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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 21:08

 

 

 

 

Lundi 27 SEPTEMBre 2010

Abbas cherche une manière de mettre fin aux pourparlers de paix – le sourire au coin des lèvres
 


Par Barry Rubin

 

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info


Avec l’aimable autorisation de Yeru Aharoni

Directeur des Publications/Rédacteur en chef du

Global Research in International Affairs (GLORIA) Center

Interdisciplinary Center

 

Titre original : Abbas Looks For A Way to End Peace Talks--With A Smile On His Face

http://rubinreports.blogspot.com/2010/09/abbas-looks-for-way-to-end-peace-talks.html

Je ne cesserai jamais d’être stupéfié de voir à quel point l’hystérie et la mystification  obscurcissent l’esprit des gens, dès qu’il est question du conflit arabo-israélien (ou israélo-palestinien). Considérons ce simple point de logique que vous ne trouverez sans doute expliqué nulle part ailleurs. Et voyons ce qui en découle au final, concernant le Président Obama.

Mahmoud Abbas, le dirigeant de l’Autorité Palestinienne (AP) prétend qu’il ne peut pas négocier avec Israël, si Israël recommence à construire des immeubles dans les implantations déjà existantes, après un gel de 9 mois de la construction.


Evaluons cette pétition de principe.


Premièrement, Abbas savait parfaitement que le gel se terminerait au bout de 9 mois et ne devait pas être renouvelé après que le délai soit passé, en septembre. S’il voulait fournir à Israël une incitation à le poursuivre, - en démontrant que cette concession israélienne apportait un progrès vers la paix et offrait un avantage quelconque à Israël- Abbas aurait dû agir en ce sens. Au lieu de quoi, il a freiné des quatre fers jusqu’à la toute dernière minute. Durant des semaines, les Etats-Unis l’ont supplié et fait pression sur lui afin qu’il retourne à la table des négociations.


Deuxièmement, si les Palestiniens négociaient en vue d’une solution à deux-états, ils obtiendraient –dans le pire des cas – presque toute la Bande Occidentale (de Judée-Samarie/Cisjordanie). Il n’y aura pas de nouvelles implantations juives dans ce territoire. Les implantations seront, sans doute, démantelées. Toutes les routes et bâtiments qu’Israël a construits (à moins d’être démantelés dans les jours précédant la mise en œuvre d’un accord) reviendront aux Palestiniens.

Aussi, pour autant que les Palestiniens soient à ce point horrifiés par les constructions israéliennes, est-ce que cela n’aurait pas fait sens pour eux de négocier aussi vite que possible ? Mais, au contraire, ils ont prolongé le processus, année après année après année, en trouvant de perpétuelles excuses pour se comporter ainsi.

 
Rappelons que l’Autorité Palestinienne a refusé de négocier depuis plus d’un an, depuis janvier 2009. Durant tout ce temps, Israël construisait dans les implantations. Néanmoins, durant les 9 derniers mois, alors qu’Israël ne construisait plus dans la Bande Occidentale, l’AP refusait encore et toujours de négocier.

Si on fournit, maintenant, la pleine mesure du temps écoulé :

Phase Une : de 1992 jusqu’à la fin de 2000, l’OLP, et plus tard, l’AP ont négocié avec Israël à une époque durant laquelle il n’y avait aucune limite à la construction à l’intérieur des implantations. Ils n’étaient, cependant, pas pressés de trouver un arrangement et, en fait, ont fait avorter les négociations en 2000. Incidemment, Israël a fait une large concession à l’égard de ses positions originelles, lorsque le processus débutait en 1993 : pas de nouvelles implantations ou d’expansion territoriales de celles existant déjà. Il s’est tenu à cet engagement. L’OLP et l’AP ont aussi fait quelques « concessions » : ils s’étaient engagés à combattre le terrorisme.
Ils ne l’ont pas fait. Ils n’ont jamais élevé l’idée d’un gel de la construction dans les implantations existantes au stade d’un point à marchander.


