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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 08:52
Comment Shlomo Sand fut inventé

La biographie fantaisiste de l’auteur de « L’invention du peuple juif »

 

http://www.primo-info.eu/selection.php?numdoc=Ed-885197612

 

 

Un livre, fût-il de prétention scientifique ou historique, dit toujours quelque chose de son auteur. Il contient une adresse qui n’est pas toujours apparente à première lecture, et que souvent l’auteur ignore lui-même.

Il arrive aussi que l’auteur, intentionnellement, nous livre les clefs de ses constructions, le ressort intime de ses thèses.

Tel est le cas de Shlomo Sand emporté par son désir de prouver qu’il n’y a pas de peuple juif, et que ce peuple n’est que l’invention de quelques historiens du XIXe siècle.

Comme au jeu d’échecs, c’est le premier coup, en l’occurrence l’exposé biographique, qui détermine la suite de la partie. Shlomo Sand n’en fait d’ailleurs pas mystère.

Si peu, à vrai dire qu’une oreille un peu exercée ne peut y voir qu’une "ruse de la raison" qui, dans la sincérité même qu’on peut lui accorder, n’en recouvre pas moins une problématique bien différente.

Comme au cours d’un premier entretien ouvrant sur une psychanalyse, il arrive qu’une phrase, un souvenir donne le ton du questionnement qui va ensuite se déployer dans la cure.

Bien qu’il s’agisse ici d’un écrit, on peut considérer la citation de Karl W. Deutsch, placée en exergue de l’ouvrage, comme ce qui en indique la problématique subjective sous jacente : « Une nation […] est un groupe de personnes unies par une erreur commune sur leurs ancêtres et une aversion commune envers leurs voisins. »

De quoi est faite cette « erreur » portant sur les « ancêtres », quel est le ressort de cette « aversion » et de quels voisins s’agit-il, notamment dans l’enfance de Schlomo qui débuta dans un camp d’internement pour juifs polonais en Bavière ?

Confusion des genres et des générations

Je ne ferai pas la critique historiale du livre de Shlomo Sand, ce n’est ni ma formation ni mon métier. Mais ouvrant ce livre, j’ai eu, au bout de quelques pages, l’attention attirée par la structure du récit intitulé « Deux grands-pères immigrés ». En effet, ces deux « grands-pères », hommes de la première génération, ne furent pas des immigrés.

Les seuls immigrés sont leurs fils (deuxième génération), la troisième, celle du narrateur et de sa femme est née en Israël.

Le titre « Deux grands-pères immigrés » reflète donc le saut d’une génération, les fils prenant la place de leur père au regard de leurs enfants, Shlomo et sa femme.

Les « trous » dans la présentation de la première génération, celle qui pourtant sert de titre au récit, sont significatifs à cet égard. Du grand-père de Shlomo, on apprend seulement que ce dernier est mort à Lodz de la grippe espagnole à la fin de la grande Guerre et qu’il a laissé sa femme et ses trois enfants très démunis ; rien sur ses activités.

Du père de Bernardo, il nous est dit que ce dernier était un ouvrier métallurgiste à Barcelone et qu’il combattit Franco aux côtés des anarchistes. C’est tout, silence sur ce qu’il est devenu, a-t-il été tué, fait prisonnier, on n’en sait rien.

Rien non plus sur sa femme, sinon qu’elle était aussi chrétiennement pieuse que la mère de Cholek était attachée à la synagogue.

La présentation de la seconde génération, celle de Cholek, père de Shlomo, et celle de Bernardo, père de la femme de Shlomo, est assez confuse : des « trous » aussi, qui ne parviennent pas à masquer les contradictions internes des ces courtes biographies. Pour mieux faire saisir ce dont il est question, je vais reprendre l’exposé qu’en fait Shlomo Sand.

Bernardo, né en 1924, se trouve mêlé aux combats à côté de son père. Quelques années plus tard il est « enrôlé » dans l’armée de Franco dont il parvient à s’échapper en 1944.

