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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 15:09

 

 

M.Gerstenfeld (Copier)

Par Manfred Gerstenfeld

 

Journal for the Study of Anti-Semitism Volume 4, Issue 2, 2012.

 

http://www.jsantisemitism.org/pdf/jsa_4-2.pdf

 

Depuis des siècles, l’emploi de normes différentes, à propos des Juifs, dès qu’on les comparait aux autres, a toujours été un facteur central, au cœur des activités et de l’incitation antisémites. Cela s’est révélé de manière extrême, quand les Juifs ont été confinés dans certains quartiers d’une ville pour y vivre, empêchés de porter les vêtements qu’ils souhaitaient mettre, et n’ayant pas le droit de travailler dans la plupart des professions courantes. Cela signifiait que ces normes duales [double-standards] à leur encontre imprégnaient les aspects essentiels de leur vie. Cette discrimination contre les Juifs s’accompagnait, fréquemment, de leur diabolisation.

 

Le dictionnaire en ligne de Cambridge définit, succinctement, un « double-standard », comme : « Une règle ou norme de bon comportement que, de façon inique, certaines personnes sont censées suivre ou réaliser, alors que d’autres en sont exemptées-1- ».

 

La définition de l'antisémitisme, adoptée par l'Agence Européenne pour les Droits Fondamentaux (FRA, anciennement EUCM) - un organisme associé à l'Union Européenne - reconnaît le rôle important joué par les double-standards dans la discrimination contre Israël et leur caractère antisémite. Le document qui contient cette définition mentionne que les manifestations d'antisémitisme « peuvent aussi prendre pour cible l'Etat d'Israël, conçu en tant que collectivité juive ».

 

Elle réfère, non seulement, à des situations, telles qu’appeler (au) ou justifier le meurtre des Juifs, mais aussi à les déshumaniser et les diaboliser, les accuser de malfaisances imaginaires, nier la Shoah et accuser les Juifs d’être semblables aux Nazis. La définition comprend, aussi, le fait de dénier aux Juifs le droit à l’autodétermination et d’appliquer des double-standards, en requérant d’Israël un comportement qu’on ne s’attendrait pas à exiger d’aucun autre pays démocratique -2- ». Cette définition fait, ainsi, une nette distinction entre la critique « admissible » d’Israël et les expressions antisémites contre cet Etat.

 

Les Catégories de Double Standards

 

Le nombre d’instances où sont appliqués des double-standards à l’encontre d’Israël est quasiment illimité. Si on veut démontrer comment opèrent les divers aspects de ce phénomène, le mieux est de se concentrer en citant des exemples de catégories variées de doubles standards usités contre Israël, lorsqu’on le compare à d’autres pays.

 

Une catégorie de double-standards appliqués contre Israël est constituée par les déclarations ou reportages déformés. De telles déclarations ou reportages peuvent provenir des Nations-Unies ou d’autres organisations internationales, gouvernements, parlements, dirigeants d’Eglises, médias, syndicats, ONG, organes universitaires, autant que de personnalités diverses et variées.

 

Un cas d’école des déclarations outrancières concerne les condamnations émanant de nombreux pays, à la suite de l’élimination, par Israël, du dirigeant du Hamas, Cheikh Ahmed Yassin, en 2004. La débauche de réactions internationales à l’annonce de l’élimination de Ben Laden, par l’armée américaine, aurait pu fournir à Israël une occasion unique de faire la démonstration de ces normes à géométrie variable, appliquées à son encontre, par tant de pays du monde occidental et au-delà. Tout ce que nous avons à faire consiste à comparer, simplement, les réactions de divers dirigeants importants et d’institutions, après cet assassinat ciblé, avec celles qui ont eu cours à la mort de Cheikh Yassin. Ce dirigeant terroriste était directement responsable d’un grand nombre d’attentats meurtriers contre des civils israéliens, y compris de la planification d’attentats-suicide -3-.

 

Les déclarations publiques des Nations-Unies, pour chacun de ces cas, illustrent bien le partis-pris. Le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a confié aux journalistes, que : « La mort d’Osama Ben Laden, annoncée par le Président [Barack] Obama, la nuit dernière, représente un moment-charnière dans notre lutte commune contre le terrorisme-4- ». Après l’élimination du Cheikh Yassin, le Secrétaire Général de l’ONU d’alors, Koffi Annan, avait affirmé : « Je condamne fermement l’assassinat ciblé du Cheikh Yassin et des autres, qui sont morts avec lui. De telles actions ne sont, pas seulement, contraires au droit international, mais elles ne contribuent pas à la recherche d’une solution pacifique [du conflit] -5-».

