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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 15:39

 

 

 

Un lecteur fait remarquer que l'échelle de la carte est fauusse c'est 50 kms et non 500 kms !

source ; lexpansion

Promesses de très importantes recettes, les réserves d'hydrocarbures qui dorment dans les sous-sols maritimes libanais et israélien exacerbent les tensions entre les deux pays.

Un champ gazier prometteur. Tous les sondages réalisés en Méditerranée orientale le montrent: "l'arc syrien" (de l'Egypte à la Syrie, en passant par Gaza) pourrait être riche en gaz. Le Bassin du levantin, que se partagent Israël, le Liban et Chypre, semble particulièrement propice. Les Israéliens ont déjà réalisé des forages, à Tamar. Ils y ont trouvé du gaz. L'exploitation de ce gisement pourrait démarrer en 2012.

On l'appelle Léviathan. Il dort au fond de la mer, par 2 000 mètres de fond. Et comme le monstre biblique, annonciateur de cataclysmes, le gisement de gaz que les Israéliens ont découvert début 2010 au large de leurs côtes pourrait bien semer la désolation. Car ce champ gazier est proche de la frontière maritime avec le Liban. La traverse-t-il ? C'est tout le problème : il n'existe pas de tracé précis des eaux territoriales - les deux pays, toujours en guerre, n'ayant jamais signé d'accord frontalier. Léviathan gît donc en eaux troubles, et, des deux côtés, il aiguise les appétits.

En juin dernier, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, affirmait que ce gisement se trouvait "dans les eaux libanaises", tandis que le Hezbollah déclarait qu'il ne laisserait pas Israël "piller" les ressources gazières du Liban. Réponse, quelques jours plus tard, du ministre israélien des Infrastructures, Ouzi Landau : ce gisement appartient à Israël. Pour faire valoir ses droits, son pays n'hésitera pas à "utiliser la force".

Les enjeux sont considérables. Si l'on en croit les études réalisées par la compagnie américaine Noble Energy pour le compte du gouvernement israélien, Léviathan contiendrait 450 milliards de mètres cubes de gaz. Presque le double de Tamar, situé plus au sud, à 90 kilomètres d'Haïfa. Et sous la nappe de gaz, il y aurait du pétrole en quantités considérables - on parle de 2,7 milliards de barils.

Ces immenses réserves pourraient bouleverser en profondeur l'économie israélienne. "Il y a suffisamment de gaz dans le sous-sol pour assurer à Israël trente ans de consommation. Nous pourrons même exporter notre gaz en Europe du Sud et en Asie", s'enflamme Gideon Tadmor, PDG de Delek, compagnie israélienne opérant en partenariat avec Noble Energy. Des négociations portant sur la vente de gaz auraient déjà été entamées avec la Grèce.

Les opérateurs pétroliers et les politiciens israéliens n'ont pas attendu le démarrage de la production (2012 à Tamar, plus tard à Léviathan) pour estimer les futures recettes : au moins 100 milliards de dollars - un chiffre à manier avec précaution tant qu'il n'a pas été confirmé par des forages.

450 milliards de mètres cubes. C'est la quantité de gaz que contiendrait le gisement Léviathan, découvert au large des côtes israéliennes

A Beyrouth aussi, le sujet échauffe les esprits. Conseiller en énergie auprès du Parlement libanais, Rabih Yaghi soupçonne Noble Energy de mener des études géologiques dans une zone encore plus proche des eaux libanaises, le bloc Alon 369. Il craint que les Israéliens, s'ils trouvent un nouveau gisement, n'en profitent pour pomper le gaz situé du côté libanais. "Des technologies de forage horizontal permettent de siphonner un gisement situé à plus de 15 kilomètres d'une plate-forme. Si nous voulons préserver nos intérêts, nous devons nous aussi faire des recherches dans cette région", tempête cet expert en pétrole. Même suspicion de la part de Sarkis Hlaiss, directeur général des installations pétrolières au ministère libanais de l'Energie et de l'Eau : "Nous avons envoyé deux lettres à Noble Energy pour leur demander de ne pas travailler dans la zone limitrophe, déclare-t-il. S'ils passent outre, nous le prendrons comme une provocation."

Le problème des Libanais, c'est que les Israéliens ont pris six ans d'avance dans la course au gaz. Dès 2004, Noble Energy effectuait les premiers sondages. Puis il y a eu des forages - une douzaine en tout. Quand on sait qu'à cette profondeur creuser un puits coûte plus de 100 millions de dollars, on imagine la joie des géologues lorsqu'ils ont "lu" les échographies des fonds marins. Stratégie risquée mais payante, qui fait aujourd'hui des envieux. "Il faut reconnaître que les Israéliens ont joué un rôle d'aiguillon, commente un politicien libanais. C'est parce qu'ils ont trouvé du gaz que nous nous mobilisons aujourd'hui."

Le 9 juillet dernier, le gouvernement libanais demandait officiellement aux Nations unies d'intervenir. Avec, en annexe de sa lettre, une carte des eaux territoriales libanaises... L'organisation internationale n'a jamais répondu. "Ce tracé a été décidé de façon unilatérale, il n'a aucune valeur juridique, dit un proche du dossier aux Nations unies. Mais comment Libanais et Israéliens pourraient-ils s'accorder, alors qu'ils ne s'entendent pas sur leur frontière terrestre ? En réalité, cette lettre a surtout eu pour effet de dissuader les grandes compagnies pétrolières d'exploiter les gisements de Tamar et de Léviathan. C'était une façon de leur dire : si vous y allez, ce sera à vos risques et périls." Quelle major prendrait le risque de se mettre à dos le monde arabe ? "Nous aurions aimé qu'un grand pétrolier nous rejoigne, mais aucun ne s'est manifesté", déplore Gideon Tadmor.