C’est le début de l’immigration qui le conduira en Israël où il commencera par participer à la guerre d’indépendance avant de rejoindre le kibboutz dont il rêvait et d’y rencontrer sa femme.

Ses mésaventures courtelinesques avec l’administration qui finit par lui délivrer une carte d’identité affublant cet athée de la mention « religion catalane », puisqu’il ne veut absolument pas être dit chrétien, ni espagnol du reste, marquent d’aigre-doux les difficultés de l’intégration symbolique d’un non juif en Israël.

De l’histoire familiale à la réécriture de l’Histoire

Mais revenons à la famille de Shlomo. On apprend que le grand-père, mort en 1914, a laissé une veuve démunie et trois enfants dont deux doivent être placés dans un foyer d’assistance juif. Cholek (le père de Shlomo), resté seul avec sa mère est obligé de travailler très tôt. « Le dénuement de sa mère le rejeta rapidement dans la rue. »

Cette mère qu’il abandonne en 1939, quinquagénaire « usée par l’âge », « vieille et trop affaiblie », et qui finira, parmi les premiers déportés du ghetto, dans les camions à gaz.

La charge mise dans ce court récit est troublante par-delà le tragique même de l’histoire. Le « dénuement » de la mère auquel le père mort ne peut plus faire obstacle, la culpabilité sèche d’avoir abandonné cette femme, même s’il n’était peut-être pas possible ou trop risqué de faire autrement.

Il s’agit là d’un fragment d’histoire dont la brièveté narrative met en avant la misère, les failles et même des manquements du père de Shlomo.

Ce que fut réellement cet homme n’est pas véritablement la question ici, bien que son fils nous apprenne qu’il a, comme beaucoup d’autres juifs des ghettos, choisi le communisme, mais qu’il a si bien compris les dangers du stalinisme que fuyant les nazis, à son arrivée en URSS, il prend la précaution de ne pas se déclarer communiste.

Quittant l’URSS et de retour en Pologne, il constate que l’antisémitisme y sévit toujours et finit par s’embarquer pour Israël en 1948.

Cette saga, qui pourrait être héroïque, n’est présentée que dans l’aspect presque dérisoire d’une immigration contrainte et malheureuse pour un homme qui semble disparaître dans les sables honnis d’Israël où pourtant l’idéal des kibboutzim qui les faisaient verdir n’était pas si éloigné des idées du jeune communiste polonais.

Inexistence du peuple juif mais grand père Sand plus juif que polonais

Et comment ne pas s’arrêter sur l’absurdité interne de cette double opposition procédant d’une double exclusion : "Cholek demeura longtemps plus communiste que juif et beaucoup plus "yiddishiste" que polonais."

En effet, si la judéité est un état et le militantisme un choix politique, le "plus" ne peut s’appliquer qu’au discours du sujet, à supposer qu’il l’ait tenu ; quant au parler yiddish, langue vernaculaire des juifs d’Europe centrale, et des seuls juifs, il ne peut s’opposer au fait d’être citoyen polonais, sauf à se trouver plus juif que polonais ce qui est en parfaite contradiction tant avec l’assertion précédente qu’avec la thèse de l’inexistence d’un peuple juif.

Au paragraphe suivant on lit, sans trop de surprise, au regard des positions connues de l’auteur, que son père « avait (en Israël) le sentiment d’avoir volé la terre d’un autre ».

Sans reprendre ici la discussion sur les terres achetées aux Arabes, sur ce qui a été abandonné par eux en 1948 sur ordre du Mufti pro nazi de Jérusalem, sur le respect du nouvel État pour les propriétés de ceux qui étaient restés sur place, etc., on peut avoir un léger doute sur cette sensibilité à la propriété privée de la part d’un marxiste, sur la tombe duquel ses camarades chantent l’Internationale, alors que dans l’idéal communiste "La terre appartient à ceux qui la travaillent".

