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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 06:10

 

 

 

Chers lecteurs,

 

Cette semaine, dans le cadre de nos entretiens avec Bonapartine, nous allons aborder les questions relatives à l’identité juive.

 

 

1.    Lessakele : Y a t-il, selon vous-même, des incompatibilités dans l’expression d’une identité résolument laïque (républicaine, à vous de préciser) et la fierté de recouvrer une identité juive affirmative ou positive qui fait également « scandale » et pour quelles raisons, selon vous ?

 

 

Dans un pays comme la France, être laïc, c’est être républicain de fait en ce sens que les valeurs laïques sont indissociables de celles de la République. La laïcité est en effet à la fois une valeur fondatrice et un principe essentiel de la République.

 

Maintenant, existe-t-il des incompatibilités dans l’expression d’une identité résolument laïque et la fierté de recouvrer une identité juive affirmative ou positive ?

Tout d’abord, je n’aime pas parler d’une identité juive "affirmative ou positive"qui laisserait entendre a-contrario qu’il existerait une identité juive "négative". Je préfère donc parler simplement d’"identité juive". Cela me rappelle le discours récent et bien vu au demeurant qui consiste désormais à parler de "laïcité positive", ce qui induirait de fait l’idée que jusqu’à présent la laïcité n’aurait pas été à elle seule totalement positive, voire qu’elle aurait été exclusivement négative. Quel que soit le concept abordé, que l’on parle de laïcité, d’identité en général ou d’identité juive en particulier, il me paraît donc parfaitement  anachronique pour ne pas dire désobligeant de les qualifier de "positif/ive". En conséquence, concernant le concept d’identité juive, je préfère parler "d’identité affirmée", ce qui n’impliquerait pas qu’elle serait pour autant affirmative ou positive.

 

D’autre part, de mon point de vue, il n’y a absolument aucune incompatibilité à concilier une identité résolument laïque et une identité juive dès lors que vous n’êtes pas croyant(e) et/ou attaché(ée) à aucun dogme. Ce qui ne signifie en aucun cas que je ne m’intéresse pas à l’histoire des religions ou que je sois complètement hermétique à la lecture du Talmud, de la Bible ou du Coran. Je pense en effet que certaines valeurs véhiculées par les religions sont parfaitement complémentaires à celles de la laïcité. Si je prends par exemple la valeur très chrétienne qu’est l’humilité, je me dis qu’être humble c’est accepter l’idée que chacun de nous puisse douter à un moment ou à un autre sur le chemin complexe de la construction d’une vie et c’est là une valeur qui rejoint l’esprit laïc si la laïcité est fondée sur le respect de l’homme dans sa dimension physique, philosophique et/ou spirituelle en lui octroyant la liberté de croire ou de ne pas croire et donc aussi celle de douter. J’ajoute que de même qu’on ne naît pas humble, on ne naît pas d’emblée laïc. Toutes ces valeurs doivent s’acquérir avec le temps et dès le plus jeune âge.

 

Cette parenthèse refermée, peut-on concilier une identité résolument laïque avec une identité juive affirmée dès lors que cette identité ne puiserait sa source que dans le Judaïsme ? Sans doute est-ce à bien des égards plus compliqué.

 

A titre personnel, je pars du principe qu’il existe en France une loi fondamentale qui est la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du                   9 décembre 1905 et qu’elle s’impose à tous, quelle que soit votre religion.  Cette loi assure la liberté de conscience, la liberté de pratiquer ou non une religion à condition que ce soit dans le respect des lois de la République, dit clairement dans son article 2 que la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte, exige la neutralité de l’Etat et par voie de conséquence celle de ses agents publics.

A partir de là, l’application du principe de neutralité laïque doit être rigoureusement observée dans les corps de métier qui relèvent directement de l’Etat. En d’autres termes, un agent de police, un enseignant exerçant son métier dans un établissement scolaire laïc, un urgentiste ou tout autre personnel médical exerçant dans un établissement hospitalier public, toutes ces personnes si elles sont de confession juive ne doivent en aucun cas refuser de travailler le vendredi soir et le samedi au nom de l’observance rigoureuse du shabbat.

