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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 21:47



Pour aschkel.info et lessakele

 

 

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LES  DRUZES EN  ISRAEL 

INTERVIEW EXCLUSIVE DU COLONEL SAFWAN

Par Jacques BENILLOUCHE

 

      Autorisé à la publication par TSAHAL

 

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La compréhension du conflit israélo-palestinien passe par la connaissance des populations qui composent l’Etat d’Israël. Les minorités sont importantes et jouent souvent un rôle primordial au sein de la communauté israélienne. Nous commencerons cette enquête par l’une des minorités musulmanes.

             Les Druzes, professant une religion musulmane hétérodoxe, sont installés au sud du Liban (350.000), au sud de la Syrie (700.000) dans le djebel Druze et au nord d’Israël en Galilée (120.000). Leur religion, fondée sur l’initiation philosophique, est considérée comme une branche ismaélienne du courant musulman du chiisme. Mais cette secte, ayant abandonné certains préceptes islamiques, s’est transformée en religion à part en se distinguant des autres musulmans avec lesquels les relations sont souvent houleuses. Leur doctrine est dérivée de l’ismaélisme et constitue une synthèse du mysticisme musulman et de la pensée coranique. Courant monothéiste par excellence, il insiste sur l’unité absolue de Dieu.

 

Religion discrète

 

            La religion, qui ne comporte ni liturgie et ni lieux de culte, reste très secrète et n’est révélée aux fidèles qu’après divers degrés d’initiation. Cette discrétion était imposée en raison des persécutions qu’on subies les membres de cette communauté de la part des autres musulmans et même des chrétiens. De simples locaux abritent les lieux de prière, sans minaret, sans fioritures ni décorations murales pour ne pas attirer l’attention. Il n’existe aucune hiérarchie religieuse parmi les imams. Les Druzes, rejetant la Charia et les obligations rituelles qui en découlent comme le jeun du ramadan, sont devenus suspects à la fois aux yeux des chiites que des sunnites. Bien que ces petites communautés soient disséminées autour de plusieurs frontières, elles représentent une société écoutée par les gouvernements dont ils dépendent. Leur propension à la révolte et leur esprit d’indépendance leur permet de constituer un groupe de pression efficace.

            L’assassinat en Israël d’un sous-officier druze, le 10 février, dans un attentat perpétré au couteau par un officier palestinien de Cisjordanie, a remis au devant de l’actualité cette communauté discrète, très impliquée dans la vie israélienne. Le chef du village druze de la victime a été éprouvé par la mort de l’un des siens mais cela n’atteint en rien ses convictions sur la mission confiée à toute sa communauté. Il nous a déclaré sans aucune ambigüité que « notre village a malheureusement donné un grand nombre de ses fils pour la sécurité de l’Etat d’Israël. Même s’il y a parfois chez nous des controverses avec les autorités, en raison de certaines discriminations, nous continuerons à nous engager dans les rangs de Tsahal et à apporter notre contribution à l’Etat dans lequel nous vivons et nous prions pour sa pérennité ».

            Nous voulions comprendre l’état d’esprit de ces druzes dont le nationalisme pro-israélien est souvent exacerbé et comment ils existaient comme minorité dans le paysage d’Israël. Tsahal nous a autorisés à interroger, en exclusivité, le lieutenant colonel druze Safwan, 41 ans, qui a accepté de répondre à nos questions en toute indépendance. C’est une démarche rare car l’armée impose toujours le secret à ses hommes et elle n’aime pas que les journalistes s’infiltrent dans le quotidien de ses bases.  Les druzes, qui bénéficient de la nationalité israélienne, sont admis dans l’armée pour servir au titre du service militaire légal ou en tant que soldats de carrière. Safwan, m’a reçu dans sa base de Galilée qu’il commande en temps de paix tout en étant à la tête d’un régiment de réservistes en période de guerre.

 

Votre religion est peu connue en Europe.

