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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 23:32

Obama et la politique des concessions.


 

Par MARK HELPRIN

Traduit par : Dominique Bloch


 

MORE IN OPINION »

 


http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204488304574426880110463194.html

 

L`Iran et la Russie ont soumis Obama au test, la semaine dernière, et celui-ci s`est incliné à deux reprises.


 

Durant la campagne présidentielle de l`an dernier, le Sénateur Joe Biden a fait une  célèbre déclaration selon laquelle si son camp l`emportait, il ne faudrait pas longtemps avant que « le monde teste Barack Obama comme John Kennedy » sur sa politique internationale. La semaine dernière, le président Obama exerçant  brillamment les pouvoirs que lui confère sa fonction, a réussi à échouer au test, non pas une seule fois mais bien deux fois : en se dérobant face à la pression de la Russie et en recevant un véritable camouflet de la part de l`Iran.


Avec une économie en chute libre et des réserves de gaz naturel suffisantes pour produire 270 ans d`électricité, le surplus étant exporté, l`Iran, n`a nul besoin d`électricité nucléaire à un prix nettement plus élevé que celle produite par ses installations d`extraction de gaz. Il a, en revanche, toutes les raisons, selon ses propres déclarations, de vouloir l`arme nucléaire pour dissuader toute intervention américaine ;  pour combattre  un Irak renaissant ;  pour contrebalancer les puissances nucléaires  voisines du Pakistan, de la Russie et d`Israël ; pour obtenir l`hégémonie dans le golfe persique ; pour faire face à la gêne que représente  la puissance militaire  plus forte   de l`Arabie Saoudite ; pour débarrasser le monde islamique de la domination occidentale ; pour neutraliser  la capacité nucléaire israélienne  en créant simultanément la possibilité de détruire Israël en une seule bombe ; et du fait  des évènements de la semaine dernière, d`utiliser l`intimidation nucléaire pour inciter  l`Europe a se dresser  entièrement contre les intérêts américains au Moyen Orient.


 

Helprin

Chad Crowe


Certains experts de la sécurité peuvent réussir a se rassurer eux-mêmes,  en ayant  l`illusion que  l`Iran, devenant sous peu une  puissance nucléaire, est une option raisonnable. Mais aucun pays, proclamant aussi complètement le culte du martyr et de la mort en envoyant  ses propres enfants marcher dans des  champs de mines  pour dégager celles-ci, ne peut être considéré comme rationnel. Alors que les États-Unis ont déjà utilisé par  deux fois l`arme nucléaire au cours de la deuxième guerre mondiale et ont envisagé de l`utiliser a nouveau en Corée puis au Vietnam. 

    

L`occident est peut être trop pusillanime pour  détruire  directement le potentiel nucléaire iranien, mais sommes-nous arrivés au point où nous refusions même de développer  une défense passive ? Le président veut  vous faire penser que non, nous n`en avons pas besoin, mais pour quelle raison ?


Nous allons arrêter de développer la  possibilité d`intercepter pendant  5 ans les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) que dans 5 ans l`Iran est susceptible de posséder en faveur de bases navales d`interception de missiles  uniquement utiles pour intercepter les missiles iraniens qui ne peuvent du sol iranien menacer Rome, Paris, Londres ou Berlin.


 

Mais il est  possible, pour les  Etats-Unis, de modifier les missiles Standard Block II avec la technologie plus avancée des véhicules Kill qui pourraient mettre hors service les missiles iraniens dans leur phase de croissance et  qui nécessiteraient,  pour les transporter  des Destroyers Aegis, afin de pouvoir rôder dans les eaux peu profondes et confinées du Golfe, où des opérations antimissiles pourraient servir à intercepter les missiles iraniens et attaquer.


 

Les intercepteurs qui pourraient couvrir efficacement l`Europe de l`Ouest sont trop gros pour les cellules de lancement vertical des bâtiments Aegis, ou même de leurs coques.


