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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 17:46

Ebranler le monde d’Obama


Jerusalem Post 26/11/ 2010


http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=196839

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Avec les menaces provoquées par la politique radicale d’Obama, on ne peut qu’espérer que les Républicains le freineront.

Des crises explosent à travers le monde.

Et le dirigeant du monde libre fait empirer les choses.

Dans la péninsule coréenne, la Corée du Nord vient d’ébranler huit années d’obscurantisme du Département d’Etat en dévoilant à une équipe de scientifiques nucléaires américains sa collection de milliers de centrifugeuses au dernier cri de la technique, installées dans son réacteur nucléaire de Yongbyon.

Par delà cette révélation, alors que Stephen Bosworth, conseiller pour la Corée du Nord du président des USA Barack Obama, activement occupé à expliquer que cette révélation n’est pas une crise, le Nord a envoyé un tir de barrage d’artillerie non provoqué sur la Corée du Sud, démontrant que pourtant si, c’est bien une crise.

Mais le gouvernement Obama demeure indifférent. Mardi, le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates a remercié son homologue Sud-Coréen, Kim Tae- Young, d’avoir montré de la “retenue”. Jeudi, Kim a démissionné pour cette scandaleuse retenue.

Les USA ont promis avec force de ne pas laisser sans réplique une agression de la Corée du Nord. Mais en pratique, leur seule réponse est d’essayer de pousser la Corée du Nord à revenir à des pourparlers inconséquents sur le désarmement multilatéral qui n’aboutiront à rien parce que la Chine soutient l’armement de la Corée du Nord. Contrairement à ce que Obama et ses conseillers prétendent, la Chine ne partage pas l’intérêt des USA pour la dénucléarisation de la Corée du Nord. Donc, Pékin ne lèvera pas le petit doigt pour atteindre cet objectif.

Ensuite il y a l’Iran. Le fait maintenant indiscutable que Pyongyang développe des armes nucléaires avec de l’uranium enrichi rend plus que certain que les proliférateurs hyperactifs de Pyongyang sont impliqués dans le programme d’armements nucléaires à base d’uranium de l’Iran. Bien sûr, les Nord Coréens ne se soucient pas que le Conseil de Sécurité de l’ONU ait imposé des sanctions à l’Iran. Et leur rôle présumé dans des programmes d’armes nucléaires de l’Iran démontre la stupidité de l’idée que ces sanctions pourraient bloquer la progression de l’Iran vers un arsenal nucléaire.

Chaque jour, alors que les régimes de Pyongyang et Téhéran augmentent leur agression et leurs provocations, il devient de plus en plus clair que la seule façon de neutraliser les menaces qu’ils posent à la sécurité internationale est de les renverser. Au moins dans le cas de l’Iran, il est clair aussi que les perspectives pour que le régime change n’ont jamais été aussi bonnes.

Le régime est Iran est en difficulté. Depuis les élections truquées il y a 17 mois, le régime s’est tourné avec férocité contre ses ennemis intérieurs.

Mais la contestation n’a fait que croître. Alors que le ressentiment populaire contre le régime a augmenté, les émules du président Mahmoud Ahmadinejad, du dictateur suprême Ali Khamenei et leurs Gardes de la Révolution sont désormais terrifiés par leur propre peuple. Ils ont emprisonné les musiciens de Rap et interdit la musique occidentale. Ils ont purgé leurs livres d’école de l’histoire perse. Tout ce qui peut sembler le moins du monde anti-islamique est perçu comme une menace.

Les membres du régime sont si effrayés par le public que cette semaine, plusieurs membres du Parlement ont essayé d’entamer une procédure d’invalidation contre Ahmadinejad. Apparemment, ils espèrent qu’en le chassant, cela serait suffisant pour mettre fin à l’appel du public à un changement révolutionnaire.

Mais Khamenei tient à son homme. Et la procédure d’invalidation a pris fin aussi vite qu’ils ont commencé. Les implications politiques de tout cela sont claires.

Les USA doivent détruire les installations nucléaires de l’Iran et aider le peuple iranien à renverser le régime. Mais le gouvernement Obama ne fera rien de tout cela.

Au début novembre, Gates a déclaré : « S’il s’agit d’une solution militaire, à mon avis, cela va rassembler une nation divisée ».

Ainsi selon lui, le peuple iranien qui risque la mort pour défier le régime chaque jour, le peuple iranien qui vilipende Ahmadinejad comme « le chimpanzé », et invoque la mort de Khamenei depuis les toits chaque soir, va se rallier autour du chimpanzé et du dictateur si les USA ou Israël attaquent les installations nucléaires de l’Iran.

