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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 22:58

GOLDSTONE, UNE « PIERRE EN OR » JETEE SUR ISRAEL POUR LA NOUVELLE ANNEE

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach,

 pour http://lessakele.over-blog.fr et http://aschkel.over-blog.com

http://blog.cleveland.com/world_impact/2009/04/large_Richard-Goldstone-United%20Nations-Gaza-war%20crimes.jpg


Ce 15 septembre 2009, le juge Richard Goldstone, a présenté son rapport sur l’enquête concernant l’intervention militaire israélienne dans la bande de Gaza (entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009). Selon ce document qui sera présenté au Conseil des droits de l’homme à Genève le 29 septembre 2009 : « de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont été commises par Israël au cours de ce conflit. Les actions d’Israël équivalent à des crimes de guerre et pourraient constituer des crimes contre l’humanité ».

Théoriquement, l’impartialité du rapport ne devrait pas être mise en doute puisque les membres de la mission ont été nommés par le Président du Conseil des Droits de l’Homme et qu’ils ont travaillé sous la direction d’une personne expérimentée en Droit international pour avoir été notamment Procureur des Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda (TPIR) et pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).

Or, si le rapport de la mission reflète l’opinion unanime de tous les experts originaires de toutes les parties du monde qui ont analysé 36 incidents à partir des témoignages de 188 personnes, examiné des milliers de pages de documentation et de photographies et exploité des dizaines de vidéos, il n’en est pas moins surprenant à plus d’un titre.


http://www.israpundit.com/2006/wp-content/images/collage3.jpg

8 ans que la "marmite chauffait", donc, rien de bien "urgent" pour Mister Goldstone (voir : "la cuisson du Homard" de Michel Gurfinkiel...)

Tout d’abord, le rapport précise que les incidents ne relèvent pas « de faits commis par des officiers ou des soldats, mais plutôt de la politique adoptée délibérément pour engager une action militaire en dehors d’un cas d’urgence ». C’est donc bien Israël qui est visé, non certains de ses militaires. Or, la mission refuse de reconnaître que l’action menée par Israël s’inscrivait dans le cadre d’un acte de défense nationale pour faire cesser les tirs de roquettes et de mortiers sur son territoire. De la même manière, elle ne considère pas que les groupes terroristes palestiniens agissent dans le cadre d’instructions données par les autorités palestiniennes locales (puisqu’il s’agit de la doctrine du Hamas) et non sous leur seule responsabilité. Naïvement, elle s’est même bornée à observer (sur ce point) : « les autorités de Gaza n’ont mené aucune enquête pour arrêter les tirs sur le sud d’Israël » (sic).

 

http://www.medium4you.be/local/cache-vignettes/L345xH446/hamas-charte1f3b-3548e.jpg

En réalité, si la mission avait cherché à faire le lien entre les actions armées palestiniennes et la Charte nationale du Hamas qui appelle à l’éradication de l’entité sioniste, elle aurait compris que les auteurs des tirs de roquettes sont bien les membres d’une armée régulière palestinienne. Elle aurait alors qualifié les tirs palestiniens de « casus belli » et mesuré en quoi les chartes de l’Olp et du Hamas (dont se nourrissent exclusivement les palestiniens) constituent des déclarations de guerre contre l’entité sionistes. Alors, loin d’affirmer avoir « réuni des preuves solides des violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme, commises par Israël », elle aurait alors dissuadé les autorités palestiniennes de poursuivre la guerre contre Israël pour éviter d’en subir les désagréments.

Dans son exposé, le rapport décrit également des attaques directes israéliennes contre les civils ayant des conséquences mortelles. Aussi, qualifie-t-elle ces attaques de crimes de guerre, « pour n’avoir pu identifié un objectif militaire les justifiant ». Plus précisément, le rapport reprend l’attaque au mortier d’une mosquée dans la ville de Gaza tuant 15 personnes parmi plusieurs centaines réunies pour la prière. Bien évidemment, la mission (qui a fait une enquête minutieuse) doute de la thèse de Tsahal, selon laquelle la mosquée abritait des groupes armés et stockait des armes.

http://2.bp.blogspot.com/_T-sHniGp6ic/SYssPRkniXI/AAAAAAAAARY/G9O0cewgkmw/s320/armes.jpg

Elle indique à cet égard : «Après avoir interrogé plusieurs personnes, nous avons conclu qu’il n’y avait pas de militants qui s’y étaient abrités » (sic). Voila qui témoigne de la solidité du travail accompli ! Il est néanmoins surprenant que la mission ne se soit pas interrogée sur l’efficience des témoignages ni sur le lien entre les propos des personnes interrogées et la doctrine palestinienne centrée sur la disparition de l’entité juive installée en terre d’Islam. Si tel avait été le cas, la mission ne se serait pas contentée d’interroger des personnes qui gardent les armes et cachent leurs utilisateurs, elle aurait sérieusement fouillé la mosquée.

