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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 08:32


Pour 
aschkel.info et lessakele


billet benillouche


BILLET D’HUMEUR :

SOS MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES

Par Jacques BENILLOUCHE



Photo : Frédéric de La Mure / MAEE2009 

 Une race en danger a besoin de toute notre attention : la race des ministres des affaires étrangères. Il est vrai que le poste est souvent octroyé à un méritant, non pas pour ses capacités relationnelles ou intellectuelles, mais pour ses courageuses prises de position ; une sorte de récompense pour service rendu, non pas au pays, mais à un parti politique. Il est souvent attribué à une prise de guerre comme un pilier de l’opposition ou un symbole d’une communauté délaissée. On se rappelle la nomination de David Levy à ce poste alors qu’il ne parlait ni le français, ni l’anglais et ni le Yiddish mais il personnifiait la réussite des sépharades à un poste prestigieux. Il n’a pas marqué d’une pierre mémorable son passage au ministère sinon d’avoir été à l’origine de la carrière internationale du maire de la petite ville de Shlomi, Yéhouda Lancry.

            Aujourd’hui, deux ministres sont en difficulté existentielle. Avigdor Lieberman est persona non grata en Europe et aux Etats-Unis car certains s’inquiètent d’avoir à lui serrer la main. Seuls quelques subalternes sont mandatés pour se substituer à ses homologues. Le vice-président Joe Biden, en visite officielle en Israël, a prévenu bien avant son arrivée qu’il n’aurait aucun entretien avec ce ministre car il l’estimait étranger aux affaires. Une sorte de gale politique contagieuse empêchait tout contact. Israël subit ainsi les foudres de ses pays amis qui estiment devoir mettre le nez dans les nominations au ministère le plus important de l’Etat. Le ministre n’existe donc pas, entrainant une politique étrangère israélienne absente sur la scène politique internationale.

            Avigdor Lieberman devrait constituer une sorte d’association de protection des ministres des affaires étrangères avec Bernard Kouchner. Le français constituait une prise de guerre puisqu’il émargeait auparavant au parti socialiste mais il vient de tomber en disgrâce parce qu’il s’occupait des affaires qui ne lui était pas étrangères. Le 21 février il se montrait favorable à « la reconnaissance immédiate d’un Etat palestinien ». Deux jours plus tard, lors de la visite de Mahmoud Abbas à Paris, Nicolas Sarkozy prononçait un désaveu public et direct à son ministre : « Dans la déclaration de Bernard, il y avait de la prospective. Or, il faut un Etat palestinien viable, réel, pas simplement une idée. Que voudrait dire un Etat qui n’a pas de frontières, pas de continuité territoriale et pas de possibilité de fonctionner ? ». Il semble que Kouchner soit à présent sur un siège éjectable car ses rapports avec le président sont devenus exécrables. Nicolas Sarkozy a estimé devant ses ministres que « son interview n’a été visée ni par l’Elysée et ni par Matignon. Il a fait comme d’habitude des déclarations à l’emporte-pièce, uniquement par souci d’exister. Ca ne peut plus durer comme cela ».

            Il ressort de ces deux cas dramatiques que le ministère des affaires étrangères devrait être purement et simplement supprimé et que ses attributions devraient être transférées au premier ministre. Il sera ainsi certain d’être d’accord avec lui-même. Mais en souvenir de ces dernières personnalités marquantes, il faudrait ériger un mémorial en hommage à cette espèce en voie de disparition.  

 

 

Par Aschkel
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commentaires

Yoav 11/03/2010 10:04


Un peu sévère : Li(e)berman a tout de même rencontré ses homologues Tchèque, Bulgare, Roumain, Espagnol, Irlandais, Anglais, Belge et Slovène lors de sa venue en Europe le 22 février dernier. Il
s'est même fendu en deux pour saluer la baronne Aschton qui, comme par hasard, a obtenu le droit de se rendre prochainement (17) à Gaza via le territoire israélien, soit une merde de + dans la
bande...


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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