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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 19:21

Désaccord ouvert entre les Etats-Unis et Israël : les grandes manœuvres conjointes annulées.  

 

 

Barak Obama

 

La discorde américano-israélienne à propos de l’action à mener contre l’Iran est passée en surmultiplié, dimanche 15 janvier, lorsque la Maison Blanche a annulé Austere Challenge 12, les plus grandes manœuvres conjointes que les Etats-Unis et Israël aient jamais mis sur pied, prévues pour se dérouler au printemps, en représailles causées par un commentaire de l’adjoint au Premier ministre, Moshe Ya’alon, lors d’une interview tôt dans la matinée à la radio. Il disait que les Etats-Unis étaient hésitants en ce qui concerne les sanctions contre la Banque Centrale Iranienne et le pétrole, par crainte que les prix du pétrole n’atteignent des sommets.

 

 

La bataille rangée entre Washington et Jérusalem est, à présent, ouverte, provoquant sans aucun doute des réjouissances à Téhéran.

 

 

Rien n’a été dit concernant les 9,000 hommes de troupes qui ont atterri en Israël, plus tôt ce mois-ci, pour un séjour de longue durée. Pas plus concernant la visite prochaine du Général Martin Dempsey, Président de l’Etat-Major interarmes américain, prévue pour jeudi.

 

 

L’exercice a été officiellement reporté du printemps 2012 au dernier trimestre de l’année, du fait de « contraintes budgétaires » - une formule diplomatique évidente pour parler d’une annulation. Cela a été diffusé en urgence à une heure inhabituellement précoce, selon l’horaire de Washington, d’après les sources de Debkafile, pour souligner la désolidarisation totale de l’Administration Obama, concernant tout préparatif visant à frapper l’Iran et mettre l’accent sur sa position disant que si une attaque avait lieu, seul Israël devrait en être tenu pour responsable.

 

L’adjoint au Premier ministre a attisé davantage l’un des désaccords les plus aigus dans l’histoire des relations américano-israéliennes, au sujet des objections de l’Administration Obama à l’encontre d’une action militaire contre les installations nucléaires iraniennes sous quelque forme que ce soit. Ya’alon s’est aventuré en terrain miné, lorsqu’il a pointé du doigt que le Congrès américain avait fait preuve de résolution en adoptant la législation sur les sanctions avec un réel mordant. Mais [que] la Maison Blanche « hésitait ». IL a poursuivi en disant : « Une opération militaire est le dernier recours, mais Israël doit être prêt à se défendre par lui-même ».

 

La friction était déjà alimentée, depuis la semaine dernière, par le profond ressentiment qui est survenu en Israël, du fait de la sévère condamnation, par Washington, de l‘assassinat, mercredi dernier, 11 janvier, du scientifique nucléaire, le Prof. Mostafa Ahmadi-Roshan, qui se voulait être un démenti absolu de toute implication américaine.

 

Bien que Téhéran ait, depuis lors, accusé les Etats-Unis de l’attaque, la Maison Blanche l’a interprété comme un signe de défiance au sujet d’une opération militaire israélienne unilatérale contre l’Iran, à laquelle l’Administration est catégoriquement opposée.

 

 

Vendredi 13 janvier, le Pentagone a annoncé le renforcement substantiel de sa puissance de feu autour de l’Iran, positionnant près de 15 000 soldats au Koweit – deux brigades d’infanterie de l’armée et une unité d’hélicoptères – et en faisant garder la région par deux port-avions : l’USS Carl Vinson, l’USS Steinnis et leur groupes d’attaque.

 

 

 2 (Copier)

 

Les sources militaires de Debkafile révèlent qu’un troisième porte-avions accompagné de son groupe d’attaque, l’USS Abraham Lincoln, est également en route vers le Golfe Persique.

 

Ce renforcement massif indique, soit que le Président Obama met la barre très haut, dans ses désaccords à l’encontre d’une frappe israélienne et qu’il renforce les défenses des moyens militaires contre des représailles iraniennes – soit, alternativement, que les Etats-Unis tentent de coiffer Israël au poteau en attaquant eux-mêmes l’Iran.

 

L’objectif officiel de la visite du Général Dempsey, jeudi prochain, était censé concerner la coordination entre les forces armées américaines et Tsahal. Mais son principal objet constituait une nouvelle tentative de dissuader le gouvernement d’Israël et ses dirigeants militaires de se lancer dans des plans d’attaque de l’Iran sans le consentement préalable de Washington.

