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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:39

Aucune meilleure option pour l`Iran.

Une attaque israélienne ne suffira pas.

 

 

Par Michael Rubin

Traduit par : Domnique BLOCH

National Review Online
5 octobre  2009

http://www.meforum.org/2476/bad-options-on-iran

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Le premier octobre, le Président Barack Obama est monté à la tribune de la Chambre de Réception des Diplomates (Diplomatic Reception Room) de la Maison Blanche et  a déclaré que les négociations étaient une tentative couronnée de succès.  Obama a déclaré : « Les 5 +1 sont  unis et nous avons une communauté internationale qui réaffirme sa volonté de non prolifération nucléaire et de désarmement. C`est pourquoi le gouvernement iranien a reçu un message clair et unifié de la communauté internationale à Genève : L`Iran doit  montrer par  des  mesures concrètes qu`il est a la hauteur de ses responsabilités vis-à-vis de son programme nucléaire. Dans ce but la réunion d`aujourd`hui  représente   un début constructif ». Il a ajoute : « Mais il faut maintenant qu`elle soit suivie, de la part de l`Iran,  d`une action constructive» 

Là où Obama voit  une tentative « couronnée de succès », la réalité, elle, suggère plutôt l`échec. Face à l’exposition de la preuve irréfutable, Téhéran a reconnu avoir construit une deuxième centrale d`enrichissement nucléaire secrètement cachée dans une base du Corps de Garde de la Revolution Islamique près de Qom. Ni Obama, ni le directeur des renseignements nationaux, Dennis C. Blair, n`ont reconnu que la confirmation par  l`Iran d`avoir construit une deuxième centrale nucléaire secrète démentait  la véracité de l`estimation de la Sécurité Nationale (NIE, novembre 2007). En tout cas, la décision de Téhéran d`avouer uniquement devant la preuve de sa tricherie ne doit pas être considérée comme une preuve de transparence ou de bonne volonté de sa part.  De nombreux scientifiques de l`Agence internationale de l`Energie Atomique considèrent que le régime iranien a maintenant « suffisamment d`informations  pour pouvoir réaliser le plan et produire une bombe nucléaire opérationnelle ».

Les soutiens dObama se sont unis pour présenter le dialogue des 5+1 sous son meilleur jour. Juan Cole, le Président du « One-man Global Americana Institute” a écrit sur son blog   « Obama… a obtenu d`avantage de concessions de la part de l`Iran en 7 heures et demi que l`Administration précédente en 8 ans d`intimidations ». L`ancien conseiller de l`Administration Carter et  auteur de la  théorie conspirationniste inattendue d`Octobre  (October Surprise conspiracy), Gary Sick était lui aussi expansif appelant la réunion  un « moment historique après 30 ans de récriminations mutuelles et d`hyperbole » . La vérité, cependant, c`est qu`aucun accord n`est bien spécifié. L`Iran a, certes, promis de permettre des inspections mais n`a précisé ni quand, ni sous quelles conditions,  elles auraient lieu. Lorsque les dirigeants iraniens ont promis d`envoyer leur uranium en Russie pour d`avantage d`enrichissement, l`Occident n`a lui aucune garantie que les scientifiques iraniens ne continueront pas a enrichir cet uranium lorsqu`il reviendra en Iran.

 Sans surprise le régime iranien a fait de la provocation, ces derniers jours. Ahmadinejad a assimilé  les critiques d`Obama face a la découverte de la deuxième centrale d`enrichissement nucléaire comme constituant une « erreur historique », ce qui n`est pas vraiment un signe de  sincérité de la part de l`Iran  quand celui-ci  prétend vouloir se soumettre aux demandes internationales. Jomhouri-ye Eslami un quotidien très proche de l`appareil des services de renseignements de la République islamique a  écrit dans son éditorial : «  la révélation des centrales d`enrichissement nucléaire faite par l`Iran a forcé l`Occident à adopter une position défensive » et Kayhan qui est l`organe officiel du « Guide Suprême »  a écrit que : «  la révélation des centrales d`enrichissement nucléaire sera la carte maitresse de l`Iran dans les négociations d`octobre »

L`Administration Obama peut se convaincre elle-même qu`elle garde le contrôle du processus diplomatique et qu`elle a mis en place  de sérieuses contraintes  pour empêcher  le déménagement du matériel nucléaire iranien, mais les pays qui sont les plus directement menacés sont d`avantage lucides. Le mois dernier, les tests iraniens de missiles balistiques capables d`atteindre l`Arabie Saoudite et Israël ont autant démontré le danger,  qu` elles ont soulevé des doutes sérieux sur la sincérité iranienne.