 

Après le meurtre de Ben Laden, les dirigeants du Conseil de l’Europe et de la Commission Européenne ont déclaré que la mort de Ben Laden : « a fait du monde un endroit plus sûr et a montré que les attentats terroristes ne restent pas impunis -6- ». A la suite de l’élimination de Yassin, Javier Solana, le chef de la diplomatie de l’E.U, à l’époque, a affirmé : « Ce type d’actions ne contribue pas du tout à créer les conditions favroables à la paix. C’est une très très mauvaise nouvelle pour le processus de paix. La politique de l’Union Européenne est constante dans sa condamnation des assassinats extrajudiciaires -7-».

 

 

2) Omissions

Un second genre de double-standards consiste à omettre des informations pertinentes. Supprimer toute mention du contexte est une façon d’oublier un fait saillant. Thomas Friedman, du New York Times, a publié – plusieurs années plus tard- un article rappelant que les correspondants stationnés à Beyrouth, avant 1982, n’osaient même pas faire la moindre allusion à la corruption bien connue des cercles dirigeants de l’OLP qui s’y trouvaient. Il notait, également, que ces mêmes correspondants offraient un jugement bien plus complaisant à l’égard de l’OLP qu’ils n’en émettaient, à propos des Phalangistes, des Israéliens ou des Américains-8-. La raison essentielle était qu’ils devaient rester en bons termes avec l’OLP, parce que, sinon, lorsque leur rédacteur en chef à l’étranger arrivait, il n’aurait pas pu obtenir une interview tant convoitée, avec Yasser Arafat-9-.  

 

3) Attitude Disproportionnée

 Une troisième catégorie de double-standards implique un comportement disproportionné. On en a une foule d’exemples, chaque fois que les médias rapportent en détail des nouvelles négatives d’Israël et qu’ils mentionnent à peine des informations négatives, de loin, plus cruciales, à propos des états musulmans.

 L’observatoire des ONG (NGO Monitor) a démontré de quelle façon les publications d’Human Rights Watch adoptent une attitude disproportionnée pour diaboliser Israël. En 2008, cet organisme a mené une analyse quantitative des publications d’HRW. NGO Monitor a relevé que cette ONG décrivait Israël comme le second violateur des droits de l’homme au Moyen-Orient, après l’Arabie Saoudite, mais devant l’Iran, la Syrie, la Jordanie et l’Egypte.

 

Cette même année, HRW a condamné Israël 33 fois pour des violations des lois relatives aux « droits de l’homme » ou des lois humanitaires internationales, comparées à 13 citations concernant les Palestiniens, 6 pour le Hezbollah et 5 pour l’Egypte. NGO Monitor a souligné qu’HRW, cette année-là, a mis Israël sur le même plan que le Soudan et des dirigeants de l’ancienne Yougoslavie, du Congo et de l’Ouganda » -10-.

 

 

4) Ingérence dans les affaires internes d’Israël

 

L’ingérence dans les affaires internes d’Israël constitue un quatrième type d’emploi de double-standards. Une résolution adoptée à l’unanimité par le Parlement allemand, après l’incident de la flottille pour Gaza, en 2010,  donne un bon exemple de ce procédé. Elle prétendait que l’action d’Israël « ne servait pas les intérêts politiques et sécuritaires d’Israël ».

 

Le député social-démocrate allemand, Gerd Weisskirchen se demandait alors, comment et de quel droit le Parlement Allemand pouvait s’octroier la possibilité de décider ce qui sert ou non les intérêts de la sécurité d’Israël. Et pour autant qu’il soit en mesure de le faire, -ce dont on peut douter- comment pourrait-il prendre une telle décision, sans entamer un dialogue intense avec ses homologues de la Knesset israélienne -11- ?

 

5) Les actes ouvertement discriminatoires

 

Les actes discriminatoires envers Israël forment une cinquième catégorie de double-standards. Ils peuvent, par exemple, chevaucher la catégorie précédemment mentionnée des déclarations abusives. Il y a déjà une décennie, Irwin Cotler, qui est devenu, plus tard, Ministre de la Justice Canadienne, a fait référence aux Nations-Unies comme à un parangon des double-standards pratiqués à l’encontre d’Israël. Il affirmait que : « Malgré l’existence patente de champs de massacre à travers le monde entier, le Conseil de Sécurité de l’ONU a siégé, de mars à mai 2002, pour des sessions presque interrompues, pour palabrer, jour après jour, d’un massacre inexistant à Jénine -12- ».

