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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 21:57

 

 

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À la Maison-Blanche, le «premier cercle» se disloque
Barack Obama lors d'une réunion à la Maison-Blanche, le 4 mai dernier. À sa droite, Rahm Emanuel, le chef de l'Administration, qui rêve d'occuper le poste de maire de Chicago.
Barack Obama lors d'une réunion à la Maison-Blanche, le 4 mai dernier. À sa droite, Rahm Emanuel, le chef de l'Administration, qui rêve d'occuper le poste de maire de Chicago. Crédits photo : The White House

Les conseillers du président américain démissionnent les uns après les autres. 

Les experts du fonctionnement interne de la Maison-Blanche ne manquent jamais de souligner l'importance du «premier cercle» de Barack Obama. Si le président consulte beaucoup et tous azimuts, c'est vers ses fidèles qu'il se tourne en dernier ressort, dans l'intimité du Bureau ovale, pour affiner ses opinions avant de prendre ses décisions les plus délicates, comme le faisait jadis John F. Kennedy.

Dans ce tout premier cercle d'à peine cinq ou six proches se situent le chef de l'Administration présidentielle Rahm Emanuel, le principal conseiller politique d'Obama David Axelrod, son conseiller de presse Robert Gibbs, sa conseillère spéciale et amie Valerie Jarrett et le vice-président Joe Biden. Dans le monde soigneusement ordonné du 1600 Pennsylvania Avenue, ces collaborateurs sont sans doute les seuls à pouvoir pousser la porte du bureau présidentiel sans rendez-vous. Mais, alors qu'un ménage plus général se prépare à la présidence dans le sillage des élections de mi-mandat, la petite équipe est en passe de se disloquer , autant pour des raisons de stratégie politique que des motifs personnels.

Premier candidat au départ, Rahm Emmanuel , chef de l'Administration et pièce maîtresse du dispositif présidentiel, qui avait apporté dans ses bagages son énergie inépuisable, ses nombreux contacts au Congrès et son expérience passée à ce même poste sous Bill Clinton. L'annonce soudaine du maire de Chicago, Richard Daley,qu'il renoncerait à la direction de la ville en février 2011 a soudain ouvert un boulevard pour Emanuel, politicien chicagoan, qui rêve d'occuper ce poste. «Rahm ferait un maire formidable», assurait d'ailleurs récemment Obama. Certains observateurs estiment qu'Emanuel n'a pas été aussi performant qu'il l'aurait fallu à la Maison-Blanche, sa stratégie de dialogue avec les républicains ayant largement échoué. Mercredi, le porte-parole de la présidence Robert Gibbs notait toutefois que la décision de Rahm «n'était pas prise». Le Washington Post avançait pourtant déjà les noms de successeurs potentiels : le chef adjoint du Conseil de sécurité nationale Thomas Donilon, le conseiller spécial du président Peter Rouse ou son conseiller juridique Bob Bauer. Voire l'officier de liaison avec le Congrès Phil Schiliro ou l'ancien chef de la majorité démocrate au Sénat Tom Daschle, un visiteur fréquent du Bureau ovale.

 

Besoin de « sang neuf» 

 

Le fidèle David Axelrod, cerveau de la campagne de 2008 et conteur doué de la «geste Obama», serait également sur le départ. Le président souhaiterait lui permettre de retrouver sa famille restée à Chicago, et de reprendre son souffle avant la présidentielle de 2012. Robert Gibbs ou Valerie Jarrett pourraient le remplacer. Autre départ probable : celui du général James Jones, qui aurait annoncé son désir de quitter ses fonctions de conseiller à la sécurité nationale fin décembre. Là encore, le nom de son adjoint Thomas Donilon est cité.

L'équipe économique  va elle aussi changer de visage, avec le départ annoncé du principal conseiller économique d'Obama Larry Summers, qui va repartir pour l'université de Harvard à la fin de l'année. La présidente du «Conseil des conseillers économiques» Christine Rohmer a déjà quitté son poste cet été, comme le directeur du Budget Peter Orszag.

Selon le Washington Post, le président Obama n'est pas grand amateur de changements, préférant travailler avec les gens qu'il connaît. Cette préférence explique que les noms qui circulent soient pour beaucoup ceux de collaborateurs déjà à ses côtés. Mais certains observateurs démocrates jugent que le président aura besoin de «sang neuf» pour le deuxième «chapitre» de son premier mandat, surtout si les républicains prennent le contrôle du Congrès. Il va lui falloir ajuster sa politique économique pour répondre à l'anxiété populaire et au défi d'un chômage de plus de 9 %. Il devra aussi changer de méthode face à un Congrès qui s'annonce turbulent, sous la pression du mouvement anti-establishment Tea Party.

