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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 21:44

 

ObamaIran12.12 (Copier)

 

Obama approuve l’action Israélienne, puisque l’Iran déserte la diplomatie nucléaire. 

 

 

 

Le raid aérien sur le complexe militaire de Jamariya, près de Damas, mercredi 30 janvier, attribué à Israël par des sources occidentales, n’était que la première attaque directe d’Israël contre le réseau militaire syro- hezbollahni compact forgé par Bachar al Assad et Hassan Nasrallah.

 

 

C’est ce qu’il faut retenir du réel apport stratégique de l’opération, qui s’est déroulée avec l’approbation du Président américain Barack Obama, révèlent les sources militaires de Debkafile.

 

 

A tout autre égard, il s’agissait d’une frappe chirurgicale sur une cible très bien définie, comparable à l’attaque israélienne, en septembre 2007, contre le réacteur nucléaire que la Corée du Nord était en train de construire à Al-Khibar, dans le nord de la Syrie. L’objectif, alors, était de sectionner le lien nucléaire irano-nord-coréo-syrien, avant qu’il ne se matérialise et qu’il ne commence à transformer du plutonium pour le programme nucléaire iranien.

 

Après sa destruction, Téhéran et Pyongyang ont décidé de tirer un trait sur l’option syrienne, dans leurs projets nucléaires, parce que sa proximité avec Israël faisait de tout site nucléaire une cible facile.


L’importance prépondérante de l’attaque sur le bastion militaire syrien repose, par conséquent, sur les trois principaux objectifs atteints :

 

1.  Le complexe de Jamariya a été sélectionné parce qu’il sert les agendas militaires partagés de la Syrie, du Hezbollah et de l’Iran.

 

Les chasseurs-bombardiers ont frappé trois cibles : un magasin et des laboratoires d’armes chimiques syriennes ; un entrepôt où se trouvaient les armes sophistiquées que l’Iran avait envoyées au Hezbollah, au cours des deux dernières années – dont certaines, comme les missiles anti-aériens SA-17, sont désignés comme « des moyens de changer les règles du jeu », dans le cadre d’un affrontement éventuel avec Israël. Et une vaste flotte de camions en attente de transférer les missiles à travers la frontière du Liban. Les menaces israéliennes de détruire les armes, avaient, jusqu’à présent, dissuadé leur transfert.

 

Dans un bâtiment à part, à Jamariya, les forces du Hezbollah apprenaient comment utiliser le nouveau matériel lourd iranien et maintenaient des équipes de chauffeurs, prêts à déplacer cet arsenal jusqu’au Liban. Bizarrement, ce bâtiment n’a pas subi d’attaque.

 


2.  La frappe aérienne constituait une action en vue d’interrompre les efforts de coopération militaire des trois alliés, en Syrie et au Liban ;


3.    Israël a pris sa première mesure contre les risques liés au conflit syrien.

 

Comme l’a révélé Debkafile, en exclusivité, vendredi, l’opération a été lancée avec le feu vert du Président Obama, à la suite de la présentation de ce projet faite par le Commandant de l’AMAN (les renseignements militaires israéliens), le Général-Major Aviv Kochavi, à la Maison Blanche, le 22 janvier.  


 

Nos sources révèlent aussi qu’un autre émissaire israélien, le Conseiller à la Sécurité Nationale Ya’acov Amidror, s’est rendu en visite à Moscou, au même moment, pour prévenir les dirigeants de la Russie de l’attaque à venir en Syrie. Bien que les responsables russes aient exprimé des objections au fait que les Israéliens attaquent la Syrie, ils ont apparemment, aussi, omis de prévenir le Président Assad de ce qui allait arriver et il s’est laissé prendre par surprise. Après le raid, le Président Vladimir Poutine a conseillé au dictateur syrien de se réfréner de toute exacerbation de la situation militaire avec Israël.

 

La frappe israélienne, largement commentée, sur Jamariya, a eu deux conséquences essentielles, qui sont pertinentes pour l’avenir :

 

a) Le consentement du Président Obama à ce qu’Israël et ses forces armées de Tsahal soient la première puissance pro-occidentale à intervenir dans la guerre syrienne, après les avoir retenus de toute implication dans la révolte arabe qui fait rage tout près de ses frontières, depuis deux ans :

 

 

b) Les responsables à Téhéran ont publiquement mis en garde, la semaine dernière, qu’une attaque contre la Syrie serait interprétée comme équivalente à une attaque contre l’Iran, un message, sans aucun doute, souligné à travers divers canaux diplomatiques jusqu’à Washington. Quoi qu’il en soit, après avoir dissuadé le gouvernement israélien durant des années de frapper les sites nucléaires iraniens, Obama a approuvé une attaque dotée du potentiel de pouvoir déboucher vers un affrontement militaire majeur entre Israël et l’Iran.

 

 

Alors que l’importance de tout faire pour empêcher que des missiles sophistiqués et des gaz toxiques ne tombent entre les mains du Hezbollah n’a rien de surfaite, les sources de Debkafile à Washington et Téhéran révèlent ce qui a vraiment poussé le Président américain à ce changement d’attitude : c’est le retrait de l’Iran des pourparlers secrets qu’il avait conçu pour trouver une résolution diplomatique au problème du nucléaire iranien.


Trois autres changements d’importance stratégique de premier ordre, sont intervenus cette semaine.

 

Téhéran a informé l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, à Vienne, que de nouvelles centrifugeuses IR2m à grande vitesse ont été installées à Natanz, afin de développer l’enrichissement d’uranium à 20% qui se déroule dans l’installation souterraine de Fordo.

 

La lettre iranienne a été postée à l’AIEA, le jour suivant la visite des deux émissaires israéliens à Washington et Moscou.

 

Le canal diplomatique vers Téhéran s'est symboliquement refermé à Washington, la semaine dernière, par la démission de Gary Samore, le Coordinateur du Contrôle des Armes de Destruction Massive, du Contre-Terrorisme et de l’Armement, pour le Président Obama.

 

Debkafile dévoile que Samore était le négociateur en chef, dans le cadre des pourparlers nucléaires avec l’Iran. Son départ signifie qu’il ne voit aucune façon de faire ployer la course de l’Iran dans sa quête de l’arme nucléaire. Il a repris un poste de Directeur Exécutif de Recherche au Centre Belfer de l’Ecole Kennedy à Harvard.

 

Le Vice-Président américain, Joe Biden a apporté la troisième évolution majeure. Lorsqu’on lui a demandé, samedi 2 février, à Munich, quand Washington tiendrait des discussions directes avec Téhéran, il a répliqué avec dédain : « Lorsque les cercles dirigeants iraniens, et son Guide Suprême, seront sérieux ».

 

Biden parlait au nom de l’Administration Obama, quand il suggérait que Khamenei n’était pas sérieux, à cette date.

 

 

Ces trois évènements mis bout à bout ont contribué à la décision du Président américain de laisser Israël tenter le coup contre le complexe militaire syrien, tout en diffusant un signal fort à Téhéran, qu’en l’absence de négociations sérieuses, Washington est prêt à démultiplier ses efforts visant à briser l’axe reliant l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, en employant, au besoin, Tsahal comme marteau-pilon.

 

http://www.debka.com/article/22734/Obama-green-light-for-Israel-to-strike-Iranian-Syrian-Hizballah-military-links

 

DEBKAfile Analyse Exclusive  2 Février 2013, 4:57 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

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Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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