 

On dispose encore d’une autre illustration de ce phénomène, lorsque le quotidien britannique The Independent a publié un dessin de Dave Brown, décrivant Sharon comme un dévoreur d’enfants, ce qui correspond à une nouvelle mutation de l’accusation médiévale de meurtre rituel. La diffamation envers les Juifs, prétendant qu’ils utilisent le sang d’enfants non-juifs dans un but religieux trouve, d’ailleurs, son origine en Angleterre au Moyen-âge. En réponse aux protestations soulevées par cette caricature, la Commission des Plaintes de la Presse du Royaume-Uni a, purement et simplement, blanchi le dessin -13- de toute intention malveillante.  Par la suite, c’est celui –là qui a remporté le prix du meilleur Dessin Politique de l’Année, attribué par la Société des Dessinateurs Politiques, en 2003.

 

L’Ambassadeur  israélien en Grande-Bretagne, à l’époque, Zvi Shtauber, a souligné le caractère discriminatoire de cette caricature. Il a demandé au rédacteur en chef, d’origine juive, Simon Kelner, si son journal avait, auparavant, publié une caricature identique d’une autre personnalité publique. Kelner a dû remonter dix-huit ans en arrière pour en retrouver une -14-.

 

La promotion des désinvestissements et boycotts correspond à une autre sorte d’actes discriminatoires, qui expriment les double-standards contre Israël. Un exemple parmi tant d’autres nous est apporté par les fonds de pension de l’état norvégien, qui a désinvesti ses participations dans des sociétés israéliennes, tout en conservant ses parts dans de nombreuses autres entreprises, ayant des pratiques contraires à l’éthique, mais bien présentes dans son portefeuille d’actions -15-.

 

6) Double Standards dans l’application des lois internationales


Une sixième catégorie concerne les double-standards prévalant dans l’application des lois internationales. L’avocat international Meir Rosenne, ancien ambassadeur d’Israël aux Nations-Unies et en France, a même exprimé une opinion encore plus drastique : « Il existe deux types de lois internationales. Celles qu’on applique à Israël, et les autres dont relèvent tous les autres états. Cela se voit comme un nez au milieu de la figure, quand on observe la façon dont Israël est traité au sein des institutions internationales ».

Rosenne mentionne comme un exemple flagrant de double-standards en matière de lois internationale, la résolution arrêtée par la Cour Internationale de Justice, en 2004, au sujet de la barrière de sécurité israélienne. « Dans son jugement, la Cour à la Haye a décidé que le droit inhérent à l’auto-défense ne s’applique, seulement, que lorsqu’on est confronté à l’agression d’un autre état. Si c’était vrai, cela signifierait que, quoi qu’entreprennent les Etats-Unis contre Al Qaeda est parfaitement illégal. Cela ne peut pas être considéré comme de l’auto-défense, sous couvert de l’article 51 de la Charte des Nations-Unies, puisqu’Al Qaeda n’est pas un Etat » -16-.

 

7) Racisme Humanitaire            

On peut appeler « racisme humanitaire » une septième catégorie de double-standards. C’est une des formes de racisme la moins reconnue. Elle peut se définir comme le fait d’attribuer intrinsèquement une responsabilité moindre, pour leurs actes et intentions criminelles, à des gens émanant de certains groupes ethniques ou nationaux. Les mauvaises conduites et les crimes de ces personnes sont jugés différemment, selon la couleur et le pouvoir de ceux qui les commettent. Les Blancs sont tenus à des normes de responsabilité différentes que ne le sont les gens de couleur, par exemple -17-
. Les Israéliens sont accusés, quelques soient les mesures qu’ils prennent pour se défendre.

 

Le racisme humanitaire peut apparaître conjugué avec la diabolisation. En 1984, le Vice-Ministre suédois des Affaires étrangères, le social-démocrate Pierre Schori s'est rendu en visite en Israël. A l'époque, il ne tarissait pas d’éloges pour Arafat et la "flexibilité de sa politique ". Dans un article, il a prétendu que « les actes terroristes de l'OLP étaient "insignifiants », comparés aux actions de représailles d'Israël, qui étaient des « actes de terrorisme méprisables -18- ».

 

 

Comment lutter contre les double-standards?  

 

La lutte contre les double-standards est un problème crucial pour le combat contre la délégitimation d’Israël. Dans une société postmoderne fragmentée, il existe de nombreux incitateurs à la haine contre Israël de cet acabit. Un certain nombre emploie plus qu’une seule de ces catégories de double-standards.