Du fait de cette interprétation, pour le gouvernement Obama, les USA devraient s’en tenir à cette politique sans résultats de sanctions et poursuivre ses tentatives sans issue de parvenir à un accord nucléaire avec les mollahs.

Comme Michael Ledeen l’a noté la semaine dernière dans le journal en ligne ‘Pajamas Media’, cette affirmation en forme de mantra, non étayée par la moindre preuve, est ce qui passe pour de la sagesse stratégique à Washington pendant que l’Iran achève son programme nucléaire. Et ce refus des USA de comprendre les implications politiques du rejet populaire du régime conduit les hommes et les femmes avisés du Département d’Etat à la conclusion que les USA n’ont pas d’enjeu sur cette question. Comme le porte-parole du Département d’Etat P.J. Crowley l’a déclaré au ‘Wall Street Journal’ cette semaine, la tentative du Parlement d’invalider Ahmadinejad n’était rien de plus que le produit de « rivalités au sein du régime iranien ».

Ensuite il y a le Liban. Depuis la visite d’Ahmadinejad le mois dernier, il est évident que l’Iran est désormais le maître du Liban et qu’il exerce son autorité sur le pays à travers son vassal le Hezbollah.

Les menaces déclarées du Hezbollah de renverser le gouvernement du Premier ministre Saad Hariri si le rôle du Hezbollah dans l’assassinat de son père en 2005 est reconnu officiellement rendent cette tragique réalité encore plus indéniable. Et pourtant, le gouvernement Obama continue de nier que l’Iran contrôle le Liban.

Un mois après la visite d’Ahmadinejad, Obama a convaincu le Congrès en sursis de lever son interdiction de transfert de 100 millions de $ en assistance militaire des USA à l’armée libanaise dominée par le Hezbollah. Et les USA ont convaincu Israël de céder la moitié Nord de la ville frontière de Ghajar aux forces de l’ONU malgré le fait que celles-ci sont à la merci du Hezbollah.

Au milieu de toutes ces crises, Obama a gardé foi dans les deux objectifs centraux de sa politique étrangère : contraindre Israël à se retirer aux lignes indéfendables de l’armistice de 1949, et rétrécir l’arsenal nucléaire des USA avec  un œil sur le désarmement unilatéral. C'est-à-dire que, alors que les forces du chaos et de la guerre augmentent leurs menaces et leur agression, les objectifs centraux d’Obama demeurent d’affaiblir le plus puissant allié régional des USA au Moyen Orient, et de rendre les USA incapables de dissuader ou de vaincre les Etats voyous proliférant rapidement et en guerre avec les USA et ses alliés.

Cela dit, la vérité est qu’en faisant avancer ces objectifs, Obama n’est pas loin de ses prédécesseurs. George H.W. Bush [le père, NdT] et Bill Clinton ont tous les deux fait des coupes sombres dans les arsenaux conventionnels et non conventionnels des USA. Clinton et George W. Bush [le fils, NdT] ont adopté des politiques de compromis avec la Corée du Nord. De fait, Pyongyang doit son arsenal nucléaire à la volonté des deux présidents d’être trompés et de ne rien faire.

De plus, la capacité de prolifération d’armes nucléaires de la Corée du Nord aux émules de l’Iran, de la Syrie et du Venezuela est due en grande partie à l’insistance de la secrétaire d’Etat d’alors, Condoleezza Rice pour qu’Israël ne dise rien sur les liens nucléaires entre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie, à la suite de la destruction par Israël du réacteur nucléaire en Syrie, construit par les Nord Coréens et financé par les Iraniens, en septembre 2007.

Comme pour l’Iran, la tentative d’Obama de chercher le compromis avec le régime est peu différente des politiques de ses prédécesseurs. Le gouvernement Bush a refusé de se confronter au fait que les guerres en Afghanistan et en Irak sont dans une large mesure des guerres de mandataires de l’Iran.

Le gouvernement Bush a refusé de reconnaître que la Syrie et le Hezbollah sont dirigés par Téhéran et que la guerre de 2006 contre Israël n’était rien d’autre  qu’une expansion des guerres de mandataires que l’Iran poursuit en Irak et en Afghanistan.

La politique défaillante d’Obama de « remise en jeu » avec la Russie est également peu différente de celles de ses prédécesseurs.

