Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 22:52
Regard d’une adolescente française sur le volontariat civil

Par Hanna Weitzmann pour Guysen International News
Vendredi 18 septembre 2009 à 14:20

http://www.guysen.com/articles.php?sid=10744

Hanna a écrit un journal de bord pas comme les autres. Avec talent et émotion, elle rend compte de son expérience comme volontaire pour une organisation israélienne, Sar-El, qui invite chaque année des bénévoles du monde entier à passer quelques semaines dans des bases militaires israéliennes. A l’heure où Tsahal se voit reprocher le pire, c’est une expérience solidaire, une aventure altruiste que livre pour Guysen International News une écrivaine de 17 ans, à la découverte d’Israël, dans la peau d’un soldat.

21 juillet 2009

J’écris une semaine après le début, pas de lyrisme, pas d’idées, juste un rapide résumé de faits, de sentiments, et encore. Ce soir, activité sur les soldats israéliens enlevés au cours des dernières années. Boule dans la gorge et larmes aux yeux, on ne se sent jamais aussi concernés qu’ici, les photos des soldats étalées sur le sol devant nous et la voix de notre madrih’ (moniteur) qui résonne en lisant leur biographie. Je ne parle pas, j’écoute, je regarde. Ces hommes sont si proches, ils sont nos grands frères, nous-mêmes, nos défenseurs. Choix si durs, vies contre vies, citoyens et soldats contre terroristes.

 

Je suis dans une base de logistique, en temps de « paix » avec toutes les guillemets nécessaires, et pourtant. We’re right in the middle of it. Mêmes uniformes. Même base. Chaque cœur de chaque soldat est le pilier sur lequel repose chaque cœur de chaque Juif, formant Israël. Je n’aurais jamais soupçonné ce pays d’être si présent en moi. Pas pour Eilat, pas pour le soleil, mais pour le symbole, l’unité, la maison. Tous Frères. Ah’im. Des moments comme ceux-ci, que ce soit autour de jeunes soldats disparus ou d’un film comme « Opération Entebbe », font prendre à cette expérience tout son sens. Ce sont les larmes et l’émotion, l’intérêt, la réflexion, l’écoute. Leur douleur est la mienne. Ce n’est qu’alors que l’on commence, que je commence, à prendre conscience de toute la dimension de leur rôle, de leur présence, de la mienne. Tout est réel, tout devient palpable. L’arme. La veste signée Tsahal sur le côté gauche. Le lever du drapeau, puisse-t-il être levé encore longtemps et à jamais. Je ne me suis jamais sentie aussi intégrée au plus profond de moi-même dans notre Peuple, aussi prise dans le tourbillon, aussi indissociable de lui que le maillon d’une chaîne, qu’ici. Ecouter les madrih’im (moniteurs) raconter leur aliyah (montée en Israël), juste voir les combattants assis ensemble sur les marches de pierre, me fait plus que jamais prendre conscience que nous ne formons qu’Un. Ils ont presque notre âge et ont vécu tellement de choses, choses qui leur paraissent naturelles. « La mère d’un soldat ne dort jamais, mais la première chose qu’elle lui dit quand il rentre à la maison, c’est qu’elle est fière de lui ».
Nos travaux me paraissent tellement insignifiants. J’ai tendance à vouloir mettre « nous », tout le temps. Je voulais écrire, je ne l’ai pas fait, je le fais maintenant. Nous avons parlé de la définition de la judéité. Je ne pense pas qu’il y en ait, une définition est scientifique, ma définition est le cas par cas. Chaque homme est unique. Chaque Juif est unique. Je ne me suis jamais sentie, pour ma part, aussi Juive. Cela m’aide à me construire. Je ne suis pas très religieuse, je n’étudie pas, mais le peu dont je parle, dont j’ai la chance de parler, m’aide à mûrir, me donne la force et l’envie de conquérir le monde. Les épreuves renforcent un homme. De la même façon, les épreuves renforcent Israël. J’aimerais voir plus, rencontrer plus, écouter plus, me souvenir plus, je suis avide de pensée et de discussion. Je ne sais pas ce que cela changera en rentrant. J’aimerais ne pas le perdre. Tout se perd. Je veux mes expériences. Je referai le volontariat sans hésiter. Pas pour les amis et les sorties, mais pour l’expérience justement, apprendre, vivre. Je suis tellement dans une bulle. Tout le monde me manque mais cela fait partie du voyage. J’aimerai garder contact avec des gens comme nos madrih’im, le genre de personnes qui t’élèvent spirituellement, psychologiquement ; je suis à la recherche de moi-même, de mes croyances, de mes idées mêmes, de ma confiance. J’ai déjà besoin de me trouver un peu pour savoir quelles sont mes propres questions existentielles. Je ne voulais que résumer, pour la mémoire, à chaud, mais je suis inspirée et je divague. C’était notre dernière « activité sérieuse », ce que je regrette. Je ne sais pas si j’aurai encore beaucoup à écrire.
 