La Perception de la menace

Des perceptions divergentes des menaces brouillent l`approche internationale face au défi du nucléaire iranien. Pour l`Union Européenne, le défi du nucléaire iranien tourne autour de la viabilité du pacte de non-prolifération nucléaire, de même qu`autour de l`efficacité de la politique étrangère européenne sur la scène internationale. Après tout, la prolifération des activités nucléaires de la République Islamique représente la première crise internationale que l`Union Européenne cherche consciemment à mener. Si l`Iran devenait une force nucléaire malgré plusieurs années d`engagements  sérieux, cela constituerait un véritable camouflet pour l`approche multilatérale et une véritable incitation, promue par les ministres des affaires étrangères européens eux-mêmes !

Pour le Président Obama et pour la plus grande partie de l`appareil de la politique étrangère américaine, l`option d`une République Iranienne possédant l`arme nucléaire serait stratégiquement  indéfendable. Un Iran nucléaire enhardirait Téhéran à agir de façon non conventionnelle et par procuration, se cachant derrière sa propre force de dissuasion nucléaire. L`accroissement du prestige iranien et sa capacité a exercer un pouvoir forceraient les états de la région a faire des compromis avec l`Iran qui peuvent ne pas être dans l`intérêt de la sécurité nationale américaine. L`avènement de toute nouvelle puissance nucléaire au  Moyen Orient provoquerait également une cascade de proliférations nucléaires. Si l`Iran devient une force nucléaire, l`Arabie Saoudite et la Turquie devront, elles aussi, développer leurs propres capacités nucléaires. Si l`Arabie Saoudite et la Turquie deviennent des forces nucléaires, l`Egypte et la Grèce le deviendront aussi. Un Egypte nucléaire conduira la Lybie a reconsidérer sa décision d`abandonner la bombe, ce qui en retour pourrait amener l`Algérie a reconsidérer sa propre position. En clair, une République islamique nucléaire changerait totalement les rapports de force et compliquerait les intérêts américains dans la région pour plusieurs décennies à venir. Ceci dit, Washington n`a pas à craindre d`être anihilé par une coalition iranienne ne possédant que quelques bombes nucléaires.

Israël, en revanche, ne peut pas en être aussi certain. La destruction de l`état hébreu se trouve au centre de la politique étrangère de la république Islamique. Tandis que des experts comme Cole écarte la déclaration du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad de 2005 qu` « il faut effacer Israël de la carte » "Israel must be wiped off the map”  (la presse sous contrôle étatique a justement utilisé la phrase du discours dans sa version officielle), le fait subsiste que plusieurs officiels iraniens ont répété par la suite cette déclaration souvent dans un langage aussi brutal (.pdf), un fait contrariant que Cole feint d’ignorer. Alors que les diplomates iraniens promettent que la République Islamique n`a aucune intention de construire, si on les laisse faire ,une arme nucléaire,  les dirigeants  religieux iraniens suggèrent, quant à eux,  l`inverse .Le 14 décembre 2001, l`ancien Président l`Ayatollah Ali Akbar Hashemi Rafsanjani disait dans une déclaration restée célèbre :  «  Le lancement d`une bombe nucléaire contre Israël détruirait totalement Israël alors que la même, lancée contre la République Islamique ne causerait que quelques dégâts. Un tel scenario n`est pas impossible ». Le 14 février 2005, l` Ayatollah Mohammad Baqer Kharrazi, Secrétaire Général du Hezbollah iranien déclarait :  « Nous sommes capables de produire des bombes atomiques et nous le ferons. Nous n`avons pas à avoir peur de quiconque. Les Etats-Unis ne sont pas d`avantage qu`un chien qui aboie ». A peine 3 mois plus tard, Hojjat ol-Islam Gholam Reza Hasani le représentant personnel du Guide Suprême dans la province de l`Azerbadjian occidental a déclaré que posséder l`arsenal nucléaire était l`un des buts essentiels de l`Iran, disant  « Une bombe atomique…doit également être construite, c`est pourquoi le Coran a demandé aux Musulmans d`être forts et de réunir toutes les forces à leur disposition pour être forts ». Le fait qu`Hasani soit impopulaire auprès de beaucoup d`iraniens n’est pas le propos. En temps que confident du Guide Suprême, il représente une ouverture sur sa façon de pensée.

Beaucoup en Europe et aux Etats-Unis prétendent que la crainte d`Israel face à un Iran nucléaire est une forme de paranoïa. Ils déclarent que la République Islamique sait très bien qu`une attaque nucléaire contre Israël entrainerait de très sérieuses représailles. Comme le régime iranien n`est pas suicidaire, il ne risquera jamais une première attaque. Les troubles de cet été évoquent une autre possibilité, une que les dirigeants israéliens ne connaissent que trop bien. Si les protestations de la population iranienne n`étaient plus contrôlables, ce qui provoquerait inévitablement un effondrement du régime, le Guide Suprême  ou la hiérarchie du  Corps de la Garde Révolutionnaire Islamique pourrait décider de lancer une attaque contre israël - remplissant un but idéologique, sachant que les représailles internationales seraient minces, étant donné que la République Islamique aurait cessé d`exister.

C`est pour cette raison que les dirigeants politiques israéliens, toutes tendances confondues – du Meretz et du parti Travailliste à gauche, au Likud et au parti Yisrael Beiteinu à droite – considèrent une République Islamique possédant l`arme nucléaire comme une menace existentielle.

Que peut faire Israël ?

 

Le 7 juin 1981, les forces aériennes Israéliennes ont détruit le réacteur nucléaire d`Osirak au cours d`une attaque surprise. La mission a été un succès, mais les débats précédant cette attaque ont été houleux. Puis, comme aujourd`hui, des experts ont argumenté qu`une attaque militaire ne ferait que reculer le programme nucléaire de l`adversaire, non y mettre un point final. Cependant pour de multiples circonstances   allant dans le même sens  - la guerre Iran-Irak, l`opération «Tempête du désert », les sanctions et peut-être les inspections de l`AIEA – le régime irakien n`a plus jamais été capable de reconstituer entièrement son programme nucléaire. Le délai infligé par les israéliens a dure plus longtemps que le régime irakien lui-même et, malgré l`indignation internationale, la plupart des historiens considèrent aujourd`hui que cette attaque était la bonne décision.

Il n`est donc pas étonnant que l`attaque Osirak soit souvent présentée comme le modèle à suivre dans le cas ou Israël devrait  lancer une attaque similaire sur les centrales nucléaires iraniennes. Les deux situations ne sont pas cependant pas les mêmes .

L`Iran se situe géographiquement plus loin d`Israël. Et représente presque 4 fois la taille de l`Irak. Le programme nucléaire irakien était concentre à Osirak et le réacteur nucléaire lui-même était vulnérable, car construit au dessus du sol.. Les sites nucléaires iraniens sont, par contraste, dispersés à travers le pays, lourdement fortifiés et même dans certains cas enterres sous des montagnes. Les avions israéliens devront voler plus de 1000 miles au dessus de territoires hostiles et devront être réapprovisionnés en carburant en plein vol pour pouvoir juste atteindre l`Iran. Même si les bombardiers israéliens arrivaient a pénétrer en Iran par surprise, ils devraient encore parcourir plusieurs centaines de miles au-dessus du territoire iranien après avoir lancé leurs chargements, ce qui nécessiterait éventuellement de bombarder d`avantage de cibles de la défense aérienne iranienne et ses infrastructures. Pour pouvoir juste bombarder les aspects physiques du programme nucléaire iranien, il faudrait près de 1400 sorties aériennes, une opération d`une telle envergure qu`Israel est incapable d`exécuter seul.

Paralyser le programme nucléaire iranien, cependant, n`en demanderait pas autant. Les dirigeants israéliens n`ont pas besoin de détruire le programme nucléaire dans sa totalité, mais uniquement certains composants – comme les cascades de centrifugeuses- de façon a le retarder de un, deux ou 3 ans. De plus les soldats israéliens n`ont pas à détruire entièrement une centrale pour la rendre inutile. La République Islamique peut avoir l`impression que ses installations sont invulnérables car enterrées sous des montagnes mais les forces israéliennes n`ont pas qu`à détruire uniquement leurs entrées, ensevelissant les  scientifiques et les ingénieurs a l`intérieur pour arriver a leurs fins. Une telle attaque ne serait pas, bien entendu, idéale : les représailles de l`Iran, qu’elles soient directes ou par procuration, seraient féroces. C`est ce que ne comprennent pas trop d`experts et d`analystes américains, cependant, si Israël  sent qu`elle fait face a une menace existentielle, elle n`aura pas d`autre choix que d`éliminer cette menace.

.

Est ce qu`Israel doit frapper ?

Il n`y a aucun  doute que les forces armées israeliennes peuvent reculer l`échéance du programme nucléaire iranien. Mais est-ce qu`elles devraient essayer? C`est une autre question. Mise a part la traditionnelle discussion sur les  représailles iraniennes, le Hezbollah frapperait. Le prix du pétrole exploserait et le terrorisme également. Et pendant que l`Iran pourrait être uniquement capable de fermer le détroit d`Ormuz pendant  un jour ou deux, ses alliés détruiraient par procuration les champs de pétrole du Sud de l`Irak, une conséquence beaucoup plus dévastatrice pour la communauté internationale.

Il n`y a que ces dernières retombées qui doivent inquiéter vraiment  Israël, surtout quand, dans la balance, Israël doit mettre la menace de sa propre annihilation.