Un père kibboutznik renié par un fils communiste

Il est tout à fait remarquable que cette présentation de son père par le fils fasse l’impasse sur ce que Cholek, portant désormais le nom de Shaül, devint en Israël.

Il est peu probable qu’il s’y tourna les pouces, même s’il avait la nostalgie "des neiges épaisses qui recouvraient les rues de Lodz." Ces neiges qui accompagnèrent la misère de son enfance de froidure et de boues, c’est moi qui l’ajoute, comme on peut déplorer de ne plus avoir, tapis au fond d’une cabane, les oreilles bercées d’un "mort aux juifs" scandé musicalement.

N’est-ce pas alors, pour Shlomo Sand, cette tragique appartenance de son père au "peuple juif" qui le pousse à dénier l’existence de ce peuple, manière radicale bien qu’inefficace d’échapper au vieux destin des juifs ?

Plus avant, cette appartenance n’est-elle pas la "faute" du père et ce qui vient représenter la faille de ce dernier toute bordée qu’elle se trouve d’avoir été creusée par les persécutions ?

Freud, d’une manière beaucoup plus directe, n’en avait-il pas voulu à son père, lorsqu’un antisémite avait obligé ce dernier à ramasser son chapeau jeté à terre ?

Du NON du père au déni du peuple

Shlomo, lui, découvre la tête de son père, le seul « immigré », en se jouant de cette qualité pour l’attribuer faussement au grand-père. Tour de bonneteau qui précisément dénie l’importance symbolique du fait générationnel par une série de déplacements .

Ce dont, sans doute, il est lui-même, à son verbe défendant, le sujet.

L’idée de déplacement pourrait d’ailleurs être entendue comme une clef de l’ouvrage de Shlomo Sand : déplacement substitutif d’une génération à une autre, négation du « déplacement », des Juifs hors de Judée après la destruction du Temple en 70 — et donc déplacement des origines judéennes de la diaspora en faveur de la thèse des « convertis » qui en formeraient le gros du troupeau, déplacement par conversion à l’islam des Judéens soi-disant jamais chassés de Palestine par les Romains et qui seraient donc les véritables descendants du royaume de Judée, c’est-à-dire les véritables Juifs, d’où il résulte, d’après Sand, que toutes ces personnes « déplacées » par le nazisme n’avaient aucune raison, et surtout aucun droit , de se « déplacer » en Palestine, partiellement devenue Israël.

Imprimer la page | Poster un commentaire Marc Nacht
© Primo, 20-02-2010
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commentaires