Phase Deux : puis, de 2000 à 2009 –une décennie- l’AP a refusé de soutenir toute négociation de paix directe, à une époque durant laquelle il n’y avait aucune limitation à la construction à l’intérieur des implantations. Là encore, ils n’ont jamais suggéré l’idée qu’ils mettraient fin à la violence (2000-2005), ni qu’ils négocieraient, en échange d’un gel de la construction dans les implantations existantes. Il s’agissait d’une idée du Président Obama, à la moitié de 2009 et ils l’ont rejetée.

 
Phase Trois : alors qu’Israël gelait effectivement la construction, l’AP a perdu 9 mois – sachant que l’horloge du gel temporaire tournait- sans faire le moindre geste pour accélérer ou simplement même, être partie prenante de négociations quelconques.

Par conséquent, l’AP a perdu presque 20 ans, durant lesquels des milliers de bâtiments se sont ajoutés aux implantations israéliennes.

Il y a là un défaut fondamental dans l’assertion selon laquelle les Palestiniens sont désespérément avides d’obtenir un état et de mettre un terme à leurs souffrances. Ils n’ont pas l’air aussi impatients que cela. Pourquoi ? Parce que les cercles dirigeants palestiniens ont longtemps argué qu’il était plus important de conquérir tout Israël – ou de conclure un accord qui n’empêcherait pas de poursuivre cet objectif – que de faire des compromis et d'aboutir à une solution à deux états.

 

Que veut l’AP? Un état indépendant palestinien offert comme un cadeau par le monde, plutôt que de requérir un compromis mutuel avec Israël. Cela ne nécessite pas de négociations, mais, à l'inverse, une absence de négociations.


Si Abbas claque la porte des discussions, il ne pleurera pas, parce que la création d’un état palestinien a été, une fois de plus, reportée. Au contraire, il sera souriant parce qu’il se sera échappé de ce que la plupart des dirigeants palestiniens – bien que peut-être pas le Premier Ministre Salam Fayyad – perçoivent comme étant le piège de la paix.


Incidemment, notons que lorsque le Président Barack Obama a rendu publique son interprétation massacrante du “processus de paix”, l’un des thèmes principaux de son discours devant l’ONU du 23 septembre,  il était totalement averti du fait que les négociations étaient probablement sur le point de s’effondrer, au moment de la fin du gel. On pourrait arguer qu’en jouant son va-tout sur ce sujet, il essayait d’encourager quiconque à poursuivre, mais comment peut-on risquer sa réputation diplomatique sur une carte qui est sur le point de faire s’effondrer un château de cartes ? Cela se situe quelque part entre le fait d’être irresponsable et celui d’être suicidaire.


Mais peut-être qu’Obama a parfaitement raison de penser qu’il peut aller plus loin, dans de telles affaires. Après tout, les gens ont oublié ce qui s’est passé (et dit) durant son discours devant l’ONU, l’année dernière ! Il prédisait alors des discussions israélo-palestiniennes intensives et de haut niveau devant se dérouler dans les trois mois, et cela lui a pris un an pour n’obtenir que des pourparlers de faible niveau, fragiles et limités; Sa politique menait à un échec total, mais essayez de trouver quelqu’un dans les media qui commente ce point.

 

 

Barry Rubin est directeur du Centre pour la Recherche Globale en affaires internationales (GLORIA) et éditeur du journal : la revue des Affaires Internationales et du Moyen-Orient (MERIA). Ses derniers ouvrages sont « le lecteur israélo-arabe (7è édition), La longue guerre pour la liberté : la lutte arabe pour la démocratie au Moyen-Orient (Wiley), ainsi que La vérité sur la Syrie (Palgrave-McMillan). Le site internet du Centre GLORIA est à l’adresse : http://www.gloria-center.org et celle de son blog, Rubin Reports, à :http://www.rubinreports.blogspot.com.

 


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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