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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 15:26

 

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Le défi nucléaire iranien se rapproche et tâche de séduire les nouveaux dictateurs islamistes "en sursis". 

 

 

Alors que les partis anciens et nouveaux, en Israël, sont en plein marchandage en vue d'acquérir des postes dans la troisième coalition de gouvernement du Premier Ministre Netanyahou, ils prêtent moins d'attention à des évènements plein d'agitation, en périphérie, où se profilent de grandes difficultés à venir, sur les fronts de face, à l'arrière, et, finalement, sur tous les côtés à la fois, de leur propre pays. C’est, en tout cas, le moindre de ce qui s'est annoncé, par l’arrivée, le mardi 5 février, au Caire, du Président iranien Mahmoud Ahmadinedad et son offre de pacte avec l’Egypte, « pour résoudre le problème palestinien », qui, selon ses termes, signifie « rayer Israël de la carte ».

 

Le principal allié de l’Iran, le Président syrien Bachar al Assad est déjà assuré, grâce au renfort de la coalition de Moscou et Téhéran, de conserver fermement les rênes du pouvoir entre les mains de son régime, dans lun avenir prévisible. Après environ deux ans de conflit  sanglant visant à le renverser, l’opposition syrienne frappe à la porte d’Assad, le chapeau bas à la main, pour plaider auprès du tyran une fin négociée du conflit, plutôt que de le poursuivre jusqu’à l’agonie du pays.

 

Le dirigeant de l’opposition Mouaz al-Khatib s’est affairé, durant ses rencontres avec le Vice-Président américain Joe Biden, le Ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov et le Ministre des Affaires étrangères iranien, Ali Akbar Salehi, en marge de la Conférence sur la Sécurité à Munich, à rechercher les conditions d'un effort multinational, pour entrouvrir la porte d’Assad à un dialogue. Le séjour à Damas du Directeur de la Sécurité Nationale iranienne, Saeed Jalili, samedi 2 février était destiné, selon ses propres aveux, à planifier des représailles pour répliquer à la frappe aérienne, très commentée contre le complexe militaire de Jamraya et des convois de gros transporteurs près de Damas, mercredi dernier. Mais, il a aussi dit quelques mots favorables à des négociations et transmis une requête à Bachar Assad, pour que celui-ci communique les termes selon lesquels il pourrait envisager d’ouvrir le dialogue avec l’opposition. [NdT : néanmoins, à nuancer : la proposition .de dialogue, portée par Moaz al-Khatib, soutenue par Washington et Moscou, est rejetée par le CNS, ainsi que par des cercles proches du pouvoir alaouite, doutant de son sérieux ; et un attentat élimine 12 membres de la sécurité et des renseignements syriens à Palmyre, au lendemain de ces échanges].  

 

 

Le dictateur syrien emploie les grands moyens. Sa carte-maîtresse reste la preuve de la survivance de son régime, défiant toute prévision occidentale, y compris la prédiction confiante du Ministre de la Défense, Ehud Barak, depuis le début de l’an dernier, affirmant qu’il serait « destitué dans les semaines à venir ».

 

Même les rebelles syriens qui le combattent commencent à envisager qu’ils ne peuvent défaire le régime Assad et son armée –comme l’a démontré Debkafile depuis l’année passée – aussi longtemps que leur archi-ennemi reste soutenu par Moscou et Téhéran, grâce à l’envoi régulier de livraisons d‘armes, de carburant, d’argent et de soutien diplomatique, sur simple appel.

 

Le front du nucléaire iranien ne connaît jamais aucun répit. Téhéran peut facilement s’autoriser à faire preuve de l’optimisme exprimé par le Ministre des affaires étrangères iranien, à Munich, lundi 4 février, à propos de l’offre de « dialogue bilatéral » que lui a adressée le Vice-Président Biden, et qu’il a fort bien accueillie.

 

La raison essentielle en est que l’Iran n’est guère plus qu’à quatre ou six mois, avant d’atteindre son objectif.

