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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:40

Défendre la Démocratie Israélienne

Par Caroline B. Glick

Jerusalem Post 14 nov 2011 

http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=245580

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Israël manque douloureusement de contrôles et de bilans qui sont la norme dans les autres pays occidentaux et qui protègeraient ce pays des groupes de la Gauche radicale.


Les câbles de l’ambassade des USA fuités par Wikileaks en septembre ont démontré la triste vérité au sujet des buts réels des organisations autoproclamées de droits de l’homme en Israël.


Lors d’une réunion avec le secrétaire d’Etat adjoint d’alors Michael Posner à l’ambassade des USA à Tel Aviv en janvier 2010, la directrice de B’Tselem Jessica Montell expliqua ce à quoi son groupe souhaitait parvenir par sa collusion avec la commission d’enquête Goldstone de l’ONU dans la prise en charge par Israël de l’Opération ‘Plomb Durci’. Selon le rapport de l’ambassadeur, Montell déclara : « Son but…était de faire peser sur Israël le poids de l’opinion mondiale et de mesurer si le pays pouvait se permettre une autre opération comme celle-là ».


En d’autres termes, par la collusion avec la commission anti-Israël de l’ONU, dont le mandat de la Commission de Droits de l’Homme de l’ONU était d’expliquer combien Israël avait transgressé la loi internationale en agissant pour défendre ses citoyens contre les attaques de missiles indiscriminées et illégales du Hamas, le but de B’Tselem était de saper la capacité d’Israël à se défendre. B’Tselem souhaitait utiliser la Commission de l’ONU pour fomenter une chasse aux sorcières internationale contre l’Etat juif qui entraînerait un prix prohibitif pour défendre le pays. Le gouvernement démocratiquement élu d’Israël réagirait à l’attaque internationale en ignorant les besoins du public israélien et en optant pour ne pas défendre de nouveau le pays.


Evidemment, si Israël cessait de se défendre, à la lumière de l’implication totale de ses ennemis en vue de sa destruction, il cessera d’exister. Et lors d’une réunion avec les officiers de l’ambassade des USA en février 2010, Hedva Radovanitz, la directrice associée d’alors au ‘New Israel Fund’ (NIF) en Israël déclara que cela serait parfait pour elle. Selon un rapport de la réunion de l’ambassade connu par un câble fuité, Radovanitz déclara : « qu’elle pensait que dans 100 ans, Israël serait à majorité arabe et que la disparition d’un Etat juif ne serait pas la tragédie que les Israéliens craignent car il deviendrait plus démocratique ».


Les émules de Radovanitz et Montell sont parfaitement conscients que la majorité des Israéliens ne partagent pas leurs objectifs extrémistes ou leurs visions radicales de l’avenir d’Israël.


Radovanitz a reconnu que le soutien public à la Gauche radicale, que le NIF finance avec 18 millions de $ par an, n’a pas d’électorat local véritable.


Comme le câble le formule, elle a décrit « la disparition de l’aile politique de Gauche » en Israël et l’absence d’électorat des ONG.


Elle nota que « quand elle dirigeait le bureau de Tel Aviv de ‘l’ACRI’ [L’association pour les Droits Civiques en Israël], celle-ci comptait 5.000 membres, alors qu’aujourd’hui elle en compte moins de 800, et qu’elle a été juste capable de rassembler environ 5.000 personnes à sa marche des droits de l’homme de décembre 2009 en se reposant sur le personnel actif des 120 ONG participantes ».


De même pour Montell, lors d’une réunion avec l’officier de liaison de l’ambassade des USA en février 2010, elle « estima que le budget de B’Tselem de 9 millions de shekels (2,4 millions de $) est à 95 % financé par l’étranger, essentiellement des pays européens ».


La réalité que démontrent ces documents fuités par Wikileaks est précisément celle pour laquelle la Knesset a mis en place un effort renouvelé justifiant trois propositions de lois séparées. Deux des lois de la Knesset traitent du financement étranger des ONG. Une loi doit limiter à 20.000 shekels par an le montant du financement que les ONG politiques israéliennes peuvent recevoir de gouvernements étrangers et d’organisations internationales comme l’UE et l’ONU. Une loi concurrente refusera les exemptions d’impôts – à savoir les subventions gouvernementales – à de telles contributions et appliquera un impôt de 45% à toutes ces contributions étrangères.


Alors que les lois s’appliqueront à toutes les ONG, évidemment elles seront particulièrement problématiques pour celles dirigées par des radicaux israéliens comme Montell et Radovanitz qui n’ont pas d’électorat israélien local et recourent aux gouvernements étrangers pour soutenir leurs efforts anti-Israël.


La troisième loi traite de la principale source du pouvoir politique de ces ONG financées par des ONG étrangères – la Cour Suprême radicalisée d’Israël.


Au cours de vingt dernières années environ, alors que la Gauche radicale s’était discréditée comme force politique en Israël, elle avait eu recours de plus en plus à la Cour Suprême pour atteindre ses objectifs. La Cour est dominée par des extrémistes de Gauche qui légifèrent depuis leur siège des lois qui ne passeraient jamais à la Knesset.


En adressant des pétitions à la Cour Suprême, des groupes financés par l’UE comme B’Tselem, Peace Now (‘La Paix Maintenant’) et Adalah ont été en mesure de mettre en place des contraintes imposées par la Cour sur les opérations de Tsahal.


Ils ont été en mesure de bloquer ou de gêner l’exécution de mesures de sécurité qui jouissent d’un large soutien du public, comme la construction de la barrière de sécurité.