La mission a néanmoins mais de façon timide, envisagé l’hypothèse d’une cache d’armes dans la mosquée et la dissimulation des palestiniens armés tout en indiquant que cela ne justifiait pas l’attaque d’un lieu de prière où se trouvent des centaines de civils. Sur ce point, la mission a commis une nouvelle erreur d’appréciation en refusant d’admettre que l’emploi de civils comme bouclier ou le symbole d’un lieu de prière sont également des armes employée par les palestiniens dans la guerre qu’ils mènent contre Israël. Le cas échéant, la mission qui rappelle que le droit international humanitaire prohibe de prendre les civils pour cibles, ne condamnerait pas Israël mais bien les palestiniens. De même, elle ne violerait pas le principe du respect du contradictoire en écartant de son dossier les documents présentés par le Gouvernement israélien compte tenu « de son refus de coopérer à l’enquête ».

http://3.bp.blogspot.com/_KXnntAGPxWw/SXC9rNIgpXI/AAAAAAAAIGI/bVxydxZfCMM/s400/300Leader_ismail_haniyeh_HAMAS_at_rally_cartoon.jpg

La partialité du rapport se retrouve aussi dans la rubrique consacrée « aux souffrances des victimes et aux dommages causés dans les villes israéliennes » qui subissent les tirs de roquettes et de mortiers. En effet, la mission a certes souligné les répercussions sur les enfants scolarisés et la terreur ressentie par la population, mais une fois encore pour critiquer le Gouvernement israélien. Selon le rapport, Israël « n’a pas fourni aux populations arabes une protection similaire à celle assurée aux citoyens juifs affectés par les attaques de roquettes et de mortiers ».

Dans le même registre on peut citer un thème du rapport qui théoriquement n’avait rien à voir avec l’objet de l’enquête, à savoir « les effets du blocus imposé par Israël dans la bande de Gaza pendant tant d’années » pour (soi disant) comprendre l’impact des attaques israéliennes sur l’économie et les infrastructures. Le rapport a sur ce point cité la destruction d’une usine de farine, d’une partie de la production d’œufs ou encore l’élimination de 10 000 poulets par des tirs israéliens « qui ne sont pas fondés sur le Droit international ». Il est dommage que la mission ne puisse user de son influence pour inciter les palestiniens à renoncer à la guerre contre Israël, aucun acte inutile ne serait à déplorer.

hamas-bomber-300x215.jpg image by Melbabou

Enfin, le rapport a également dénoncé l’emploi de munitions comme celles au phosphore qui, « si elles ne sont pas interdites par le droit international, ont cependant de graves conséquences pour la population et sur l’environnement », ou encore mentionné l’écho d’une utilisation non prouvée de munitions contenant de l’uranium, voire enfin dénoncé des supposés actes de tortures et des détentions...

En conclusion, le Juge Goldstone souhaite que le rapport de la mission incite le Conseil de sécurité de l’Onu à demander à Israël de réaliser une enquête au niveau national (ce qui est contradictoire si c’est Israël le responsable), sauf à saisir la Cour Pénale Internationale. Curieusement, il a indiqué qu’une telle demande était difficile à formuler à l’égard des autorités de Gaza « puisqu’elles ne constituent pas un  État reconnu sur le plan international ». C’est pourtant la seule solution qui s’impose : si la bande de Gaza était reconnue internationalement comme étant un Etat autonome elle pourrait enfin assumer les conséquences des actes irréfléchis de son armée.

http://mensa-barbie.com/bloggerimages/THE_NEW_KORANIC_CHILDRENglpalkiduse

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commentaires

G

Au sens de la haine de soi, ce n'est pas impossible. Devant les instances juives, il prétend que son rapport ne constitue pas une enquête, mais une collecte de faits, que les "témoignages" ceux
sont auxquels il a pu avoir accès, à savoir, les témoins mobilisés par le Hamas, et qu'il appartient à Israël et au Hamas, dos à dos! de mener les enquêtes tirant les choses au clair. En d'autres
termes, il admet son plus total aveuglement comme la pierre angulaire de ses accusations.


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C

Ce juge Goldstone, il doit être antisémite, non?


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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