 

« Les druzes ont fait scission de l’islam en 1017 à partir d’Egypte pour se disperser ensuite dans différents pays car ils ont été alors persécutés. Ils ont vécu dans une société fermée, réservée uniquement aux druzes, surtout pour des raisons de sécurité car ils étaient souvent soumis à des exactions. Notre religion se distingue des autres parce que les conversions ne sont pas admises et que la monogamie est exigée. L’absence de prosélytisme nous rend pacifiques car nous voulons rester dans notre milieu sans chercher à attirer de nouveaux adeptes. On ne devient religieux qu’après une longue période de probation, sorte d’examen, et après une enquête approfondie sur le passé qui doit être irréprochable. A ce moment seulement, les religieux reçoivent les clefs secrètes de nos dogmes et de nos pratiques. »

 

Comment expliquer votre nationalisme qui étonne en Europe ? A peine 10% des druzes échappent au service au service militaire alors que ce pourcentage atteint 30% chez les juifs.

 

« Les druzes sont installés dans plusieurs autres pays du Proche-Orient. Notre religion nous impose d’être fidèles, loyaux et reconnaissants envers le pays qui nous héberge. La règle est de ne pas couper la branche sur laquelle nous sommes et pour cela, nous devons nous intégrer sans cependant nous assimiler. A l’opposé des Kurdes, nous n’avons aucune aspiration à créer un Etat druze donc nous ne risquons pas de susciter un quelconque conflit avec nos hôtes. En tant que minorité dans un Etat démocratique, nous tenons à être forts et notre doctrine nous impose de donner beaucoup de nous-mêmes à notre pays. C’est ce qui marque notre lien à Israël. De même qu’un druze syrien est attaché à son pays, moi je suis loyal vis-à-vis d’Israël. Nous sommes égaux en droit et en devoir. Mais sans fausse modestie, je tiens à dire que les druzes sont des gens courageux qui défendent toujours les frontières de l’Etat qui les héberge. A titre d’exemple, je vous rappelle que les druzes ont éjecté les français de Syrie en 1925 à la suite d’une révolution parce qu’ils défendaient l’intégrité du territoire qui était le leur. C’est vrai, nous sommes très attachés à la notion de territoire et si vous nous en donnez un, nous le protègerons quoi qu’il nous en coûte et surtout, nous le respecterons sans faire de mal à personne. Cela explique pourquoi les druzes s’engagent militairement pour défendre leur pays qui peut être la Syrie ou Israël. Cela explique aussi pourquoi les druzes du Golan, annexé par les israéliens, restent attachés à leur appartenance à la Syrie, sans aucune motivation politique ».

 

Quelles sont vos relations avec les druzes des autres pays ?

 

« Nous avons des relations avec les druzes de Syrie et du Liban parce que nous avons des liens familiaux. Nos déplacements étaient nombreux et les échanges de populations sur la base individuelle ont toujours fonctionné avant la fermeture des frontières en 1948. A titre personnel d’ailleurs, je m’efforce de reconstituer l’origine de mes racines très éparpillées.  Nous sommes cependant autorisés, tous les ans, à rendre visite à nos familles de l’étranger car le maintien de ces relations est primordial pour nous. Nous espérons fortement être un pont menant à la paix entre les peuples qui se combattent mais cela n’empêche pas que les druzes aient leurs propres préoccupations nationales selon l’endroit où ils vivent. Il y a bien sûr des écarts dans nos niveaux de vie mais cela dépend essentiellement de la situation économique nationale. »

 

Y a-t-il une discrimination perceptible touchant votre communauté ?