Ce principe implique tout simplement qu’à un moment donné, il faut faire un choix entre le respect de sa pratique religieuse et le métier que l’on choisit d’exercer. Soit vous mettez votre pratique religieuse de côté et dans ce cas, vous acceptez sans aucun problème d’assurer par exemple en qualité d’enseignant votre métier dans un lycée public le samedi matin. Soit vous donnez la préférence à votre pratique religieuse et dans ce cas vous enseignez dans un  lycée privé juif. Dans d’autres cas, il est évident que si un fonctionnaire de police de confession juive refuse d’assurer par exemple une permanence le week-end au sein d’un commissariat au nom de l’observance de sa pratique religieuse, il n’existe pas d’autre solution que de ne pas entrer dans la police nationale.

La laïcité n’est donc en aucun cas l’ennemi des religions dès lors qu’elle reconnaît la liberté religieuse mais elle impose, selon moi, de limiter sa pratique religieuse à la sphère strictement privée d’une part, de faire également parfois des choix d’ordre professionnel d’autre part afin de parvenir à concilier au mieux sa pratique religieuse et donc sa vie privée avec sa vie professionnelle. De fait, l’affirmation d’une identité juive que vous qualifiez d’"affirmative"fait, à mon sens, scandale quand elle impose ses propres exigences religieuses dans la sphère publique, voire dans l’espace public.  Et cette observation est valable également pour d’autres religions, pas seulement pour la religion juive.

Un exemple : certaines directeurs et directrices d’école témoignent de plus en plus de ce qu’ils observent depuis quelques années en matière d’exigences culinaires non seulement chez des élèves de familles musulmanes mais également chez les Juifs orthodoxes. Actuellement, des acteurs de terrain de l’Education nationale n’hésitent plus à reconnaître que dans certaines écoles, on est passé du refus de consommer du porc au refus de tout plat de viande, au point que certains parents n’hésitent pas à fournir un certificat médical de leur médecin stipulant que l’enfant ne consomme pas de viande … et ce parfois dès l’école maternelle. Or, l’école publique n’a pas vocation à proposer des menus à la carte ! J’ajoute que des générations entières d’enfants immigrés ou nés français de religion musulmane ou juive ont été scolarisés dans des écoles publiques sans jamais refuser de manger du porc. Il n’y a que depuis les années 1990 que nous observons la recrudescence constante en France de telles exigences communautaristes dans nos écoles publiques. Quant aux médecins qui délivrent des certificats stipulant qu’un enfant ne consomme pas de viande et au regard de considérations exclusivement d’ordre religieux, sont-ils dans leur rôle ? Non. A l’école publique, j’estime que les seules dérogations d’ordre alimentaire qui doivent être accordées sans aucune contestation possible sont celles qui se justifient par des problèmes de santé dûment attestés par un certificat médical. Je pense notamment aux allergies alimentaires en constante augmentation chez les enfants qui peuvent avoir parfois des conséquences assez graves (un œdème de Quincke par exemple) ou encore aux enfants diabétiques.

 

2.    Lessakele : Qu’est-ce qu’être Français et qu’est-ce qu’être Juif, comme se le demandent, en s’arrachant la barbe, aussi bien les Rabbins qu’Eric Zemmour (au nom de Stanislas, Comte de Clermont-Tonnerre) ou BHL, à l’heure où d’autres vagues migratoires et d’autres courants religieux gagnent en visibilité dans l’espace public ?

 

Tout d’abord, dans une démocratie digne de ce nom, je pense que le débat contradictoire permet de faire avancer la réflexion collective dès lors que ceux qui l’engagent ne le revêtent pas d’une orientation prosélyte et ne le bâtissent pas non plus sur le registre de la diffamation, de la calomnie, voire de la rumeur à l’encontre de leurs interlocuteurs quand ceux-ci expriment des opinions divergentes, voire opposées. Cela ne me gêne donc pas du tout que des rabbins, Eric Zemmour ou Bernard Henri Lévy tentent d’apporter une réponse à « Qu’est-ce qu’être Juif ? ».

Concernant plus précisément les rabbins, je tiens à préciser qu’en matière de prosélytisme, le moins que l’on puisse dire, c’est que la religion juive n’est absolument pas prosélyte. Personne n’a en effet encore entendu en France, à ma connaissance et fort heureusement du reste, un seul rabbin exiger que tous les non Juifs se convertissent au Judaïsme, en France ou sur n’importe quel autre point de la planète.

