Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 17:55

 

Ankara accuse : Assad est passé au plan B, l'"épuration ethnique"

 

http://www.lorientlejour.com

 
OLJ/Agences | 08/05/2013


"Avec chaque martyr qui tombe, notre révolution se renforce", peut-on lire sur cette pancarte brandie lors d'une manifestation anti-Assad dans une province d'Alep. Photo Facebook

CONFLIT 

"C'est un jeu très dangereux, cela peut semer la confusion au Liban", avertit Davutoglu.



Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a accusé mercredi le président syrien Bachar el-Assad d'être passé au "plan B" dans sa lutte contre les rebelles, l'"épuration ethnique" de certaines régions de Syrie.

 

"Je l'ai expliqué à Kerry : le grand massacre de Banias est une nouvelle étape dans les attaques menées par le régime" de Damas, a déclaré au quotidien turc Hürriyet M. Davutoglu, relatant une récente conversation téléphonique avec son homologue américain John Kerry.

"Ce qui nous inquiète dans l'affaire de Banias, c'est le passage à une stratégie d'épuration ethnique d'une certaine région dès lors que le contrôle de l'ensemble du pays n'est plus possible", a poursuivi le ministre.

PUBLICITÉ

 

(Lire aussi : Internet : Damas fait le coup de la panne)

 

Au moins 62 corps ont été découverts samedi dans un quartier de Banias, dans l'ouest syrien, pris d'assaut la veille par les forces du régime de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'OSDH a affirmé que les forces supplétives de l'armée, et notamment des chabbihas (milices favorables au régime), avaient "tué par balle, poignardé ou brûlé" ces personnes.

 

L'opposition syrienne a estimé que la multiplication de ces atrocités relevait du "nettoyage ethnique" à l'encontre des sunnites dans cette région alaouite, la religion du président Assad.

Les sunnites ne sont que 10% à l'échelle de la province de Tartous, dont fait partie Banias, contre 80% d'alaouites.

 

"Ce plan B, c'est une stratégie fondée sur l'ouverture d'une zone et d'un corridor pour une certaine confession, en lien avec un affrontement interconfessionnel", a ajouté M. Davutoglu. Ce corridor relierait selon lui les zones de peuplement alaouite de l'ouest de la Syrie à Homs (centre), sur la route de Damas, en longeant la frontière libanaise.

"C'est un jeu très dangereux", a prévenu le ministre, "cela peut semer la confusion au Liban, cela peut créer une culture de la revanche chez les sunnites", qui représentent 80% de la population syrienne et sont largement majoritaires chez les rebelles.

 

 

Accord russo-américain

Sur le plan diplomatique, le médiateur international Lakhdar Brahimi a salué mercredi comme un "premier pas très important" le fait que Moscou et Washington se sont mis d'accord pour inciter le régime et les rebelles à trouver une solution au conflit qui ensanglante la Syrie.

 

Evoquant l'entente entre les Etats-Unis et la Russie sur la Syrie annoncée mardi, M. Brahimi a souligné qu'il s'agissait de "la première information optimiste depuis très longtemps", selon un communiqué de son bureau. Il a néanmoins ajouté qu'il ne s'agissait "que d'un premier pas".

 

 

La Russie et les Etats-Unis se sont entendus à Moscou pour inciter le régime syrien et les rebelles à trouver une "solution politique" au conflit, et pour encourager la tenue "au plus vite" d'une conférence internationale sur la Syrie. Cette annonce a été faite après que le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est entretenu pendant plusieurs heures avec le président russe Vladimir Poutine, puis avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov jusque tard dans la soirée.

"Nous pensons que le communiqué de Genève est la voie à suivre pour mettre fin à l'effusion de sang", a déclaré M. Kerry. Cet accord, conclu le 30 juin par les grandes puissances mais jamais appliqué, prévoit une transition en Syrie, sans se prononcer sur le sort du président Bachar el-Assad. M. Lavrov a de son côté réaffirmé que le départ de M. Assad - réclamé avec insistance par les Occidentaux - ne devait pas être une condition préalable à des pourparlers de paix, tout en insistant sur le fait que Moscou ne l'encourageait pas à rester au pouvoir.

 

L'opposition syrienne a, de son côté, mis en doute l’accord russo-américain, craignant de voir émerger une proposition diplomatique selon laquelle elle devrait accepter Assad et ses proches comme dirigeants d'un futur gouvernement de transition. "Avant de prendre une quelconque décision, nous devons savoir quel sera le rôle d'Assad. Ce point a été laissé dans le flou de manière intentionnelle, selon nous, afin d'amener l'opposition à des négociations avant qu'une décision soit prise", a dit Samir Nachar, membre de la Coalition nationale syrienne (CNS). "Aucune position officielle n'a été adoptée mais je pense que l'opposition jugera impossible de discuter d'un gouvernement dont Assad serait toujours le chef", a-t-il dit lors d'une conversation téléphonique depuis Istanbul.

 

 

(Lire aussi : « C’est surtout de la position définitive d’Israël que dépendra le sort du régime syrien »)

 

 

Un avion abattu au-dessus d'Alep

Sur le terrain, les rebelles syriens ont abattu mercredi un avion de chasse de l'armée qui pilonnait un secteur près de l'aéroport militaire de Mennegh dans la province d'Alep (nord), a rapporté l’OSDH. "Le sort du pilote reste inconnu", a ajouté l’ONG.

Des violents combats se sont par ailleurs produits mercredi près de l'aéroport international d'Alep -fermé depuis janvier- et celui de Nairab, a poursuivi l'OSDH.

 

 

L'ONU tentait, de son côté, d'obtenir la libération de quatre observateurs philippins de la FNUOD (Force de l'observation du désengagement sur le Golan) capturés mardi par un groupe armé. Ces observateurs ont été capturés mardi par un groupe armé alors qu'ils patrouillaient au Golan, dans la zone-tampon entre Israël et la Syrie. Ils ont été capturés près de la localité de Al-Jamlah, a précisé la porte-parole de l’ONU, Joséphine Guerrero.

 

Sur leur page Facebook, les rebelles de la "brigade des martyrs de Yarmouk" affirment avoir pris ces casques bleus au moment où des violents combats se déroulent dans la région, lors d'une "opération pour (les) protéger" des bombardements et des combats. La page montre la photo des quatre hommes portant des gilets pare-balles bleus, dont trois avec l'inscription "UN" et "Philippines".

 

La FNUOD est chargée depuis 1974 de faire respecter un cessez-le-feu sur le plateau du Golan, région du sud-ouest de la Syrie occupée en grande partie par Israël.

 

 

Lire aussi

Les quatre raids qui ont failli provoquer une guerre généralisée,l'éclairage de Scarlett Haddad

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis