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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 22:30

 

 

Chemical Attacks In Saraqeb Idlib4.png

 

 

 

Des sources américaines ont affirmé samedi 15 juin, que “le soutien militaire” que l’Administration Obama a promis à l’opposition syrienne, vendredi, comprenait des armes automatiques, des mortiers et des lance-roquettes et grenades sans recul (RPG), prêtes à la livraison dans les trois semaines, à travers la frontière turque.


Ces articles de quincaillerie, selon les sources militaires de Debkafile, ne sont rien de plus qu’une façon de se moquer des besoins réels des insurgés. N’importe quel trafiquant d’armes qui se respecte, au Moyen Orient, peut rapidement mettre la main sur des lance-missiles anti-aériens et antitanks, pour un prix ne dépassant guère plus que quelques dizaines de milliers de $ - soit au Liban, dans le Sinaï égyptien, l’Autorité Palestinienne – ou même en chinant parmi les milices rebelles syriennes, elles-mêmes. Les prix actuels, selon nos sources, se situent, par exemple, à 50.000 $ pour un lance-missile anti-aérien Grail SA-7, portable à l’épaule et 40.000 $ pour un tank T-55 en conditions techniques rudimentaires, doté de 40 obus.


Une fois que les armes américaines seront parvenues sur place, l’énorme déséquilibre entre l’arsenal des rebelles et celui de l’armée syrienne sera toujours aussi frappant qu’auparavant. Il s’élargit constamment, avec l’atterrissage, à peine toutes les quelques heures, d’avions de transport russes et iraniens, livrant des équipements militaires pour couvrir les besoins incessants de l’armée syrienne et du Hezbollah en guerre.


Vendredi, alors que les Iraniens élisaient un nouveau président, leur guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, a déclaré lors d’un discours : « Aux Américains, je dis : « Allez au Diable. Quiconque vous écoute est un perdant. Le peuple iranien n’a jamais attaché aucun crédit à ses ennemis ».


Tandis qu’à Beyrouth, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah déclarait : “Là où nous devons aller, nous irons. Là où nous avons commencé à assumer des responsabilités, nous continuerons d’assumer ces responsabilités » Et, a-t-il ajouté, il ne sera permis à personne au Liban d’interférer avec ça.


Nasrallah, dont la moitié des forces militaires combat pour Bachar al Assad en Syrie, avertissait ainsi les ennemis du Hezbollah, sur le territoire intérieur, qu’il est suffisamment fort pour affronter autant, n’importe lequel des opposants à son aventure syrienne.


Toujours plus loin dans la bravade, après celles de Téhéran et Beyrouth, une déclaration venue de Damas, entendue vendredi, pointait fortement dans la direction qu’emprunteront à l’avenir les trois alliés. Le Président syrien Bachar al Assad affirmait : « Nous avons des plans pour ouvrir un front de la résistance sur les Hauteurs du Golan », ajoutant qu’un « tel geste pourrait unifier les diverses factions en Syrie ». C’était la première fois qu’Assad dévoilait ingénument ses intentions de souder les rangs de la « résistance »contre Israël, comme moyen de diversion permettant de démembrer le front rebelle contre son régime.


Il s’exprimait après avoir ordonné aux troupes syriennes et du Hezbollah de se séparer en deux directions et d’avancer simultanément sur deux fronts : l’un, pour mener leur offensive majeure afin de reconquérir Alep et, la deuxième, sur le Golan, qui est divisé entre la Syrie et Israël.


Les sources militaires de Debkafile révèlent que jeudi soir, les premiers mouvements ont été détectés, se dirigeant vers le côté syrien du Golan et de la frontière jordanienne, à partir des concentrations de l’armée syrienne et du Hezbollah, qui se sont rassemblées, au cours des deux dernières semaines, autour de la ville de Deraa, au sud-ouest.


Des officiers supérieurs du Commandement Nord de Tsahal n’ont aucun doute concernant les plans d’Assad, consistant à déployer des unités du Hezbollah sur la frontière du Golan israélien, pendant qu’une force d’appui syrienne prendra position sur la frontière jordanienne. Selon certaines sources du renseignement, on a distribué à certaines unités du Hezbollah opérant en Syrie des armes chimiques rudimentaires à « usage limité ». Elles se présentent sous forme de bouteilles en plastique, n’ayant guère plus que la taille d’une ration de nourriture en boîte, et peuvent être tirées ou simplement lancées à la main. Du gaz Sarin innervant hautement toxique s’échappe par deux trous au moment de l’impact.


Cet engin a été développé par l’Iran, au profit de l’armée syrienne, pour être utilisé à petite échelle, de façon à éviter à Assad d’être accusé d’utiliser une « arme de destruction massive ».


A Washington, les responsables américains et israéliens, à tour de rôle, ont mis leurs « lignes rouges » au rebut. L’Administration Obama a confirmé que l’utilisation d‘armes chimiques, de la part du gouvernement syrien contre l’opposition en de multiples occasions, se déroulait à une « petite échelle ».


Le Ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon, a déclaré, lors d’une conférence, qu’Israël avait posé trois lignes rouges au régime Assad, contre la livraison d’armes avancées au Hezbollah ou à tout autre groupe terroriste, leur laissant la possession d’armes chimiques ou permettant qu’Israël soit attaqué depuis le Golan.


Autant l’Administration américaine qu’Israël sont dépassés par les évènements. En minimisant l’échelle d’utilisation d’armes chimiques syriennes et en ne fournissant aux rebelles guère plus que des armes légères, Washington est en train, en effet, de donner licence à Assad pour qu’il puisse continuer son usage d’armes chimiques à « petite échelle ». Et le Ministre israélien de la défense a choisi d’ignorer le fait que le dirigeant syrien à déjà franchi les lignes rouges d’Israël en les foulant au pied, jusqu’à présent, indemne de toute réplique effective qui soit évoquée.


Le sens du reste de ses remarques devant l’Institut des Politiques Proche- Orientales à Washington, vendredi, est tout aussi abscons : « Israël n’interviendra pas en Syrie, en partie, parce qu’une telle intervention porterait préjudice au camp qui a les faveurs d’Israël », a déclaré Ya’alon. Mais il n’a pas mentionné la situation inverse, qui est plus réaliste, par lequel la Syrie et le Hezbollah se préparent à « intervenir » en Israël.


L’impression que l’on retire de ses remarques était que, tout comme l’Administration Obama a choisi de s’abstenir d’une réponse appropriée à l’utilisation d’armes chimiques par Assad, de la même façon Israël recule, plutôt que de faire face à l’offensive qui monte en puissance et prend ses frontières pour objectif. Moshe Ya’alon ne fait-il que mettre ses pas dans les traces de la politique de non-intervention d’Obama en Syrie ?


A tous les évènements auquel il a participé, il n’a jamais  mentionné un seul mot du fait que le Hezbollah était doté « d’armes chimiques à usage limité » -ni avant ni après sa rencontre avec le Secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel, samedi matin.


 http://www.debka.com/article/23047/Hizballah-units-near-Golan-Some-receive-%E2%80%9Climited-use%E2%80%9D-chemical-arms

 

 

 

 

DEBKAfile Reportage Spécial  15 Juin 2013, 2:41 PM (IDT)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.  

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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