22 juillet 2009
 
            Nuit du 22 : forcés à nous coucher à 23h, tout le monde est endormi lorsque nous sommes réveillés en sursaut par des coups aux portes, des cris en hébreu et en anglais à 00h30. Mes amies se jettent contre la porte, nous sommes la dernière chambre et ne savons donc pas ce que nous devons faire, de quel « camp » sont les intrus. Notre mefaked (chef) nous dit d’ouvrir, et nous voyons un soldat de deux mètres, armé, casqué, chargé, en tenue des pieds à la tête. Nous avons une minute pour nous mettre en uniforme et sortir. Dans le couloir, notre madrih’ est lui aussi habillé, assez choquant par rapport à d’habitude. Il nous explique que deux h’ouliot (des équipes de quatre personnes) sont entrées dans la base et ont kidnappé un soldat. Notre mefaked nous filme en même temps, nous devinons tous que ce n’est qu’un exercice, mais ce fut le réveil le plus effrayant de ma vie. Nous faisons le tour de la base en courant, nous sommes « couverts » par huit soldats, nous courons, nous cachons, courons, par trois, puis en deux files, nous re-cachons. Nous arrivons enfin devant le h’adar oh’el (réfectoire), essoufflés, où vingt-six bougies sont disposées en h’et (lettre hébraïque). Nous nous plaçons derrière. Nous voyons alors le visage de tous les soldats et les reconnaissons, tous des « amis », celui de la démonstration d’armes, d’autres qui nous ont accompagné à la piscine, etc. Notre madrih’ nous explique que tout se passe exactement comme ça dans la réalité, qu’une attaque nocturne est très dangereuse car les ennemis peuvent se cacher n’importe où et que les soldats ne sont pas habitués à se battre dans leur propre base. Nous chantons ensuite tous l’Hatikva (hymne israélien) en regardant le drapeau puis nous nous voyons remettre nos plaques militaires un par un. Moment sublime, cette plaque est maintenant attachée au souvenir de cette nuit. Un soldat a offert son cache montre de l’armée, pour lequel il a du faire vingt-cinq kilomètres, à un volontaire qui s’est blessé à la jambe. Tous ces soldats sont restés éveillés et ont pris leur rôle très au sérieux pour tout faire fonctionner. Leur solidarité et leur altruisme sont souvent impressionnants. Je pense que cela restera le plus beau et le plus intense souvenir.
Nous avons la chance de passer la journée à Eilat, nous avons acheté une guitare de groupe, pour laquelle nous avons tous payé, c’est tout ce qui manquait.
Nous avons passé la soirée dans l’amphithéâtre, dehors, à manger des pizzas et jouer de la guitare dans la nuit. Nous sommes ensuite remontés dans le moadon et sommes restés un peu à chanter et écouter des chansons, comme souvent. J’adore ces moments de partage autour de la musique.
 
23 juillet 2009
 
            Notre mefaked nous a fait la surprise de nous emmener au stand de tir ! Cette opportunité est rarissime. Nous avons eu les deux cours précédents, l’explication et la démonstration puis la manipulation de l’arme et l’entraînement aux positions debout, à genoux et allongée, mais il était tout sauf garanti que nous aurions la chance de tirer. Il a du retourner toute l’armée pour obtenir l’autorisation finale. L’adrénaline monte pendant l’attente, chacun tire cinq balles. Mon cœur bat comme jamais dans ma poitrine en regardant mon amie tirer, je passe juste après. Je m’allonge, retrouve petit à petit la position des mains. Je me prépare à tirer mais la balle ne part pas. L’officier prend l’arme, fait une manœuvre et me la redonne. Je me repositionne, cligne un œil, j’oublie presque de viser. J’entends le « Esh ! » (feu), le répète, et appuie sur la détente. Le bruit est assez impressionnant, j’encaisse la détente sans reculer, je m’y étais préparée. Les quatre prochaines balles vont assez vite. Je me répète les conseils qu’on m’a donnés : « Expire tout l’air qu’il y a dans ton corps, cela te donnera plus de stabilité, et tire ». Une fois mes balles tirées, l’officier me dit « Kola kavod », mais je pense qu’il l’a dit à tout le monde. Mes mains tremblaient un peu en sortant du stand. Expérience mémorable qui nous fait entrer encore un peu plus dans la peau d’un soldat. Très intense.
 