 

http://web.stratfor.com/images/northamerica/art/Missile-range-800.jpg


http://www.mod.go.jp/trdi/en/programs/gm/ssm1.jpg


Par conséquent, à la lumière des difficultés d`installation qui contrarient  un boost phase kill, afin de protéger l`Europe et les Etats-Unis, Mr Obama propose de déployer des missiles terrestres en Europe à une date ultérieure. Si c`est ce qu`il veut vraiment, pourquoi ne pas alors continuer à suivre les plans actuels ? La réponse est que, même s’il dit le contraire, il ne déploiera pas de missiles terrestres en Europe à la place des missiles terrestres européens,  qu`il a annulé justement parce qu`ils étaient basés en Europe.


La situation actuelle est un hommage involontaire a Lewis Caroll : nous sommes en train d`annuler une défense qui prend 5 ans a être mise en place, car la menace ne se matérialisera pas avant 5 ans. Et nous ne déploierons pas des intercepteurs terrestres en Europe , parce que notre nouveau plan est de déployer des intercepteurs terrestres en Europe.


Cette question de la défense européenne   associée a  l`existence future  des  ICBM nucléaires iraniens qui provoqueraient  l` instabilité et un préjudice  potentiel grave sont deux affronts qui pourraient avoir des conséquences plus sérieuses que le problème dont il n`est que la conséquence. Rien, sauf la force, n`empêchera l`Iran d`acquérir l`arme atomique, son but  suprême depuis 25 ans d`atermoiements et de secrets . A la dernière capitulation, le Président Mahmoud Ahmadinejad a exige 3 conditions de la part des  Etats Unis : se retirer de l`Irak, montrer du respect pour le régime iranien (lire : faire des excuses), et retirer la question nucléaire de la table des négociations.


Nous sommes en train de nous soumettre benoîtement, et la semaine dernière après que l`Iran ait refusé toute discussion sur son programme nucléaire et que  Mojtaba Samareh Hashemi, le conseiller politique en chef de Mr. Ahmadinejad prédisait « la défaite et l`effondrement » de la démocratie occidentale, les Etats-Unis ont accepte de participer à la discussion  sur un projet qui,  aussi incroyable que ça puisse paraître, est d`éliminer les stocks d`armes  nucléaires  américains. Même la presse zonbifiée  s`est réveillée assez longtemps pour harceler le Chef du Département, P.J.Crowley, qui leur a répondu que tant que l`Iran veut bien discuter « Nous sommes d`accord pour étudier  la proposition, OK ? »


 

Non ce n`est pas OK. Quand Neville Chamberlain est rentré de Munich,  il pensait avoir au moins  obtenu quelque chose en retour pour son apaisement.


 

La nouvelle politique américaine n`est rien de plus qu`un déluge sentimental de concessions unilatérales – pas moins, après quelques légères intimidations poutinesques. Annuler le déploiement de missiles de l`OTAN que Dmitry Rogozin, l`ambassadeur russe  à l`OTAN,  a décrit comme « les Americains….ont simplement rectifié leur propre erreur et nous ne sommes pas tenus de remercier quelqu`un qui ne fait que corriger ses propres erreurs  -exactement l`inverse de ce qui s`est passé au cours de la résolution de la crise Euro-missiles par les américains de 1983, la dernière et définitive victoire de la guerre froide.


.

Staline a testé Truman avec le blocus de Berlin et Truman a tenu le choc.


Khrushchev a testé Kennedy,  lors de la crise des missiles cubains, Kennedy a refusé de se laisser faire. En 1983, Andropov a pris la mesure de Reagan et l’a défié par millions dans la rue (ou se trouve actuellement la base Obama), Reagan n`a pas faibli .La semaine dernière le président iranien et le premier ministre russe ont mis la pression sur  Obama et celui-ci s`est incliné, non pas une fois, mais deux.

 


Le prix à payer pour une faiblesse pareille a toujours été extrêmement élevé, même si ,comme c`est la coutume ces temps-ci, l`addition est à venir.

 

M. Helprin,senior fellow au Claremont Institute , est l`auteur de nombreux travaux  dont "Winter's Tale" (Harcourt), "A Soldier of the Great War" (Harcourt) et plus récemment , "Digital Barbarism" (HarperCollins).

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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