 

 

Le prétexte des “contraintes budgétaires” saisi pour annuler Austere Challenge 12 est difficile à créditer, puisque la majeure partie du financement a déjà été dépensé, lors du transport des 9,000 hommes de troupe américaines en Israël  ce mois-ci. Bien que l’exercice auquel ils devaient participer ait été facturé comme devant tester les systèmes de défense anti-missiles israéliens et américains, le Commandant des opérations, le Lieutenant Général Frank Gorenc, de la Troisième Force aérienne américaine avait annoncé que l’évènement était plus un « déploiement » qu’un « exercice ».

 

Son annulation met Washington et Jérusalem à couteaux tirés, dans quatre domaines déterminants :

 

1. Le Président Obama pense qu’il fait le maximum sur le terrain des sanctions contre la Banque Centrale d’Iran BCI et les restrictions pétrolières. Il a besoin de temps pour persuader plus de gouvernements de le soutenir. Israël ne perçoit que de bien maigres progrès dans les tentatives diplomatiques rampantes, à la recherche de soutiens, et est impatient de passer à l’action. Au rythme où les sanctions se mettent en place, elles ne seront pas opérationnelles avant la fin de 2012 et, à ce moment-là, l’Iran aura déjà acquis une arme nucléaire.

 

Les dirigeants israéliens soupçonnent aussi que l’Administration Obama pourrait traîner des pieds délibérément, dans l’espoir d’encourager l’Iran à entrer en négations et ainsi éviter une épreuve de force militaire. Ils remarquent que tous les précédents cycles de pourparlers ont été exploités par l’Iran pour progresser d’un bond dans leur quête de l’arme nucléaire, les mains libres de toute tracasserie internationale.

 


2. Le Président Obama insiste pour que les Etats-Unis agissent seuls, s’ils devaient attaquer l’Iran, soit sans implication militaire israélienne. Cela lui laisserait les mains libres pour décider exclusivement quand et comment lancer une opération. Il compte sur l’étroite coopération militaire et du renseignement qu’il a instauré entre les deux forces armées et agences, pour préserver Washington de toute surprise d’une action solitaire d’Israël. Mais Israël a décliné de remplir cet engagement – même face aux plus grands efforts de persuasion menés par les responsables américains.

 

3.  Les stratèges militaires américains comptent que des représailles iraniennes suite à une attaque contre ses sites nucléaires, soient restreintes et limitées à quelques atouts militaires américains dans la région, des cibles israéliennes et des installations pétrolières dans le Golfe Persique, comprenant une fermeture temporaire et partielle du Détroit d’Hormuz, à travers lequel s’achemine un cinquième du pétrole mondial.

 

Ils s’attendent à ce qu’Israël réfrène toute action de réplique en cas d’attaques iraniennes et laisse l’option des répliques entièrement entre les mains des Américains. Des responsables américains ont fait savoir qu’ils craignent qu’un trop grand nombre de morts israéliens pousse à l’extrême l’opération militaire américaine toute entière vers le déséquilibre et que cela ne génère des conséquences imprévisibles.


Les troupes américaines arrivées étaient, par conséquent, armées de l’intercepteur de systèmes anti-missiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defense hit-to-kill weapons), pour démontrer au gouvernement israélien que les Etats-Unis restaient au maximum de leurs possibilités concernant tous les mouvements militaires tentés contre l’Iran- aussi bien offensifs que défensifs.

 

Sur ces trois points, les Etats-Unis et Israël sont en désaccord. Pas plus le Premier ministre Binyamin Netanyahou, que le ministre de la Défense Ehud Barak ou l’adjoint au premier ministre Ya’alon, qui sont responsables de toute décision concernant l’Iran, ne veulent placer toute leur confiance pour défendre Israël entre les mains américaines ni renoncer aux options militaires unilatérales contre l’Iran. Ils croient les responsables américains, lorsqu’ils affirment que l’Administration est prête à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, mais ils veulent voir des preuves du pudding [selon l’expression : la preuve du pudding c’est quand on le mange] et des actions concrètes qui aillent au-delà de la rhétorique. A la lumière de renseignements crédibles que l’Iran est très proche d’atteindre son objectif nucléaire, Israël tient plus que tout à son option militaire, malgré les objections américaines.

 

http://www.debka.com/article/21652/

DEBKAfile  Analyse exclusive  15 janvier 2012, 3:31 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski

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commentaires

Roberto 15/01/2012 20:05

Je pense (à mon humble avis) que les Israéliens ne peuvent pas faire confiance à OBAMA, qui par ses tergiversations fait gagner un temps précieux aux Iraniens qui depuis des années "finassent", qui
grâce à leur filouterie, vont de délais en délais. OBAMA n'est pas l'homme de la situation, il n'a pas l'envergure d'un homme représentant la 1° nation du monde libre. Quand à Israél, il en va de
sa survie, et de l'avenir de tout un peuple face à un danger mortel.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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