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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 23:03

 

 

Richard Morningstar web (Copier)

Richard Morningstar, désigné comme ambassadeur des Etats-Unis à Bakou

 

La Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton est arrivée à Bakou, en Azerbaïdjan, mercredi 6 juin, pour démarrer une tournée sud-caucasienne, alors que les relations du Président Ilam Aliyav avec le dirigeant iranien Ali Khamenei et le Président russe Vladimir Poutine vont de mal en pire. L’orientation pro-occidentale de Bakou et le développement rapide sur le plan militaire et énergétique de ses relations avec Israël sont des épines dans le pied pour les deux côtés.

 

Mais, pour Washington, l’Azerbaïdjan est un atout stratégique en expansion : Depuis que le Pakistan a fermé sa route permettant au ravitaillement des forces américaines et de l’OTAN de traverser le pays, les Etats-Unis est de plus en plus dépendant de l’espace aérienne de l’Azerbaïdjan. Sa valeur logistique montera en puissance, avec la date avancée à 2014 pour le retrait des troupes d’Afghanistan.

 

 

Clinton fera un nouvel essai, après plusieurs échecs, en vue de la résolution du conflit de longue haleine du Nagorno-Karabakh, dans lequel la Russie et l’Iran campe aux côtés de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan. Le jour même où elle a atterri à Bakou, ls forces arméniennes a tué cinq soldats azerbaïdjanais, dans un affrontement frontalier.

 

Washington n’a jamais admis son implication directe dans les relations bilatérales qui se sont nouées entre Bakou et Jérusalem, mais on comprend généralement que ces liens agissent comme un mince filet empruntant la porte de l’Amérique dans cette région. Il est significatif que le groupe accueillant la Secrétaire d’Etat américaine dans la capitale azerbaïdjanaise comprend Richard L. Morningstar, que le Président Obama a parachuté, en mai, comme ambassadeur dans la petite république pétrolière. Il attend encore l’investiture du Congrès.

 

Les sources de Debkafile au Moyen-Orient rapportent que Morningstar est l’architecte de la politique pétrolière et gazière de l’Administration Obama en Asie Centrale, face à l’Iran et à la Russie, autant que le pivot de la politique énergétique américaine au Moyen-Orient. Il était présent à toutes les phases de négociations menant aux contrats signés par Israël, la Grèce et Chypre pour la distribution des champs de gaz et de pétrole au large de la Méditerranée. Sa présence marquait le soutien de l’Administration à l’investissement des intérêts américains dans leur exploitation.

 

On peut présumer que Morningstar était présent lors du contrat d’1,6 milliard de $ nouvellement signé, pour la vente d’armes israéliennes à l’Azerbaïdjan – bien que Washington ne le confirmera probablement pas.

 

Moscou et Téhéran sont particulièrement sortis de leurs gonds, à cause de cet accord, dans le contexte régional, préoccupés par le fait que cela renforcera l’influence militaire de l’Azerbaïdjan dans les Mers Caspienne et Caspienne. Avec une armée bien équipée, ce pays sera bien plus libre de poursuivre une politique énergétique indépendante et moins vulnérable aux pressions de Téhéran et Moscou.

 

Concernant la seconde phase de cette relation, jusqu’à la fin de l’année 2011, la compagnie caspienne de forage, ppartenant à l’Etat, a tranquillement signé un contrat pour l’acquisition de 5% de parts dans la société contrôlant l’Israélien Med Ashdod, qui développe un champ de pétrole au large, d’un volume estimé de 280 millions de baril. Cela constituait le premier investissement azéri dans un projet énergétique étranger. Peu de temps après la signature, en novembre 2011, ue rencontre secrète s’est déroulée à Londres entre des représentants du colosse russe de l’énergie, Gazprom et Israël, afin de discuter d’une tentative russe d’acquérir des parts dans Med Ashdod.

 

Moscou a également envoyé des renifleurs secrets pour obtenir des parts dans d’autres projets gaziers et pétroliers israéliens en Méditerranée. Une des offres consistaient, pour les Russes, à fournir et financer des installations de pompage et des pipelines aux champs israéliens et à prendre en charge son marketing en Europe. Vladimir Poutine, alors qu’il se présentant aux Présidentielles, a tranquillement démarché des responsables israéliens, afin de gagner leur soutien à la proposition russe de partenariat.

 

Au cours de la dernière semaine d’avril, cette année, le Ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman a passé deux jours à Bakou. Les discussions qui s’y sont tenues avec les dirigeants azéris se sont déroulées sous le sceau du secret, mais les sources à Bakou disent qu’elles concernaient l’établissement hautement important d’une ligne de conduite pour les liens sécuritaires et énergétiques progressant rapidement entre les deux pays.

 

En 2011, Israël a acheté un tiers de sa consommation de carburant en Azerbaïdjan – d2, 5 millions de tonnes d’une valeur de 2 milliards de dollars, et le volume d’échanges entre eux s’est élevé à 4 milliards, faisant de ce pays de la Caspienne le plus grand partenaire commercial d’Israël dans l’ancien bloc soviétique.

 

Les liens militaires et de renseignement entre Bakou et Jérusalem restent constamment sous scellées, mais bien que Moscou et Téhéran les connaissent, ils ne s’attendaient pas à ce qu’il s prennent leur actuelle ampleur.


L’accord présent porte les investissements de l’Azerbaïdjan dans l’industrie israélienne en plein essor à la même échelle que ses achats d’armes. Les deux éléments de ce marché sont destinés à un accroissement massif.

 

Selon des sources européennes de l’énergie, les aspirations de l’Azerbaïdjan vont au-delà de l’investissement dans le développement des champs de gaz et de pétrole méditerranéens et s’étendent jusqu’à tenter de jouer un rôle dans les firmes américaines de l’énergie, par l’établissement des piplines prévus pour transporter le pétrole vers les points de distribution européens. Cela ferait de Bakou un rival des ambitions de Poutine qui veut se frayer une place dans de nouveaux marchés pour Gazprom.

 

Selon le point de vue de plusieurs experts militaires occidentaux, l’interface entre les sphères énergétiques et militaires azerbaïdjanaises et israéliennes offre à Jéusalem une voie de passage stratégique dans la région de la Caspienne sous le nez de l’Iran, autant qu’une source lucrative de revenus pour son industrie de l’armement, pour les années à venir.

DEBKAfile Special Report June 6, 2012, 1:22 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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