G
<br /> Pauvre trublion de clavier, il serait temps de réaliser queShlomo Sand n'intéresse vraiment personne en Israël même, qu'il n'est jamais qu'un petit succès de librairie très germanopratin, dans la<br /> lignée d' autres petits scandales an-historiques du style Haenel, qui se permet de l'ouvrir sans rien connaître de l'histoire et en mentant sciemment sur des personnages historiques.<br /> Alors, va donc boire une tisane au café de Flore, dans l'ombre de Simone et Jean-Sol, voire de Louis-Ferdinand, et lâches-nous les baskets, avec tes croyances antisionistes nées dans les gogues des<br /> éditions de poudre à perlin-pinpin.<br /> Quant à tes récidives d'insultes en chapelet, pauvre nigaud, cryoant remettre en cause l'énergie d'un peuple tout entier et bien vivant à défendre son droit d'exister, par la parole ou lorsqu'elle<br /> n'apparaît pas possible, par les armes au besoin, mesure bien que de nous deux, celui qui est le plus prêt de disparaître à tout jamais de la surface de ce blog et qui est bien loin de savoir<br /> penser comment il mettra le prochain pied devant l'autre, n'est pas exactement celui que tu crois.<br /> Nous "crevons de moins en moins sur le front", si l'on s'en tient aux statistiques, par contre ceux qui s'y frottent, il serait difficile d'en dire autant. Et nos milouims sont fréquemment avocats,<br /> médecins, hommes d'affaires, dirigeants de start-up, dont le savoir-faire est admiré par nombre d'entreprises occidentales, inventant des "stages de survie" pour cimenter un semblant d'identité de<br /> groupe, très loin de prouver la valeur réelledes individus et leur capacité à faire face dans l'épreuve de la décision.<br /> Alors pense, mon gars, pense, si ça ne te sert qu'à entretenir ta boîte crânienne, sans conséquence dans le concret, je crois que c'est toi qui n'est pas vraiment prêt à exister et à être vraiment<br /> vivant!<br /> Allez, grâce à Shlomo Sand, tu as réussi à arracher un poil de mollet d'un lutteur. T'es une vedette, tu sais!<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Mon vieux gad, si je devais gagner autant de milliers d'euros que vous arrivez à placer de propos insultants dans une seule phrase, je serais riche à présent.<br /> C'est effectivement un droit de raconter n'importe quoi sur une personne dans un espace accessible au public. C'est aussi un droit de lui adresser une critique, si cinglante soit-elle, quand il en<br /> donne la possibilité. Et ce droit, je le prends.<br /> Quant à "vos" opinions, je crains qu'elles ne vous aient jamais appartenu. Elles font partie de cette gelée d'idéologie rigide en surface et déliquescente à l'intérieur dont on nourrit nos<br /> chérubins quand on veut bien les préparer à aller crever sur le front pour une cause imbécile.<br /> Laissez les autres penser à votre place et obéissez aux mots d'ordres de vos chefs : c'est manifestement ce que vous savez faire de mieux.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Que l'on puisse remettre à leur place des histrions qui n'ont qu'ne connaissance rudimentaire en Histoire, dont la moindre thèse ressort d'un essai romanesque de Koestler ayant fait son petit effet<br /> à l'époque, semble insupportable aux adeptes crypto-marxistes qui ont trouvé leur nouvelle égérie! Ca ne les autorise pas à insulter l'intelligence de leurs contradicteurs par le maniement d'une<br /> ironie à deux francs six sous. Marc Nacht dit ici ce qu'il ressent dès les premières pages chez ce renégat. C'est son droit le plus strict. D'autres s'attaquent aux spéculations oiseuses de ce<br /> militant antisioniste pour un seul état binational avant d'être chercheur. C'est-à-dire qu'ila d'abord la "solution idéologique" avant même d'avoir consciencieusement posé le problème et que<br /> l'histoire lui sert, une fois manipulée, à démontrer la validité de sa doctrine dogmatique. Et ils le font de façon très documentée.<br /> <br /> Alors, à l'anal-phabète Euzkalion, qui veut tenter de nous apprendre notre propre histoire, à partir des broderies de ce négationniste pervers, qu'il sache qu'on a déjà suffisamment parlé de ce<br /> faussaire, sur tous les plans, notamment historial, ailleurs, et qu'il n'a qu'à chercher : Weill, Rosenzweig et d'autres, Sibony pour l'analyse se sont chargés de son cas.<br /> <br /> <br /> <br /> Shlomo Sand Comment Fut Inventé Le…<br /> <br /> Des milliers de titres en stock. Livraison gratuite (voir cond.)