 
25 juillet 2009
 
            Partis hier de la base. Quitté notre cher mefaked, assez triste. La veille du départ, nous avons organisé une surprise pour notre madrih’ et lui, buffet, T-shirts dédicacés, puis guitare avec les habituées. Nous rentrons dormir, mais a 2h du matin, panne d’électricité : les masganim (air conditionné) s’arrêtent, tout le monde se lève, et nous nous retrouvons en pyjama en bas, avec les lampes de poches, à chanter la bande originale du Roi Lion. Encore un moment génial assez insolite. Avant la surprise, nous avons fait un jeu façon paintball mais avec des ballons à percer à la place. Nous sommes tous à fond, le mefaked nous aide secrètement car notre équipe est bien inférieure. Nous gagnons quand même, inventons plein de chants, joie et allégresse. Aujourd’hui, nous retrouvons la base de H’atira, ambiance assez mauvaise, mais ça se détend. Une grande question fut de savoir s’il valait mieux être avec une base comme la nôtre, sans grande ambiance mais tranquille, ou comme la leur, où c’est le bazar tout le temps. Je préfère personnellement une base comme la nôtre, mais cela dépend de la raison pour laquelle on fait le volontariat. Je voulais une expérience où je pouvais aussi parler, débattre, réfléchir, puisque je n’ai pas beaucoup l’occasion de parler de religion etc. chez moi ; plus qu’une simple colonie.
Le soir, conversation habituelle avec notre madrih’, nous parlons de la difficulté de faire Shabbat à Paris, puis des mariages arrangés en Israël… Rentrées dans notre chambre, mes amies et moi parlons des Juifs et de l’antisémitisme. Nous avons par hasard continué tous ensemble le débat aujourd’hui, et l’extrémisme de certains me choque. Toutes ces idées préfabriquées me révoltent, elles entretiennent tellement les différences et la haine… Je comprends les dangers de l’assimilation de l’autre côté, mais il faut avoir assez de force et de volonté pour savoir rester qui l’on est et faire la part des choses.
Sans rapport, j’aimerais être plus religieuse mais je ne sais pas comment trouver mon propre équilibre entre ma famille, mes études, ma vie, je ne veux pas que ça soit un obstacle, un poids, ce n’est pas ma vision de la religion.
Ce soir balade à Tibériade, très jolie ville.
 
26 juillet 2009
 
            Marche sur les bords du Jourdain puis déjeuner de pizzas au feu de bois dans un kibboutz, après midi canoë-kayak. Arrêt en fin d’aprem dans un Canyon, posée sur une terrasse avec l’Ipod et un peu de vent en attendant le rendez-vous, personne ne parlait, très bon moment de tranquillité. Visite de la tombe de Rabbi Meir Baranes, jolies photos à prendre mais pas réussies.
 
27 juillet 2009
 
            Marche dans le Golan, dans une réserve naturelle donc pas aménagée : descente en prenant appui sur des pierres, nous glissions très souvent sur les gravillons et étions au bord du ravin, j’ai eu assez peur. A la fin de la descente nous arrivons à la cascade, je me baigne toute habillée dans l’eau glacée, moment magique. Remontée physique sous le soleil de 12h30, assez dur. Déjeuner dans la meilleure pizzeria du Golan. Le guide nous a raconté que, parti en visite avec des journalistes belges, l’un lui a demandé si finalement les Juifs n’étaient pas des colonisateurs, constatant le nombre d’arabes en Israël. Il a répondu : « Oui nous sommes des colonisateurs. Mais la France a colonisé l’Algérie, n’est-ce pas ? Mais quand elle l’a fait, elle n’a pas trouvé de traces de Pépin le Bref ou de Jeanne d’Arc. Nous, nous avons trouvé des ruines de synagogues, de mikvés (bains rituels)… Alors sommes-nous des colonisateurs ou revenons-nous chez nous ? » Le journaliste, très enthousiaste, voulait absolument le filmer, il commence à le préparer puis s’arrête net : « Ils ne passeront jamais ça à la télévision ».
Je me souviendrai plus des moments où j’ai galéré pour atteindre quelque chose que quand je reste tranquille et posée. Et on se sent rarement aussi vivant qu’immergé dans l’eau glacée, de l’eau douce en rafales sur la tête, ses pieds sentant les pierres adoucies par les vagues ; même et surtout si l’on a les mains brûlées par la chaleur des rochers et les jambes éraflées et pleines de terre. De même lorsqu’on s’écorche les coudes en s’entraînant à manipuler un M16 en position allongée, ou quand on glisse sur les bords du Jourdain et se retrouve en baskets avec de l’eau jusqu’aux chevilles. Je ne veux pas oublier ces moments.
 