 

« Il n’y a aucune discrimination car il n’est pas marqué sur mon front que je suis druze et mon physique ressemble à celui de l’israélien moyen. Regardez la photo de ma femme, elle ressemble à une italienne. Depuis la création de l’Etat, beaucoup de changements ont été opérés pour limiter et contrer la différence. A titre d’exemple, quand je me suis engagé en 1987, j’ai été incorporé dans un régiment réservé uniquement aux druzes. Aujourd’hui, cela ne se fait plus. Les conscrits druzes peuvent être intégrés à tout régiment sans distinction, selon la spécialité qu’ils choisissent : fantassin, tankiste, pilote ou marin. Je dirais plutôt que l’armée agit comme un modèle pour nous et pour l’Etat. Nous n’avons pas à nous plaindre de notre situation durant ces soixante années d’existence du pays. Le temps a fait les choses et, si je me réfère aux Etats-Unis, il leur a fallu plus de deux siècles pour choisir un président noir. Nous avons déjà commencé et cela prendra moins de temps puisque nous avons à présent des généraux. »

 

Il y a eu pourtant des manifestations druzes récemment.

 

« Les manifestations sont légales et sont le reflet de notre démocratie. Les étudiants et les religieux juifs manifestent aussi et il est normal que chaque catégorie, les druzes inclus, cherche à défendre ses intérêts particuliers. La recherche de nouveaux avantages est un droit et nous en usons sans que cela soit interprété comme une attaque contre l’Etat mais contre une politique spécifique du gouvernement. Nous sommes très démocrates et nous avons appris à utiliser les outils de la démocratie pour défendre nos intérêts catégoriels. Mais, dans ces manifestations, il s’agissait essentiellement de revendications locales et non nationales. »

 

On vous accuse en Europe d’être les harkis d’Israël chargés de faire le sale travail.

 

« Je m’insurge en faux contre cette affirmation d’autant plus que je connais le problème qui a fait l’objet de ma thèse de maitrise de sciences politiques portant sur la guerre d’Algérie. Contrairement aux harkis qui étaient des simples soldats, sans nationalité française, souvent enrôlés de force et commandés par des officiers français, moi je suis un colonel druze qui commande des israéliens, à la fois juifs et non juifs sans distinction. Les druzes sont à tous les échelons militaires, du soldat au général. Nous faisons certes aussi du sale boulot mais pas plus que les autres militaires. »

 

Votre connaissance parfaite de la langue arabe vous porte à effectuer des missions que les juifs ne peuvent pas effectuer.

 

« C’est une fausse idée. Il y a beaucoup de juifs en provenance des pays orientaux qui parlent  parfaitement l’arabe. J’ai même connu un juif qui a vécu un an dans notre village, dans une immersion totale, pour se familiariser avec notre langue. Les missions sont distribuées en fonction des critères personnels du militaire et non pas de son appartenance à telle ou telle communauté. Ce n’est pas la connaissance de l’arabe qui compte mais la capacité à réaliser des missions spécifiques et tendues. Je ne peux pas accepter la critique disant que nous faisons un sale travail sous prétexte que nous parlons la langue des palestiniens. »

 

Vous êtes pourtant mal perçus quand vous vous déplacez dans les villages arabes.

 

« Il y a beaucoup d’idées fausses qui circulent à savoir, par exemple, que la police des frontières est uniquement constituée de druzes parce qu’ils parlent l’arabe alors qu’elle comporte aussi des russes. En revanche je comprends la situation du jeune arabe qui se présente aux frontières, face à un soldat qui parle sa langue. Il est naturellement en droit de se poser la question de savoir pourquoi celui-ci a choisi, selon lui, le mauvais bord. Les palestiniens sont des étrangers pour nous et comme je vous l’ai expliqué, nous avons à défendre nos intérêts et nos options nationales. Je fais encore partie d’une génération qui parle avec un accent mais mes enfants ont un langage qui ne se distingue plus des juifs parce qu’ils étudient dans les écoles israéliennes bien que nous ayons dans nos villages nos propres écoles qui enseignent les deux langues. Nos enfants sont complètement assimilés dans le pays ; leur tenue ressemble à toutes les tenues des jeunes occidentaux mais, à l’exception des religieuses en forte minorité qui portent un petit voile, les autres préfèrent le jeans. »

 

Quelles sont les activités des druzes en Israël en dehors de l’armée ?