<br /> <br /> Amazon.fr/livres<br /> Liens sponsorisés<br /> Liberté d'expression oui, diaboliser israel non ! Ces juifs qui diffament les juifs<br /> <br /> une veste bourrée d`explosifs pour désintégrer ses oppresseurs.. Shlomo Sand, un conférencier de sciences politiques à l`Université de Tel Aviv a o<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-liberte-d-expression-oui-diaboliser-israel-non-ces-juifs-qui-diffament-les-juifs-44900309.html<br /> La pathologie de l'antisemitisme juif, s. Plaut<br /> <br /> et l'"intelligentsia", de s'épanouir sous le parapluie de Tsahal (3). Pr Shlomo Sand, un communiste pur et dur de la faculté d'histoire à l'Université de Tel Aviv est l'u<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-la-pathologie-de-l-antisemitisme-juif-s-plaut-45183081.html<br /> Alors, il existe ou pas? S.Sand versus sibony<br /> <br /> Alors, il existe ou pas? S.Sand versus Sibony - Merci à Aschkel pour ce texte, à la fois profond et ironique, mordant à pleines dents le savoir là où il ne sait rien de l'origine ni de la tr<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-31511848.html<br /> Arguments pour démonter les thèses de schlomo sand<br /> Arguments pour démonter les thèses de schlomo sand<br /> <br /> Arguments pour démonter les thèses de Schlomo Sand - Dimanche 29 mars 2009 Arguments pour démonter les thèses de Schlomo Sand Tout le monde<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-29613129.html<br /> <br /> La confusion des clercs : le cas shlomo sand ou la naissance du négationnisme israélhttp://lessakele.over-blog.fr/article-<br /> <br /> La Confusion des clercs : Le cas Shlomo Sand ou la naissance du négationnisme israélien - Je publie ce texte de George-Elia Sarfati, directeur de recherche associé à l’<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-30958239.html<br /> N.Weill démontre la vacuité des thèses oiseuses de shlomo sand<br /> <br /> N.Weill démontre la vacuité des thèses oiseuses de Shlomo Sand - Discours plagié d'un ouvrage de Bachelard pour classes terminale, absence de méthode et vacuité des sources, en comparais<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-n-weill-demontre-la-vacuite-des-theses-oiseuses-de-shlomo-sand-44775078.html<br /> Shlomo sand, rayons le peuple juif ! Thérèse zrihen-dvir<br /> <br /> Shlomo Sand, Rayons Le Peuple Juif ! Thérèse ZRIHEN-DVIR - Shlomo Sand, Rayons le Peuple Juif ! Par Thérèse ZRIHEN-DVIR<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-shlomo-sand-rayons-le-peuple-juif-therese-zrihen-dvir-45116291.html<br /> Comment shlomo sand fut inventé<br /> <br /> Comment Shlomo Sand fut inventé - Comment Shlomo Sand fut inventé La bio<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-comment-shlomo-sand-fut-invente-45494659.html<br /> "shlomo de paname": l'exécution littéraire (méritée) de shlomo sand par luc rosenszweig<br /> <br /> "Shlomo de Paname": l'exécution littéraire (méritée) de Shlomo Sand par Luc Rosenszweig - "Shlomo de Paname": l'exécution littéraire (méritée) de Shlomo Sand par Luc Rosenszweig<br /> <br /> http://lessakele.over-blog.fr/article-28901987.html<br /> Actualité du Moyen-Orient<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Consternant !<br /> Si au lieu d'étaler ce galimatias digne de l' "Introduction à la psychologie de bazar" (Daniel Goossens, éd. Fluide) vous cherchiez simplement à mettre en évidence l'argumentaire historique de<br /> Sand, vous en sortiriez avec des idées sûrement plus claires.<br /> Mais voilà : vous n'avez aucunement l'intention de vous confronter au savoir "historial" de Sand. Malheureusement pour vous, c'est de cela qu'il s'agit dans son livre, et pas d'un essai<br /> d'auto-psychanalyse sur son identité juive.<br /> Peut-être avez-vous vous-même besoin d'analyser le moindre de vos pets à la lumière de l'interprétation freudienne, mais sachez que ce n'est pas le cas de tout le monde. Mais peut-être aussi<br /> n'êtes-vous pas tout à fait "normal". Vous sentez-vous bien quand vous vous brossez les dents ? Allongez-vous sur le divan et racontez-nous votre enfance... ça sera sûrement plus utile que<br /> d'essayer vainement d'interpréter un livre dont, de votre propre aveu, vous ne maîtrisez pas le contenu.<br /> Ou mieux : mettez vous dès maintenant à essayer d'enrichir vos connaissances en histoire...<br /> <br /> <br />
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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