Plusieurs personnalités et organisations qui appliquent des double-standards envers Israël le font à haute fréquence. On peut suivre la trace de leurs déclarations et de leurs actes sur Internet. On n’a que l’embarras du choix pour observer à la loupe et révéler les tirades abusives d’une poignée de tels antisémites. La plupart des gens sont des lâches. Dès qu’il deviendra clair que certains paieront cher leur antisémitisme, beaucoup d’ennemis déclarés d’Israël commenceront à faire un peu plus attention.

Des organisations, telles que des observatoires, qui suivent ces individus responsables d’antisionisme et d’antisémitisme, dans des domaines d’intervention spécifiques,  peuvent jouer un rôle plus déterminant dans la lutte contre les double-standards.  Puisqu’elles connaissent bien leurs principaux auteurs, dans ces domaines particuliers, elles sont en mesure de publier des articles à propos de leur usage des normes à deux vitesses, tout en faisant, également, référence à d’autres précédents. De cette façon, on crée un tableau plus complet de ces mauvaises conduites d’organisations et de personnalités spécifiques.

 

NGO Monitor, qui observe les organisations non-gouvernementales, l’a déjà fait, dans un grand nombre d’occasions. Il a fréquemment suivi une stratégie consistant à « désigner et pointer du doigt ». En ce qui concerne les Nations-Unies, par exemple, l’essentiel du travail est réalisé par deux observatoires, UN Watch et Un Œil sur l’ONU [Eye on the UN]. De façon identique, on pourrait et devrait enquêter sur une grande palette d’organismes ecclésiastiques. Cela dit, il n’existe, actuellement, aucune organisation composée d’un observatoire, dans ce domaine. 

 

Un exemple typique d’une autre cible d’attention, qui en vaut vraiment la peine, concerne de vastes parties de l’élite culturelle norvégienne, y compris l’actuel gouvernement norvégien et deux des partis qui le soutiennent : le Parti Travailliste et la gauche socialiste. Ce gouvernement est, de bien des façons, un partisan indirect du terrorisme anti-israélien -19-.

 

Il existe encore une autre voie à suivre pour lutter contre les double-standards, à savoir les personnalités publiques qui s’expriment contre les double-standards et d’autres phénomènes de délégitimation. L’exemple  d’un dirigeant disposant du courage suffisant pour le faire, nous est donné par Stephen Harper, qui déclarait, en 2010 :

 

“Nous devons être implacables dans la stigmatisation de ce nouvel antisémitisme et le montrer pour ce qu’il est. Bien sûr, comme tout autre pays, Israël peut faire l’objet d’une critique équitable. Et comme tout pays libre, Israël se soumet, de lui-même à une telle critique de bon aloi, saine et nécessaire au débat démocratique. Mais, quand Israël, l’unique pays au monde dont l’existence même fait directement l’objet d’attaques – est, constamment et visiblement, désigné pour se voir condamner, je pense que nous sommes moralement obligés de prendre position. Diabolisation, double-standards, délégitimation, ces dimensions en 3 D, il est de notre responsabilité à tous, de nous élever contre ce systématisme -20-».

 

On peut aussi employer les moyens légaux disponibles, dans certains cas, où ces normes à deux vitesses s’expriment par la discrimination de certaines personnes, à titre individuel.  On devrait viser à en augmenter l’intensité et une approche plus systématique dans la lutte contre les double-standards anti-israéliens. Cela entraînera aussi, des méthodes plus sophistiquées et efficaces de lutte, à l’avenir.

 

Conclusion

 

Une analyse des normes duales ou double-standards utilisés à l’encontre d’Israël démontre qu’ils apparaissent dans un grand nombre de domaines et qu’ils ont imprégné de nombreux aspects de la société occidentale. L’application de double- standards de cette sorte contre Israël a un effet cumulatif de diabolisation et d’augmentation lente et continue de soutien à sa délégitimation.

 

C’est pointer une défaillance essentielle, que de constater que les gouvernements israéliens successifs et leurs représentants de premier ordre n’aient que si peu compris la nature exacte de ce processus de diabolisation et de délégitimation et de quelle façon, les double-standards en sont constitutifs. En même temps, le fait de suivre l’évolution d’un tel processus apporte de nombreux indices de la dégradation morale des sociétés contemporaines, y compris et principalement en Occident. Les Juifs ont été les témoins de la dépravation morale de beaucoup de sociétés et de son jalonnement, à travers les âges. C’est la même chose qui est encore à l’œuvre, à l’heure qu’il est, en ce qui concerne Israël.  