 

 

L’ancien chef des renseignements militaires israéliens, Amos Yadlin, longtemps perçu comme le porte-parole officieux du Premier ministre, concernant le problème nucléaire iranien, s’est exprimé lundi, en sa capacité de responsable d’un centre de recherche israélien (Think-Tank), en affirmant, lors d’une conférence, que l’Iran est capable « d’atteindre le point de rupture –ou seuil d’immunité- sous quatre à six mois ».

 

Cela signifierait le franchissement de la toute dernière “ligne rouge”, mise au point par Binyamin Netanyahou, dans son discours devant l’ONU, en septembre dernier. Les échéanciers-jumeaux concernant la Syrie et l’Iran semblent converger autour du mois de mai, lorsque l’Iran pourrait avoir atteint sa pleine capacité de fabriquer une arme nucléaire, au moment même où Assad lancerait des négociations avec ses opposants pour qu’ils capitulent.

 

Laisser ce régime en ruine pourrait constituer le point névralgique du “Grand Jeu”, dans la stratégie que l’Administration Obama a essayé de vendre à Israël, tout au long des quatre dernières années, auquel adhèrent beaucoup d’Israéliens : il serait, d’abord, nécessaire de briser l’axe Téhéran-Damas-Hezbollah, avant de s’attaquer sérieusement à la menace nucléaire iranienne.

 

Le printemps 2013 approchant mettra Israël face à un axe hostile plus fort que jamais et, en outre, armé de sa capacité nucléaire militaire.

 

Les flots abondants de paroles de Netanyahou, à propos de la première priorité de son nouveau gouvernement, qui consisterait à empêcher l’Iran de se procurer une arme nucléaire, perdent rapidement de leur signification. Iran s’est déjà doté de tous les composants nécessaires pour fabriquer un engin nucléaire et n’a pas besoin de plus de quatre à six mois pour les assembler.


Il serait, en ce cas, bien difficile de se laisser surprendre par le fait de trouver le Président égyptien Mohamed Morsi, en quête d’une aide pour sauver son pays de la désintégration, de la faillite et du chaos, et qui se tourne vers la puissance régionale montante, l’Iran. En décembre dernier, Debkafile et d’autres médias moyen-orientaux avaient consacré des reportages à l’invitation faite par Morsi au Commandant en chef des Forces Al Qods, le Général Qassem Souleimani, pour des consultations visant à établir une milice ayant pour mission de renforcer son emprise personnelle et celle des Frères Musulmans sur les leviers du pouvoir.

 

 

Ces rapports, bien que largement commentés dans les medias égyptiens, ont généralement été négligés dans la diffusion des actualités, tant en Israël qu’en Occident.

 

Ahmadinedjad n’a pas perdu de temps en reprenant au vol l’invitation de se rendre en visite au Caire. Il est arrivé mardi, à la tête de la délégation iranienne, pour le 12ème Sommet de l’Organisation de la Coopération Islamique, qui commence ce 6 février.

 

 

Premier dirigeant iranien à se rendre en visite en Egypte, depuis trente ans, Ahmadinedjad a déjà parlé d’un effort conjoint égypto-iranien afin de « résoudre le problème palestinien » et de lui permettre d’aller prier sur le Mont du Temple, à Jérusalem. Résoudre le problème palestinien, en termes iraniens signifie rayer l’Etat d’Israël de la carte.

 

 

Comme on le voit, selon ses propres vues de l’esprit, cela lui paraîtrait possible grâce à la constitution d’un bloc mondial puissant, avec le renfort de l’arme nucléaire de l’Iran, de l’Egypte, de la Syrie et du Hezbollah, qui triompheraient d’Israël et arracheraient Jérusalem au « régime sioniste ».

 

 

Netanyahou et ses principaux partenaires feraient mieux de se dépêcher et de constituer rapidement leur coalition, avant que les ennemis d’Israël ne continuent à avancer leurs prochains pions sur l’échiquier.

 

http://www.debka.com/article/22739/Ahmadinejad-lands-in-Cairo-4-6-months-before-Iran-reaches-nuclear-capacity-

 

 

DEBKAfile Reportage Spécial 5 Février 2013, 1:04 PM (GMT+02:00) 

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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