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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 13:43

PS : je ne suis ni un fan de BHL, mais que je trouve souvent pertinent, encore moins, de Ségolène Royal venue le défendre, face à une campagne indigne et bas de gamme, dont les extrêmes, de gauche à droite, ont le secret. "Pour une fois" que les remarques de cette dame reflètent une bonne dose de clairvoyance et de probité intellectuelle, il aurait été malséant de se priver d'une bonne page. Nous ne vivons pas dans des cliques, des sectes, où les points de vue adverses sont dans l'incapacité viscérale de se croiser...

FRANCE ISRAËL - SEGOLENE ROYAL: "le journal "Libération" n’a-t-il pas été contraint de fermer tous ses forums de discussion « accrochés » aux articles de/et sur Bernard-Henri Lévy, tant ils étaient envahis de commentaires antisémites ?"




http://www.israelvalley.com/news/2010/03/02/26586/
Mar 201002

Par Daniel Rouach à Paris
Rubrique: Editorial
Publié le 2 mars 2010

bhl En Israël, la polémique BHL n’a pas encore été relayée par la presse israélienne qui fait en général un compte rendu méthodique, systématique, obsessionnel, de toutes les attaques antisémites ayant lieu dans l’hexagone. La presse ne le fait pas pour la Grande-Bretagne ou la Belgique, le Canada…. En France, depuis quelques jours, une véritable chasse à l’homme malsaine se déroule sous nos yeux : Bernard-Henri Levy est attaqué. La meute tente de salir cet homme qui a écrit des livres exceptionnels. Le plus choquant : les antisémites primaires tentent de mettre le feu pour “tuer” celui qui est bien le meilleur d’entre nous. Ségolène Royal a du courage. Elle le montre dans un article remarquable paru dans le journal “le Monde”.

SEGOLENE ROYAL : "Je lis ce qui s’écrit, tous ces jours-ci, sur Bernard-Henri Lévy. J’observe l’incroyable chasse à l’homme déclenchée contre lui pour une obscure histoire d’auteur sous pseudonyme qui l’aurait prétendument piégé. Et je trouve que le débat intellectuel tombe vraiment, en la circonstance, sous le niveau zéro (le journal Libération n’a-t-il pas été contraint de fermer tous ses forums de discussion « accrochés » aux articles de et sur Bernard-Henri Lévy, tant ils étaient envahis de commentaires antisémites ?).

Je suis plongée, à l’instant où j’écris ces lignes, dans Pièces d’identité (Grasset, 1 340 p., 29 €), qui est le plus gros des deux livres publiés, il y a quelques jours, par lui. J’ai retrouvé la passion et la voix de l’un de ceux qui m’ont soutenue jusqu’au bout, et au-delà, sans jamais douter ni se lasser. J’ai retrouvé ses textes théoriques, souvent polémiques, parfois injustes, mais toujours stimulants, sur la gauche, son avenir, ses valeurs, sa nécessaire reconstruction.

J’ai lu ses analyses prémonitoires, parues pour la plupart dans la presse américaine et inaccessibles à l’essentiel des lecteurs français, sur celui qui n’était encore que le très futur président Barack Obama. Mais j’y ai trouvé tant d’autres richesses sur des sujets qui me sont peut-être moins familiers, mais qui passionnent infiniment et dont je serais consternée qu’ils passent à la trappe de ces polémiques mesquines et injustes qui le poursuivent à chacun de ses livres, mais qui me semblent, cette fois-ci, prendre une importance inédite et se nourrir d’une cruauté nouvelle.

Les pages sur Romain Gary, par exemple, sont bouleversantes de vérité. Le portrait d’Alberto Moravia, ce grand vivant et grand écrivain antifasciste, est saisissant. J’ai énormément appris au fil des 300 pages, qui sont le coeur battant du livre, et qui s’intitulent Le Génie du judaïsme. J’ai aimé ses pages sur Jean Genet à Tanger. J’ai dévoré la série des grands reportages qui ont mené cet infatigable globe-trotteur d’un bout du monde à l’autre. Et tout cela sur quatre ans seulement !

Ces mille trois cents et quelques pages comme témoignage de quatre années, seulement, de travail tous azimuts et frénétique ! Et je ne parle pas de la partie proprement philosophique du livre : ces portraits de Louis Althusser qui fut, dans sa jeunesse, le maître de Bernard-Henri Lévy et des jeunes de sa génération… cette réflexion sur le Mal dont ce serait tellement bien que s’inspirent les politiques… ou bien ces pages sur Spinoza, « le philosophe qui donne de la joie »…

C’est drôle, quand même, tous ces roquets qui lui reprochent une ligne sur le désormais fameux « Botul » et qui, avec ce reproche, tiennent ou croient tenir une bonne raison de « trapper » Spinoza, Althusser, le psychanalyste Jacques Lacan, le charismatique commandant Massoud ou le mystérieux Emmanuel Levinas ! Moi qui connais pourtant bien BHL, j’avoue avoir été toujours entraînée par l’ampleur de son érudition, l’élan de ses curiosités et, à chaque fois, son esprit de nuance. Intellectuel « mondain » ? Ou « médiatique » ? Ce n’est pas le Lévy que je connais. Ce n’est pas non plus celui que je retrouve au fil de ma lecture et que je recommande à celles et ceux qui ont envie d’avancer.

Qu’il me soit permis, pour finir, de citer un texte qui n’est ni de Lévy ni de moi, mais d’un illustre socialiste : « J’ai connu Bernard-Henri Lévy, écrivait-il, dans une page superbe de “L’Abeille et l’Architecte”, alors qu’il venait d’entrer à Normale supérieure. Je me flatte d’avoir pressenti en ce jeune homme grave le grand écrivain qu’il sera. Un danger le guette : la mode. Mais la souffrance, amie des forts, le sauvera. Tout l’y prépare. Je ne m’inquiète pas de ce goût de plaire qui l’habite et l’entraîne aujourd’hui hors de son territoire. Quand il s’apercevra qu’il possède en lui-même ce qu’il cherche, il reviendra à sa rencontre. Le voudrait-il qu’il n’échapperait pas au feu qui le brûle. Il a déjà dans le regard, ce dandy, de la cendre. Peut-être me trompé-je, peut-être cédera-t-il aux séductions du siècle au-delà du temps qu’il faut leur accorder. J’en serais triste. J’accepte qu’il dépense encore beaucoup d’orgueil avant de l’appeler vanité. J’ai apporté de France avec moi “La Barbarie à visage humain” que j’annote pour mes chroniques. C’est, à l’image de son auteur, un livre superbe et naïf. Superbe par le verbe, le rythme intérieur, l’amère certitude qu’il n’est qu’incertitude. Naïf par l’objet de sa quête, qui le fuit dès qu’il en approche. Le mouvement dialectique monte haut. » L’auteur de ces lignes, c’est François Mitterrand !

Ce texte a trente-deux ans. Mais il n’a pas pris une ride. Le Bernard-Henri Lévy que je connais, dont je sollicite parfois les conseils, l’homme droit et engagé que j’apprécie profondément, c’est exactement, au fond, celui qu’avait pressenti François Mitterrand. Ça vous étonne ? Moi pas."—

Ségolène Royal

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commentaires

P
<br /> Cher Gad,<br /> <br /> Êtes-vous certain que ce soit bien Ségolène Royale qui ait pensé ses phrases que vous nous postez ?<br /> Vous comprendrez que je puisse en douter lorsque vous aurez regardé cette vidéo (Il y a de la pub au début mais ayez la patience d'attendre, ça vaut le coup !) :<br /> <br /> http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Non la demande est mal posée, ils devraient demander a l'ambassadeur d'Israel : Mr l'ambassadeur, combien de roquettes la hamas a-t-il envoyé aujourd'hui sur Israel, et combien d'enfants, femmes,<br /> hommes, vieillards, ont-ils étaient tués. Voila la vraie question. Shavoua tov Gerard.David<br /> <br /> <br />
Répondre
G
<br /> Qu'ils ont entre 5 et 10 ans et que,par conséquent, la seule responsabilité de cette campagne antisémite est le résultat du travail d'endoctrinement acharné des syndicats de gauche espagnole, qui<br /> est aux écoles du Hamas ce que le maniement de l'aiguille est à l'art de la couture.<br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> Et que penser de ces enfants espagnols qui ont adressé leurs lettres d'écoliers à l'ambassadeur d'Israël pour lui demander : “M. l'Ambassadeur, combien de Palestiniens avez-vous assassinés<br /> aujourd'hui ? Pourquoi vous en prendre à des enfants innocents et des vieillards sans défense ?”<br /> <br /> http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/136246<br /> <br /> <br />
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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