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

-1-Cambridge Dictionaries Online http://dictionary.cambridge.org/dictionary/british/double-standard

-2-fra.europa.eu/fraWebsite/material/.../AS-WorkingDefinition-draft.pdf

-3-For a more detailed analysis, see: Manfred Gerstenfeld, “Bin Laden versus Yassin,” Ynet, 5 March, 2011.

-4-“U.N. chief Ban hails bin Laden death as ‘watershed’," Reuters, 2 May 2011.

-5-“World leaders condemn Yassin assassination,” The Sunday Times, 22 March 2004.

-6-Lisa Bryant, “Europe Welcomes bin Laden's Death,” Voice of America, 2 May 2011.

 -7-“World leaders condemn Yassin assassination,” The Sunday Times, 22 March 2004.

-8-Thomas L. Friedman, From Beirut to Jerusalem (New York: Anchor Books, Doubleday, 1990), 72-73.

-9-Ibid.

-10-“Examining Human Rights Watch in 2008; Double Standards and Post-Colonial Ideology,” NGO Monitor, 13 January 2009.

-11-Gert Weisskirchen, “Anmassende Abgeordnete,” Jüedische Allgemeine, 8 July 2010.[German].

-12-Manfred Gerstenfeld, Interview with Irwin Cotler, “Discrimination Against Israel in the International Arena: Undermining the Cause of Human Rights at the United Nations,” in Europe’s Crumbling Myths: The Post-Holocaust Origins of Today’s Anti-Semitism, (Jerusalem: Jerusalem Center for Public Affairs, Yad Vashem, World Jewish Congress, 2003), 220.

-13-www.politicalcartoon.co.uk/html/exhibition.html.

-14-Manfred Gerstenfeld, interview with Zvi Shtauber, “British Attitudes on Israel and the Jews,” in Israel and Europe: An Expanding Abyss? 188. 

-15-“Israel: Billionaire with settlement links targeted in divestment campaign,” www.adnkronos.com/AKI/English/Security/?id=3.0.3758448930

-16-Personal communication Meir Rosenne in Manfred Gerstenfeld , “European Politics – Double Standards Toward Israel,” Jewish Political Studies Review, 17:3-4, Fall 2005.

-17-Manfred Gerstenfeld, Behind the Humanitarian Mask, (Jerusalem: Jerusalem Center for Public Affairs and Friends of Simon Wiesenthal Center for Holocaust Studies,) 2008, 22-23.

-18-Moshe Yegar, Neutral Policy—Theory versus Practice: Swedish-Israeli Relations (Jerusalem: Israel Council on Foreign Relations, 1993), 126-128.

-19-Manfred Gerstenfeld, “Is Norway promoting terror,?” Ynet, 2 August 2011.

-20-Statement by Canadian Prime Minister Stephen Harper at Ottawa Conference on Combating Anti-Semitism, November 2010. AFP and Ynetnews. 9 November 2010. Retrieved from www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3981757,00.html

 

 

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commentaires

Patrick 09/05/2013 13:18

Les Nations sont égoistes et se prostituent pour l'argent.
Elles crient aux "terroristes !" quand cela les concernent et disent quand ils sont tués,"c'est normal, justice est rendue" mais quand il s'agit d'Israel et du peuple juif ou qu'il soit quand il se
défend contre celui qui veut le détruire , eh bien " c'est pas bien ! vous ne servez pas la paix" c'est monstrueux, scandaleux ! les Nations n'ont rien compris sur Israel . Israel n'est pas
l'agneau sacrifié qui doit tout le temps courber le dos et obéiir comme un "toutou" bien docile que l'on emmène à l'abbatoir même si Satan se réjouirais de cela en core une fois ! et qu'il soudoie
les consciences des Nations en leur disant " c'est d'eux que viennent tous vos problèmes..." il y en a un qui a déjà tout payé déja et il a gagné et il est juif ! Alors Satan c'est que son temps
est compté et qu'il va se prendre la plus belle des râclées et Israel verra devant ses yeux ses ennemis détruits par celui qu'ils désirent tant et qu'ils n'ont pas reconnu pour permettre mon salut
moi petit "gentil" greffé sur l'olivier franc , qui a été sauvé ! par un juif ! et qui bénit de tout mon coeur ce peuple et ne cesse vouloir le voir sauvé à son tour et libéré de ses ennemis.Je
savoure d'avance la victoire d'Israel sur ses ennemis, ça va être GRANDIOSE !!!

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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