 

Ensuite, vous me posez deux questions :

 

          a/ Qu’est ce qu’être français ? :

 

Que dit la Constitution française du 04.10.1958 ?

 

« Article 1 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

 

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

 

Article 2 : La langue de la République est le français.

 

L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.

L’hymne national est la Marseillaise.

La devise de la République est « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Son principe : le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »

 

J’ai donc une conception très "constitutionnelle"de l’identité française.

Etre Français, c’est donc :

 

-          reconnaître la langue française comme la langue officielle et donc accepter d’apprendre à la parler et à l’écrire correctement d’une part, ne pas la comparer à une langue de "seconde zone" d’autre part.

-          accepter de vivre dans une République laïque, indivisible, démocratique et sociale. "Accepter de vivre", c’est-à-dire respecter le caractère laïc, indivisible, démocratique et social de la République.

-          respecter l’emblème national qu’est le drapeau tricolore bleu-blanc-rouge. Par voie de conséquence, brûler le drapeau français comme s’y emploient un certain nombre de supporters à la suite de matchs de football n’est ni plus ni moins qu’un viol de l’identité française. Pas plus glorieux par ailleurs : le maire communiste de Vaulx-en-Velin qui le 30 juin dernier a laissé flotter au fronton de l’Hôtel de ville le drapeau palestinien aux côtés des drapeaux français et vaudais. Que doit-on penser dans ce cas ? Que l’emblème national de référence en France est encore le drapeau tricolore bleu-blanc-rouge ou désormais le drapeau palestinien ?

-          Faire de la devise de la République « Liberté, Egalité, Fraternité » une philosophie de vie.

 

Chacun l’aura compris, être français ne se limite en aucun cas au seul fait d’être titulaire d’une carte d’identité française.

 

 

              b/ Qu’est-ce qu’être Juif ?

 

Je crois que personne n’est encore jamais parvenu à apporter une réponse claire à cette question tant elle est finalement complexe.

 

Ø  Etre Juif, est-ce être de "race juive comme on l’entend encore ici ou là ?

 

Très honnêtement, que l’on parle des Juifs ou de toute autre ethnie, je pense que depuis l’usage criminel qui a été fait du concept de "race" dès le XIXème siècle où on se souvient par exemple d’un Proudhon qui parlait déjà de "cette race maudite", ensuite au XXème siècle avec le Maréchal Pétain qui bien qu’élevé à la dignité de Maréchal de France et donc à la plus haute distinction militaire dès le 19.11.1918 n’hésitera pour autant pas, non content d’avoir déjà vendu la France à l’ennemi, à adopter dès 1940 des textes discriminatoires à l’encontre des Juifs par lesquels les Français de "race juive" ont été exclus de la plupart des fonctions et activités publiques ; enfin du régime nazi qui lui aussi parlera de "la race juive" et exterminera 5 à 6 millions de Juifs (et entre 500 000 à 1 million de Tziganes), plus personne ne devrait employer le mot "race". Je regrette de fait que le débat sur la question de l’identité juive soit encore trop fréquemment abordé en termes de "race". C’est un mot qui, selon moi, devrait définitivement disparaître de la langue française, que l’on parle des Juifs ou de toute autre ethnie et ce quel que soit par ailleurs le continent où l’on se trouve sur notre planète Terre.

Chacun l’aura compris, je préfère donc poser les termes du débat en privilégiant le concept d’ethnie. Qu’est-ce qu’une ethnie ? Une ethnie est une population humaine dont les membres s’identifient mutuellement sur la base d’une ancestralité ou d’une généalogie communes. Si le critère majeur retenu dans cette définition est celui de l’ascendance commune, alors  à mon avis les Juifs sont en effet une ethnie.

 

Ø  Etre Juif, est-ce être obligatoirement de religion juive ?

 

Selon la Halakha, la judéité se transmet par la mère : est considérée juive la personne née de mère juive ou convertie en accord avec la Loi juive. En d’autres termes, si vous êtes né de mère juive, vous êtes juif. Le Juifs orthodoxes acceptent des Juifs athées pourvu que leur mère soit juive, ces Juifs qu’Emmanuel Levinas définissait comme  "les Juifs déjudaïsés"(Difficile liberté aux éditions Albin Michel). De même, un Juif cessant de pratiquer, de croire, reste Juif.

 

Si l’on remonte aux sources, un verset de la Torah affirme clairement cette matrilinéarité. Le Deutéronome (7 : 3-4) alerte en effet sur les dangers des mariages mixtes en ces termes : « Ne t’allie avec aucun d’eux : ta fille ne la donne pas à son fils et sa fille n’en fais pas l’épouse du bien car il détacherait ton (petit) fils de Moi et ils adoreraient des divinités étrangères … »

 

Pour moi, clairement, être juif, c’est être né de mère juive. Peu importe que l’enfant ait été éduqué ou non dans la religion juive.

Pour autant, cette définition ne me satisfait pas complètement. Je n’oublie pas en effet que nous vivons en 2010 et je me dis : doit-on aujourd’hui encore continuer de considérer que la judéité ne se transmet que par la mère, excluant de fait le père ? Devons-nous ainsi indéfiniment persister dans une voie qui exclut de la judéité les enfants nés de père juif et de mère non juive ? J’ai la conviction que non. Je crois que les autorités rabbiniques, à commencer par celles de la France, devraient ouvrir un débat sur ce dossier. Et le mener à terme de préférence. Quoi que l’on en pense, un enfant a un père et une mère et de surcroît il a besoin de ses deux parents pour se construire et donc construire son identité. Comment expliquer à un enfant qu’il est juif seulement si sa mère est juive ? De surcroît, je considère que si une mère porte un enfant, un père le porte aussi, évidemment différemment pour des raisons que chacun comprend aisément et sur lesquelles je ne vais donc pas m’attarder ici. Donc pour moi, rien ne justifie, en 2010, qu’un enfant né de père juif et de mère non juive ne devienne pas également juif de fait. Les religions doivent aussi avoir la capacité d’évoluer avec leur temps et cela suppose de fait qu’elles se remettent en question.

 

J’ajoute qu’historiquement parlant, la matrilinéarité ne s’est pas toujours vérifiée dans l’Histoire du Peuple juif et néanmoins la judéité de ceux nés d’une mère non juive n’a pas été forcément systématiquement remise en question. Je pense notamment au cas de Roboam (ou Re’hav’am en hébreu), premier roi du Royaume de Juda à l’origine du grand schisme du Royaume d’Israël qui se scindera en deux royaume rivaux. Roboam était le fils de Salomon et de Naama qui elle-même était une Ammonite. Est-ce à dire que Roboam n’était pas juif ?

 

Autre exemple plus récent : celui des Falachas nés de l’union du Roi Salomon et de la Reine de Saba. C’est le Coran qui révèle que la Reine de Saba se dénommait Balqis. Et la Reine de Saba était en réalité une Arabe yéménite. Pour autant, en 1975, le gouvernement israélien a reconnu la judaïté des Beta Israël. Qui penserait aujourd’hui à remettre en cause la judéité des Falachas ?

 

Ø  Les Juifs sont-ils un peuple ?

 

Tout dépend, à la base, de la définition que l’on donne au mot "peuple". Un peuple, est-ce une communauté humaine qui partage un territoire et obéit à des normes de citoyenneté ? Dans ce cas, le peuple juif se limiterait aux seules frontières de l’Etat d’Israël, excluant de fait la diaspora juive. Ce qui, chacun en conviendra, serait complètement aberrant !

Au demeurant, dans l’Histoire du Peuple juif, certaines communautés ne se sont pas toujours senties appartenir au peuple juif. Par exemple, au XIXème siècle, les Karaïtes d’Europe orientale considéraient qu’ils constituaient une partie du peuple turc ; en aucun cas ils n’estimaient appartenir au peuple juif.

 

Maintenant, partons de la définition que donne le Larousse encyclopédique de 1987 : « Un peuple est un ensemble d’hommes habitant ou non sur un même territoire et constituant une communauté sociale et culturelle. » Au vu de cette définition, je pense que l’on peut effectivement actuellement parler de "peuple juif".

En vérité, selon moi, c’est tragiquement et paradoxalement la Shoah qui a permis aux Juifs d’acquérir un sentiment d’appartenance à un même peuple. Le fait que les Juifs soient devenus aux yeux des nazis un ensemble finalement homogène à exterminer a, me semble-t-il, conduit les Juifs à éprouver le sentiment qu’ils avaient et ont un destin commun.

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Published by Gad - dans Bonapartine
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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