibboutznikim de l'époque - irrité et perplexe d'être soumis à une punition si humide.
Dosh a dessiné des caricatures beaucoup plus mémorables, mais il savait que la situation dépeinte dans celle-ci serait toujours d'actualité.

Sa façon à lui de prédire qu'Israël serait toujours le bouc-émissaire du monde et que, via différentes tactiques de diversion, on lui imputerait éternellement les crimes des autres. Plutôt que de traiter les crises d'urgence et les vrais dangers, les pouvoirs-quels-qu'ils-soient accuseront Israël de détourner l'attention de leur propre négligence et lâcheté.

"Les anciens tsars", remarque Dosh, "avaient l'habitude de dire 'Tapez sur le Juif et vous sauverez la Russie'." Aujourd'hui, c'est "tapez sur le Juif et vous sauverez le monde". Un adage qui reste d'actualité, même si personne ne se souvient d'Hammarskjold.

Modifier la légende

Si seulement Dosh était encore parmi nous pour se rendre compte à quel point il avait raison. Ces derniers jours, il aurait probablement pris sa plume pour esquisser un dessin de la même trempe, en changeant simplement la légende, avec cette fois l'Iran en flammes, et Obama inondant Israël. Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes.

Pendant que les manifestants partisans de la réforme sont tués comme des mouches à Téhéran et que les ayatollahs perfectionnent leurs armes nucléaires, le chef de file du monde libre houspille Israël pour quelques malheureuses implantations. On peut presque en comprendre la raison. L'Iran est un client difficile et fou. Pour ne pas l'énerver, il est tentant de détourner l'attention sur certains postes isolés au coeur des paysages ondoyants de Judée-Samarie.

Non seulement Israël n'est pas effrayant comme l'Iran, mais au contraire, il fait tout pour apaiser ses détracteurs. Il est par conséquent tellement facile de conditionner tout le bonheur sur terre à la démolition de quelques tentes juives, de vieux hangars délabrés et de remorques décrépies. Quel héroïsme que de procéder à leur destruction sous prétexte d'apporter ainsi au monde la sécurité qu'il mérite. Car il est manifeste qu'ils constituent le plus grand fléau de l'humanité.

En conséquence, pour souligner la nécessité de minimiser l'histoire iranienne, Obama a donné à ce peuple une leçon de relativisme moral : "Il est important de comprendre que, bien que l'Iran soit en ébullition, la différence entre Ahmadinajad et Moussavi n'est pas aussi évidente qu'on veut bien vous le montrer." Comme on aurait pu s'y attendre, Obama a informé les masses ignorantes qu'il ne prendra pas parti : "J'ai décidé d'attendre et de voir venir... Il n'est pas productif, comme nous l'a montré l'histoire des relations américano-iraniennes, de s'ingérer dans la campagne électorale iranienne."

C'est une chose d'adopter une telle attitude, et une autre de la proférer à haute voix, à qui veut l'entendre. Le Bureau ovale est libre d'adopter toutes sortes de positions politiques, tant qu'il ne les clame pas à tue-tête. Gouverner en jacassant est une mauvaise idée. Les babillages ne passent pas inaperçus, surtout quand il s'agit du Proche-Orient, où chaque nuance est cruciale.

Obama peut se targuer d'être hyper-intelligent, il n'en demeure pas moins que ses déclarations ouvertes de non-intervention ressemblent étrangement à une intervention. Son faux pas fait étrangement penser à la série de graves erreurs que Jimmy Carter avait commises envers Téhéran pendant la Révolution iranienne de 1979.

Carter : de Charybde en Scilla

Dans ses mémoires, le ministre des Affaires étrangères de l'ayatollah Khomeini, Ebrahim Yazdi, avait écrit : "Dès la minute où Carter est entré à la Maison Blanche, le shah est allé de surprise en surprise." Avec ses gros sabots, le président novice envoyait tous les mauvais signaux, dont, pour commencer, une froideur surfaite envers le shah. Résultat : des mollahs méfiants et hostiles. De plus en plus désopilé, Mohammad Reza Pahlavi cherchait à gagner les faveurs de Carter en assouplissant les mesures répressives contre les activistes de l'opposition. Et cela n'a pas manqué : les fanatiques religieux ont redoublé de zèle et les troubles ont repris de plus belle. Ce qui a conduit le président américain à admonester le shah, l'accusant d'user de la force pour contrôler les troubles.

Qu'on le veuille ou non, le cafouillage de Carter eu pour conséquence l'installation d'une théocratie réactionnaire et répressive à Téhéran. Sous la bannière de la liberté, Carter a soutenu les forces de l'obscurité les plus archaïques. Les ayatollahs l'ont alors remercié en prenant en otage 52 employés de l'ambassade américaine pendant 444 jours. Jusqu'à ce que Ronald Reagan détrône le shah qui était perdu.

Le monde peut bien s'écrouler, ou sauter, c'est la faute a la construction de la maison de Jacob !

[Jeudi 07/09/2009 13:32]

 


Un incident diplomatique semble avoir été réglé entre Israël et l’Union européenne, celle-ci s’étant excusée mercredi soir après la publication d’un communiqué virulent contre l’expansion des localités juives de Judée-Samarie. 

Dans le message publié en début de semaine par Roy Dickinson, diplomate de la Commission européenne, il était indiqué que “la politique des implantations étranglait l’économie palestinienne et maintenait les Palestiniens dans un état de dépendance vis-à-vis des pays donateurs”. 

Suite à ces accusations, un haut responsable du ministère des Affaires étrangères Rafi Barak a convoqué l’ambassadeur de l’UE en Israël Ramiro Cibrian Uzal pour lui faire part de son indignation et lui dire que ces allégations n’étaient nullement fondées. 

En outre, l’ambassadeur d’Israël à Bruxelles, Ran Curiel , a rencontré mercredi soir un représentant de la Commission européenne de soutien technique (ECTAO). Il s’est alors avéré que ces déclarations avaient été faites à l’insu de Benita Ferrero-Waldner, commissaire des Affaires extérieures de l’Union européenne. Le ministère des Affaires étrangères a finalement fait part de sa satisfaction à l’issue de cet entretien, même si l’on sait que les Européens n’approuvent pas l’extension des localités juives.

Quant aux Etats-Unis, les tensions persistent avec Israël après la rencontre de l’émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell et le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak. Le porte-parole du secrétariat d’Etat Ian Kelly a évoqué la question une nouvelle fois mercredi soir pour rappeler qu’Israël devait “geler les constructions dans les implantations”. Et d’ajouter: ‘Le sénateur Mitchell et le ministre Barak ont eu d’excellents entretiens mais nos positions n’ont pas changé”. 

Il a poursuivi en disant que les deux parties devaient respecter leurs engagements et déployer des efforts pour favoriser les contacts en vue d’une relance des pourparlers pour l’instauration d’une paix globale. C’est-à-dire que pour les Américains, si les Israéliens doivent interrompre leurs travaux dans les localités juives, les Palestiniens doivent pour leur part cesser les provocations et les actes terroristes. Et ceci doit se faire parallèlement aux démarches des pays arabes en vue d’une “normalisation des liens avec Israël”.

par Claire Dana-Picard

Actu.co.il

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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