 

« Ma femme a fait, dans le cadre de ses études, une enquête dans ce domaine. Dans les années 1960, les druzes étaient essentiellement des agriculteurs et à 5% des militaires. Aujourd’hui, 30% des druzes travaillent dans la défense nationale, 30% dans les professions libérales et le reste dans les services et l’agriculture. »  

 

Ces chiffres sont-ils dus à une discrimination positive ?

 

« Nous refusons toute discrimination positive car nous voulons atteindre nos postes en fonction de nos compétences et non par un piston ou par un coup de pouce de la loi. C’est plus sain pour la compétition. Si nous ne sommes pas capables d’être médecins, nous ne voyons aucun intérêt à nous faciliter la tâche qui fera de nous de mauvais professionnels. A la rigueur, l’éducation nationale peut aider financièrement certains villages moins développés pour favoriser les études des enfants mais, en aucun cas, nous ne voulons de diplômes au rabais. »

 

Et votre représentation dans les institutions politiques et civiles ?  

« Nous avons trois druzes sur 120 députés soit 2,5% ; or nous représentons 1,5% de la population totale donc, de ce point de vue, nous n’avons pas à nous plaindre. Israël est un pays qui est aussi bien le nôtre que celui des juifs. Nous avons des consuls et des ambassadeurs druzes à l’Etranger et je vous étonnerais en vous disant que dans mon village, Daliat Hacarmel, des dirigeants ont même constitué une agence druze sioniste. Certains voient ici une contradiction car les termes sont antagonistes mais pas nous. »

 

Pourquoi une proportion importante de druzes s’enrôle dans l’armée ; manque d’emplois civils disponibles pour vous ?

 

« Notre conviction est que nous voulons et nous devons êtres forts pour nous défendre parce que l’histoire de notre persécution nous l’impose. Par ailleurs l’officier a une image de marque très importante dans notre communauté ; elle symbolise la force. Certes, depuis quelques années, les ingénieurs high-tech ont supplanté les soldats dans cette vision et la carrière militaire est abandonnée au profit des carrières dans l’industrie. Mais chaque fois qu’un grave danger se fait jour ou qu’une perspective de guerre apparait, la proportion de militaires a tendance à s’élever parce que nous restons vigilants pour notre situation et pour celle de notre pays. L’officier a un statut social élevé chez nous, il inspire le respect et la fierté de nos parents et il est un gage pour notre sécurité car nous avons toujours à l’esprit que nous pouvons à nouveau être persécutés et subir des exactions. L’armée n’est nullement pour nous un lieu de travail mais un endroit où la réussite personnelle peut s’affirmer au mieux. Ce n’est pas la faible solde des soldats qui peut nous encourager à rejoindre l’armée mais l’espérance de gravir rapidement l’échelle sociale. »

 

En France on parle beaucoup du problème de la burqa ou du voile.

 

« En Israël, il n’y a aucune loi qui s’intéresse à la tenue de ses citoyens. Nous subissons comme en occident le développement de la mode moderne mais cela n’empêche pas les druzes de s’habiller comme ils le veulent, à la rigueur selon nos traditions. Vous avez aussi bien des filles avec des jeans déchirés à la mode que d’autres, religieuses, avec le voile. Seuls les religieux portent la tenue traditionnelle druze et ils représentent à peine 10% de notre population et, comme tous les religieux, ils sont d’ailleurs exemptés d’armée. Il y a une adéquation totale entre la jeunesse occidentale et la jeunesse druze mais nous mettons cependant un bémol car il existe une certaine ligne rouge à ne pas dépasser au sein de nos villages. Les mini-jupes et autres tenues dénudées ne font pas partie de notre éducation. »

 

Justement, pourquoi vivez-vous entre vous, dans des villages druzes ?

