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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 21:05

 

 

Antifas, racialistes : les années de plomb à l’envers

Des extrémistes de tous bords rêvent de rejouer un scénario à l’italienne

 

Publié le 25 juin 2013 à 17:11 dans Politique

 

antifas fn italie

 

L'auteur

Barrabas co-anime le site http://idiocratie2012.blogspot.fr

 

 

Les années de plomb constituent l’une des périodes les plus traumatiques de l’Italie d’après-guerre, entre la fin des années 1960 et le milieu des années 1980. Pendant près de deux décennies, le terrorisme des Brigades rouges bientôt relayé par le terrorisme noir des groupes néo-fascistes a commis plus de 600 attentats (362 morts). Cette « stratégie de la tension » a fait vaciller le République italienne, tout du moins le croyait-on jusqu’à l’ouverture récente des archives concernant toutes ces affaires.


Les historiens ont progressivement mis à jour les mécanismes très complexes qui sous-tendaient cette période. Qu’ont-il découvert ? Que la « main invisible » de l’Etat, si elle n’a pas initié cette série d’attentats, s’en est très largement servi pour discréditer son principal adversaire : le Parti communiste italien en passe d’accéder au pouvoir grâce au verdict des urnes.


Le parti démocrate-chrétien (au pouvoir) a tout d’abord laissé le champ libre à l’activisme révolutionnaire des Brigades rouges pour déborder le PCI sur sa gauche, et le discréditer auprès des électeurs. Il a ensuite favorisé les actions violentes de plusieurs groupuscules néofascistes qui entretenaient, pour certains de leurs responsables, des liens avec les services secrets italiens. Certains documents font même apparaître l’intervention de la CIA. A cela il faut encore ajouter l’action occulte de la loge P2 et les exactions commises par certains groupes mafieux – voir à ce sujet l’excellent film Romanzo criminale.


En tout état de cause, l’Etat a très largement instrumentalisé tout ce petit monde pour intensifier la « stratégie de la tension » et créer chez l’électeur moyen le besoin légitime de sécurité. Ce qui a permis d’écarter définitivement le PCI des lieux du pouvoir.


La situation actuelle de la France n’est pas, bien entendu, celle des années de plomb italiennes. Mais l’on voit bien se mettre en place, de chaque côté de l’échiquier politique, des groupes radicalisés qui risquent de constituer, demain, les idiots utiles du système.


À l’ultra-gauche, il est tout de même frappant de voir que les « Antifa » peuvent défiler dans les rues, foulard sur la bouche et casque sur la tête, sous le regard bienveillant des forces de l’ordre. Sans compter les appels plus ou moins voilés au meurtre distillés sur internet. On se dit qu’avec un petit financement et une aide logistique, ces groupes galvanisés ne seraient pas loin de ressembler à nos groupes néofascistes italiens des années 70.


À l’ultra-droite, la donne n’est pas meilleure. Le développement des « blocs identitaires » dans de nombreuses régions de France prospèrent sur la haine de l’immigré et le rejet de l’islam. Leur radicalisation idéologique et le passage de plus en plus fréquent à l’action correspondrait très clairement au débordement du Front national sur sa droite, comme le PC italien des années 60 s’était fait déborder par sa gauche. Est-il besoin, par exemple, de rappeler – puisque les médias ne le font jamais – que Marine Le Pen est déjà considérée comme une « vendue au système » par tous ces groupes radicaux.


Si l’on rassemble ces éléments épars, et que l’on y ajoute encore l’insécurité galopante et l’essor de nombreuses cellules mafieuses dans les cités, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que nous vivons déjà dans un état de tension extrême. Or, cette tension que les imbéciles du système (antifascistes et racialistes) ne cessent d’attiser ferait naturellement le jeu des partis au pouvoir. Comme dans l’Italie des années de plomb, on y retrouve d’ailleurs la droite de gouvernement et la gauche raisonnable – entendre par là les forces chargées d’ajuster les peuples à la mesure du capitalisme. Et l’on sait que la propagation larvée du chaos a toujours été le meilleur moyen de ramener les citoyens dans le giron du système.


Ce serait, en tous les cas, la seule stratégie valable pour écarter le parti qui s’oppose aujourd’hui à l’ordre établi et qui s’apprête à recueillir près d’un tiers des voix des électeurs français, comme autrefois le PC italien… Avant que les révolutionnaires, les antifascistes, les néofascistes, les services secrets, les nazi-maoïstes, les brigadistes, et tutti quanti, n’entrent en scène pour jouer une partition que le chef d’orchestre (étatique) avait écrite pour eux.

 

*Photo : aftershow.

 

http://www.causeur.fr/antifas-italie-brigades-rouges-fn,23150

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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