Jeudi, dans le New York Times, l'éditorialiste Matt Bai mettait en garde contre une Maison-Blanche dont tous les occupants continuaient de partager la même vision «insulaire» de la situation. Peut-être le président devrait-il aller chercher à l'extérieur le remplaçant de Rahm Emanuel, suggérait Bai, évoquant les noms de l'ancien gouverneur de Virginie Tim Kaine ou celui du gouverneur sortant de Pennsylvanie Edward Rendell. Deux hommes de terrain, confrontés aux humeurs changeantes de l'opinion.

Un haut responsable du département du Trésor américain a annoncé mercredi sa démission. Mardi, le principal conseiller économique du président Obama et chef d'orchestre du plan de relance aux Etats Unis, Lawrence Summers, a également déposé sa démission. Il quittera son poste en fin d'année.

Et de quatre ! Les départs s'accumulent dans l'équipe économique de la Maison-Blanche. Dernier en date Herbert Allison, haut responsable au département du Trésor américain, qui a annoncé mercredi dans un courriel sa démission.

«J'ai jugé que l'heure était propice à ce que je démissionne de mon poste de sous-secrétaire adjoint à la stabilité financière», écrit Herbert Allison dans ce message adressé aux fonctionnaires de son département, dont une copie a été transmise à la presse.

Ce départ intervient au lendemain de la démission de Lawrence Summers, principal conseiller économique du président américain, Barack Obama. Cet économiste de renom a déjà servi deux présidents démocrates dans des conjonctures radicalement différentes, a fait part de sa décision de quitter la Maison-Blanche en fin d'année. Il «a annoncé ses projets de retourner à son poste de professeur d'université à Harvard à la fin de l'année», précise la Maison Blanche dans un communiqué.

Lawrence Summers était le principal conseiller économique du président américain Barack Obama depuis janvier 2009. A ce titre, il a été l'auteur du plan de relance budgétaire de 787 milliards de dollars promulgué en début d'année 2009.

Durant ses années au Trésor, cet homme définira notamment la réponse des Etats-Unis à des crises financières dans les pays émergents, comme le Mexique ou la Corée du Sud. A la tête du ministère, il consacrera le retour aux excédents budgétaires.

Toutefois, Lawrence Summers a essuyé de nombreuses critiques en provenance de l'aile gauche du parti démocrate, qui lui reprochait d'être trop proche de Wall Street. Lawrence Summers passe aussi pour avoir très mal pris la décision prise par Barack Obama à l'été 2009 de reconduire Ben Bernanke à la tête de la banque centrale (FED) alors qu'il se serait bien vu à ce poste.

Une expérience qui complète un parcours professionnel déjà éloquent. Entré au Trésor en 1993 comme sous-secrétaire chargé des Affaires internationales, Lawrence Summers a grandi sous l'aile de l'un des artisans de la déréglementation financière, Robert Rubin, son prédécesseur au Trésor dont il est devenu l'adjoint en 1995. Il a ensuite lui-même favorisé l'ascension de l'actuel secrétaire au Trésor, Timothy Geithner. Il fut également l'une des grandes figures économiques de la présidence de Bill Clinton (1993-2001).

Diplômé d'un doctorat d'économie de Harvard, Lawrence Summers a été le plus jeune professeur d'université des Etats-Unis, à l'âge de 28 ans. Après avoir passé une dizaine d'années à enseigner au Massachussets Institute of Technology (MIT) et à l'université de Harvard, Lawrence Summers a été l'économiste en chef de la Banque mondiale de 1991 à 1993.

Pour l'heure, le nom de son successeur au sein de l'administration Obama n'est pas encore connu. Une chose est sure c'est qu'il sera chargé de trouver des propositions pour relancer la création d'emplois dont l'exécutif reconnaît qu'elle reste très insuffisante, plus d'un an après la fin de la récession. Le taux de chômage officiel américain est proche de 10%.

 

 

Les départs se multiplient

 

Et les défections s'accumulent au sein de l'équipe économique du président des Etats-Unis. En effet, les départs de Herbert Allison et de Lawrence Summers sont les troisième et quatrième dans l'équipe économique de la Maison-Blanche en trois mois. Le chef du bureau du budget, Peter Orszag, avait annoncé fin juin sa démission. Il est devenu chercheur au Council on foreign relations et éditorialiste au New York Times.

Plus tard, début août, la présidente des conseillers économiques de Barack Obama, Christina Romer, a annoncé sa décision de revenir à l'enseignement. Ainsi, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, est le dernier membre encore en place de l'équipe initiale de conseillers économiques.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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