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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 20:27

 

 

Bryan, l'élève courage de l'école Ozar Hatorah, se reconstruit auprès de sa famille

 

http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/11/1579479-bryan-l-eleve-courage-de-l-ecole-ozar-hatorah-se-reconstruit-aupres-de-sa-famille.html

Bryan, l'élève courage de l'école Ozar Hatorah, se reconstruit auprès de sa famille - Tous droits réservés. Copie interdite.
Bryan, l'élève courage de l'école Ozar Hatorah, se reconstruit auprès de sa famille () 

Bryan, l'élève courage de l'école Ozar Hatorah, se reconstruit auprès de sa famille 

Ce vendredi, une pluie diluvienne obscurcit le ciel de la Côte d'Azur. À quelques kilomètres de Nice, dans sa famille, du côté d'Antibes, Aaron Bryan Bijaoui, 16 ans, se bat, depuis un an, par 300 jours d'ensoleillement, pour continuer à vivre depuis son face-à-face avec son bourreau, avec le meurtrier de sa «famille» toulousaine. «Je suis vivant mais…», confie l'adolescent, pourtant son regard est dans le vague…

«Moi, oui ! je suis vivant, mais les autres ne sont plus là. J'ai trop de mal à le supporter.» Le matin du 19 mars 2012, rue Dalou, à Toulouse, Bryan, 15 ans alors, comme à son habitude, encadre l'arrivée des plus jeunes élèves à l'école Ozar Hatorah. Ce matin-là, il a vu Jonathan Sandler et ses fils, Gabriel et Arié, arriver ; ce matin-là, il était avec Myriam, 7 ans, la fille du directeur, à l'entrée de l'établissement.

Mais ce matin-là, il a surtout fait face à l'innommable ; ce matin-là, Bryan a été gravement blessé par balle. Blessé au thorax. Mais pas seulement, plus encore.

«Il ne rit plus comme avant»

Un an près, Bryan Bijaoui a repris sa vie d'adolescent. Il est lycéen en seconde. Jean trop large, habits stylés genre rappeur, il a même repris le micro le temps de quelques morceaux avec son groupe de rap. «Mais même la musique le fatigue, depuis il n'en fait presque plus», décrit Gladys, sa maman.

Touché par balle, Bryan, est resté dans le coma avant de reprendre vie pas à pas. Ses poumons ont été durement touchés et, même si aujourd'hui, a priori, on le confond avec les ados de son âge, ses blessures physiques ont modifié sa vie. «Avant, il avait la pêche ! Il faisait du sport tout le temps. Il a arrêté tout le sport», relate, un pincement dans la voix, sa maman.

Bryan va au lycée, il est entouré de ses amis sur la Côte d'Azur, il rit, «il sort des vannes, il déconne, c'est un jeune homme agréable», décrit son avocat, Me Philippe Soussi. «Oui tout à fait, bien sûr il rit, confirme sa maman. Mais il ne rit plus comme avant.»

Ses blessures tant physiques que psychologiques l'accompagnent au quotidien. Bryan va à l'école, au soleil de la Côte d'Azur, loin d'Ozar Hatorah, même si la communauté toulousaine continue de le soutenir. L'ancien interne toulousain vit désormais au sein de sa famille. Il rejoint souvent ses amis mais «parfois il est fatigué, très fatigué. Il peut passer deux jours d'affilée à dormir.»

La douleur dans le regard

Unanimement décrit comme «courageux», Bryan, qui s'est comporté «en héros» ce matin-là, ne veut pas entendre parler «d'héroïsme». Il pense seulement à ceux qui n'ont pas survécu. «Il parle toujours des petites victimes, observe Me Soussi. Sa douleur s'exprime par son regard et ce que j'y vois encore, c'est la terreur et l'effroi.» Myriam, 7 ans, Gabriel, 4 ans, Arié, 5 ans, Jonathan, 30 ans… tous les quatre sont morts ce matin de mars sous les balles du terroriste Mohammed Merah. Bryan a survécu. «C'est difficile pour lui».

«Je ne suis surtout pas un héros»

Par deux fois en un an, les victimes du tueur toulousain ont été reçues par les juges d'instruction. La première fois, Bryan est venu. Mais, la seconde fois, il y a deux semaines, il n'a pas souhaité y assister. «Il a à la fois l'envie de voir les familles des victimes, de leur parler, mais c'est vraiment trop difficile, tout simplement parce qu'il a survécu», observe l'avocat du jeune homme.

Parfois détendu en apparence, «souvent même», le jeune homme peut s'assombrir en une fraction de seconde. Mais sa volonté de tout savoir, son implication dans l'enquête est totale. «C'est incroyable de voir à quel point il veut connaître. Il veut savoir ce que contient le dossier d'instruction. Il veut savoir si des personnes ont été arrêtées. Il suit tout de très près. Il veut juste savoir.»

Dans une semaine, des commémorations auront lieu afin de marquer le 1er anniversaire de la tuerie. «Oui, nous allons venir à Toulouse avec mon fils», assure Gladys. «J'espère que nous serons là.»

Pour tous, Bryan Aaron Bijaoui est «un héros», il a voulu, du haut de ses 15 ans, au péril de sa vie, sauver les enfants de l'école Ozar Hatorah.

Mais «ne lui parlez surtout pas de héros !»

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commentaires

gerard.david 13/03/2013 21:16

Comme je le comprend, ou croire comprendre. Il faut qu'"il reagisse, se dire, non, non, mes freres et soeurs ne sont pas mortes en vain, ces victimes de la barbarie assassin doit continuer a être
poursuivie, épier, et surtout, si possible, les exclure de notre beau pays. Cherchons, et nous trouverons. Sabbat chalom a lui et a vous tous mrd freres et soeurs, et a tous ce qui noud aimes.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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