Jusqu'où les Libanais sont-ils prêts à aller, face à leur puissant adversaire ? La guerre du gaz aura-t-elle lieu ? Certains le pensent. Mais peut-être une société norvégienne permettra-t-elle de l'éviter. Fin 2009, Petroleum Geo-Services (PGS) a quadrillé la côte libanaise.

Les résultats ? "Très encourageants", dit-on à PGS, notamment dans deux zones situées clairement à l'intérieur des eaux territoriales du Liban. En 2001, déjà, une autre compagnie, Spectrum, identifiait une trentaine de sites prometteurs dans les eaux libanaises. "Depuis longtemps, on pense qu'il y a un potentiel assez important de gaz et de pétrole sur la côte orientale de la Méditerranée, confirme Nicolas Sarkis, directeur du Centre arabe d'études pétrolières. Chaque fois que l'on a cherché des hydrocarbures dans cette zone, que l'on appelle l'arc syrien, on en a trouvé." D'abord l'Egypte, puis au large de Gaza en 1999, maintenant Israël...

Les Libanais ne sont pas les seuls à y croire. Une dizaine de compagnies pétrolières ont acheté l'étude réalisée par PGS. Parmi elles, ENI, BP, Lukoil, Statoil et Shell - ce dernier vient même de créer un département Liban. "Il n'est pas le seul", confirme Sarkis Hlaiss, qui prépare actuellement les décrets de la loi sur l'exploration-production votée cet été à Beyrouth, en trois mois seulement - un record, pour ce pays où toute décision politique nécessite le consensus.

La prochaine étape, c'est de dessiner et d'attribuer la vingtaine de blocs d'exploration aux trois majors qui seront retenues pour exploiter le site. "Dans dix-huit mois ce sera fait, précise Sarkis Hlaiss. L'exploration pourrait commencer en 2013, et la production, en 2020." Encore faut-il régler un point épineux : que fera-t-on des recettes ? Le sujet est tellement délicat qu'il a été reporté sine die. "Le climat politique n'était pas propice, commente Ghazi Wazni, conseiller économique auprès du Parlement. Mais l'on peut imaginer que ces fonds serviront à réduire l'endettement, qui dépasse les 50 milliards de dollars." Ou à abaisser le coût de l'énergie en s'équipant progressivement de centrales au gaz plutôt qu'au fioul. Au Liban, la production électrique ne couvre pas les besoins. Selon le Fonds monétaire international, les fréquentes coupures de courant font perdre un demi-point de croissance annuelle au pays.

 

 

 

 

 

ISRAELVALLEY - ENERGIE - LES ENTREPRISES PARTENAIRES À L’ORIGINE DE L’EXPLOITATION DU CHAMP « LÉVIATHAN » - NOBLE ENERGY ET DELEK - ONT ANNONCÉ LUNDI 29 NOVEMBRE AVOIR PERÇU LES PREMIERS SIGNES CONCRETS DE GAZ NATUREL.

NOV 201030

 

 

israelvalley

 

petroleL’annonce a été faite à la bourse de Tel Aviv après que, peu avant l’aube, les premières couches aient été percées dans le « Léviathan 1 ». On estime à 4.84 milliards de mètres cubes la quantité de gaz naturel contenue dans cette réserve, soit pratiquement le double de celle du champ Tamar actuellement en exploitation. 


Pour rappel le champ « Léviathan » se trouve à 130 kilomètres des côtes de Haïfa. Les opérations de forages ont commencé le 18 octobre dernier et doivent durer cinq mois afin de prouver la rentabilité économique du projet d’exploitation de ce champ.

Les opérations s’effectuent à 1634 mètres de profondeur et coûtent 150 millions de dollars. Selon les géologues, la probabilité que le champ puisse contenir du gaz naturel est d’environ 50%.

Un pari risqué donc mais il semble que la chance a souri aux exploitants du site. « Les analyses préliminaires des informations obtenues par nos sondes montrent que les cibles explorées contiennent bien du sable et du gaz naturel », ont-ils affirmé dans un communiqué.

« Il ne s’agit que d’analyses préliminaires, il n’est pour l’heure pas possible de savoir quelle quantité se trouve dans l’espace exploré, ni sa qualité ou encore la viabilité économique du champ. Mais quoi qu’il en soit, l’existence d’un champ de gaz naturel n’est plus à remettre en cause. Dans les prochains jours, nous allons poursuivre le forage sur la cible principale tout en continuant d’effectuer une batterie de tests sur le puits. Des tests électroniques seront notamment effectués. Lorsque que nous serons en possession de l’intégralité des résultats de ces derniers, nous procéderons à leur analyse pendant environ deux semaines. Un nouveau communiqué sera publié une fois cette étape achevée », peut-ont encore lire.

L’ensemble du champ « Léviatan » pourrait contenir jusqu’à 453 milliards de mètres cubes de gaz naturel : de quoi subvenir aux besoins énergétiques d’Israël pour les prochaines décennies.

Julien Bahloul

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Published by Gad - dans Economie
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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