Samy Mouhoubi, le lundi 17 août 2009 à 04:00
L’horreur le dispute à la stupéfaction. Tel-Aviv est comme groggy au lendemain du meurtre d’un quinquagénaire, tué par une bande de jeunes avinés, dans un quartier chic de la capitale, alors qu’il se promenait en bord de mer avec sa femme et sa fille. Médusés, médias et autorités évoquent dans un élan indigné autant qu’apeuré le scénario d’Orange mécanique, le fameux film de Stanley Kubrik, pour déplorer l’état d’impuissance dans lequel se trouve, selon eux, le pays face à une violence croissante. L’affaire a été révélée, hier, par les autorités qui ont mis sous les verrous les présumés coupables, tandis que la radio publique n’hésite plus à comparer Israël au « Chicago » d’Al Capone…
Les faits se sont déroulés, vendredi 14 août, au soir, dans un quartier huppé de Tel-Aviv. Aryeh Karp, la victime, 59 ans, prend place sur un banc d’une promenade du bord de mer, en compagnie de Sarah, son épouse, 52 ans, et Hila, leur fille, 24 ans. Subitement, un jeune homme s’exprimant en hébreu avec un accent arabe prononcé agresse verbalement cette dernière.
Le couple et leur fille tentent aussitôt de s’éloigner. Ils sont alors encerclés par un groupe de jeunes gens en sérieux état d’ébriété. Ils n’ont pas le temps de parlementer qu’ils sont aussi sec roués de coups. La mère se fait casser le bras, le père, battu à mort, décède quelques instants plus tard. Les assaillants se débarrassent du corps qu’ils jettent illico à la mer. Après une rapide enquête, la police a appréhendé les huit suspects du lynchage, tous originaires de Jaljuliyal, une ville arabe israélienne. Deux jeunes juives – une mineure et une soldate liées au groupe – ont également été interpellées.
Pris de court par les réactions indignées des médias et de l’opinion, les plus hautes autorités de l’Etat ont été sommées de réagir. Face à ce net regain de violences criminelles, les autorités locales veulent aujourd’hui promouvoir le modèle dit de « tolérance zéro », slogan naguère popularisé par Rudolph Giuliani, ancien maire de New York et ex-candidat à la Maison-Blanche. Interrogé à la radio militaire, Benjamin Netanyahou, le Premier ministre, s’est dit « choqué ».
Il a préconisé le déploiement d’unités de police municipale « pour renforcer le sentiment de sécurité » en Israël, un thème qui ne cesse de se développer dans le pays. Sonné par les faits, le chef du gouvernement israélien n’a pas craint de parler de « terrorisme intérieur ». Shimon Peres, le chef de l’Etat hébreux a, de son côté, fustigé une société en perte de repères.
« Tout le système doit être réexaminé. Il faut accroître les effectifs de la police, revoir le traitement des informations sur la violence, l’éducation et le système pénal trop laxiste ». Kadima, la formation centriste d’opposition dirigée par Tzipi Livni, a en outre réclamé un débat extraordinaire sur la criminalité à la Knesset, en congés parlementaires.
La thématique de la criminalité s’est développée de manière exponentielle ces dernières semaines en Israël. Depuis deux semaines, la police a recensé dix assassinats dont certains demeurent toujours inexpliqués à ce jour. Surtout, plusieurs cas font apparaître des victimes ayant été mutilées, jetées à la poubelle, voire incendiées… Sans aucun élément tangible sur l’identité du ou des tueurs, les enquêteurs craignent désormais d’être aux prises avec un tueur en série…
Les services de police sont d’autant plus sur les dents qu’ils ne sont toujours pas parvenus à mettre la main sur l’auteur de la tuerie intervenue, à Tel-Aviv, voilà quinze jours, dans un centre d’aide psychologique pour les jeunes homosexuels soldée par deux morts, ainsi qu’une douzaine de blessés. Les statistiques nationales n’ont en outre pas de quoi rassurer la police et ses effectifs – seulement 5.000 hommes – 204 meurtres ayant été recensés l’an dernier.
Edition France Soir du lundi 17 août 2009 page 7
A tous nos chers lecteurs.
Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?
Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.
En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.
L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.
Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.
La majorité d'entre elle sont trilitères.
Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.
Celle qui nous est demandée chaque jour.
La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.
De cette racine découlent plusieurs mots
Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser
Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges
Sé'hli > intelligent, mental, spirituel
Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre
Si'hloute > appréhension et compréhension
Haskala > Instruction, culture, éducation
Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser
Heschkel > moralité
Si'htanout > rationalisme
Si'hloul > Amélioration, perfectionnement
Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.
Aschkel pour Lessakel.
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