Néanmoins, les suites de l`attaque peuvent ne pas être ce que les dirigeants israeliens ont planifié. Quoi que les Iraniens pensent de leurs dirigeants, ils sont sans le moindre doute de féroces nationalistes. La meilleure chose qui ne soit jamais arrivée à la Revolution Islamique, c`est l`invasion par Saddam Hussein, ce qui a permis a l` Ayatollah Ruhollah Khomeini de reprendre le contrôle, a un moment ou les Forces Révolutionnaires étaient menacées de perdre le contrôle du régime. Toute attaque sur le sol iranien permettra, de nouveau, au régime de rallier le peuple  autour du drapeau iranien. Certains experts et des expatriés iraniens prétendent que face au bombardement, les iraniens ordinaires- mécontents des mauvais résultats de leur gouvernement sur l`économie et de  sa politique sociale répressive – peuvent se retourner contre le régime. C`est prendre ses rêves pour des réalités. Et même si c`était le cas, le gouvernement iranien est passé maitre dans les opérations de renseignements. Le monde entendrait vite que les israéliens ont frappé un Bus scolaire, ou un jardin d`enfants ou ont abattu un avion de ligne civil, permettant au gouvernement iranien d`exploiter leur thème  du culte du martyr a l`avantage d`Ahmadinejad. Pendant ce temps, l`opinion diplomatique internationale se retournerait rapidement contre Israël, même en quelques mois, comme après le « massacre » de Jénine, la fusillade Muhammad al-Durra, ou le bombardement d`une école a Gaza, toutes ses accusations ayant ensuite été démenties comme fausses. Il est peu probable que l`administration Obama  - et même une grande partie du Congrès – prennent la défense d`Israël.

Les dirigeants israéliens peuvent croire que, comme en Irak, même un délai temporaire permettrait a l`état Hébreu de survivre à la République Islamique. Ceci serait également un mauvais calcul. La République Islamique a depuis longtemps préparé des arguments subtils sur ses propres besoins de Défense. S’il devait y avoir, cependant, une attaque sur l`Iran, Téhéran  pourrait y trouver  une excuse pour développer une force nucléaire militaire avec en face une communauté internationale qui serait moins encline a l`en empêcher.

Mais est ce que l`obtention d`un délai permettrait  à Jérusalem d`arriver a son but ? Probablement non : Avec l`Irak, Israël a bénéficié de la stupidité de Saddam Hussein. Si le chef irakien n`avait pas envahi le Koweit, il aurait pu reconstituer rapidement son programme nucléaire avec l`aide de la France ou de la Russie ; l`Iran n` aura pas les mêmes contraintes.

Mais aussi parce qu’il n’y a pas  seulement qu’en Chine et en Russie,  les politiques et diplomates en Europe et aux EU citent aussi les sanctions du régime irakien comme quelque chose à ne jamais refaire. Israël pourrait retarder l`achèvement d`une bombe nucléaire d`un an ou deux , mais les facteurs qui ont empêché l`Irak de reconstituer son programme nucléaire n`existent, tout simplement, pas dans le cas de l`Iran. Pas plus qu`Israël ne peut se contenter d`être simplement vigilant et d`espérer que la communauté internationale empêchera l`Iran d`accéder à l`uranium, étant donné que la  République Islamique est capable localement de trouver assez d`uranium pour lui permettre d`en enrichir suffisamment pour fabriquer plusieurs bombes.

Conclusion

 

En résumé, une attaque israélienne peut permettre d`obtenir un peu de répit, mais cela ne sera pas suffisant. La République Islamique sortira d`une attaque encore plus dangereuse qu`auparavant. Toute attaque serait un immense coup de poker, et  les dirigeants israéliens sont bien capables de finir par considérer les 5+1 comme incapables d’élever suffisamment les sanctions  face à la provocation iranienne, jusqu`au moment où  le Guide Suprême, (pour paraphraser  Khomeini dans sa déclaration lors de la fin de la guerre Iran-Irak), boira son calice de poison et acceptera de reculer. Hélas, comme le monde occidental ne partage pas la perception de la menace d`Israel, il n`est pas plus probable qu`il arrive à utiliser des moyens suffisamment coercitifs contre la République Islamique pour obtenir un changement de comportement, pas plus qu`il n`en fera le travail préparatoire – en soutenant les organisations de syndicats indépendants, les sociétés civiles indépendantes, et la démocratisation- soutenant  ainsi les Iraniens qui aspirent à un changement fondamental dans la nature de leur régime. Cela ne laissera à Israël aucun autre choix que d`attaquer, provoquant une cascade d`évènements qui finira enfin par forcer Obama à prendre des décisions qu`il ignore actuellement.

Michael Rubin, est éditorialiste Senior du  Middle East Quarterly, est universitaire et expert confirmé à l’American Enterprise Institute et conférencier senior au Naval Postgraduate School

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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