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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 09:39
Malgré ou, plutôt grâce (?) à l'accent mis sur la position de faiblesse de l'Administration Obama face à l'Iran, défiant la Communauté Internationale, il semble, peu à peu, que le Shamallow Bama finisse par entendre les mises en garde, à la fois des forces en présence au Moyen-Orient, mais aussi d'une contestation républicaine qui commence à reprendre du terrain, face à ses effets de manche et d'image qui n'ont jamais fait aucune politique étrangère consistante et crédible. La baisse semble patente dans les sondages, autant au plan économique, où l'on sent que ses incitations paraissent limiter la libre entreprise telle que conçue par l'American Way of Life, que sur le plan diplomatique, où le flexible sn'Obama semble courir après les évènements sans anticiper sur de soudaines poussées dans l'accélération du temps. en simple gestionnaire de ce que légué par ses prédécesseurs. Obama paraît poursuivre son apprentissage et sa Campagne présidentielle ad vitam aeternam, chercher à plaire et séduire, là où le monde requiert des décisions. Ce piêtre Président en goguette qui épuise le capital de crédibilité de la première nation du monde,  à force d'assauts de politically correctness, semble au pied du mur, devoir, cette fois, donner le "coup d'envoi du match" quelle que soit la marque et la coupe de son jean's ou, encore, la couleur de la peau du policier qui frappe à sa porte pour courir après les voleurs : malgré lui?

http://z.about.com/d/politicalhumor/1/0/L/E/2/obama-chosen-one.jpg
Les raisons du durcissement américain envers l'Iran
Renaud Girard*


26/07/2009 | Mise à jour : 14:02 | Commentaires 2 | Ajouter à ma sélection

ANALYSE - Grand reporter au Figaro, Renaud Girard donne son regard sur les relations entre Washington et Téhéran.

 

Renaud Girard. Photo DR.
Renaud Girard. Photo DR.

À Washington, l'humeur à l'égard de l'Iran est en train de changer à vive allure. Le temps semble loin où, de la Maison-Blanche, dans un message télévisé du 20 mars 2009, le président Obama souhaitait aimablement le nouvel an perse aux dirigeants du régime théocratique de Téhéran. Lors du sommet des pays de l'Asean mercredi, la secrétaire d'État, Hillary Clinton, a déclaré que les États-Unis pourraient étendre leur protection («defense umbrella», en anglais) aux pays arabes du Golfe au cas où l'Iran ne renoncerait pas à son programme nucléaire militaire. Cette expression était jusque-là réservée aux membres européens de l'Otan ou au Japon, pays ayant conclu des accords stratégiques avec l'Amérique.

Le 6 juillet dernier, le vice-président Joe Biden avait déjà dit que les États-Unis ne pouvaient pas prétendre empêcher Israël, État souverain, de bombarder les installations atomiques iraniennes, le jour où le gouvernement de Jérusalem jugerait imminente la menace de destruction de l'État hébreu, maintes fois proférée par le président Mahmoud Ahmadinejad.

Cinq raisons expliquent l'actuel durcissement américain envers l'Iran. Les deux premières tiennent au régime islamiste de Téhéran lui-même. Ce dernier n'a rien fait pour saisir la main tendue de Barack Obama, qui proposait la réintégration de l'Iran dans le concert des nations (avec, à la clé, la levée de toutes les sanctions imposées par l'ONU, l'abandon de la doctrine Bush du «changement de régime», et le rétablissement de relations diplomatiques et commerciales normales avec l'Amérique), en échange de garanties iraniennes quant au caractère strictement civil de son programme de recherche atomique. Dès avant les élections présiden­tielles du 12 juin, Ahmadinejad avait déclaré «clos» le dossier nucléaire de son pays, montrant ainsi qu'il n'était pas question d'en négocier les tenants et les aboutissants avec Washington. Sans l'avouer au monde, l'Iran veut la bombe atomique. Pour des raisons de prestige, mais aussi parce qu'il se sent mal à l'aise face à quatre voisins, tous dotés de l'arme nucléaire : la Russie au nord, le Pakistan à l'est, la Ve flotte américaine au sud, Israël un peu plus loin à l'ouest.

Deuxièmement, le régime des mollahs a perdu beaucoup de sa crédibilité dans le monde arabo-musulman (auquel Obama avait consacré un discours spécial, au Caire, le 4 juin), depuis sa triche grossière au scrutin du 12 juin et la répression sanglante des manifestations populaires qui s'ensuivirent. La prétention de Téhéran à incarner une démocratie exemplaire quoique différente du modèle occidental ne tient plus. La triche n'est pas plus permise en Islam qu'ailleurs. Décrédibilisé internationalement et divisé intérieurement, le «gouvernement des clercs» est incontestablement affaibli. Il est toujours plus facile de durcir le ton à l'égard d'un régime affaibli par ses propres erreurs.

Troisième raison, l'Administration américaine ne peut pas à la fois exiger du gouvernement israélien le gel de sa politique de colonisation en Cisjordanie occupée et interdire à l'État juif de se préparer à répondre à la menace existentielle contenue dans les propos du président iranien.

La quatrième raison est d'ordre plus général. L'arrêt de la prolifération nucléaire est redevenu une priorité de la politique étrangère américaine. Clinton vient d'obtenir le soutien de ses homologues russe et chinois dans sa stratégie de fermeté à l'égard de la Corée du Nord. Il n'est plus question de carottes pour obtenir le retour des dirigeants fantasques de Pyongyang à la table de négociation. Ces derniers n'obtiendront d'aide économique pour leur population affamée qu'en l'échange d'une « dénucléarisation complète et irréversible ».

Cinquièmement, le président Obama subit chez lui des attaques de plus en plus concentrées, venues d'un Parti républicain prompt à lui reprocher sa « faiblesse » et sa « naïveté » dans le domaine international. «L'ouverture, c'est bien beau, mais il faudrait qu'elle commence à produire des résultats», lui assènent ses opposants.

Cependant, comme l'a rappelé Clinton elle-même, jeudi à la BBC, les offres de dialogue à Téhéran tiennent toujours. Mais les mollahs savent désormais à quoi s'en tenir : qu'ils n'espèrent pas la moindre faiblesse en provenance de Washington.

* Renaud Girard est grand reporter au service Étranger du Figaro

 

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commentaires

A
Ok, Mais les Us ne sont pas un micro-état de la peninsule du Jammu, et le monde est en pleine ébullition comme jamais, pour reprendre une expression courante chez les historiens<br /> Ca sent la chute vertigineuse de l'empire....<br /> <br /> <br /> Incomppétence et fixette sur les schtouyiot.<br /> <br /> (Au fait ça fait bien 2/3 ans qu'on dit plus schtouyiot, mais schtout)
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G
Cet article est vraiment intéressant en ce qu'il démontre que, même en possédant toutes les clés du monde, Embauma l'Egyptien se fait gentiment encerclé et enfermé dans un coin : celui de sa propre indécision chronique, en Averel des frères Dalton. C'est une sorte de leadership mondial en pilotage automatique, en quelque sorte...
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A
Trés bon titre !!!<br /> <br /> Moi je conseillerai à Messie Bama de vite vite se reprendre et d'enfin penser a travailler au lieu de faire le beau parleur et de devenir un danger pour le monde
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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