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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 00:15

De Babel aux collines de Sion


 



Avis : La publication de cette interview est soumise à l'autorisation de l'auteur.
François Cellier - francelier@gmail.com
,
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Pour aschkel.info et lessakele
 

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INTERVIEW DE FRANCOIS CELIER

Par Max Semory pour JerusalemPlus.tv et Aschkel

 pasteur et ecrivain

Max Semory - François Celier, merci de revenir sur l’antenne de Jérusalemplus.tv pour une nouvelle émission consacrée cette fois à « Babylone ou Jérusalem », un thème antinomique qui vous est cher et qui pourrait résumer le choix de civilisation auquel est confronté l’occident en général et l’Europe en particulier : Babylone, la cité du matérialisme, de la puissance et de la rébellion envers D…ou Jérusalem, la cité de l’esprit et de la paix.

François Celier, quel est a votre avis l’état d’esprit de l’Europe en regard de ce choix de civilisation ?

 

F. C.- De même qu’à la veille de la chute de l’empire romain, sur un plan existentiel et métaphysique, je crois que notre  civilisation judéo chrétienne se trouve de nouveau à la croisée des chemins. En effet, face aux attaques protéiformes des armées du jihad, ce qui prélude à un conflit thermonucléaire, le choix qu’elle doit faire est crucial : Celui de l’Esprit de Babylone ou celui de l’Esprit de Jérusalem, et je dirais même plus, de la Tour de Babel aux collines de Sion pour toute l’humanité.

 

De tous temps, les réalisations des hommes excluent volontiers l’existence du Créateur divin, sur les plans politiques, culturels et cultuels (nous oublions parfois que l’être humain est aussi théologique).

Nos modernes cités urbaines illustrent l’esprit de la Tour de Babel de même que celui de la cité de Babylone et toutes les deux symbolisent l’ancestralité de la rébellion humaine envers le Créateur.

 

Au cours des siècles historiques, cet esprit inspire toujours des villes aussi diverses que Dubaï, Shanghai, Moscou, Tokyo, New York et autres mégapoles. La plupart de ceux qui les bâtissent ne rêvent qu’à la grandeur, la force ou l’opulence, et la centralité des pouvoirs.

Jadis, tel un poing dressé, la Tour de Babel voulut attenter au ciel ; de même que Babylone sur les peuples d’alentour, qui déploya l’arrogance de son génie par son prestige et sa puissance. Toutes deux illustraient l’orgueil de l’homme cherchant à supplanter le Créateur en se fondant sur l’argument du soupçon en Eden : L’Eternel D’… a-t-il dit ?

Ce raisonnement séditieux se poursuivit de siècles en siècles, jusqu’à l’actuel relativisme de tout ce qui existe, de même qu’à l’inversion des valeurs de dignité humaine et de beauté de la vie.

 

Au cours des âges, l’esprit de Babel et de Babylone à toujours suscité de fortes personnalités charismatiques, entourées de serviles collaborateurs. Nombre de ces dictateurs et despotes, aspiraient à la puissance, à la domination, aux privations de liberté de penser, de dire et de vivre pour eux-mêmes ; à leur asservissement par une même Loi, une même idéologie. Ce qui répond parfaitement au programme totalitaire de l’Islam : un Califat impérial, politico-théocratique, conforté par l’improbable avènement du 12ème Messie coiffé d’un turban Persan.

 

M. S. Dans un article publié récemment et justement titré « Babylone ou Jérusalem ? », vous écrivez que, faute de vision salvatrice, ce qui accentue l’affaiblissement de l’occident, européen notamment, c’est le fatalisme d’être voué au matérialisme, au consumérisme par les voies dévoyées egocentriques de l’économie de marchés iniques de la finance internationale, toutes deux inféodées aux lois des plus nantis en richesse énergétiques ou encore, en détenant l’arme suprême du nucléaire.

L’Europe choisirait donc Babylone ? Est-ce un choix irréversible ?

 

F. C. Depuis plus de 3500 ans, l’Esprit de Jérusalem s’oppose radicalement à celui de la Tour de Babel et de Babylone. La civilisation actuelle est placée devant un choix crucial et, malheureusement, tous les indicateurs sociétaux, économiques et politiques nous indiquent qu’elle continue à faire le mauvais choix, c’est-à-dire encore et toujours celui de la Tour de Babel et de la cité de Babylone.

 

Par l’aveuglement cupide de ses dirigeants et contre le gré de ses peuples, l’Europe s’est laissé entraîner dans un processus d’islamisation nommé Eurabia. Cette politique insidieuse fut crée par une volonté d’immigration massive  de quelques politiciens et idéologues dans le but de former une société parallèle, dans un premier temps….

Depuis lors, ce projet arabo-européen tente de coloniser la plupart des 26 pays de l’Union pour en faire un essaim de populations –soumises-, afin de grossir le milliard de musulmans de l’Oumma.

 

C’est pourquoi s’érigent méthodiquement un peu partout dans la vieille Europe, des milliers de mosquées, gérées par des imams au double langage, sous le contrôle d’idéologues islamistes farouchement irrationnels.

Elles poussent comme des champignons urbains avec la complicité des autorités autochtones, qu’elles bafouent au passage, en distillant ses dogmes, sa Charia et ses interdits dans les têtes docilement prostrées de millions de noirs, bruns ou blancs, s’agenouillant en cadence front contre terre. Manifestement soumis.

 

Appliquant graduellement sa colonisation, tantôt en babouches feutrée, tantôt en cimeterres terroristes, les musulmans s’implantent rue par rue, quartier par quartier, jusqu’à des villes entières. Dès lors, ils subornent, par pression démographique, chantage financier ou électoraliste, les autorités occidentales et leurs citoyens, à qui l’on dénie le droit d’en débattre, de contester et de s’insurger.

Bouches bâillonnées, pensée unique, volonté inique, et surtout « pas d’ vagues ».

Comme le dit si bien Mme Bat Yé’Or, ceux qui nient ces évidences sont ceux-là même qui y participent.

 

La moitié des 54 millions de musulmans vivant en Europe considèrent leur loyauté à l’islam plus importante qu’à l’égard de leurs pays d’accueil. A moins qu’ils ne soient de connivence, les 26 Chefs de Gouvernements européens devraient s’en alarmer d’urgence !

A défaut d’un Charles Martel français, il serait temps de trouver le leader d’une Résistance De Salut Public (RDSP), dans le vivier de ceux qui se rebellent et se lèvent de plus en plus nombreux ; ou un homme politique à la Geert Wilders, pour se dresser contre le Jihad européen, déjà en guerre depuis un certain 11 septembre 2001.

 

Le leader actuel du Hezbollah à déclaré une parole très significative : « Nous aimons la mort plus que la vie » !

Or, la Torah appelle les hommes à vivre : J’ai mis devant toi la vie et la mort, choisis la vie afin que tu vives.

Et l’Evangile nous informe que « la mort est notre dernier ennemi » (y compris les adorateurs de la mort).

A cet islam mortifère, nous citoyens de pays libres devons répondre par une réaction d’autant plus radicale.

 

Par ailleurs, la nouvelle stratégie du Hezbollah émanant des Ayatollahs de Téhéran, manigance de récupérer l’image d’un Jésus palestinien pour en faire le clone mensonger du 1er résistant et martyr qui se soit dressé face aux juifs…

Donc, le mois du carême chrétien deviendrait une commémoration de la résistance de Jésus, 1er martyr palestino-chrétien tombé dans son combat contre les juifs ?

 

Cette inversion de la vérité historique est diabolique ! Alors que de nos jours, des dizaines d’églises sont détruites et des centaines de chrétiens sont massacrés dans les pays musulmans… dans la plus grande indifférence de l’Occident !

En tant que disciple de Jésus le juif, l’être le plus humaniste et admirable de tous les temps, je m’élèverais toujours contre cette monstrueuse aberration des adorateurs de la mort !

 

M. S. Comment voyez-vous l’esprit de Jérusalem ?

 

F. C. Cette modeste cité symbolise la paix et aspire au salut de l’homme par l’intervention de L’Eternel.

Mais pour se préserver du scandale de la mort et du néant, l’homme préfère ses fantasmes intellectuels et ses illusions technologiques. Pourtant, il n’ignore pas l’intuition d’éternité qui habite au fond de sa conscience.

C’est la raison pour laquelle, depuis l’aube des temps, des populations entières ont été grugées en adorant toutes sortes de Messies et de Paradis posthumes, s’avérant maléfiques dans leurs finalités, tels les totalitarismes Staliniens, Maoïstes ou Hitlériens.

De nos jours, ce serait le Paradis d’Allah que les mahométans imposent à l’Europe, de gré ou de force.

Or, ce Paradis-là, bien qu’estampillé hallal, ne paraît ni cachère, ni judéo-chrétien, ni crédible en rien.

 

A Contrario, dans sa quête incessante du sens de la vie et d’un monde meilleur, Jérusalem et l’Amour de Sion représentent la meilleure alternative pour l’homme qui aspire à une relation avec son créateur, l’Eternel.

Dès lors, un sentiment d’émerveillement pour sa prodigieuse ingéniosité et la beauté de sa création pourra l’emplir de gratitude, de louanges et de paix intérieure.

 

En réponse à votre question sur l’Esprit de Jérusalem, il représente pour moi un esprit d’harmonie avec le monde,  impliquant toute la palette des valeurs les plus édifiantes pour le bonheur des hommes et femmes.

Dans cette harmonie en devenir, Jérusalem, capitale éternelle d’Israël, aspire à n’être qu’une ville de sainteté spirituelle, de valeurs éthiques et de justice.

Aussi, cette petite ville, véritable microcosme de l’humanité est bien plus que la cité de David ne le fut ; bien plus que la capitale unie et indivisible de la renaissance providentielle d’Israël, est infiniment plus encore que tout ce que les hommes peuvent imaginer.

 

Le prophète Ezéchiel nous en a tracé les plans, montré la qualité exceptionnelle de ses matériaux et la splendeur de son rayonnement. Que l’on soit croyant ou non, Jérusalem se révèle à tous ceux qui le désirent sincèrement.

Elle leur offre alors les signes d’un royaume à venir qui, vu les menaces d’atomisation de ses murs, ne saurait tarder…

 

M. S. Dans votre publication « Le sacre de l’obscur », vous écrivez, à propos de Durban 2 de triste mémoire, ce qui pourrait bien être l’épilogue de notre entretien sur le choix de civilisation amorcé par l’Europe :

« Ces quatre jours vont marquer le monde par la honte ou l’esprit de résistance. Il s’agit d’une bataille idéologique mais aussi d’un conflit métaphysique dans lequel les pays occidentaux qui s’y impliquent y perdront leur âme mais aussi l’essentiel des droits universels donnant sens et valeurs au droit humain de nos démocraties ».

Pouvez-vous être plus explicite?

 

F. C. Ce qui sera affaibli ou mutilé se rapporte aux libertés concernant la laïcité ; la liberté de dire et de critiquer, notamment l’islam, péril majeur de notre temps ; le droit des femmes (traites, mutilations sexuelles, lapidations, mariages forcés, défaut d’éducation, etc.) ; celui des minorités chrétiennes en terres d’islam (condamnées à disparaître); l’esclavagisme des populations noires (toujours vendues dans les pays du Moyen-Orient). Etc.
Cette défaite de Durban II procure aux pays musulmans un outil de chantage juridique sur l’Occident démocratique et judéo-chrétien ; de même que dans tous les territoires du monde répertoriés comme étant
infidèles à l’islam.
Ce Durban-II genevois n’a fait que favoriser l’inversion des responsabilités pénales, au bénéfice du Droit d’une Charia moyenâgeuse ; le détournement des outils législatifs contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance, ainsi que toutes sortes de discriminations.

En fait, cette conférence de Genève, hyper médiatisée, constitue la première forfaiture du XXIème siècle des pays occidentaux. La  peur irrationnelle de leurs élites dirigeantes, leurs experts politologues et penseurs de renom se sont associés à cette tromperie publique en la cautionnant par leur simple présence, ils ont en fait, favorisé la montée en puissance des régimes terroristes qui, dès lors, peuvent mettre en place leur vieille Charia et leur Jihad fantasmatique.

Par ailleurs, toute l’orchestration de Genève-Durban II eut pour objectif la diabolisation d’Israël et la prééminence de l’Islam sur toutes les religions et démocraties du monde libre.
L’esprit de 1938 fut celui de la trahison des valeurs occidentales des Droits de l’Homme de 1948, fondés sur le judéo-christianisme ; celui de Durban II. à entériné cette trahison de l’honneur et de la vérité, en pleine connaissance de cause de la part de ses initiateurs.

En 1938, après avoir asservi l’Autriche et les Sudètes, Hitler célébra sa puissance montante par la « nuit de cristal »… Inaugurant sa démence génocidaire, il galvanisa le côté obscur de l’inhumanité européenne, pourtant civilisée et christianisée. Quelle terrible malédiction dut peser sur les esprits de millions d’européens, de ses élites intellectuelles jusqu’aux plus modestes de ses sujets…

Or, voilà que soixante douze ans plus tard, les fils et filles de ces populations perçoivent ce même sentiment : l’odeur de la peur et de la lâcheté, dans la caste politique et ses  tambours médiatiques, chez leurs élus locaux et leurs maîtres à penser... 

 

Et par ailleurs, outre Atlantique d’où ne viendra plus le secours des Gi’s… Désormais, ils refuseront de mourir pour une Europe aussi lâche qu’ingrate ; d’autant que leur Président actuel, bien qu’apostat de l’Islam de son enfance, se trouve bizarrement à l’abri des fatwas des Gardiens du dogme coranique…

Son aura d’icône cathodique, au sourire enjôleur et carnassier, parade toujours, lançant de gauche et de droite sa rhétorique concoctée dans les laboratoires de la pensée lénitive pour son prompteur ping-pong…

 

En me souvenant des procès de l’Histoire, tels Socrate, Jésus, Jeanne d’Arc, Napoléon, Eichmann, Lénine, Trotski et quelques autres, il m’arrive de rêver d’un procès posthume concernant le Prophète (1).

A quand des sommités scientifiques courageuses, capables d’élaborer une plaidoirie basée sur les textes eux-mêmes : coran, sirah, adiths, pourront nous démontrer que l’Islam est intelligible aux millions d’ignorants occidentaux, dont je suis. A ce moment-là seulement -du moins sur le sol européen-, personne ne voudra plus jamais en entendre parler !

En bonne intelligence et foi de bon aloi. Assurément.

 

© François Celier. Pasteur. Ecrivain.

 

 

(1)   Qui n’a rien à voir avec Le Prophète primé aux Césars du cinéma français comme le meilleur film de l’année

 

 




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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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