Bush n’a rien fait d’autre que de pousser des gloussements après l’invasion par la Russie de la Georgie, alliée des USA. Le gouvernement Clinton a mis en place la scène pour l’Etat KGB de Vladimir Poutine en gaspillant l’immense influence des USA sur la Russie post-soviétique et en autorisant Boris Eltsine et ses acolytes à transformer le pays en une kleptocratie paupérisée.

Enfin, l’obsession d’Obama pour les cessions gratuites de terres par Israël à l’OLP était partagée par Clinton et par le fils Bush, en particulier après 2006.

Rice – qui compara Israël au Sud raciste selon les ‘Lois discriminatoires de Jim Crow’ – était probablement aussi hostile à l’encontre d’Israël qu’Obama.

Ainsi, Obama est-il vraiment pire que tout les autres ou bien est-il seulement le dernier d’une lignée de présidents américains qui n’ont aucune idée de la façon de diriger une politique étrangère efficace ? En bref, il est bien pire que ses prédécesseurs.

L’espace de manœuvre d’un président des USA est toujours très étroit. L’Establishment de la politique étrangère à Washington est inébranlable et uniformément opposé à se plier à la volonté des dirigeants élus. Les élites du Département d’Etat et la CIA et leurs copains des cercles académiques et politiques à Washington sont aussi constamment insensibles à la réalité, ce qui en règle démontre le caractère désastreux de leurs stratégies politiques.

Le président dispose de deux façons de gouverner le navire de l’Etat. D’abord, il peut utiliser sa position d’autorité. Ensuite il peut nommer des gens à des postes clés dans la bureaucratie de la politique étrangère.

Depuis son arrivée en fonction, Obama a utilisé ces deux pouvoirs à de mauvais desseins. Il a voyagé à travers le monde en condamnant les USA et en s’excusant de leur responsabilité dans la direction du monde. Ce faisant, il a convaincu tout autant les alliés et adversaires qu’il n’est pas un dirigeant crédible ; que personne ne peut se fier aux garanties de sécurité des USA pendant son mandat ; et qu’il est possible d’attaquer les USA, leurs alliés et leurs intérêts, dans l’impunité.    

L’appel d’Obama pour un monde débarrassé du nucléaire associé à sa position agressive envers le supposé arsenal nucléaire d’Israël, son offre de désarmement de l’arsenal nucléaire américain, et sa réponse inefficace à la volonté de pousser aux limites de la part de la Corée du Nord et du projet nucléaire iranien, ont servi à convaincre des nations depuis le Golfe persique à l’Afrique du Sud en passant par l’anneau du Pacifique qu’elles devraient commencer à développer des armes nucléaires. En appelant au désarmement nucléaire, il a provoqué la plus grande vague d’armement nucléaire de l’histoire.

Suivant ses propres convictions, il n’est pas surprenant que toutes ses nominations clés en politique étrangère partagent cette dangereuse vision. Le conseiller juridique du Département d’Etat Harold Koh croit que les USA doivent subordonner leurs lois à la notion abstraite et largement infondée d’une loi internationale. La sous-secrétaire à la Défense Michele Flournoy croit que les terroristes se radicalisent parce qu’ils sont pauvres. Elle est conseillée par la Gauchiste extrémiste Rosa Brooks. Le ministre de la justice Eric Holder a décidé d’ouvrir des enquêtes criminelles contre des agents de la CIA qui ont interrogé des terroristes, et de juger des combattants ennemis illégaux devant des tribunaux civils.

Dans tous ces cas et dans d’autres innombrables, les candidats retenus par Obama pour les hauts postes exécutent des politiques qui sont encore plus radicales et dangereuses que les politiques dangereuses et radicales de l’Establishment politique de Washington. Non seulement elles affaiblissent les USA et leurs alliés, mais encore elles démoralisent les fonctionnaires civils qui se dévouent à la défense de leur pays en montrant clairement que le gouvernement Obama les abandonnera en rase campagne en cas de crise.

Quand un Républicain occupe la Maison Blanche, sa politique étrangère est couramment critiquée et entravée par les media libéraux. Les présidents Démocrates radicaux comme Woodrow Wilson ont vu leur politique étrangère freinée par des Congrès Républicains.

Du fait des menaces soulevées par la politique radicale d’Obama, on ne peut qu’espérer qu’à travers des auditions et d’autres moyens, Les Républicains au Sénat et le Congrès des Représentants jouera un rôle actif pour infléchir sa politique. S’ils y parviennent, le peuple américain et la communauté internationale leur devront une dette de gratitude.


caroline@carolineglick.com

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Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

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Si'hloute > appréhension et compréhension

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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