Ils sont en mesure d’empêcher des dirigeants politiques de concevoir et de mettre en œuvre des politiques au service des intérêts du pays comme d’empêcher les activités illégales de l’OLP à Jerusalem et la construction de communautés juives sur la terre appartenant aux Juifs en Galilée.


Le projet politique législatif radical de la Cour Suprême n’est pas limité à des questions politiques et de sécurité. Elle a aussi cassé des lois de la Knesset pour libéraliser les media et privatiser des secteurs de l’économie comme le système des prisons. Elle a agi sur la base de demandes constitutionnelles qui ont peu de fondement dans la loi réelle, et qu’elle a appliqué de façon inconstante selon les penchants idéologiques de ses juges.


Le public a bien pris note des activités de plus en plus non démocratiques de la Cour. Selon un récent sondage de l’Institut ‘Maagar Mohot’, la Cour Suprême, autrefois institution la plus hautement respectée en Israël, est aujourd’hui considérée par 54 % du public comme pleine de préjugés politiques et par 75 % avec une marge de 11 % comme orientée à Gauche. 63 % du public croit que les opinions politiques des juges influencent leurs décisions légales à un certain degré. Le projet politique radical de la Cour Suprême est facilité par la méthode non démocratique d’Israël dans la sélection de ses membres.


Les membres de la Cour sont nommés par un Comité des Nominations Judiciaires. Pour des raisons pratiques, le Comité est contrôlé par la Cour Suprême elle-même et ainsi les Juges se sélectionnent effectivement eux-mêmes. 56 % du public veut que cette méthode de sélection soit modifiée.


Le projet de loi soumis par les membres de la Knesset du Likoud Yariv Levin et Zeev Elkin soumettra tous les candidats à la Cour Suprême à des auditions publiques conduite selon la loi de la Knesset. Ces auditions apporteront aux législateurs et au public une totale exposition de leurs opinions, activités et associations en tant que futurs juges. Ce faisant, cela constituera un petit pas vers des procédures de nomination à la Cour en ligne avec celles utilisées dans la majorité des démocraties occidentales. Alors que les lois traitant du financement étranger des ONG et la loi sur les nominations à la Cour Suprême apparaissent non liées, en fait elles le sont indirectement.


S’adressant aux media, les chefs de diverses ONG ont clamé que les lois traitant de leur financement étranger sont “inconstitutionnelles” et donc de peu de valeur.


Ils savent qu’ils peuvent compter sur leurs frères idéologiques à la Cour Suprême pour les protéger du public et de ses représentants à la Knesset. Exactement comme la Cour n’a pas hésité à bloquera des politiques et des réformes gouvernementales légitimes dans le passé dans l’intérêt des convictions idéologiques radicales des juges, de même les représentants des ONG croient que la Cour les protègera des actions de la Knesset cette fois aussi.


Cela signifie que la seule façon de protéger la démocratie israélienne de ces groupes subversifs financés par l’étranger qui cherchent à saper les fondations de l’Etat, c’est de réformer la Cour Suprême qui autorise leurs activités. Toutes les lois qui ont été soumises cette semaine sont de sérieuses tentatives pour déjouer une menace sérieuse à la démocratie israélienne.


Et ce ne sont pas les premières du genre. Au cours des années écoulées, les législateurs d’Israël ont introduit plusieurs projets de lois destinés à parvenir aux mêmes objectifs. Et chacun de ces projets de loi a été attaqué par les media gauchistes israéliens comme « anti-démocratiques ».


Les media réitèrent ces pratiques standard aujourd’hui. Plutôt que d’encourager le débat sur la substance de ces projets de loi et les problèmes qu’ils cherchent à résoudre, les media font cause commune avec les chefs des ONG et leurs donateurs gouvernementaux étrangers pour diaboliser les auteurs des projets de loi et menacer Israël de « conséquences diplomatiques » si la Knesset avance dans ces initiatives.


Tout cela est assez triste. Mais ce qui fait empirer la situation, c’est le comportement des champions autoproclamés de la démocratie parmi les politiciens de haut rang du Likoud. Au nom de la démocratie, les ministres Benny Begin, Michael Eitan et Dan Meridor s’opposent à toutes ces mesures, qui sont centrées sur la protection et le renforcement de la démocratie israélienne.


Meridor peut bien cesser de prendre la position de la Gauche contre les électeurs de son Parti. Mais Begin et Eitan se sont distingués comme des penseurs indépendants. Eitan a adopté une position dure et indépendante sur la corruption gouvernementale. Begin n’a pas hésité à s’opposer aux media gauchistes et à la bureaucratie sur des questions relatives au terrorisme.


Pourtant là, ces hommes adoptent généralement les arguments spécieux et franchement indéfendables de la Gauche radicale qui ne représente personne d’autre qu’elle-même et ses financeurs étrangers.


C’était l’opposition aux émules de Begin, Meridor, Eitan et le président de la Knesset Reuven Rivlin qui ont fourni à la Gauche radicale la couverture politique nécessaire pour torpiller les initiatives parlementaires précédentes et protéger les institutions démocratiques d’Israël contre les attaques financées par l’étranger.


Et le succès de la Cour Suprême jusqu’à présent pour empêcher toutes les tentatives parlementaires et gouvernementales sérieuses en vue de contrôler ses actions antidémocratiques est dû en grande partie à ce combat des chefs du Likoud en vue de l’usurpation judiciaire du pouvoir législatif et gouvernemental.


Il est difficile de savoir ce qui conduit ces hommes à agir ainsi. Mais il est grand temps qu’ils exercent un jugement indépendant et réévaluent leur soutien à l’attaque contre la démocratie israélienne, rendue judiciairement possible par la Gauche radicale financée par l’étranger, 

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Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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