28 juillet 2009
 
            Ce matin, départ pour Jérusalem. Courte visite de la vieille ville et court passage au temple, j’aurais aimé rester plus longtemps. La pierre froide du Kotel paraissait indestructible, immuable, adoucie par les millions de mains. Près de moi, une femme colle un téléphone au Mur pour que l’interlocuteur fasse un vœu, mais la communication coupe, elle semble pleurer.
Visite interactive au Musée Hertzl, visionnage d’un film sur cet homme, très intéressant. Il est impressionnant de voir tout ce qu’un seul homme peut changer par la volonté et les idéaux. Le film était véritablement génial, à retrouver.
Voyage ensuite jusqu’à un camp bédouin. Balade en grosse jeep dans le désert, très beau paysage, vent dans les cheveux, j’avais l’impression qu’ils allaient se détacher et s’envoler. Ensuite courte balade en chameau dans le soleil couchant, flamboyant, ciel rose, sublime. Dîner puis soirée avec toutes les autres bases, musique en début de soirée, des religieux ont essayé le chofar. Feux de bois, il fait très bon, le ciel est plein d’étoiles.
 
29 juillet 2009
           
            Après un rapide passage dans une grotte, nous arrivons dans un parc où deux grandes tables avec des nappes blanches sont installées pour que nous nous préparions des fallafels. Nous déjeunons entre filles, sur une table un peu reculée, à l’ombre, très bon moment.
Départ pour l’hôtel, nous dînons tôt en vue du jeûne de Tisha bé’Av (9 du mois de Av). Je ne connaissais pas la signification de cette fête pourtant importante, je n’ai jamais pris l’habitude de la faire mais je vais essayer de jeûner au moins jusqu’à la montée dans l’avion. J’ai lu la traduction du Livre des Lamentations, c’est très émouvant. J’aimerais réapprendre à lire l’hébreu, je m’en sens vraiment capable.
Je n’ai pas beaucoup parlé de la solidarité ou de l’ambiance mais beaucoup de moments partagés, qui feront de bons souvenirs. Même si je suis contente de rentrer, quitter ce pays et ces gens m’attriste profondément. Je déteste sentir que c’est la fin d’une expérience, que je ne peux plus rien vivre dans son cadre, que le Volontariat est fini. Je n’aurais jamais pensé le dire mais j’ai vraiment préféré la base, le «  No Make-up », les uniformes immenses, la chaleur, les soirées réflexion et musique. On est si éloignés de ce genre d’instants de plaisir pur et simple, de la guitare, des balades, de la musique au soleil.
Je ne saurais résumer ce que j’ai appris mais je sais que ces trois semaines m’ont considérablement rapproché d’Israël, m’ont  aidé dans la recherche de mon identité juive et non religieuse. Introduire un peu de « carpe diem ». Avancer toujours. Connaître les raisons de ses choix. A vrai dire, ce séjour a soulevé plus d’interrogations, mais ce sont les premiers pas, je ne suis qu’en plein milieu de mon adolescence, j’ai le temps de trouver les réponses. Quelle sera ma vision de la religion ? Ma façon de croire ? Ma cause, mon rêve ? Mon idéal ? Seront-ils liés ? Je l’espère. Je ne sais pas si je continuerai à écrire une fois rentrée. Je pourrais mais je manque d’idées justement, d’opinions. Nous verrons.
 
30 juillet 2009
 
            Nous nous sommes assis sur l’herbe et avons signé une carte d’Israël à l’endroit qui nous avait le plus marqué. Presque tous ont signé sur « Ktsiot ». Nous devions également parler de nos moments préférés, bel instant de nostalgie anticipée mais encore tous ensemble. Nous avons décidé à qui revenait la guitare, les drapeaux des équipes « ah’im » et « lohamim », puis le drapeau Sarel-Ktsiot. Il a été décidé que celui-ci serait confié à un nouveau volontaire à chaque nouveau rendez-vous. J’espère que cette chaîne durera longtemps. Nous avons ensuite appelé Fernand, puis sommes partis pour l’aéroport. Certains restent en Israël. D’autres prennent des avions différents. C’est la séparation. Ktsiot 2009 n’est plus.
Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis