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L’agence de presse iranienne Fars News, rappelait très récemment que des dizaines de milliers d’iraniens avaient été tués ou blessés par des armes de destructions massives chimiques irakiennes à l’époque de Saddam Hussein. 100000 iraniens vivent encore avec les séquelles des attaques chimiques: problèmes ORL, désordres immunitaires, atteintes génétiques, cancers divers. Les villes iraniennes de Sardasht et Shalamcheh ont été particulièrement touchées. A Sardasht, ville à majorité  kurde, située à l’ouest du pays, dans la province de l’Azerbaïdjan, 25% de la population souffre aujourd’hui d’affections graves résultant des bombardements chimiques. Selon l’agence de presse, le conseil national de sécurité iranien pointe également du doigt une quinzaine de pays pour l’aide apportée à l’Irak dans le développement de son arsenal chimique.

Fin juillet, le site international indépendant, Biorepwatch.com, spécialisé dans la veille sur le bioterrorisme, révélait qu’une unité d’élite de l’armée irakienne  avait été formée  à la neutralisation d’armes de destructions massives chimiques et bactériologiques. Cette unité, baptisée Explosive Ordnance Disposal (EOD) à l’instar de son homologue américaine, est rattachée à la “Chemical Defense Company” (‘CDC) irakienne en charge du déminage NBC dans tout le pays.

Même si l’UNICEF/UNDP reconnaît qu’un recensement précis des munitions dispersées en Irak est par définition impossible, de nombreuses armes chimiques, datant d’avant 1991,  ont été mises à jour en Irak depuis 2004. Au total, au cours des 6 dernières années, plus de 500 obus contenant des agents innervants ont ainsi été découverts et détruits par la coalition. Les analystes militaires estiment qu’il s’agit là d’une partie seulement de l’arsenal disséminé dans le pays.


Jusqu’à la fin des années 90 la menace chimique et bactériologique brandie sporadiquement par le régime irakien avait, entre autres,  conduit Israël a faire tourner ses capacités pharmaceutiques à plein régime afin de disposer de millions de pilulles antibiotiques permettant de faire face à une éventuelle agression bactériologique sur le Goush  Dan notamment, la région la plus peuplée du pays.

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

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