 

« Il faut d’abord rappeler que, dans l’Histoire, nous avons été toujours persécutés par les autres musulmans. Cela explique que nos villages ont été construits au sommet de collines ou de montagnes, comme Daliat Hacarmel. Mais, par ailleurs, nous devons nous retrouver et sauvegarder nos traditions. Nous sommes très sensibles au culte de la famille et des parents et nous avons besoin de cette proximité sans pour cela être accusés de créer une ségrégation. Dans nos villages, nous sommes proches de nos lieux de culte et de nos lieux de plaisir et comme vous ne l’ignorez pas, nous tenons à nous marier entre nous. Il est rare qu’un ou une druze n’épouse pas quelqu’un de sa communauté. Ceux qui vont vivre temporairement dans les villes, pour suivre des études ou pour y travailler, reviennent toujours s’installer dans leur village pour y retrouver une protection morale et physique. Mais nous n’oublions jamais d’où nous venons. »

 

Quelle profession souhaitez-vous pour votre fils ?

 

« Je lui ai donné les outils pour décider. Je veux d’abord qu’il fasse des études mais son rêve, et le mien bien sûr, serait de le voir devenir pilote de chasse à l’armée, l’élite de l’élite. Il étudie actuellement à Haïfa comme tous les jeunes mais je suis convaincu qu’il reviendra vivre à Dalia près de nous. Il est important que vous compreniez notre mentalité. L’intégration est nécessaire mais elle doit être à double sens. Vous devez d’abord le vouloir mais vous ne pouvez rien faire si l’Etat ne veut pas. Pour que cela intervienne il faut que les deux parties consentent à faire l’effort de le vouloir. C’est une histoire de couple entre l’Etat et vous et cela marche bien pour nous en Israël. »

 

Avez-vous des relations sociales avec les juifs ?

 

« Nous avons des femmes et des hommes médecins, ingénieurs, professeurs ou avocats qui sont en contact professionnel avec les autres communautés. Nous nous mêlons à eux mais nous ne nous marions qu’entre druzes. Les mariages mixtes sont très rares parce que nous n’acceptons pas la conversion et le seul cas éventuel est la conversion d’un druze au judaïsme et pas l’inverse. Nous savons que le mariage mixte ne facilite pas la vie et il est extrêmement rare car le prix à payer est trop élevé. En revanche, j’ai d’excellentes relations avec mon supérieur juif. Nos familles se fréquentent, nos enfants partent en vacances ensemble. Ils viennent dîner à ma table comme je vais à la leur. La mixité communautaire commence à l’école et se développe pendant le service militaire où nous apprenons à nous connaitre. Les filles druzes ne font pas le service militaire mais elles ont la possibilité de faire un service civil. Elles veulent toutes le faire car elles obtiennent alors une certaine liberté en sortant de chez elles tout en restant attachées fermement aux traditions ».

 

            Notre entretien s’est terminé avec la photo traditionnelle mais sans la question difficile des relations entre druzes et arabes. Il ne fallait pas enfreindre ce tabou. Elle a été certes abordée de manière incidente mais, depuis la scission de 1017, la haine alterne avec les menaces et les persécutions faisant de ce problème une plaie non cicatrisée. La réponse aurait été triviale et il n’y avait aucune raison pour ressasser un contentieux qui perdure d’autant plus que les druzes de Palestine ont pris fait et cause pour les israéliens. Ils refusent par ailleurs la qualification d’arabes qui représente pour eux, une injure manifeste. Les druzes ne veulent pas être considérés comme des arabes. Mais cet entretien nous a permis de comprendre pourquoi les druzes du Liban ou de Syrie n’ont aucune sympathie pour Israël. En fait, ils n’agissent pas au nom d’une appartenance à une même communauté, comme les juifs par exemple, mais en tant que nationalistes chargés de soutenir leur pays respectif même si des membres de leurs familles combattent par ailleurs aux côtés des juifs.

 

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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