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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:55

 

 

Gantz-GolanDrill19.9.12 (Copier)

 

Le chef d’Etat-Major de Tsahal, le Lt. Gen. Benny Gantz sur le Golan

 

 

Le Chef d’Etat-Major d’Israël, le Lieutenant-Général Benny Gantz, a estimé que, dans un avenir prévisible, le risque de guerre est faible, mais il a tenu à souligner le risque d’escalade comme étant « très élevé », lors d’une conférence qu’il a donnée, lundi 11 mars, à l’Institut Politique et stratégique Interdisciplinaire d’Herzliya. « Presque chaque semaine, plusieurs incidents surviennent, qui sont susceptibles d’entraîner la région dans une conflagration », a-t-il averti.

 

 

Selon les sources militaires de Debkafile : La distinction opérée par le Général Gantz, entre “guerre” et “conflagration” découle de la différenciation que les cercles des principaux décideurs politiques et militaires ont commencé à faire, sur le tard, et qui consiste à soutenir une idée fausse, affirmant qu’une guerre de grande ampleur n'est plus dans les cartes du jeu des possibles, à présent. Ils soutiennent cet argumentaire en prétendant qu’une « guerre » de grande envergure ne peut être menée que par des armées régulières, alors qu’une « conflagration » ou une « escalade » implique de plus petites unités et s’étend sur une surface de terrain bien moins importante.

 

Dans cette vision des périls, l’armée égyptienne, qui pourrait être déterminante dans un conflit majeur, est tenue pour ne pas du tout être en état de pouvoir participer à une guerre, étant donnée la situation politique et économique critique, particulièrement désastreuse, que subit le pays. Les généraux, selon cette théorie, devraient prendre en considération le moral très faible de leurs unités, leur manque de préparation logistique, et ainsi déclarer forfait, s’ils devaient, demain, lancer un ordre quelconque de participer à une guerre contre Israël. Aussi, lorsque Gantz a parlé d’une conflagration, il pensait, en fait, en termes de milices islamistes présentes en Syrie, au Hezbollah au Liban et aux cellules Salafistes, alliées d’Al Qaeda dans le Sinaï – dont aucune n’est en mesure de lancer une guerre aux dimensions classiques, telles qu’on en a vu par le passé (Guerre des Six-Jours, du Kippour, etc.).

 

Même si c’est un fait établi que les armées régulières arabes qui ont attaqué Israël dans le passé sont bien, effectivement, en train de s’écrouler, cette façon de penser oublie de prendre en compte que les milices présentes dans ces pays, par contre, poussent dangereusement comme des champignons. Elles sont en train de faire éclater le cadre des frontières nationales, alimentées par de vastes transferts d’armes, de main d’œuvre et de financement, provenant de sources distantes à l’intérieur et bien au-delà du Moyen-Orient.


Les sources militaires de Debkafile pointent du doigt l’exemple de la 17ème Division de réserve de l’armée syrienne, dont la récente défaite, durant la bataille pour le contrôle du fleuve de l’Euphrate, dans l’Est de la Syrie, a instauré un nouveau point de repère qui fait jurisprudence dans toute la région. Elle a supprimé le dernier obstacle dans la chaîne de commandement, longue de 1. 000 kms, que forment les forces islamistes, identifiées ou associées à Al Qaeda, qui disposent, désormais, d’une contiguïté territoriale qui va des faubourgs au nord de Bagdad aux banlieues Est de Damas. Le Golan syrien, depuis qu’il est tombé aux mains des milices islamistes combattant dans les rangs des rebelles syriens, fait partie intégrante de cette vaste chaîne. La bataille pour le contrôle de l’Euphrate marque un évènement qui fait date et qui ouvre la voie à Al Qaeda, pour qu’il se comporte comme une force transnationale en situation de combat. Et, effectivement, lors d’une récente rencontre, Al Qaeda en Irak a pu crier victoire contre les unités de l’armée syrienne, qui avaient franchi la frontière pour entrer dans ce pays (en Irak), et qui ont perdu la bataille, en laissant pour morts 48 soldats et 9 agents des renseignements [syriens].

 

Par conséquent, toute “conflagration” en Syrie, par exemple, pourrait rapidement se propager au Liban, en Irak ou/et sur le Golan ; et un incident violent en Egypte peut découler d’un autre, ou déborder en Libye, en Israël ou jusqu’en Algérie. Gantz a signifié cette probabilité dans une autre partie de sa conférence : « Le seul facteur permanent auquel nous avons assisté, au cours des deux dernières années, c’est, précisément, que rien n’est permanent. L’Egypte, qui a entrepris un processus révolutionnaire, n’est pas parvenue, non plus, à atteindre une situation de permanence [ou la moindre stabilité] ; les anciens théâtres de guerre auxquels nous étions habitués changent rapidement et sont remplacés par d’autres, inédits et plus menaçants », a déclaré le Chef d’Etat-Major. « Les menaces n’ont pas disparu, mais supposent uniquement de s’attendre à de nouvelles configurations et, quand nous devrons les affronter, dans l’avenir, elles réclameront, de notre part, d’y engager une puissance décuplée ».

 

 

Gantz a poursuivi en disant : “Assurément, nous ne nous préparons pas à devoir combattre une armée régulière, mais lorsque le défi surviendra, prochainement, nous devrons encore ramper à travers les tunnels de Gaza et atteindre chaque bâtiment érigé en Judée et en Samarie ».

 

 

Le général a, simplement, oublié de mentionner l’Iran. Cela doit être parce que l’Iran nucléaire représente la perspective d’une guerre de grande ampleur contre une armée nationale et qu’il reste, par conséquent, l’exception à la doctrine que sa conférence avait l’intention d’incarner.


Concernant la Syrie, il a expliqué que : “La situation en Syrie est devenue exceptionnellement dangereuse et instable. Bien que la probabilité d’une guerre conventionnelle contre l’armée syrienne soit faible, les organisations terroristes se battant contre Assad sont susceptibles de tourner très vite leur regard vers nos frontières. Les ressources stratégiques énormes de l’armée syrienne peuvent très bien tomber, du jour au lendemain, entre des mains terroristes ».

 

http://debka.com/article/22817/Al-Qaeda-forms-volatile-1-000-km-chain-from-Baghdad-to-Damascus

 

 DEBKAfile Analyse Exclusive  12 mars 2013, 8:30 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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